Bob Rafelson

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Bob Rafelson
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Bob Rafelson au Festival Terra di Siena en 2009

Naissance (82 ans)
New York, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Scénariste
Producteur
Films notables La Veuve noire
Aux sources du Nil

Bob Rafelson est un réalisateur, scénariste, producteur et acteur américain né le à New York.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines familiales et début de carrière à la télévision[modifier | modifier le code]

Bob Rafelson est issu d'une famille aisée qui habite Riverside Drive à New York[1]. Son père est fabriquant de chapeaux et il a un frère ainé, Donald[1]. La mère de Bob Rafelson est alcoolique et est dotée d'une personnalité manipulatrice[1].Bob Rafelson fréquente dans son enfance une école privée[1].

Bob Rafelson est destiné, sans en avoir aucune envie, à reprendre l'entreprise de son père[1]. Il fait ses études dans les années 1950 au Dartmouth College et se marie avec Toby Carr qu'il connait depuis l'adolescence puis s'installe avec elle à New York[1]. Il commence à travailler pour la télévision, où il adapte des classiques théâtraux pour l'émission Play of The Week sur Channel 13[1]. Le couple part s'installer en 1962 à Los Angeles[1]. Ils ont deux enfants, Peter, né à New York, et Julie, qui nait en Californie[1].

Bob Rafelson travaille alors pour la filiale télévision d'Universal où il s'occupe d'une émission appelée Channing[1]. Une violente dispute avec le producteur Lew Wasserman à propos du choix d'un acteur (Wasserman ne veut pas qu'il engage l'acteur Michael Parks car il a des boutons) met fin à sa carrière télévisuelle[1].

Débuts comme producteur et réalisateur[modifier | modifier le code]

Le groupe The Monkees en 1967

Ami avec Bert Schneider, qui travaille à la Columbia, il le convainc de démissionner pour monter avec lui en 1965 une société de production, Raybert Productions (en), qui deviendra, lorsqu'il s'associeront avec Steve Blauner (en), BBS, une des société les plus influentes artistiquement sur le cinéma américain des années 1970[1].

Bob Rafelson passe à la réalisation en ayant l'idée d'une série qui s'inspire du film des Beatles A Hard Day's Night[2]. Un groupe est recruté, The Monkees, « un ersatz de Beatles » et la série The Monkees, où Rafelson apprend la réalisation « sur le tas » remporte un grand succès[2]. Si cette série lui permet de gagner beaucoup d'argent, au bout de deux ans, le succès commence à s'essouffler[3] : l'arrivée de la contre-culture, d'artistes comme Jimi Hendrix ou Janis Joplin, les mouvements politiques de l'époque ringardisent les Monkees, leurs disques se vendent moins bien[4]

Bob Rafelson éprouve le besoin de se détacher de cette série qu'il trouve trop commerciale[3]. Selon son épouse Toby Rafelson, il est important pu lui de donner l'image d'une homme en phase avec son époque[3]. Il veut réaliser un film qui montre « le côté farce, escroquerie » de ce groupe[3]. Il s'agira du film Head, influencé à la fois par la Nouvelle Vague et par le film Huit et demi. Il est écrit par son ami Jack Nicholson qui est à l'époque un acteur dont la carrière est à l'époque en panne[3]. Ce sera la première de leurs collaborations, Nicholson, cette fois comme acteur, participera à cinq des films de Bob Rafelson. Trop compliqué, le film est trop recherché pour les fans de Monkees, tandis que les cinéphiles n'ont pas envie d'aller voir un long métrage sur ce groupe de musique commercial : c'est un échec public[4].

Suite de sa carrière[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

  • 1995 : Tales of Erotica - segment Wet

Acteur[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Biskind 2006, p. 50-53
  2. a et b Biskind 2006, p. 55-56
  3. a, b, c, d et e Biskind 2006, p. 58-59
  4. a et b (en) Susan King, « A Monkees 'Head' trip », Los Angeles Times,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]