Littérature érotique

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Le sexe et l'érotisme accompagnent la naissance de la littérature[1]. Du Cantique des Cantiques au Kamasutra, du Banquet de Platon aux chants de Sappho, de L'Art d'aimer d'Ovide au Satyricon de Pétrone, des écrits libertins et blasphématoires du Divin Marquis à la philosophie transgressive et sacrilège de Georges Bataille, ces thèmes traversent les siècles et les civilisations.

La sexualité et ses manifestations directes ou indirectes, des représentations de l’acte sexuel aux signes du désir en passant par les symboliques de l’amour, font en effet partie intégrante de la littérature et ne sont pas confinées à un genre spécifiquement « érotique » ou « pornographique », aux frontières d'ailleurs floues et discutées.

Des nombreuses conquêtes de Dom Juan à L'Amour fou d’André Breton, des Confessions de Jean-Jacques Rousseau sur ses premiers émois sexuels aux Femmes damnées de Charles Baudelaire, la sexualité s’immisce entre les pages des œuvres littéraires sans distinction de genre : essai, théâtre, roman, poésie, etc.[2].

Sappho, la dixième Muse, fresque du quatrième style de Pompéi

Érotisme ou pornographie ?[modifier | modifier le code]

Donatien-Alphonse-François de Sade, le Divin Marquis, dessin de Van Loo

Il est parfois difficile de classer un livre dans la catégorie pornographie ou érotisme, la subjectivité d'un tel classement étant importante.

Afin de distinguer la littérature « générale » de celle qualifiée d’érotique ou de pornographique, on peut s’interroger sur l’effet de la lecture, sur la réception du texte : l’ouvrage suscite-t-il ou non une « excitation » chez le lecteur[3] ? Or, ce critère, très subjectif, est par conséquent très variable d’une personne à l’autre, d'un siècle à l'autre. Si les écrits du marquis de Sade peuvent en séduire certains, ils laisseront d’autres de glace ou même leur répugneront.

La chercheuse, philosophe et écrivaine Michela Marzano affirme que la différence entre érotisme et pornographie est dans la présence ou non de récit. Autrement dit, l'érotisme met en scène un récit - à l'aide de mots ou d'images - qui raconte le désir et la rencontre des êtres alors que la pornographie ne va pas dans ce sens. Non seulement l'érotisme est davantage rattaché à la narration, mais il est aussi beaucoup plus associé à l'art que la pornographie.

Le Dictionnaire du littéraire définit l'érotisme comme « la part de la littérature amoureuse qui insiste sur les plaisirs de la chair », tout en soulignant que la limite entre érotisme et pornographie reste encore et toujours nébuleuse et source de débat. La notice mentionne aussi que le concept d'obscénité joue un rôle important dans la définition des termes, bien que son attachement à la moralité rende aussi la définition plutôt subjective. Le Dictionnaire mentionne aussi que l'érotisme et la pornographie auraient partagé le même but, soit de représenter la jouissance personnelle. Toutefois, l'érotisme se serait distingué grâce son esthétisme[4].

Pornographie ou création artistique ?

Faut-il alors regarder les motivations de l’auteur ou de l’éditeur ? Effectivement, certaines maisons d’éditions et certains auteurs se sont spécialisés dans la rédaction et la publication d’ouvrages érotiques ou pornographiques[5]. Le bibliophile ou le critique littéraire peuvent plus aisément qualifier d’érotiques les publications des éditeurs Gay et Doucé, Jean Fort, Charles Carrington ou, plus récemment, La Musardine ou les éditions Tabou.

Mais la littérature n’est pas à l’abri d’un « détournement de sens » par le lecteur : la biographie d’une martyre pourrait être lue comme un récit sadomasochiste, un Manuel secret des confesseurs (1864) pourrait servir de guide des « plaisirs interdits », etc. D'ailleurs, les éditeurs connaissent bien cette caractéristique : Charles Carrington a réédité en 1904 les Tortures et tourments des martyrs chrétiens composés en 1591 par Antonio Gallonio, Isidore Liseux a publié De la démonialité et des animaux incubes et succubes qu'écrivit en 1876 un ecclésiastique le R. P. Ludovico Maria Sinistrari, etc.

Faudrait-il plutôt, pour distinguer l'érotisme de la pornographie, juger le texte selon ses qualités littéraires (qualité d'écriture, importance du sujet, portée du texte, etc.) ? Un roman de gare vite rédigé, vendu sous le manteau, lu rapidement et tombé dans l'oubli serait alors qualifié de « pornographique », tandis que Histoire de l'œil de Georges Bataille entrerait dans la catégorie de « l'érotisme ».

Mais, logiquement, ne faudrait-il pas qualifier de « pornographiques » tous les mauvais textes (polars, romans de science-fiction, poème ou autre), qui ont été publiés ? N'oublions pas que le jugement de la critique et du public envers une œuvre littéraire évolue avec le temps : en 1857, le roman Madame Bovary de Gustave Flaubert a fait l'objet de poursuites pour « outrage à la morale publique et religieuse et aux bonnes mœurs » (mais Flaubert a été acquitté) ; à la parution de Thérèse Raquin en 1867, Émile Zola a été qualifié de « pornographe ».

Un autre critère souvent utilisé pour distinguer l'érotisme de la pornographie est la crudité ou l'obscénité des mots utilisés et des scènes représentées. Là encore, la subjectivité du lecteur peut grandement affecter la réception du texte : ce qui est choquant pour un lecteur ne le sera pas nécessairement pour un autre.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Grecs[modifier | modifier le code]

L'érotisme grec est empreint d'idéalisme et de passion, et inclut l'homosexualité (masculine : Platon, féminine : Sappho, les deux : Aristophane). Platon invente le « mythe des sphères », ou mythe de l'androgynie originelle : au début des temps, les êtres humains étaient doubles, homme-homme, femme-femme ou homme-femme[6], et l'intervention d'un dieu (Zeus) les a coupés en deux, pour en faire des hommes et des femmes séparées. Depuis, chaque être humain cherche sa moitié perdue depuis l'origine de l'humanité.

Les philosophies ascétiques gréco-romaines (stoïcisme, épicurisme, scepticisme, cynisme[7]) cherchent à régler et à esthétiser la sexualité pour rendre compatible la tempérance et le plaisir, comme l'explique Michel Foucault dans son Histoire de la sexualité, II et III.

Aristote, quant à lui, ne théorise presque pas l'amour, mais il met l'accent sur l'amitié[8] (valeur également partagée par les écoles de sagesse ascétique[9]). Dans l'élégie romaine, la sexualité est à nouveau célébrée dans la littérature, mais cette fois, sans la passion céleste et l'idéalisation du sentiment amoureux de Platon.

Latins[modifier | modifier le code]

L'érotisme latin est empreint de plaisir épicurien et de mesure. Ainsi, les poètes élégiaques (Catulle, Properce, Ovide, Tibulle) chantent l'amour entre personnes libres et consentantes, en dehors du cercle jaloux du mariage et de la sexualité facile représentée par la prostitution. Lucrèce condamne les excès de la passion amoureuse dévorante, et les illusions de l'amour idéal, pour ne retenir que le plaisir purement corporel et mesuré (considéré comme un besoin naturel).

La variante médio-platonicienne de l'érotisme latin se laisse aller à la passion, voire au mysticisme initiatique (Apulée et les Mystères isiaques).

Littérature orientale[modifier | modifier le code]

Mystique judéo-chrétienne[modifier | modifier le code]

Le langage érotique des grand(e)s mystiques est frappant, à la fois par sa chaste pureté et par sa violence amoureuse. Il s'inspire autant de la dialectique amoureuse de Platon, laquelle passait d'un érotisme corporel (Le Banquet) à un érotisme plus mystérieux, plus chaste, plus religieux (Phèdre), que de la Bible (notamment le Cantique des Cantiques dans l'Ancien Testament, qui décrit le périple de deux amoureux de manière imagée, et le Nouveau Testament).

Les mystiques se décrivent comme les « époux(ses) » de Dieu, et parlent fréquemment d'union intime avec leur Dieu (voir Transverbération de sainte Thérèse[13]). Luther, quant à lui, parle de l'âme comme de l'« épouse du Christ »[14]. Jakob Böhme (1575-1624) parlera d'« Androgynie céleste ».

Littérature européenne[modifier | modifier le code]

Danemark[modifier | modifier le code]

Europe centrale[modifier | modifier le code]

Italie[modifier | modifier le code]

Littérature française[modifier | modifier le code]

Ceci est une liste non exhaustive des livres en français, par ordre de siècle, puis alphabétique d’auteur.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

XIIe et XIIIe siècles[modifier | modifier le code]

Héloïse et Abélard.

Le Moyen Âge invente le roman courtois, brillamment illustré par Chrétien de Troyes. Ce genre littéraire décrit les aventures initiatiques de grands chevaliers héroïques qui doivent gagner le cœur de l'aimée. La correspondance entre Héloïse et Abélard offre le cas exceptionnel d'une correspondance licencieuse au Moyen Âge, à la fin tragique[16].

Renaissance[modifier | modifier le code]

XVe siècle[modifier | modifier le code]

Illustration du Livre V de L'Heptaméron (édition de 1894)

XVIe siècle[modifier | modifier le code]

XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

Johann Heinrich Ramberg, illustration pour le conte de Jean de La Fontaine Les lunettes.
La Vraye Histoire comique de Francion
illustration de Martin van Maele.

Période moderne[modifier | modifier le code]

XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

La Capucinière vue par Johann Nepomuk Geiger.

XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Thaïs d'Anatole France. illustration de Martin Van Maele (1901).
Auguste Rodin, lithographie pour Le Jardin des supplices, Ambroise Vollard, 1902.
Sonnet de Paul Verlaine,
illustration de Martin Van Maele (1907).

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

XXe siècle[modifier | modifier le code]

Cortège priapique.
L'Érotisme de Bataille
Inséparable du sacrilège, d'un sacré fascinant et repoussant
Martyre de sainte Agathe, peinture anonyme du XVIIe siècle.
Querelle de Brest,
l'univers de Genet vu par Charles Demuth.
Corydon.
La Comtesse au fouet
illustration de Martin van Maele.
Les Rouilles encagées
Ex-libris de Franz von Bayros.
Le Magnétisme du fouet.

XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Livres dans les autres langues[modifier | modifier le code]

Autobiographies[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Et bien avant l'écriture, avec les peintures rupestres comme l'a analysé Georges Bataille dans La Peinture préhistorique. Lascaux ou la naissance de l'art, publié en 1955. L'érotique de l’art préhistorique
  2. C'est d'abord de la littérature avant d'être de l'érotisme. Tout comme le roman policier, la science-fiction, elle ne peut être classée dans un genre mineur s'opposant à une littérature noble
  3. Il a fallu attendre le XIXe siècle et ses critiques bien-pensants pour considérer que « Le livre érotique est un moyen dont la sensation est la fin ».
  4. Paul Aron, Denis Saint-Jacques, Alain Viala (dir.), Le dictionnaire du littéraire, Paris, Quadrige Presses universitaires de France, 2014 [2002], 814 p., p. 246
  5. « Il y a de bons polars, de bons bouquins de SF, pourquoi pas de bons pornos ? Pourquoi la pornographie devrait-elle être laissée à des écrivains de second ordre ? Dénués de talent ? Pourquoi la vouer aux poubelles de la littérature, aux sex-shops ? » a décidé Esparbec.
  6. Platon, Le Banquet, discours d'Aristophane
  7. Certains cyniques, tels Hipparchia et Cratès de Thèbes, faisaient l'amour sur la place publique. Cf. Diogène Laërce.
  8. Cf. Aristote, Éthique à Nicomaque, livres VIII et IX.
  9. Cf. par exemple Épicure, Maximes capitales, et Marc Aurèle, Pensées pour moi-même.
  10. Platon, grand théoricien grec de l'érotisme, qualifie Sappho de « Dixième Muse » dans une épigramme sans doute apocryphe.
  11. Le Phèdre de Platon préfigure le langage et les images qui seront utilisés dans la mystique amoureuse chrétienne.
  12. Lucrèce développe à la fin de ce livre IV une critique sévère de l'érotisme et de ses illusions.
  13. La description de l'extase que rédige sainte Thérèse d'Avila est profondément érotique par ses images et sa puissance. Cf. Vie par elle-même, Seuil, Points-Sagesses, 1995, chap. XXIX, p. 305-309.
  14. Martin Luther, Les grands écrits réformateurs, « La liberté du chrétien », XII, GF-Flammarion, 1992, p. 213 : « la foi [...] unit l'âme au Christ, comme une épouse est unie à l'époux. [...] N'est-ce pas un heureux ménage qui se fonde, quand le fiancé riche, noble, juste, prend pour épouse la malheureuse et mauvaise petite prostituée que l'on méprise, la délivre de tout mal et l'orne de tout bien ? ».
  15. Voir Julia Kristeva, Thérèse mon amour, Fayard, 2008.
  16. La sexualité dans le Haut-Moyen Âge (1180 à 1453)
  17. Ces ballades furent éditées par Levet à la suite du Testament.
  18. Antony McKenna, Alain Mothu, La philosophie clandestine à l'Âge classique, Universitas, , p. 407
  19. Les trois éditions différentes de l’Histoire comique de Francion ont été faites à Paris chez Pierre Billaine.
  20. Les Contes et Romans de Diderot ont été publiés à la "Bibliothèque de la Pléiade" en 1962.
  21. Ce récit fut aussi édité sous le titre Histoire de dom B***, portier des chartreux.
  22. Cette correspondance fut d'abord publiée sous le titre de Lettres originales de Mirabeau écrites au donjon de Vincennes pendant les années 1777, 78, 79 et 80.
  23. Restif de La Bretonne publia cet ouvrage sous le pseudonyme de M. Linguet.
  24. La Morlière sous-titra son conte Histoire indienne, ouvrage sans vraisemblance.
  25. Les œuvres complètes du Divin Marquis ont été publiées à la "Bibliothèque de la Pléiade" en 1990.
  26. Les Cent Vingt journées de Sodome.
  27. Cet ouvrage porte comme sous-titre « Méditations de philosophie éclectique sur le bonheur et le malheur conjugal ».
  28. Deux nouvelles éditions de cette correspondance sont parues en 1927 et 1960.
  29. Cette première édition se fit clandestinement à Bruxelles, elle était sous-titrée « Dialogues infâmes. Scènes réelles de la vie de nos mondaines ».
  30. Ces six sonnets furent ensuite édités dans Parallèlement en 1889.
  31. Une publication partielle avait été faite en 1947 sous le titre « Ombre de mon amour »
  32. Œuvres complètes de Georges Bataille ont été publiées par Gallimard, en douze volumes, entre 1970 et 1988. Il est entré à la "Bibliothèque de la Pléiade" en 2004.
  33. Première parution en 1947 sous le titre La Haine de la poésie
  34. Deux premières moutures de cet essai de Gide avaient été imprimées en 1911 et 1920, mais incomplètes elles n'avaient pas été rendues publiques.
  35. Aventure de Catherine Crachat, à partir de 1947, regroupe deux romans de Jouve, Hécate de 1928 et Vagadu de 1931.
  36. Réédité en 1956 dans les Œuvres complètes avec Petit Ami et In Memoriam.
  37. Le « Manuel de civilités pour les petites filles » a été réédité en 1969 avec des illustrations tirées des livres de la comtesse de Ségur.
  38. En 1979, Georges Pichard a illustré une nouvelle édition de « Trois filles de leur mère »Édition de Georges Pichard
  39. Présentation de La Chapelle sextine.
  40. Les différences de pratiques entre l'évêque de Lodève et Nicolas Eymerich, un de ses successeurs, sont décrites dans le Manuel de l'inquisiteur.
  41. Le lesbianisme de Nicolas Chorier (extraits de dialogues)
  42. Pour titre, le traducteur, l'abbé François Granet, choisit : « Histoire des flagellants où l'on fait voir le bon et le mauvais côté des flagellations parmi les chrétiens ».

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Illustrateurs[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources primaires[modifier | modifier le code]

  • Alessandro Bertolotti, Curiosa : la bibliothèque érotique, Paris, La Martinière, , 254 p. (ISBN 978-2-7324-5274-6)
  • Jean-Pierre Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1880 et 1920, Paris, Jean-Pierre Dutel, 2002.
  • Jean-Pierre Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en français entre 1920 et 1970, Paris, Jean-Pierre Dutel, 2005.
  • Jean-Pierre Dutel, Bibliographie des ouvrages érotiques publiés clandestinement en France entre 1650 et 1880, Paris, Jean-Pierre Dutel, 2009.
  • Jean-Jacques Pauvert et Mathias Pauvert (textes réunis et présentés), Anthologie historique des lectures érotiques : De Gilgamesh à Saint-Just, de -2000 à 1790, t. I, Paris, Stock/Spengler, , 1150 p. (ISBN 2-234-04532-0)
    • —, Anthologie historique des lectures érotiques : De Sade à Victoria, 1791-1904, t. II, Paris, Stock/Spengler, , 1028 p. (ISBN 2-234-04533-9)
    • —, Anthologie historique des lectures érotiques : De Guillaume Apollinaire à Philippe Pétain, 1905-1944, t. III, Paris, Stock/Spengler, , 997 p. (ISBN 2-234-04534-7)
    • —, Anthologie historique des lectures érotiques : D'Eisenhower à Emmanuelle, 1945-1985, t. IV, Paris, Stock/Spengler, , 1054 p. (ISBN 2-234-04535-5)
  • Jean-Jacques Pauvert, Anthologie historique des lectures érotiques : De l'infini au zéro, 1985-2000, t. V, Paris, Stock, , 717 p. (ISBN 2-234-05379-X)

Anthologie de textes érotiques[modifier | modifier le code]

  • Zéno Bianu (dir.), Éros émerveillé : anthologie de la poésie érotique française, Paris, Gallimard, coll. « Poésie » (no 472), , 627 p. (ISBN 978-2-07-044355-0)
  • Claudine Brécourt-Villars (textes réunis), Écrire d'amour : anthologie de textes érotiques féminins : 1799-1984, Paris, Ramsay, , 416 p. (ISBN 2-85956-429-2)
  • Charles Senard (éd. et trad.), Vénus et Priape. Anthologie de poésie érotique néo-latine du Quattrocento, Paris, éditions Droz, 2017

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

  • Sarane Alexandrian, Histoire de la littérature érotique, Paris, Seghers, , 406 p. (ISBN 2-232-10243-2). Réédition Payot, coll. « Petite Bibliothèque Payot », 2008, 591 p.
  • Olivier Bessard-Banquy (dir.), Le livre érotique, Bordeaux, Presses universitaires de Bordeaux, coll. « Les Cahiers du livre », , 219 p. (ISBN 978-2-86781-614-7)
  • Philippe Di Folco (dir.) (préf. Jean-Claude Carrière), Dictionnaire de la pornographie : suivi d'une galerie de noms et d'une galerie de mots, Paris, Presses universitaires de France, , 581 p. (ISBN 2-13-054414-2)
  • Dominique Maingueneau, La littérature pornographique, Paris, Armand Colin, coll. « Lettres, linguistique » (no 128), , 125 p. (ISBN 978-2-2003-4718-5)
  • Robert Netz, Histoire de la censure dans l'édition, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », , 127 p. (ISBN 2-13-048438-7)
  • Jean-Jacques Pauvert, La littérature érotique, Paris, Flammarion, coll. « Dominos » (no 219), , 128 p. (ISBN 2-08-035734-4)
  • Jean-Jacques Pauvert, Métamorphose du sentiment érotique, Paris, J.-C. Lattès, , 350 p. (ISBN 978-2-7096-3648-3)
  • Pascal Pia (sous la direction de), Dictionnaire des œuvres érotiques, domaine français, Paris, Mercure de France, 1971 ; rééd. Paris, Robert Laffont, coll. « Bouquins », 2001

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

  • Enver F. Dehoï, L'Érotisme des “Mille et une nuits”, Paris, Jean-Jacques Pauvert, coll. « Bibliothèque Internationale d'érotologie », 1961

Pérode moderne[modifier | modifier le code]

  • Jean-Christophe Abramovici (textes choisis et présentés), Le livre interdit : de Théophile de Viau à Sade, Paris, Éditions Payot & Rivages, coll. « Petite bibliothèque Payot » (no 298), , 290 p. (ISBN 2-228-89053-7)
  • Colas Duflo, Philosophie des pornographes : les ambitions philosophiques du roman libertin, Paris, Éditions du Seuil, coll. « L'Ordre philosophique », , 300 p. (ISBN 978-2-02-140417-3)
  • Didier Foucault, Histoire du libertinage : des goliards au marquis de Sade, Paris, Perrin, , 487 p. (ISBN 978-2-262-01833-7)
  • Jean Goulemot, Ces livres qu'on ne lit que d'une main : lecture et lecteurs de livres pornographiques au XVIIIe siècle, Aix-en-Provence, Alinéa, , 191 p. (ISBN 2-7401-0010-8)

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

  • Marc Angenot, Le cru et le faisandé : sexe, discours social et littérature à la Belle Époque, Bruxelles, Éditions Labor, coll. « Archives du futur », , 202 p. (ISBN 2-8040-0145-8)
  • Christian Authier, Le nouvel ordre sexuel, Paris, Bartillat, , 284 p. (ISBN 2-8410-0280-2)
  • Robert Benayoun, Érotique du surréalisme, Paris, Jean-Jacques Pauvert, coll. « Bibliothèque internationale d'érotologie », , 190 p. (ISBN 2-7202-0139-1)
  • Olivier Bessard-Banquy, « L’écriture du sexe aujourd’hui : la littérature entre le désenchantement érotique et le dégoût charnel », Revue d'études culturelles, no 1 « Érotisme et ordre moral »,‎ , p. 47-58
  • Olivier Bessard-Banquy, Sexe et littérature aujourd'hui, Paris, La Musardine, , 237 p. (ISBN 978-2-84271-486-4)
  • Olivier Bessard-Banquy, « Le livre érotique de 1945 à 1968 : tendance subversive », dans Amélie Auzoux et Camille Koskas, Érotisme et frontières dans la littérature française du XXe siècle, Paris, Classiques Garnier, coll. « Rencontres » (no 422), , 406 p. (ISBN 978-2-406-08575-1), p. 211-229
  • Robert Darnton, Édition et sédition : l'univers de la littérature clandestine au XVIIIe siècle, Paris, Gallimard, coll. « NRF essais », , 278 p. (ISBN 978-2-07-072212-9)
  • Éric Losfeld, Endetté comme une mule ou la Passion d'éditer, Paris, Pierre Belfond, 1979 — réédition sous le titre Endetté comme une mule, avec une préface de François Guérif, collection « Souple », Auch, Éditions Tristram, 2017.
  • Jean-Jacques Pauvert, Nouveaux (et moins nouveaux) visages de la censure, suivi de l'Affaire Sade, Paris, Les Belles Lettres, 1994000, publié en 2001.
  • Pascal Pia, Les Livres de l'enfer. Bibliographie critique des ouvrages érotiques dans leurs différentes éditions du XVIe siècle à nos jours, 2 volumes, Paris, Courlet et Faure, 1978 ; réédition en 1 volume, Paris, Fayard, 1998.
  • Emmanuel Pierrat, Le Sexe et la Loi, Paris, Éditions La Musardine, coll. « L'attrape-corps », 1996.
  • Emmanuel Pierrat, Le Bonheur de vivre en enfer, Paris, Maren Sell Éditeurs, 2004.
  • Emmanuel Pierrat, Le Livre des livres érotiques, Paris, Éditions du Chêne, 2007.
  • Emmanuel Pierrat (dir.), Le Livre noir de la censure, Paris, Le Seuil, 2008.
  • Emmanuel Pierrat, 100 livres censurés, Paris, Éditions du Chêne, 2010.
  • Marie-Françoise Quignard et Raymond-Josué Seckel (dir.), L'Enfer de la Bibliothèque. Éros au secret, catalogue d'exposition (Paris, Bibliothèque Nationale de France, -), Paris, BNF, 2007
  • Raymond-Josué Seckel, « L'édition érotique : Eric Losfeld et Jean-Jacques Pauvert », dans Pascal Fouché (dir.), L’Édition française depuis 1945, Paris, Le Cercle de la librairie, (ISBN 2-7654-0708-8), p. 778-779
  • Annie Stora-Lamarre (préf. Michelle Perrot), L'Enfer de la IIIe République : censeurs et pornographes (1881-1914), Paris, Imago, , 248 p. (ISBN 2-902702-57-4)
  • Anne Urbain-Archer, L’encadrement des publications érotiques en France : (1920-1970), Paris, Classiques Garnier, coll. « Littérature et censure » (no 5), , 925 p. (ISBN 978-2-406-07419-9)
  • Érotisme et pornographie, Revue de la BNF, no 7, .
  • La Pornographie, Romantisme (littératures, arts, sciences, histoire), no 167, , Armand Colin

Liens externes[modifier | modifier le code]