Guillaume Faye

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Guillaume Faye
Guillaume Faye par Claude Truong-Ngoc février 2015.jpg

Guillaume Faye en février 2015.

Biographie
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Guillaume Corvus
Pierre Barbès
Professeur Skyman
Skyman
Gérald Foucher
Willy EyafVoir et modifier les données sur Wikidata
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Guillaume Faye, né le à Angoulême, est un écrivain et journaliste français.

Classé à l'extrême droite, il est l'un des principaux théoriciens de la Nouvelle Droite dans les années 1970-1980, dans le cadre du Groupement de recherche et d'études pour la civilisation européenne (GRECE). Il rompt un temps avec la politique, et travaille notamment comme animateur de radio sur Skyrock sous le pseudonyme de Skyman. Il revient ensuite au militantisme, au sein de la mouvance identitaire, à partir de la fin des années 1990.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et études[modifier | modifier le code]

En 2001, à l'occasion d'un long entretien, il déclare : « J’ai été élevé dans le culte du nationalisme français, de tendance bonapartiste, et le résultat paradoxal en fut un patriotisme européen. Mon milieu social d’origine est celui de la grande bourgeoisie parisienne, que je connais parfaitement de l’intérieur et dont je n’ai jamais partagé les idéaux conformistes et matérialistes, que je n’ai jamais enviée, parce que le style de vie qu’elle me proposait, fondamentalement, ne m’intéressait pas »[1]. Il dit avoir été d'abord situationniste[2],[3].

Il indique être « diplômé de Sciences Po, licencié d’histoire-géo et docteur en sciences politiques »[1]. À Sciences Po Paris, il anime de 1971 à 1973 le cercle Vilfredo-Pareto avec Jean-Yves Le Gallou et Yvan Blot[4]. L'historien Nicolas Lebourg précise que ce cercle est « le GRECE de l'IEP de Paris dirigé alors par Jean-Yves Le Gallou », et explique que « le nom du cercle fait signe : Pareto eut, certes, une grande influence sur le fascisme, mais aussi sur les textes de Thiriart qui aimait à le citer très régulièrement et le faisait systématiquement apprendre dans ses écoles de cadres »[5]. Il a fait son service militaire au Régiment de Marche du Tchad, alors basé à Montléry (91).

Premier passage au GRECE (1970-1986)[modifier | modifier le code]

Guillaume Faye intègre le GRECE (logo) en 1970.

Guillaume Faye milite au GRECE à partir de 1970[6]. Influencé durant cette décennie par Henri Lefebvre[7], il est alors l'une des principales plumes du GRECE[8] où il traite les problèmes économiques et occupe le poste de secrétaire aux études et recherches[9],[6]. Il contribue à diffuser certains des grands thèmes des extrêmes droites radicales des années 1970-1980 : défense de l'« identité » culturelle et biologique contre le métissage, euro-fédéralisme, soutien à l'Iran de Khomeyni, antisionisme, etc.[8] D'après le sociologue Michel Wieviorka, « ses textes de jeunesse se caractérisent par leur antiaméricanisme et leur antisionisme qu'il tend à fusionner en une seule même entité « américano-sioniste », ainsi que par la promotion d'une alliance entre l'Europe et le tiers-monde, et plus particulièrement les pays arabes »[10]. Il est notamment secrétaire général de l’Association de défense des travailleurs immigrés arabes en Europe[11],[2]. Parallèlement, au début des années 1980, il dispense des cours de sociologie de la sexualité à l’université de Besançon[4],[2].

D'après l'historien Nicolas Lebourg, il joue le « rôle de passerelle entre les nouvelles droites françaises et étrangères, entre les divers courants radicaux »[12]. Robert Steuckers, ancien membre du GRECE, considère qu'il est « sans doute la figure historique de la dite “nouvelle droite” qui était la plus proche, par la pensée, de Jean Thiriart : même intérêt pour les questions géopolitiques, même aversion pour les fanatismes religieux, même engouement pour la pensée politique pure (Hobbes, Machiavel, Pareto, Freund, Schmitt, etc.) »[13]. Il manifeste également une préoccupation pour le thème de la modernité — « ou plutôt de la post-modernité » selon l'historienne Anne-Marie Duranton-Crabol —, qu'il redéfinit comme la redécouverte du passé des cultures holistes, antérieur à la conscience chrétienne, et comme « projection d'un certain passé dans l'avenir »[14]. Nicolas Lebourg ajoute qu'il « a le goût de la provocation, citant souvent Debord, n'hésitant pas à faire l'apologie de l'homosexualité et des transsexuels »[5].

Fin 1986, il est exclu du GRECE : selon Nicolas Lebourg, son éviction aurait été notamment causée par ses références à Jean Thiriart[8]. Il justifie ainsi son départ :

« La Nouvelle droite, comme le GRECE, ne sont plus que l'ombre d'eux-mêmes et ont abandonné le combat identitaire. Ils ont abandonné toute idée de défense de l'identité européenne et, en faux rebelles, avides de se faire (évidemment en vain) reconnaître par le système, ils s'alignent totalement sur les positions de l'extrême gauche et du Monde diplomatique, par exemple : islamophilie, tiers-mondolâtrie, silence radio sur l'immigration (stratégie d'"évitement" : surtout ne pas parler de ce qui choque), anticapitalisme sommaire, anti-américanisme rabâcheur et inefficace, antisionisme affligeant, tapageur et haineux »[6].

En 1987, il donne une dernière conférence au nom du GRECE, à Bruxelles, sur la « soft-idéologie », qu'il présente comme le totalitarisme mou de la démocratie[4]. Le politologue Stéphane François indique que « Robert Steuckers a ensuite remplacé Guillaume Faye comme théoricien de la tendance révolutionnaire conservateur lorsque celui-ci est parti du GRECE en 1986 »[15].

Durant la période où il est membre du GRECE, il travaille comme journaliste[10] au Figaro Magazine, à Paris Match, à VSD[réf. nécessaire] et est animateur sur La Voix du Lézard[16].

Excursion hors de la politique (1987-1997)[modifier | modifier le code]

Guillaume Faye est animateur sur Skyrock (logo de 1990 à 1994) à partir de 1990.

Guillaume Faye s'éloigne de la politique[17] de 1987 à 1997. Grâce à l'amitié de Pierre Bellanger, PDG de Skyrock[17],[18], il anime à partir de 1990 la nouvelle émission matinale (« Les Zigotos ») de la station sous le pseudonyme de Skyman, aux côtés d'Arthur — qui se brouille avec lui — puis de Bruno Roblès[16], alors que son identité réelle est inconnue des auditeurs[18]. D'après Emmanuel Lemieux, son programme « réalise [...] un carton auprès des jeunes auditeurs et consolide la marque Skyrock. Ce redresseur de torts anonyme agit sur simple dénonciation et venge les petites gens des affronts qu'elles ont subis de la part d'autrui, prof, voisin ou autre... Plus classique, dans la veine d'un Francis Blanche sur Radio Luxembourg au milieu des années cinquante, notre Skyman imagine également des canulars auprès du show-biz [...] »[18]. Il collabore également à L'Écho des savanes, écrit des scénarios pour des bandes dessinées[19], organise des sonoramas et anime l'émission Avant-guerre avec Olivier Carré[réf. nécessaire]. Il signe par ailleurs le scénario d'une bande dessinée éponyme[20]. Il est aussi acteur dans des films pornographiques[21],[17],[4]. Il participe à l'émission Télématin sur France 2[22] de 1991 à 1993[17]. Il participe également à la revue Gaie France, magazine homosexuel français d'extrême droite, et défend l'« érotisme adolescent » au nom du paganisme[23].

Il dirige également une éphémère revue, J'ai tout compris, à laquelle collaborent Bertrand Burgalat, Henri-Michel Falavigna et son ami Olivier Mathieu[2].

Bref retour au GRECE et référence de la mouvance identitaire (depuis 1997)[modifier | modifier le code]

Idéologue de la mouvance identitaire[modifier | modifier le code]

Réintégré au GRECE en 1997[24],[25] où il rejoint le courant animé par Pierre Vial[24], il tient, d'après Nicolas Lebourg, « un discours nettement plus tranché sur la question raciale et violemment islamophobe. Il revient également vers les positions d'Europe-Action »[8]. Pour Stéphane François, « il développe une philosophie raciste fortement influencée par les thèmes « blubo » (de Blut und Boden, « Sang et Terre »), c’est-à-dire par une idéologie de type nazie »[11].

À partir de 1998, il publie plusieurs livres de réflexion qui font de lui l'un des principaux inspirateurs de la mouvance identitaire. Ses nouvelles positions sont très éloignées de la ligne tiers-mondiste et anti-occidentale qu'il défendait lors de son premier passage au GRECE[26].

  • Dans L'Archéofuturisme, paru en 1998, il appelle à « penser ensemble, pour les sociétés du futur, les avancées de la techno-science et le retour aux solutions traditionnelles de la nuit des temps »[27] et fait l’éloge de la « mentalité européenne » faustienne qui se manifesterait dans « […] la cathédrale de Reims, l’escalier à triple révolution du château de Chambord, les dessins de Vinci, les BD de Liberatore et de l’école bruxelloise, ou du design des Ferrari ou les réacteurs germano-franco-suédois d’Ariane 5 »[22]. Nicolas Lebourg estime que le concept « rappelle fort le « vieux-neuf » de Rosenberg »[28]. Stéphane François juge quant à lui qu'il « est largement tributaire de la postmodernité maffesolienne définie comme la synergie de l’archaïsme et du développement technologique »[29]. Guillaume Faye y déplore par ailleurs que le GRECE n'ait pas pratiqué l'entrisme au sein du Front national plutôt que de s'opposer à lui, ce qui aurait ainsi empêché selon lui que des cadres du GRECE tels que Pierre Vial et Jean Mabire se rallient au parti lepéniste[30]. Alain de Benoist commente durement l'ouvrage[31].
  • En 2000, il publie La Colonisation de l'Europe qui connaît un succès important dans les milieux identitaires[32],[12]. Nicolas Lebourg relève qu'il y « reconnaît sa dette envers Alexandre del Valle » et résume sa thèse selon laquelle « l’Europe serait soumise à une colonisation afro-maghrébine, les « tournantes » qui font la une de l’actualité seraient des opérations d’« épuration ethnique », et il faudrait enclencher la « Reconquista » puis organiser l’alliance du monde blanc »[12]. Il y affirme également la supériorité de la civilisation européenne sur les autres[24]. Pour le politologue Stéphane François, cet ouvrage lance le thème du refus de l'islam au sein de la mouvance identitaire[32]. Avec ce livre, Guillaume Faye et son éditeur sont condamnés chacun à 50 000 francs d’amende par la XVIIe chambre correctionnelle de Paris pour incitation à la haine raciale[4].
  • D'après Stéphane François, son livre intitulé Pourquoi nous combattons. Manifeste de la Résistance européenne (Paris, L’Aencre, 2001), « au soubassement théorique très influencé par une vision ethniciste de la géopolitique, est considéré par des identitaires comme le manifeste de la pensée identitaire. En effet, selon Pierre Vial, « Il manquait au courant identitaire une véritable doctrine de synthèse idéologique et politique qui au-delà de tous les partis, tendances, chapelles et sensibilités, rassemble enfin autour d’idées et d’objectifs clairs l’ensemble des forces qui s’opposent au dramatique déclin des Européens. […] Comme le fut pour la gauche du XIXe siècle le Manifeste du Parti communiste de Karl Marx, Pourquoi nous combattons est destiné à devenir le manuel de base des forces identitaires européennes du XXIe siècle. Sa possession et sa lecture attentive sont absolument indispensables » »[33]. Guillaume Faye présente lui-même son livre comme « une véritable doctrine de synthèse idéologique et politique visant à rassembler tous les Européens »[4]. Le Bloc identitaire choisit le sanglier comme logo en référence à la couverture de l'ouvrage[34].
  • Dans Avant-guerre : chronique d'un cataclysme annoncé (2002), le sociologue Michel Wieviorka note que « le ton devient violemment antiarabe et le problème n'est plus « américano-sioniste », mais « américano-arabe » ». Dans un chapitre intitulé « La nouvelle question juive », Guillaume Faye se situe comme « ethnocentriste » et « judéo-indifférent ». Tout en reprenant, selon Michel Wieviorka, « des énoncés antisémites quelques peu euphémisés », il estime que « l'État d'Israël risque, à terme, de... disparaître » et que la « question juive va se clore » : « [...] les Juifs ne visent pas au "califat universel", à la domination physique du monde, ce qui est l'objectif avoué des islamistes. Leur but est une sorte de philosophie spirituelle et intellectuelle. Mais au cours du XXIe siècle, ils ne feront probablement plus le poids face à l'islam ni au reste du monde ». Il cite également William Luther Pierce, « proche des milieux néonazis américains » selon Michel Wieviorka[10]. Stéphane François relève qu'à l'extrême droite, Guillaume Faye n'est pas le seul à adopter une attitude « philosémite » par haine de l'islam, mentionnant « le folkiste Bruno Favrit »[35].

À partir de septembre 2000, il publie une lettre mensuelle intitulée J'ai tout compris ! : lettre de désintoxication, titre emprunté à celui de sa première revue, et qui paraît durant plusieurs années[4][réf. insuffisante]. Après une interruption de plus d'un an, il lance une nouvelle lettre intitulée Signal d'alarme[36] lors de sa reparution en avril 2006. Quelques années plus tard, il reprend le titre J'ai tout compris ! pour les besoins d'un blog[réf. nécessaire].

Alain de Benoist exclut Guillaume Faye du GRECE pour la deuxième fois en 2000.

C'est à cause de La Colonisation de l’Europe[12] qu'Alain de Benoist l'exclut de nouveau du GRECE par une assemblée fédérale des cadres convoquée en mai 2000 ; il l'accuse par ailleurs de racisme avec Charles Champetier dans une publication italienne[17], et dénonce « un hybride d'X-Files et de Mein Kampf »[8].

Guillaume Faye poursuit ses activités au sein de Terre et peuple, le mouvement de Pierre Vial[10] qui l'invite aux Journées scientifiques du Front national[4]. Il est l’une des principales références idéologiques du Front nouveau de Belgique et du Vlaams Blok[37].

En 2004, Le Libre Journal de la France courtoise, dirigé par Serge de Beketch, publie une interview de Guillaume Faye réalisée en micro caché, dans laquelle ce dernier affirme prendre des postures provocatrices par intérêt financier et pour porter préjudice au reste du milieu d'extrême droite[38]. Faye envoie à Serge de Beketch un droit de réponse dans lequel il affirme avoir parlé ainsi pour provoquer ses interlocuteurs. En 2007, il publie La Nouvelle question juive, un pamphlet dans lequel il remet en question les positions de l'extrême droite à l'égard des Juifs, en attaquant les négationnistes et plusieurs personnalités (Alain de Benoist, Christian Bouchet, Alain Soral) ; il plaide pour une alliance stratégique « avec les sionistes » pour lutter contre l'islam[38]. Avec cette publication, qui « remporte un certain succès » selon le politologue Jean-Yves Camus[39], les attaques à son encontre se multiplient au sein de l'extrême droite, notamment de la part de Robert Faurisson et Jürgen Graf ; Pierre Vial annonce sa rupture avec lui[38]. L'association belge RésistanceS note en 2008 qu'« au sein de l'extrême droite personne n'a pris la défense de Guillaume Faye. À l'exception récente du mensuel du Front nouveau de Belgique »[38]. La même année, REFLEXes constate que

« l’impact et l’influence de Guillaume Faye sur les jeunes militants d’extrême droite a quasiment disparu. L’imminence de la « guerre ethnique » prophétisée par Faye il y a quelques années et qui faisait tant fantasmer les militants radicaux d’alors passe aujourd’hui pour une chimère et un alibi à l’inaction. Les récentes sorties de l’ancien du GRECE à propos d’Israël ou des USA, ainsi que l’interview-piège menée par William Bonnefoy, ont considérablement terni son message et son image. Cependant si Guillaume Faye perd du terrain chez les militants politiques, il reste toujours une référence pour des cercles moins encadrés ou formés politiquement comme le milieu bonehead ou les groupuscules nationalistes déconnectés des structures d’extrême droite classiques[40]. »

En 2014, il participe aux « Assises de la remigration » organisées par le Bloc identitaire[41]. Il est proche du journaliste américain Jared Taylor, défenseur de thèses racialistes blanches[42].

Concepts[modifier | modifier le code]

Une affiche polonaise contre le multiculturalisme, citant Guillaume Faye et son concept d'« ethnomasochisme ».

Guillaume Faye se dit proche des idées de Vladimir Poutine[4] et produit le concept d'« Eurosibérie », qu'il définit comme « l’espace destinal des peuples européens enfin regroupés de l’Atlantique au Pacifique, scellant l’alliance historique de l’Europe péninsulaire, de l’Europe centrale et de la Russie ». Stéphane François l'analyse comme « une forme de nationalisme européen, à l’instar des systèmes des théoriciens d’extrême droite Oswald Mosley, Yockey, Carl Schmitt et Julius Evola, mais avec un aspect ethnique et raciste très affirmé »[43]. Nicolas Lebourg considère qu'il développe ce concept « pour se démarquer du caractère multi-ethnique des thèses eurasistes en vogue sous l'influence du russe Alexandre Douguine »[8]. Ancien membre du GRECE, Robert Steuckers, tout en reconnaissant la paternité du concept à Guillaume Faye, précise qu'il « nous vient de Youri Semionov (Juri Semjonow), un Russe blanc de l’entre-deux-guerres, qui deviendra professeur de géographie à Stockholm en Suède »[13]. Terre et peuple, Unité radicale et les Jeunesses identitaires font explicitement référence au concept d'« Eurosibérie » par la suite[8].

Guillaume Faye développe dans ses écrits le concept d'« ethnomasochisme », qu'il définit comme la tendance d'un peuple déterminé à dénigrer sa propre histoire, sa culture et ses valeurs par rapport à celles de l'étranger, en stigmatisant ses propres fautes historiques et en souhaitant sa propre dissolution par le fait d'une immigration massive. Certains adversaires du métissage considèrent l'apologie du métissage comme une forme d'« ethnomasochisme » : le terme a été repris dans les discours et les écrits de divers mouvements et auteurs, se retrouvant pour l'essentiel à l'extrême droite[44],[45].

Selon Stéphane François, Guillaume Faye se revendique d’un « paganisme sociologique », « visiblement influencé par Michel Maffesoli », « qui s’enrichit d’un aspect ethnique fortement prononcé [...] », s'associe à « un discours anti-chrétien, malgré les propos d’apaisement [...] », et critique le néopaganisme[46].

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Guillaume Faye, Le Système à tuer les peuples, Paris, Copernic, coll. « Théoriques », , 189 p. (ISBN 2-85984-069-9, notice BnF no FRBNF36602545)
    Traduit en italien.
  • Guillaume Faye, Contre l'économisme : principes de l'économie politique, Paris, Le Labyrinthe, coll. « Orientations », , 67 p. (notice BnF no FRBNF34730368)
  • Guillaume Faye, Sexe et idéologie, Paris, Le Labyrinthe, , 29 p.
  • Guillaume Faye, La NSC, la nouvelle société de consommation, Paris, Le Labyrinthe, coll. « Orientations », , 59 p. (notice BnF no FRBNF34771989)
  • Guillaume Faye, L'Occident comme déclin, Paris, Le Labyrinthe, coll. « Orientations », , 85 p. (notice BnF no FRBNF36624054)
  • Guillaume Faye (ill. Éric Simon et Jean-Marc Simon), Avant-guerre (roman graphique), Paris, Carrère, , 48 p. (présentation en ligne)
  • Guillaume Faye (préf. Michel Jobert), Nouveau discours à la nation européenne, Paris, Albatros, , 164 p. (notice BnF no FRBNF36630219)
  • Guillaume Faye, Les Nouveaux enjeux idéologiques, Paris, Le Labyrinthe, coll. « Les Cahiers de la Nouvelle Droite », , 135 p. (notice BnF no FRBNF34986164)
  • Guillaume Faye, Pierre Freson et Robert Steuckers, Petit lexique du partisan européen, Esneux, Eurograf, , 107 p. (lire en ligne)
  • Pierre Barbès et François-Bernard Huyghe, La Soft-idéologie, Paris, Robert Laffont, coll. « Essais », , 214 p. (ISBN 2-221-05537-3, notice BnF no FRBNF34987137)
  • Guillaume Faye et Jean-Philippe Serrano, Le Guide de l'engueulade, Paris, Presses de la Cité, coll. « Hors collection », , 191 p. (ISBN 2-258-03501-5, notice BnF no FRBNF35502936)
  • Professeur Skyman et Jean-Christophe Florentin, Viol, pillage, esclavagisme, Christophe Colomb, cet incompris : essai historico-hystérique, Paris, Grancher, , 246 p. (notice BnF no FRBNF35539655)
  • Skyman et Jean-Philippe Serrano, Le Manuel du séducteur pressé, Paris, Presses de la Cité, coll. « Hors collection », , 180 p.
  • Guillaume Faye, L'Archéofuturisme, Paris, L'Æncre, , 264 p. (présentation en ligne)
    Traduit en plusieurs langues.
  • Guillaume Faye, Les Extraterrestres de A à Z, Paris, Dualpha, coll. « Vérités pour l'histoire », , 190 p. (ISBN 2-912476-19-4, notice BnF no FRBNF37624062)
  • Guillaume Faye, La Colonisation de l'Europe : discours vrai sur l'immigration et l'Islam, Paris, L'Æncre, , 350 p. (ISBN 2-911202-30-9, notice BnF no FRBNF37191425)
  • Guillaume Faye, Pourquoi nous combattons : manifeste de la résistance européenne, Paris, L'Æncre, , 237 p. (ISBN 2-911202-38-4, notice BnF no FRBNF37642181)
    Version refondue du Petit lexique du partisan européen.
  • Guillaume Faye, Alain de Benoist, Stéphane Bourhis, Olivier Chalmel, Pierre Costaz, Xavier Guillemot, Jean Haudry, Jean Mabire, Gilles Pennelle, Maurice Rollet, Robert Spieler et Pierre Vial, Balades au cœur de l'Europe païenne, Forcalquier, La Forêt, , 109 p. (ISBN 978-2951681224, présentation en ligne)
  • Guillaume Faye (ill. Chard), Chirac contre les fachos, Paris, GFA (chez l'auteur), , 47 p. (notice BnF no FRBNF39154328)
  • Guillaume Faye, Avant-guerre : chronique d'un cataclysme annoncé, Paris, L'Æncre, , 382 p. (ISBN 2-911202-52-X, notice BnF no FRBNF38901720)
  • Guillaume Corvus, La Convergence des catastrophes, Paris, Diffusion international édition (DIE), coll. « Vérité », , 221 p. (ISBN 978-2914295123, présentation en ligne)
    Traduit en anglais.
  • Guillaume Faye, Le Coup d'État mondial : essai sur le nouvel impérialisme américain, Paris, L'Æncre, , 311 p. (ISBN 2-911202-61-9, notice BnF no FRBNF39166347)
  • Guillaume Faye, La Nouvelle question juive, La Fosse, Le Lore, , 396 p. (ISBN 978-2-35352-008-4, notice BnF no FRBNF41088554)
  • Guillaume Faye, Sexe et dévoiement, La Fosse, Le Lore, , 370 p. (ISBN 978-2353520299)
    Traduit en anglais.
  • Guillaume Faye, L'Archéofuturisme V2.0 : nouvelles cataclysmiques, La Fosse, Le Lore, , 208 p. (ISBN 978-2353520343)
  • Guillaume Faye, Mon programme : un programme révolutionnaire ne vise pas à changer les règles du jeu mais à changer de jeu, La Fosse, Le Lore, , 226 p.
  • Guillaume Faye, Comprendre l'islam, Paris, Tatamis, , 325 p. (ISBN 978-2371530270)

Préfaces

  • Jean-Paul Bourre (préf. Skyman), Ave Maria, Paris, Dualpha, , 165 p. (ISBN 2-912476-30-5, notice BnF no FRBNF37718424)
  • Pierre Vial et Olivier Chalmel (préf. Guillaume Faye), Une Terre, un Peuple : entretien avec Olivier Chalmel, suivi de textes choisis, Villeurbanne, Terre et Peuple, , 300 p.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Les Titans et les Dieux », Antaios, no XVI,‎ (lire en ligne)
  2. a, b, c et d Ratier 1992.
  3. François 2005, p. 173
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i Emmanuel Lemieux, « Le retour des affreux », Technikart, no 68,‎ (lire en ligne)
  5. a et b Lebourg 2010, p. 51
  6. a, b et c Jean-Yves Camus, « Le Front national et la Nouvelle droite : sociologie d'un parti politique », dans Sylvain Crépon, Alexandre Dézé, Nonna Mayer, Les Faux-semblants du Front national, Presses de Sciences Po, , p. 107
  7. Stéphane François, « La Gauche, le communautarisme et le différentialisme », sur http://tempspresents.com/,‎ (consulté le 29 avril 2015)
  8. a, b, c, d, e, f et g Nicolas Lebourg, « Ce n'est pas une interview : c'est une déclaration de guerre de Jean-Marie Le Pen », sur Slate,‎ (consulté le 16 avril 2015)
  9. « " Anti-égalitarisme " et retour aux sources " indo-européennes " », sur www.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  10. a, b, c et d Michel Wieviorka, La Tentation antisémite : Haine des Juifs dans la France d'aujourd'hui, Robert Laffont, , 521 p. (lire en ligne)
  11. a et b François 2005, p. 164
  12. a, b, c et d Nicolas Lebourg, « La diffusion des péjorations communautaires après 1945. Les nouvelles altérophobies », Revue d'éthique et de théologie morale, no 267,‎ , p. 35-58 (lire en ligne)
  13. a et b Robert Steuckers, « De quelques questions géopolitiques inhabituelles », sur http://robertsteuckers.blogspot.fr,‎ (consulté le 23 janvier 2016).
  14. Anne-Marie Duranton-Crabol, « La « nouvelle droite » entre printemps et automne (1968-1986) », Vingtième Siècle : Revue d'histoire, vol. 17, no 17,‎ , p. 40 (lire en ligne)
  15. François 2005, p. 44
  16. a et b Laurent Bouneau, Fif Tobossi et Tonie Behar, Le Rap est la musique préférée des Français, Don Quichotte, (lire en ligne)
  17. a, b, c, d et e Non signé, « Portrait : Guillaume Faye », REFLEXes, no 4,‎ 2001-2002, p. 12 (lire en ligne)
  18. a, b et c Emmanuel Lemieux, Génération Tonton, Don Quichotte, coll. « Non Fiction », , 490 p. (lire en ligne)
  19. François 2005, p. 298
  20. Avant guerre, fiche sur bedetheque.com
  21. Guillaume Faye relate cette expérience dans L'Archéofuturisme, L'Æncre, Paris, 1998, p. 103. Lire un extrait
  22. a et b Stéphane François, « Un « Freak » aux Assises identitaires », sur tempspresents.com,‎ (consulté le 29 avril 2015)
  23. Pierre Vedraeger, L'Enfant interdit : Comment la pédophilie est devenue scandaleuse, Armand Colin, coll. « Individu et société », , 344 p.
  24. a, b et c Lebourg 2010, p. 200
  25. « Notes de lecture », sur http://reflexes.samizdat.net, REFLEXes,‎ (consulté le 23 janvier 2016).
  26. Voir par exemple son article « Pour en finir avec la civilisation occidentale », Éléments no 34, avril 1980.
  27. François 2005, p. 273
  28. Lebourg 2010, p. 195
  29. François 2005, p. 274
  30. François 2005, p. 55
  31. « Je lis, rapidement, L'Archéofuturisme, de Guillaume Faye. Comme dans tous les livres qui, depuis au moins un siècle, relèvent de la rhétorique de l'urgence, le style est haletant et l'avenir exclusivement conçu sous forme d'apocalypse (la “conjonction des catastrophes”). Ce qui frappe, c'est la façon dont l'auteur ne trouve rien à opposer à l'époque actuelle qui n'en soit pas la surenchère, qui n'en représente pas l'intensification : contre l'univers de la maîtrise et de l'aliénation de soi, toujours plus de volonté de domination ; contre la démonie technicienne, encore plus de déchaînement technicien ; contre le primat de l'efficience et le matérialisme pratique, les idées réduites à leur seule valeur instrumentale ; contre la montée de l'intolérance, le recours à l'exclusion généralisée ; contre le mouvement pour le mouvement, la fuite en avant. Rien d'“archaïque” ni de “futuriste” ici, ni même de postmoderne, seulement l'exponentielle de la modernité et tous les ingrédients de l'autodestruction. Pour finir, Faye dépeint un univers de fiction où je n'aimerais pas vivre. Prométhée contre Zeus : en termes jüngeriens, un tel livre se situe du côté des Titans », cf. Dernière année, notes pour conclure le siècle, éd. L'Âge d'Homme, 2001, p. 183.
  32. a et b « Tensions autour de l'identité nationale : les groupes identitaires finiront-ils par représenter un vrai danger ? », sur Atlantico,‎ (consulté le 24 janvier 2016).
  33. Stéphane François, « Réflexions sur le mouvement « Identitaire » [1/2] », sur http://tempspresents.com,‎ (consulté le 20 janvier 2016).
  34. « La genèse du discours identitaire sur l’islam: entretien avec Nicolas Lebourg, chercheur à l’université de Perpignan », sur http://droites-extremes.blog.lemonde.fr, Le Monde,‎ (consulté le 24 janvier 2016).
  35. Stéphane François, « L’extrême droite “folkiste” et l’antisémitisme », Le Banquet, no 24,‎ , p. 255-269 (lire en ligne)
  36. Jean-Yves Camus, « L'extrême droite française et l'insoumission », dans David Hiez et Bruno Villalba, La Désobéissance civile : approches politique et juridique, Presses universitaires du Septentrion, (lire en ligne), p. 126
  37. Muriel Sacco, « Le racisme, un tremplin électoral pour l’extrême droite », sur www.resistances.be, RésistanceS,‎ (consulté le 23 janvier 2016).
  38. a, b, c et d Alexandre Vick, « La « question juive » divise l'extrême droite », sur http://www.resistances.be, RésistanceS,‎ (consulté le 23 janvier 2016).
  39. Jean-Yves Camus, « Les partis d'extrême-droite contre « l'islamisation des villes » », sur Rue89,‎ (consulté le 24 janvier 2016).
  40. « Notes de lecture : Jeunes nationalistes d'aujourd'hui », sur http://reflexes.samizdat.net/, REFLEXes,‎ (consulté le 29 février 2016).
  41. Amos Reichman, « La «remigration» des identitaires aux portes du FN », sur www.liberation.fr, Libération,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  42. Abel Mestre, Caroline Monnot, « Les Identitaires utilisent Christian Vanneste comme appeau », sur droites-extremes.blog.lemonde.fr,‎ (consulté le 22 janvier 2016).
  43. Stéphane François, « Réflexions sur le mouvement “Identitaire” (2/2) », Fragments sur les Temps présents, 5 mars 2009
  44. « Stratégies et pratiques du mouvement nationaliste-révolutionnaire français », Le Banquet, Numéros 19 à 20, 2004
  45. Georges Perrin, Le grave malaise français: pourquoi les français ne s'aiment-ils pas, Godefroy de Bouillon, 2006, page 326
  46. François 2005, p. 180-193

Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sitographie[modifier | modifier le code]