Interstellar

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Interstellar
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Logo original du film.
Titre québécois Interstellaire
Réalisation Christopher Nolan
Scénario Christopher Nolan
Jonathan Nolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Paramount Pictures
Legendary Pictures
Syncopy Films
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 169 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Interstellar, ou Interstellaire[1] au Québec, est un film de science-fiction britannico-américain produit, écrit et réalisé par Christopher Nolan, sorti le 5 novembre 2014. Il met en scène Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine, Casey Affleck et Matt Damon.

Alors que la Terre se meurt, une équipe d'astronautes franchit un trou de ver apparu près de Saturne conduisant à une autre galaxie, cela dans le but d'explorer un nouveau système stellaire et l'espoir de trouver une nouvelle planète habitable par l'humanité afin de la sauver.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Présentation des personnages ; mise en place de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Dans un futur proche, la Terre est de moins en moins accueillante pour l'humanité qui connaît une grave crise alimentaire. Une humanité tellement résignée sur son destin que les écoles enseignent que les missions Apollo n'eurent pas lieu et n'étaient que des impostures destinées à ruiner l'URSS. Cooper, un ancien pilote de la NASA, est devenu agriculteur et vit dans sa ferme avec sa famille. Sa fille Murphy, âgée de dix ans, croit que leur maison est hantée par un fantôme qui tenterait de communiquer avec elle. Pendant un match de base-ball, une tempête de poussière surgit. Cooper en observant la poussière qui a envahi la chambre de sa fille dont la fenêtre était restée ouverte, pense que ce n'est pas un fantôme, mais que le phénomène de communication est causé par la gravité. Il dit à sa fille que les données renvoyées n'étaient pas en morse, mais en binaire. Le « fantôme » serait en réalité une intelligence inconnue leur adressant un message codé au moyen d'ondes gravitationnelles qui altèrent la poussière sur le sol. Ils comprennent que ce message leur indique les coordonnées géographiques d'un lieu où ils décident de se rendre.

La découverte des installations secrètes de la NASA[modifier | modifier le code]

Cooper et Murphy se rendent sur place et découvrent une installation secrète de la NASA, qui, malgré les démentis du gouvernement, existe toujours. Ils y font la connaissance de TARS, un robot qui accompagnera Cooper tout au long du voyage. L'équipe de scientifiques présente, dirigée par le professeur John Brand, informe Cooper qu'ils ont découvert un trou de ver à proximité de Saturne, formé 48 ans auparavant. Un trou de ver de cette taille et d'aussi longue durée étant scientifiquement impossible, du moins naturellement, la conclusion est qu'il a forcément été créé par une forme d'intelligence, des « êtres », probablement les mêmes que ceux qui ont indiqué les coordonnées de l'installation à Cooper. Ceci pour sauver l'humanité de l'extinction, la génération de Murphy étant selon Brand la dernière qui survivra sur Terre. Brand révèle à Cooper le but de la NASA dans cette installation : sauver l'humanité en lui faisant quitter la Terre pour une autre planète, habitable, alors que la Terre ne le sera bientôt plus. Aucune planète de ce type n'existant dans le système solaire, ce trou de ver serait la solution pour atteindre relativement rapidement, sans voyages intersidéraux pouvant durer des millénaires, de nouvelles planètes dans une autre galaxie.

Les deux plans[modifier | modifier le code]

Cooper est donc recruté pour piloter l’Endurance, un vaisseau spatial expérimental, avec mission de retrouver les explorateurs des expéditions Lazare, une série de capsules habitées envoyées à travers le trou de ver pour étudier une douzaine de planètes et vérifier si elles sont potentiellement habitables par l'homme. Ces missions ont renvoyé des données intéressantes sur trois planètes : celles explorées par les astronautes Miller, Mann et Edmunds, toutes situées dans le même système planétaire.

Il faut également trouver un moyen de procéder à une évacuation générale de la Terre. Le professeur Brand a conclu, grâce au trou de ver et aux multiples anomalies gravitationnelles survenues ces 48 dernières années, que manipuler la gravitation est possible. Il essaie de résoudre l'équation qui permettrait à l'homme lui-même une telle manipulation. Ainsi pourrait-on faire voyager toute l'humanité dans des complexes en cours de construction vers l'une de ces planètes, si toutefois elles s'avèrent être colonisables. Brand évoque deux scénarios de colonisation possibles : le plan A, qui exige la résolution de l'équation, serait une évacuation générale de la Terre vers l'une de ces planètes; le Plan B, qui résulterait de l'échec à résoudre cette équation, serait une colonisation s'appuyant sur le développement in vitro de 900 kilos d'ovules humains fécondés et congelés. Ce second plan ne sauverait pas la population de la Terre, mais offrirait tout de même une seconde chance à l'espèce humaine. Cependant, le professeur Brand se dit confiant dans la possibilité de résoudre l'équation durant leur voyage.

Le départ dans l'espace[modifier | modifier le code]

Cooper accepte ce voyage au-delà du trou de ver, brisant le cœur de sa fille, car nul ne sait s'ils reviendront un jour. Murphy lui dit, pour le convaincre de rester, que le fantôme a envoyé ce message : « reste » (stay, en anglais). Elle lui fait jurer de revenir. Le départ est programmé et Cooper décolle avec un équipage formé d'Amélia Brand, la fille du professeur, de Romilly et de Doyle, accompagnés des robots CASE et TARS pour un vol spatial de deux ans afin de rejoindre le trou de ver, le traverser et d'aborder les trois planètes pressenties.

Dans l'espace[modifier | modifier le code]

Après le décollage de la fusée et de la navette appelée Ranger qui les emporte dans l'espace, Cooper, Amélia, Romilly, Doyle et le robot TARS s'amarrent sur le vaisseau-mère l'Endurance. Les astronautes configurent la machine pour le voyage vers Saturne, pendant que TARS fait la connaissance de CASE, un autre robot, qui aidera les astronautes dans la mission. Cooper démarre la rotation de l'Endurance, créant ainsi une pesanteur artificielle. Commence alors ce que le professeur Brand considère comme le « plus long voyage interstellaire de l'histoire de l'humanité ».

Premiers messages envoyés et l'approche du trou de ver[modifier | modifier le code]

Après deux ans de voyage en état de cryogénisation, les astronautes approchent de Saturne et sont réveillés. Des messages leurs parviennent de la Terre. Le premier est envoyé à Amélia par le professeur Brand, son père, lui disant de « faire toutes ses amitiés à Mann ». Cooper adresse un message vers Murphy, sa fille, qui lui en veut énormément d'être parti. En réécoutant les messages parvenus de la Terre, Cooper se sent triste de ne pas revoir ses enfants et leur grand-père. Il rejoint Romilly, qui annonce que le trou de ver est proche. Tous gagnent la navette Ranger et Cooper arrête la rotation de l'Endurance avant de plonger dans le trou de ver.

Dans le trou de ver[modifier | modifier le code]

Traversée du trou de ver[modifier | modifier le code]

La traversée du trou de ver fait apparaître d'étranges phénomènes. Ainsi, Amélia voit à l'intérieur même de leur Ranger une déformation d'espace-temps, elle tend le bras vers celle-ci et décrit la sensation d'avoir serré la main d'un « être ». Puis leur vaisseau émerge du trou de ver dans l'autre système solaire.

La visite de la première planète[modifier | modifier le code]

La première planète visitée, celle de Miller, s'avère très proche de Gargantua, un trou noir situé dans ce système. Son influence gravitationnelle provoque un écoulement du temps plus lent que sur la Terre (une heure y représente sept années terrestres). L'étirement du temps sur cette planète s'explique par le fait que l'espace-temps s'étire près d'un corps très massif. Les astronautes trouvent à leur arrivée une planète océan et se posent à un endroit où l'eau est très peu profonde. Mais ils ne trouvent que des débris du module de l'astronaute Miller, et se rendent compte qu'une vague de 1 200 m de hauteur se rapproche d'eux. Doyle meurt emporté par cette vague, après qu'Amélia a essayé de récupérer les données retrouvées dans la carcasse du module, probablement détruit par une vague à peine quelques "heures" avant leur arrivée, du fait de la distorsion temporelle. La vague frappe leur Ranger, heureusement sans le détruire, mais ils sont bloqués sur la planète le temps que les moteurs redeviennent opérationnels. Ceci fait, Cooper et Amélia esquivent de justesse une deuxième vague et reviennent au vaisseau-mère où il découvrent que l'astronaute Romilly resté à son bord les attend depuis plus de 23 ans !

Visite de la deuxième planète, rencontre avec Mann et mort du professeur Brand[modifier | modifier le code]

L'équipage hésite entre la planète explorée par Mann, qui envoie toujours des signaux, et celle d'Edmunds, dont les données envoyées avaient semblé plus intéressantes mais qui n'émet plus. Amélia, amoureuse d'Edmunds, veut aller sur sa planète et tente de convaincre Cooper et Romilly en développant une théorie sur l'amour transcendant le temps et l'espace. Cependant Cooper et Romilly sont sceptiques et l'Endurance fait cap sur la planète de Mann.

Cette planète est un monde glacé. Les astronautes y trouvent le professeur Mann, toujours en vie dans son caisson d'hibernation. Une fois réveillé, il leur dit qu'ils sont sur un nuage d'ammoniac gelé invivable, mais sous lequel la planète possède une surface à partir de laquelle l'ammoniac se dissout, et où donc la vie est possible.

Pendant ce temps sur Terre, plus de 25 ans se sont écoulés. Murphy devenue chercheuse scientifique a rejoint l'équipe du professeur Brand et l'aide dans son travail sur l'équation, toujours non résolue. Brand, très âgé désormais, est mourant, et avoue à Murphy qu'il sait depuis longtemps ne pas pouvoir résoudre cette équation, du moins pas avec les données dont il dispose. Il lui faudrait des données quantiques issues de la singularité d'un trou noir. En raison de cette impasse, il reconnaît avoir imaginé le plan d'évacuation global uniquement pour motiver tous ceux qui participent à ce projet, alors qu'en réalité le plan "de secours", la colonisation automatique par embryons congelés est le vrai plan de base. Après cette confession, le professeur Brand meurt.

Murphy envoie à l'Endurance un message révélant aux membres de l'équipage la supercherie. Cooper, furieux, souhaite rentrer immédiatement, mais Romilly lui propose une option : lors du voyage de retour, on pourrait, en effectuant une manœuvre bien précise, tenter d'envoyer TARS au travers de l'horizon des évènements de Gargantua qui s'avère être une singularité douce. TARS pourrait récupérer des données quantiques sur la singularité de ce trou noir qui permettraient aux scientifiques sur Terre de résoudre enfin l'équation de la gravitation. Ils découvrent aussi que Mann les a attirés avec de fausses données, pour être secouru. Sa planète n'est en réalité absolument pas vivable, il n'y a pas de surface. Son mensonge découvert, Mann tente de tuer Cooper. Au même moment, Romilly décède dans une explosion causée par la carcasse piégée de KIPP, le robot de Mann. Ce dernier s'empare d'un Ranger et s'enfuit vers le vaisseau-mère resté en orbite autour de la planète, dans le but de regagner la terre, avec ou sans eux. Cooper et Amélia réussissent cependant à sauver l'Endurance après que Mann a voulu forcer le système d'amarrage du Ranger sur le vaisseau-mère, provoquant sa propre mort et endommageant une partie de ce dernier qui manque de s'écraser sur la planète. Mais l'Endurance est attirée vers Gargantua.

À travers le temps et l'espace[modifier | modifier le code]

N'ayant plus assez de carburant pour rentrer à cause des dommages de l'Endurance, Cooper et Amelia se résignent à rallier la troisième planète, «Edmunds», et y appliquer le Plan B. Pour ce voyage, ils vont utiliser la force d'attraction du trou noir et profiter de l'effet catapulte afin de gagner suffisamment de vitesse et rejoindre la planète. Il leur faudra coupler la puissance de tous leurs moteurs, puis larguer une de leurs navettes pilotée par TARS, afin de lâcher du lest et échapper à l'attraction de Gargantua. Mais après la manœuvre et le largage de TARS, Cooper détache également la navette dans laquelle il se trouve, révélant à Amélia qu'il doit aussi se sacrifier pour qu'Endurance échappe au trou noir.

Dans le Tesseract[modifier | modifier le code]

Cooper plonge dans le trou noir de Gargantua. Il s'éjecte de sa navette Ranger à court de carburant et se retrouve dans un espace étrange, une nouvelle dimension en forme de tesseract géant. Derrière la paroi du tesseract, il voit la chambre de sa fille, où Murphy enfant est en pleurs, et essaie de communiquer à travers les fibres de la paroi. Il se voit, Cooper d'autrefois, entrant dans la chambre de sa fille pour lui confirmer qu'il accomplira le voyage spatial. Tentant de s'envoyer à lui-même un message pour se dissuader de faire ce voyage qui le privera à jamais de retrouver Murphy, il transmet en morse le mot « reste » (stay en anglais). Mais cela ne fonctionne pas, de la même manière que ça n'avait pas fonctionné pour lui.

Cooper comprend qu'il était le fantôme de sa fille depuis le début. Le tesseract lui permet de communiquer avec cette chambre à l'époque qu'il désire (le tesseract met une infinité de chambres à sa disposition, chacune avec une temporalité différente) au travers de la gravitation, la seule force pouvant traverser le temps et l'espace selon Amélia. Il décide alors de s'envoyer les coordonnées du centre de la NASA en binaire, afin que la branche du temps qu'il a vécue se réalise : il se rendra sur le lieu indiqué par les coordonnées, découvrira le centre spatial de la NASA, deviendra le pilote de l'Endurance et reviendra dans cet endroit afin d'envoyer le message le plus important, nécessaire au sauvetage de l'humanité.

Il transmet à Murphy adulte, devenue physicienne chercheuse au centre de la NASA du professeur Brand, les informations quantiques de la singularité recueillies par TARS, lui aussi lâché dans le trou noir, sous la forme d'onde gravitationnelle en un code morse se déplaçant de façon irrégulière sur l'aiguille de la montre qu'il lui avait laissée avant de partir.

Sur Terre, Murphy identifie le message en morse sur la montre. Elle recueille les données qui lui permettront de résoudre les équations qui tenaient en échec le professeur Brand, la menant à la maîtrise de la force de gravitation et à la réalisation du plan d'évacuation de l'ensemble des Terriens.

Ceci fait, le tesseract semble se replier progressivement, et le robot TARS en conclut que les êtres du bulk sont en train de le refermer. Cooper pense que ces êtres sont peut être les humains du futur qui les ont emmenés là : l'espèce humaine devenue une civilisation très avancée a placé le trou de ver près de Saturne et le tesseract dans l'autre galaxie, à une époque passée pour eux, celle où la civilisation humaine se mourait sur Terre, dans le but de sauver l'humanité et donc d'assurer sa propre existence par une boucle temporelle.

Dénouement[modifier | modifier le code]

Cooper est relâché du tesseract, glisse dans le bulk du trou de ver et dans une autre interaction avec le passé, il serre la main d'Amélia dans le vaisseau Ranger quand celui-ci passait dans le trou de ver. Il se retrouve ensuite flottant dans l'espace, près de Saturne. Des dizaines d'années se sont écoulées sur Terre pendant qu'il effectuait sa mission. Sauvé de justesse, il est emmené dans un cylindre O'Neill[2] en orbite autour de Saturne, nommé Station Cooper en hommage à sa fille et non à lui-même. Ce cylindre est le complexe que le professeur Brand cherchait à faire voler grâce à la maîtrise de la gravitation des années auparavant. À son réveil à bord de cette station orbitale, Cooper apprend que sa fille, très âgée, vit encore : il lui rend une dernière visite sur son lit de mort, avant de voler une navette de la NASA pour repartir à travers le trou de ver et rejoindre le Docteur Amélia Brand sur la planète Edmunds.

Pendant ce temps, Amélia, ignorant le destin de Cooper, met en place le plan B sur la planète du Dr Edmunds. Elle enterre son ancien amour, Edmunds, mort depuis plusieurs années, puis elle rejoint un campement et enlève son casque : l'air est respirable pour les humains, la planète est colonisable.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Version française


Sources et légendes : version française (VF) sur RS Doublage[6], AlloDoublage[7] et selon le carton du doublage français cinématographique[8].

Production[modifier | modifier le code]

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Développement[modifier | modifier le code]

Le projet est initié par la productrice Lynda Obst et le physicien Kip Thorne, qui ont pour but de créer un film de science-fiction spatiale d’une très grande vraisemblance scientifique, en se basant justement sur les travaux dudit physicien. Jonathan Nolan développe alors en 2006 un scénario pour le projet, qui est à l'époque sous la tutelle de DreamWorks. C'est d'ailleurs Steven Spielberg qui était à l'époque mandaté pour le réaliser[9], rôle qu'il finira par abandonner suite à la grève des scénaristes en 2007). C'est Christopher Nolan, le frère de Jonathan, qui récupère le projet. Il en réécrit d'ailleurs intégralement le scénario. Bien que Warner Bros (qui est en collaboration avec la société de Nolan Syncopy Films) et Paramount soient traditionnellement rivaux, Nolan demande à cette dernière de participer à la production du film ; les deux sociétés acceptent de collaborer. En 2013, Legendary Pictures négocie un accord avec Warner Bros : elle ne réussit pas à renouveler son partenariat de production de huit ans avec Warner Bros, mais accepte de renoncer à un financement pour Man of Steel en échange d'une participation dans Interstellar.

Influences[modifier | modifier le code]

Le film est basé sur les travaux du physicien américain Kip Thorne, qui a assuré une vraisemblance scientifique lors de l'écriture du scénario et de la modélisation des effets spéciaux[10].

Christopher Nolan a avoué avoir réalisé ce film dans le but de rendre hommage aux films de science-fiction qu'il regardait quand il était petit. C'est pourquoi le film possède des similitudes scénaristiques et esthétiques avec des films tels que 2001, l'Odyssée de l'espace, Star Wars, Solaris, Le Trou noir, etc.

Auditions[modifier | modifier le code]

Anne Hathaway a été invitée chez Nolan où elle a pu lire le script d'Interstellar[11].

En avril 2013, Matthew McConaughey et Anne Hathaway ont été annoncés dans les rôles principaux du film. Jessica Chastain a été contactée alors qu'elle était sur le tournage de Mademoiselle Julie en Irlande du Nord, où le script lui a donc été apporté[11]. L'acteur Irrfan Khan a dit qu'il devait refuser le rôle car il voulait être en Inde pour le film The Lunchbox. L'acteur Matt Damon a été ajouté à la fin août 2013 pour jouer un rôle secondaire mais crucial dans l'intrigue, en Islande.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage commence le dans la province canadienne de l'Alberta[12]. Au Canada l'équipe a tourné dans les villes de Nanton, Longview, Lethbridge et Okotoks, notamment au stade Seaman et au Old Town Plaza. Le tournage au Canada s'est terminé le . Le tournage a ensuite eu lieu en Islande pendant deux semaines à Snæfellsjökull et Klaustur. Une foule d'environ 350 personnes a été réunie dont 150 locaux pour les scènes en Islande. Enfin, l'équipe a déménagé à Los Angeles pendant 54 jours. Les lieux de tournage comprennent l'autoroute, le Westin Bonaventure Hotel, le Los Angeles Convention Center, le quartier de Culver City et une résidence privée à Altadena.

Musique[modifier | modifier le code]

Interstellar (Original Motion Picture Soundtrack)
Bande originale de Hans Zimmer
Sortie
Durée 68:18
Genre Musique de film
Label WaterTower Music

Bandes originales par Hans Zimmer

La musique du film a été composée par Hans Zimmer, qui signe ainsi sa cinquième collaboration avec Christopher Nolan après Batman Begins, The Dark Knight : Le Chevalier noir, Inception et The Dark Knight Rises.

Pour ce long métrage, le réalisateur a demandé à Hans Zimmer de composer une musique sans rien lui dévoiler de l'intrigue du film : Christopher Nolan a écrit un texte d'une page à Hans Zimmer, sans rapport direct avec le récit développé dans le long métrage, et lui demandant d'écrire la musique que ce texte lui inspirait[13].

La sortie de l'album a eu lieu le , édité par Warner Bros. Records et Sony Music Entertainment. Trois éditions seront commercialisées : la Star Wheel Constellation Chart Digipak, contenant 16 morceaux issus du film, le Digital Deluxe Album, incluant 22 pistes, et la Illuminated Star Projection Edition, un double-album contenant 28 morceaux[14].

Édition originale :

No Titre Durée
1. Dreaming of the Crash 3:55
2. Cornfield Chase 2:06
3. Dust 5:41
4. Day One 3:19
5. Stay 6:52
6. Message From Home 1:40
7. The Wormhole 1:30
8. Mountains 3:39
9. Afraid of Time 2:32
10. A Place Among the Stars 3:27
11. Running Out 1:57
12. I'm Going Home 5:48
13. Coward 8:26
14. Detach 6:42
15. S.T.A.Y. 6:23
16. Where We're Going 7:41
68:18

Pistes bonus :

No Titre Durée
17. First Step 1:47
18. Flying Drone 1:53
19. Atmospheric Entry 1:40
20. No Need to Come Back 4:31
21. Imperfect Lock 6:54
22. What Happens Now? 2:26
23. Do Not Go Gentle Into That Good Night 1:39
19:31

Accueil[modifier | modifier le code]

Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barème d'AlloCiné, de 1 à 5 étoiles[15].

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Interstellar reçoit des critiques très positives dans le monde entier. L'agrégateur Rotten Tomatoes rapporte que 71 % des 286 critiques ont donné un avis positif sur le film[18], contre 85 % pour le public du site. L'agrégateur Metacritic lui donne une note de 74 sur 100[19] et une moyenne de 8,4/10. Sur SensCritique, il reçoit une note de 7,8/10 pour plus de 40 000 votants. Sur Allociné, la presse française lui a donné une note de 3,8/5 pour 40 critiques, les spectateurs, une note de 4,5/5 pour 20 246 notes dont 3 006 critiques, le classant dix-huitième meilleur film de tous les temps. Le site Internet Movie Database lui accorde une note de 8,6/10 pour plus de 800 000 votants, le classant trente-deuxième meilleur film de tous les temps[20].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 188 020 017 $[21] 19
Drapeau de la France France 2 640 439 entrées 13
Monde Monde 672 720 017 $[21] 19

Vraisemblance scientifique[modifier | modifier le code]

Nolan a fait appel au physicien spécialiste des trous noirs Kip Thorne pour simuler l'apparence visuelle d'un trou noir entouré d'un disque d'accrétion de matière en rotation rapide. Thorne a eu la possibilité de développer une simulation numérique avec un degré de précision très avancé, menant même selon le magazine américain Wired à des découvertes scientifiques[10],[22]. En effet, le disque d'accrétion, qui est matériellement plat comme les anneaux de Saturne, paraît, par le jeu des déformations de l'espace-temps générées par le trou noir, entourer celui-ci comme une coquille, formant des figures complexes avec de multiples couches, ce qui était inattendu[22]. Le disque d'accrétion n'entoure pas réellement le trou noir, mais la lumière dégagée par le disque est piégée par les déformations de l'espace-temps et suit des géodésiques entourant le trou noir.

Jean-Pierre Luminet, physicien également spécialiste des trous noirs, remarque cependant que la simulation du film néglige un phénomène physique : l'effet Doppler[23]. La coquille de lumière aurait dû apparaitre comme fortement dissymétrique, car une partie du disque d'accrétion en rotation s'éloigne à haute vitesse de l'observateur, et la partie opposée s'en rapproche. La partie s'éloignant devrait apparaitre beaucoup plus sombre et celle approchant plus brillante. Kip Thorne en convient et affirme que cet effet a volontairement été supprimé pour que le spectateur ne soit pas désorienté par le résultat visuel[23].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le début du film intègre d'authentiques témoignages de victimes du « Dust Bowl », issus du documentaire The Dust Bowl (en) réalisé par Ken Burns.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

En , le magazine Wired publie Absolute Zero, un comic strip de sept pages scénarisé par le réalisateur Christopher Nolan et dessiné par Sean Murphy, relatant un épisode inédit du film : le moment où le Docteur Mann décide de fausser les données de sa planète[24], comme une sorte de prequel au film[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cinoche.com/films/interstellaire/index.html.
  2. (en) Conrad Quilty-Harper, « A guide to the Science behind Interstellar », GQ,‎ (lire en ligne).
  3. « Communiqué de presse de Paramount Pictures et Warner Bros. Pictures », (consulté le 16 août 2013)
  4. (en) Stephen Galloway, « Interstellars' Christopher Nolan, Stars Gather to Reveal Secrets of the Year's Most Mysterious Film », The Hollywood Reporter, (consulté le 28 octobre 2014)
  5. « Dates de sortie », sur IMDb
  6. « Fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, consulté le 5 novembre 2014
  7. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 5 novembre 2014
  8. Carton du doublage situé après le générique de fin du film.
  9. (en) Jay A. Fernandez, « Writer with real stars in his eyes », Los Angeles Times,‎ (ISSN 0458-3035, lire en ligne)
  10. a et b « "Interstellar", un film qui tient plus de la science que de la fiction », sur courrierinternational.com, (consulté le 13 novembre 2014).
  11. a et b Dave Itzkoff, « Matthew McConaughey, Anne Hathaway and Jessica Chastain on ‘Interstellar’ », The New York Times,‎ (ISSN 0362-4331, lire en ligne)
  12. (en) Tatiana Siegel, Stephen Galloway, « Legendary Scores Christopher Nolan's Interstellar in Warner Bros. Divorce (Exclusive) », sur The Hollywood Reporter.com, (consulté le 18 août 2013).
  13. (en) « Christopher Nolan kept Interstellar plot secret from composer », (consulté le 13 novembre 2014).
  14. http://www.soundtrack.net/news/article/?id=1916
  15. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o, p et q Critiques presse sur AlloCiné.fr (consulté le 20 novembre 2014).
  16. Métacritic - Interstellar sur Métacritic.com, réaliser le 5 novembre 2013 (consulté le 20 novembre 2014).
  17. Rotten - Interstellar sur Rottentomatoes.com (consulté le 20 novembre 2014).
  18. (en) « Interstellar (2014) », Rotten Tomatoes (consulté le 21 mai 2015).
  19. (en) « Interstellar », Metacritic (consulté le 21 mai 2015)
  20. (en) « Internet Movie Database », sur Internet Movie Database
  21. a et b (en) « "Interstellar », sur Box Office Mojo (consulté le 9 janvier 2014)
  22. a et b Wrinkles in Spacetime. The warped astrophysics of Interstellar Wired
  23. a et b J.P. Luminet Interstellar : un trou noir à Hollywood
  24. (en) Christopher Nolan et Sean Murphy, « Revealed: The Lost Chapter of Interstellar », Wired,‎ (lire en ligne).
  25. (en) Ben Child, « Christopher Nolan releases Interstellar comic prequel », The Guardian,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]