Interstellar

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Interstellar
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Logo original du film.

Titre québécois Interstellaire
Réalisation Christopher Nolan
Scénario Christopher Nolan
Jonathan Nolan
Acteurs principaux
Sociétés de production Warner Bros.
Paramount
Legendary Pictures
Syncopy Films
Pays d’origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Science-fiction
Durée 169 minutes
Sortie 2014

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Interstellar, ou Interstellaire[1] au Québec, est un film de science-fiction britannico-américain produit, écrit et réalisé par Christopher Nolan, et sorti le 5 novembre 2014. Il met en scène Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain, Michael Caine, Casey Affleck et une apparition de Matt Damon.

Alors que la Terre se meurt, une équipe d'astronautes franchit un trou de ver apparu près de Saturne conduisant à une autre galaxie, cela dans le but d'explorer un nouveau système stellaire et l'espoir de trouver une nouvelle planète habitable par l'humanité afin de sauver cette dernière.

Résumé détaillé[modifier | modifier le code]

Présentation des personnages ; mise en place de l'intrigue[modifier | modifier le code]

Dans un futur proche, la Terre est de moins en moins accueillante pour l'humanité qui connaît une grave crise alimentaire. Une humanité tellement résignée sur son destin que les écoles enseignent désormais que les missions Apollo n'eurent pas lieu et ne servirent qu'à pousser l'URSS à se ruiner en projets concurrents. Cooper, un ancien pilote de la NASA, est devenu agriculteur pour subvenir aux besoins de la population et vit dans sa ferme avec sa famille. Sa fille Murphy, âgée de dix ans, croit que leur maison est hantée par un fantôme qui tente de communiquer avec elle. C'est alors qu'ils découvrent que ce « fantôme » est en réalité une forme inconnue d'intelligence qui finit par leur envoyer un message codé au moyen d'ondes gravitationnelles qui altèrent la poussière sur le sol. Ils finissent par comprendre que ce message est écrit en langage binaire, et qu'il leur indique les coordonnées géographiques d'un lieu où ils décident de se rendre.

Cooper se rend sur place et y découvre une installation secrète de la NASA, qui, malgré les démentis du gouvernement, existe toujours. L'équipe de scientifiques qui y est présente, dirigée par le professeur John Brand, lui apprend qu'ils ont découvert un trou de ver à proximité de Saturne, formé 48 ans auparavant. Un trou de ver de cette taille et durant aussi longtemps étant scientifiquement impossible, du moins naturellement, ils en concluent qu'il a forcément été créé par une forme d'intelligence, des « êtres », probablement les mêmes que ceux qui ont indiqué les coordonnées de l'installation à Cooper. Ceci dans le but, selon eux, de sauver l'humanité de l'extinction, la génération de la fille de Cooper étant la dernière qui survivra sur Terre selon Brand. Car en effet, Brand finit par apprendre à Cooper ce que la NASA fait dans cette installation : ils cherchent à sauver l'humanité en lui faisant quitter la Terre pour aller sur une autre planète qui, elle, serait habitable, ce que la Terre n'est plus. Cependant, aucune planète de ce type n'existant dans le système solaire, ce trou de ver serait la solution, car il permet d'atteindre relativement rapidement, sans voyages intersidéraux pouvant durer des millénaires, de nouvelles planètes dans une autre galaxie.

Cooper, dont on pense que ce sont ces « êtres » qui l'ont envoyé ici, est par conséquent recruté pour piloter l’Endurance, un vaisseau spatial expérimental, dont la mission sera de retrouver les explorateurs des missions Lazare, une série de capsules habitées envoyées à travers le trou de ver pour étudier une douzaine de planètes, afin de vérifier si elles pouvaient être potentiellement habitables par l'homme. Ces missions ont renvoyé des données intéressantes sur trois planètes : celles explorées par les astronautes Miller, Mann et Edmunds, qui sont toutes situées dans le même système planétaire. Cependant, il faut également trouver un moyen de procéder à une évacuation générale de la Terre. Et c'est ce à quoi travaille le professeur Brand, qui, après avoir découvert grâce à ce trou de ver et aux multiples anomalies gravitationnelles ayant eu lieu ces 48 dernières années que manipuler la gravitation était possible, est actuellement en train d'essayer de résoudre une équation qui permettrait cette fois-ci à l'homme de manipuler la gravitation lui-même. Ainsi, ils pourraient faire voyager sans problème toute l'humanité dans des complexes qu'ils sont en train de construire vers l'une de ces planètes si toutefois elles s'avèrent être colonisables. Brand évoque alors deux scénarios de colonisation possibles : le plan A, qui consiste en la résolution de cette équation et donc en une évacuation générale de la Terre vers l'une de ces planètes, ou le Plan B, qui résulterait de l'échec de Brand à résoudre cette équation, et qui consiste en une colonisation s'appuyant sur le développement in vitro de 900 kilos d'ovules humains fécondés et congelés ; ce second plan ne sauvant alors pas la population de la Terre, mais offrant tout de même une seconde chance à l'espèce humaine. Cependant, le professeur Brand est confiant dans la possibilité de résoudre cette équation durant leur voyage.

Cooper accepte alors ce voyage au-delà du trou de ver, ce qui brise le cœur de sa fille, car nul ne sait s'ils pourront revenir un jour ni quand ils pourront revenir. Murphy lui dit alors, pour le convaincre de rester, que le fantôme a envoyé ce message : « reste ». Cooper décide de partir tout de même, mais lui jure de revenir. Le départ est programmé et Cooper décolle avec un équipage formé d'Amélia Brand, la fille du professeur, de Romilly et de Doyle accompagnés des robots CASE et TARS pour un vol spatial de deux ans afin de rejoindre le trou de ver, avant de le traverser et d'aborder les trois planètes pressenties.

Traversée du trou de ver et visite de la première planète[modifier | modifier le code]

Après deux ans de cryogénisation, ils finissent par arriver, et le traversent sans perdre de temps. La traversée du trou de ver leur fait apparaître d'étranges phénomènes. Amélia voit à l'intérieur même de leur vaisseau une déformation d'espace-temps, elle tend le bras vers celle-ci et décrit la sensation d'avoir serré la main des « êtres ».

La première planète visitée, Miller, s'avère plus proche qu'ils ne le pensaient de Gargantua, un trou noir situé dans ce système. Son influence gravitationnelle y provoque alors un écoulement du temps plus lent que sur la Terre (une heure y représente sept années terrestres). Cet étirement du temps sur cette planète s'explique par le fait que l'espace-temps s'étire près d'un corps très massif. À leur arrivée, ils s'aperçoivent qu'il s'agit d'une planète océan. Cependant, ils ne trouvent aucune trace du module de l'astronaute Miller, et se rendent compte que des vagues de 1 200 m de haut se rapprochent d'eux. Doyle meurt emporté par l'une de ces vagues, après qu'Amélia a essayé de récupérer les données de Miller, dont ils avaient finalement retrouvé la carcasse du module, qui avait dû être détruit par une vague, probablement à peine quelques heures avant leur arrivée, à cause de la distorsion temporelle. La vague ayant frappé leur vaisseau, mais heureusement sans le détruire, ils sont condamnés à rester bloqués sur cette planète le temps que les moteurs redeviennent opérationnels. Ceci fait, en revenant au vaisseau-mère tout en esquivant de justesse une nouvelle vague, Cooper et Amélia découvrent que l'astronaute qu'ils avaient laissé là, Romilly, les attend depuis plus de 23 ans.

Visite de la deuxième planète[modifier | modifier le code]

L'équipage hésite entre la planète explorée par Mann, qui envoie toujours des signaux, et celle d'Edmunds, dont les données envoyées avaient semblé plus intéressantes mais qui n'émet plus. Amélia, amoureuse d'Edmunds, veut aller sur sa planète et tente de convaincre Cooper et Romilly en développant une théorie sur l'amour transcendant le temps et l'espace. Cependant Cooper et Romilly sont sceptiques et l'Endurance fait cap sur la planète de Mann.

En arrivant sur cette planète, ils découvrent qu'il s'agit d'un monde glacé. Les astronautes y découvrent le professeur Mann, toujours en vie dans son caisson d'hibernation. Une fois réveillé, il leur dit que sa planète possède une surface (car actuellement ils se trouvent sur un nuage glacé) à partir de laquelle l'ammoniac, rendant l'endroit où ils sont invivable, se dissout, et où donc la vie est possible. Pendant ce temps, sur Terre, où il s'est écoulé plus de 23 ans, Murphy, sur les traces de son père, a rejoint l'équipe du professeur Brand. Elle l'aide alors dans son travail sur l'équation, qui n'a toujours pas été résolue. Mais Brand, bien plus vieux désormais, est en train de mourir, et avoue alors à Murphy qu'il sait depuis longtemps que cette équation ne peut être résolue, du moins pas avec les données dont ils disposent. Il lui faudrait des données quantiques issues de la singularité d'un trou noir. En raison de cette impasse, il reconnaît n'avoir imaginé le plan d'évacuation globale uniquement pour motiver tous ceux qui participent à ce projet, alors qu'en réalité, c'est le plan de secours, la colonisation automatique par embryons congelés, qui est le plan de base. Après cette confession, le professeur Brand meurt.

Murphy envoie alors un message à l'Endurance, révélant alors à tous les membres de l'équipage la supercherie. Cooper, furieux, décide de rentrer immédiatement, Romilly lui propose alors une option : lors de son voyage retour, il pourrait, en effectuant une manœuvre bien précise, tenter d'envoyer TARS au travers de l'horizon des évènements de Gargantua, ceci étant possible car Gargantua s'avère être une singularité douce. Ceci dans le but de récupérer des données quantiques sur la singularité de ce trou noir, et donc permettre aux scientifiques sur Terre d'enfin résoudre l'équation de la gravitation. C'est alors qu'ils découvrent que Mann a en réalité faussé les données qu'ils ont reçues pour les attirer, espérant ainsi être secouru, car en réalité sa planète n'est absolument pas vivable, il n'y a pas de surface. Mann tente alors de tuer Cooper, au même moment, Romilly décède dans une explosion causée par la carcasse de KIPP, le robot de Mann. C'est alors que Mann prend le contrôle d'un Ranger et s'enfuit en direction du vaisseau-mère placé en orbite autour de la planète, dans le but de continuer la mission, avec ou sans eux. Cooper et Amélia réussissent cependant à sauver l’Endurance après que Mann ait voulu forcer le système d'arrimage du vaisseau sur la station orbitale, ce qui l'a tué sur le coup tout en endommageant une partie de ce dernier qui a failli s'écraser sur la planète. Cependant, le vaisseau est désormais attiré vers Gargantua.

À travers le temps et l'espace[modifier | modifier le code]

N'ayant plus assez de carburant pour rentrer à cause des dommages causés par Mann, Cooper et Amélia se résignent à rejoindre la troisième planète, « Edmunds », dans le but d'effectuer le Plan B. Pour ce faire, ils vont se servir de la force d'attraction du trou noir pour provoquer un effet catapulte autour et gagner suffisamment de vitesse pour rejoindre la planète. Il leur faudra coupler la puissance de tous leurs moteurs et larguer une de leurs navettes pilotée par TARS, dans le but de lâcher du lest et permettre d'échapper à l'attraction de Gargantua. Mais au moment de leur manœuvre, et après avoir largué TARS, Cooper détache la navette dans laquelle il se trouvait sans prévenir Amélia, lui révélant qu'il lui avait menti lorsqu'il disait qu'il suffirait de larguer TARS pour échapper à l'attraction du trou noir. En réalité, il leur fallait en lâcher davantage, et il a donc décidé de se sacrifier.

Cooper pénètre alors le trou noir, son vaisseau se fait détruire, il se voit donc dans l'obligation de s'éjecter. Puis il se retrouve dans un espace étrange, une nouvelle dimension qui a la forme d'une sorte de tesseract géant. À travers les parois de ce tesseract, il voit la chambre de sa fille, avec à l'intérieur Murphy en train de pleurer. Il comprend qu'il peut communiquer avec elle à travers les fibres de la paroi. Il voit le Cooper de l'époque, alors qu'il entrait dans la chambre de sa fille au moment où il lui annonçait son intention de faire ce voyage spatial. Il tente alors de s'envoyer à lui-même un message pour se dissuader de faire ce voyage qui le prive à jamais de revoir sa fille. Il transmet en morse le mot « reste » (stay en anglais). Mais cela ne fonctionne pas, de la même manière que ça n'avait pas fonctionné pour lui.

Cooper comprend qu'il était le fantôme de sa fille depuis le début. Et que ce tesseract lui permet de communiquer avec cette chambre à l'époque qu'il désire (ayant une infinité de chambres à sa disposition, mais ayant une temporalité différente à chaque fois) au travers de la gravitation, la seule force pouvant traverser le temps et l'espace selon Amélia. Arrivant à communiquer par la radio avec TARS, qui lui aussi a été lâché dans le trou noir, il décide alors de s'envoyer les coordonnées du centre de la NASA en binaire, afin que la branche du temps qu'il a vécue, nécessaire au sauvetage de l'humanité, se réalise : il se rendra sur le lieu indiqué par les coordonnées, découvrira le centre spatial de la NASA, deviendra le pilote de l'Endurance et reviendra dans cet endroit pour recommencer afin d'envoyer le message le plus important : il transmet ainsi à sa fille, devenue une brillante physicienne chercheuse au centre de la NASA du professeur Brand, les informations quantiques du trou noir recueillies par TARS, sous la forme d'onde gravitationnelle en un code morse se déplaçant de façon irrégulière sur l'aiguille de la montre qu'il lui avait laissée avant de partir. Ces données vont permettre à sa fille, bien plus tard, de résoudre les équations menant à la maîtrise de la force de gravitation et ainsi de rendre réalisable le plan d'évacuation de l'ensemble des Terriens. « Pendant ce temps », sur Terre, Murphy identifie le message en morse sur cette montre et parvient à résoudre l'équation.

Ceci fait, le tesseract semble se replier progressivement, et le robot TARS en conclut que les êtres du bulk sont en train de le refermer. Cooper pense que ces êtres sont en fait les humains du futur qui les ont emmenés là ; l'espèce humaine étant devenue une civilisation plus avancée a placé le trou de ver près de Saturne et le tesseract dans l'autre galaxie, à une époque passée pour eux, celle où la civilisation humaine se mourait sur Terre, dans le but de sauver l'humanité et donc d'assurer leur propre existence par une boucle temporelle.

Dénouement[modifier | modifier le code]

Cooper est relâché du tesseract, glisse dans le bulk du trou de ver et dans une autre interaction avec le passé, il serre la main d'Amélia dans le vaisseau au moment où celui-ci entrait dans le trou de ver. Il se retrouve ensuite flottant dans l'espace, près de Saturne. Des dizaines d'années se sont écoulées sur Terre pendant qu'il effectuait sa mission. Il est récupéré et emmené dans un cylindre O'Neill[2], nommé station Cooper (en hommage à sa fille et non à lui-même), qui sont ce que Brand cherchait à faire voler grâce à la gravitation des années auparavant. À son réveil à bord de cette station orbitale, il apprend que sa fille, bien que très âgée, est encore en vie : il lui rend une dernière visite sur son lit de mort, avant de voler une navette de la NASA pour repartir à travers le trou de ver et rejoindre Amélia sur la planète Edmunds, celle qui se trouve être colonisable. Le Docteur Amélia Brand, ignorant le succès de Cooper, met en place le plan B sur la planète du Docteur Edmunds. Elle enterre son ancien amour, Edmunds, mort depuis plusieurs années, puis elle rejoint un campement et enlève son casque : l'air de cette planète est respirable pour les humains.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Sources et légendes : version française (VF) sur RS Doublage[6], AlloDoublage[7] et selon le carton du doublage français cinématographique[8].

Production[modifier | modifier le code]

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Développement[modifier | modifier le code]

Le projet est initié par la productrice Lynda Obst et le physicien Kip Thorne, qui ont pour but de créer un film de science-fiction spatiale d’une très grande vraisemblance scientifique, en se basant justement sur les travaux dudit physicien. Jonathan Nolan développe alors en 2006 un scénario pour le projet, qui est à l'époque sous la tutelle de DreamWorks. C'est d'ailleurs Steven Spielberg qui était à l'époque mandaté pour le réaliser, rôle qu'il finira par abandonner. Ce n'est ni plus ni moins que Christopher Nolan, le frère de Jonathan, qui récupère le projet. Il en réécrit d'ailleurs intégralement le scénario. Bien que Warner Bros (qui est en collaboration avec la société de Nolan Syncopy Films) et Paramount soient traditionnellement rivaux, Nolan demande à cette dernière de participer à la production du film ; les deux sociétés acceptent de collaborer. En 2013, des sources ont indiqué que Legendary Pictures est en train de finaliser un accord avec Warner Bros. Bien qu'il n'ait pas réussi à renouveler son partenariat de production de huit ans avec Warner Bros, Legendary Pictures aurait accepté de renoncer à un financement pour Man of Steel en échange de la participation dans Interstellar.

Influences[modifier | modifier le code]

Le film est basé sur les travaux du physicien américain Kip Thorne, qui a assuré une vraisemblance scientifique lors de l'écriture du scénario et de la modélisation des effets spéciaux[9].

Christopher Nolan a avoué avoir réalisé ce film dans le but de rendre hommage aux films de science-fiction qu'il regardait quand il était petit. C'est pourquoi le film possède des similitudes scénaristiques et esthétiques avec des films tels que 2001, l'Odyssée de l'espace, Star Wars, Solaris, Le Trou noir, etc.

Auditions[modifier | modifier le code]

En avril 2013, Matthew McConaughey et Anne Hathaway ont été annoncés dans les rôles principaux du film. L'acteur Irrfan Khan a dit qu'il devait refuser le rôle car il voulait être en Inde pour le film The Lunchbox. L'acteur Matt Damon a été ajouté à la fin août 2013 pour jouer un rôle secondaire mais crucial dans l'intrigue, en Islande.

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage commence le dans la province canadienne de l'Alberta[10]. Au Canada l'équipe a tourné dans les villes de Nanton, Longview, Lethbridge et Okotoks, notamment au stade Seaman et au Old Town Plaza. Le tournage au Canada s'est terminé le . Le tournage a ensuite eu lieu en Islande pendant deux semaines à Snæfellsjökull et Klaustur. Une foule d'environ 350 personnes a été réunie dont 150 locaux pour les scènes en Islande. Enfin, l'équipe a déménagé à Los Angeles pendant 54 jours. Les lieux de tournage comprennent l'autoroute, le Westin Bonaventure Hotel, le Los Angeles Convention Center, le quartier de Culver City et une résidence privée à Altadena.

Musique[modifier | modifier le code]

Interstellar (Original Motion Picture Soundtrack)
Bande originale de Hans Zimmer
Sortie
Durée 68:18
Genre Musique de film
Label Warner Bros. Records
Sony Music Entertainment

Bandes originales par Hans Zimmer

La musique du film a été composée par Hans Zimmer, qui signe ainsi sa cinquième collaboration avec Christopher Nolan après Batman Begins, The Dark Knight : Le Chevalier noir, Inception et The Dark Knight Rises.

Pour ce long métrage, le réalisateur a demandé à Hans Zimmer de composer une musique sans rien lui dévoiler de l'intrigue du film : Christopher Nolan a écrit un texte d'une page à Hans Zimmer, sans rapport direct avec le récit développé dans le long métrage, et lui demandant d'écrire la musique que ce texte lui inspirait[11].

La sortie de l'album a eu lieu le , édité par Warner Bros. Records et Sony Music Entertainment. Trois éditions seront commercialisées : la Star Wheel Constellation Chart Digipak, contenant 16 morceaux issus du film, le Digital Deluxe Album, incluant 22 pistes, et la Illuminated Star Projection Edition, un double-album contenant 28 morceaux[12].

Édition originale :

No Titre Durée
1. Dreaming of the Crash 3:55
2. Cornfield Chase 2:06
3. Dust 5:41
4. Day One 3:19
5. Stay 6:52
6. Message From Home 1:40
7. The Wormhole 1:30
8. Mountains 3:39
9. Afraid of Time 2:32
10. A Place Among the Stars 3:27
11. Running Out 1:57
12. I'm Going Home 5:48
13. Coward 8:26
14. Detach 6:42
15. S.T.A.Y. 6:23
16. Where We're Going 7:41
68:18

Pistes bonus :

No Titre Durée
17. First Step 1:47
18. Flying Drone 1:53
19. Atmospheric Entry 1:40
20. No Need to Come Back 4:31
21. Imperfect Lock 6:54
22. What Happens Now? 2:26
23. Do Not Go Gentle Into That Good Night 1:39
19:31

Accueil[modifier | modifier le code]

Note : Chaque magazine ou journal ayant son propre système de notation, toutes les notes attribuées sont remises au barème d'Allociné, de 1 à 5 étoiles.[13]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

Interstellar reçoit des critiques très positives dans le monde entier. L'agrégateur Rotten Tomatoes rapporte que 71% des 286 critiques ont donné un avis positif sur le film[16], contre 85% pour le public du site. L'agrégateur Metacritic lui donne une note de 74 sur 100[17] et une moyenne de 8,4/10. Sur SensCritique, il reçoit une note de 7,8/10 pour plus de 40 000 votants. Sur Allociné, la presse française lui a donné une note de 3,8/5 pour 40 critiques, les spectateurs, une note de 4,5/5 pour 20 246 notes dont 3 006 critiques, le classant dix-huitième meilleur film de tous les temps. Le site Internet Movie Database lui accorde une note de 8,6/10 pour plus de 800 000 votants, le classant trente-deuxième meilleur film de tous les temps[18].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Box-office arrêté le… Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis 188 020 017 $[19] 19
Drapeau de la France France 2 640 439 entrées[20] 13
Monde Monde 672 720 017 $[19] 19

Vraisemblance scientifique[modifier | modifier le code]

Nolan a fait appel au physicien spécialiste des trous noirs Kip Thorne pour simuler l'apparence visuelle d'un trou noir entouré d'un disque d'accrétion de matière en rotation rapide. Thorne a eu la possibilité de développer une simulation numérique avec un degré de précision très avancé, menant même selon le magazine américain Wired à des découvertes scientifiques[9],[21]. En effet, le disque d'accrétion, qui est matériellement plat comme les anneaux de Saturne paraît, par le jeu des déformations de l'espace-temps générées par le trou noir, entourer celui-ci comme une coquille, formant des figures complexes avec de multiples couches, ce qui était inattendu[21]. Le disque d'accrétion n'entoure pas réellement le trou noir, mais la lumière dégagée par le disque est piégée par les déformations de l'espace-temps et suit des géodésiques entourant le trou noir.

Jean-Pierre Luminet, physicien également spécialiste des trous noirs, remarque cependant que la simulation du film néglige un phénomène physique : l'effet Doppler[22]. La coquille de lumière aurait dû apparaitre comme fortement dissymétrique, car une partie du disque d'accrétion en rotation s'éloigne à haute vitesse de l'observateur, et la partie opposée s'en rapproche. La partie s'éloignant devrait apparaitre beaucoup plus sombre et celle approchant plus brillante. Kip Thorne en convient et affirme que cet effet a volontairement été supprimé pour que le spectateur ne soit pas désorienté par le résultat visuel[22].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

Nominations[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Le début du film intègre d'authentiques témoignages de victimes du « Dust Bowl », issus du documentaire The Dust Bowl (en) réalisé par Ken Burns.

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

En , le magazine Wired publie Absolute Zero, un comic strip de sept pages scénarisé par le réalisateur Christopher Nolan et dessiné par Sean Murphy, relatant un épisode inédit du film : le moment où le Docteur Mann décide de fausser les données de sa planète[23], comme une sorte de prequel au film[24].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cinoche.com/films/interstellaire/index.html.
  2. (en) Conrad Quilty-Harper, « A guide to the Science behind Interstellar », GQ,‎ (lire en ligne).
  3. « Communiqué de presse de Paramount Pictures et Warner Bros. Pictures »,‎ (consulté le 16 août 2013)
  4. (en) Stephen Galloway, « Interstellars' Christopher Nolan, Stars Gather to Reveal Secrets of the Year's Most Mysterious Film », The Hollywood Reporter,‎ (consulté le 28 octobre 2014)
  5. « Dates de sortie », sur IMDb
  6. « Fiche du doublage français du film » sur RS Doublage, consulté le 5 novembre 2014
  7. « Fiche du doublage français du film » sur AlloDoublage, consulté le 5 novembre 2014
  8. Carton du doublage situé après le générique de fin du film.
  9. a et b « "Interstellar", un film qui tient plus de la science que de la fiction », sur courrierinternational.com,‎ (consulté le 13 novembre 2014).
  10. (en) Tatiana Siegel, Stephen Galloway, « Legendary Scores Christopher Nolan's Interstellar in Warner Bros. Divorce (Exclusive) », sur The Hollywood Reporter.com,‎ (consulté le 18 août 2013).
  11. (en) « Christopher Nolan kept Interstellar plot secret from composer »,‎ (consulté le 13 novembre 2014).
  12. http://www.soundtrack.net/news/article/?id=1916
  13. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p Critiques presse sur AlloCiné.fr (Consulté le 20 novembre 2014)
  14. Métacritic - Interstellar sur Métacritic.com, réaliser le 5 novembre 2013 (Consulté le 20 novembre 2014)
  15. Rotten - Interstellar sur Rottentomatoes.com (Consulté le 20 novembre 2014)
  16. (en) « Interstellar (2014) », Rotten Tomatoes (consulté le 21 mai 2015).
  17. (en) « Interstellar », Metacritic (consulté le 21 mai 2015)
  18. (en) « Internet Movie Database », sur Internet Movie Database
  19. a et b (en) « "Interstellar », sur Box Office Mojo (consulté le 9 janvier 2014)
  20. Erreur de référence : Balise <ref> incorrecte ; aucun texte n’a été fourni pour les références nommées JP_Box_office.
  21. a et b Wrinkles in Spacetime. The warped astrophysics of Interstellar Wired
  22. a et b J.P. Luminet Interstellar : un trou noir à Hollywood
  23. (en) Christopher Nolan et Sean Murphy, « Revealed: The Lost Chapter of Interstellar », Wired,‎ (lire en ligne).
  24. (en) Ben Child, « Christopher Nolan releases Interstellar comic prequel », The Guardian,‎ (lire en ligne).

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]