Julia Kristeva

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Julia Kristeva
Julia Kristeva à Paris en 2008.jpg

2008

Naissance
(76 ans)
Sliven
Nationalité
Langue maternelle
Formation
Principaux intérêts
Œuvres principales
Semeiotikê
La Révolution du langage poétique
Le Génie féminin
Distinctions

Julia Kristeva (en bulgare : Юлия Кръстева), née le à Sliven, est une philologue, psychanalyste et écrivaine française d'origine bulgare. Elle est professeur émérite de l'université Paris-Diderot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle réside à Paris (France) depuis 1966. Elle fait une carrière universitaire, devenant professeur à l'université Paris-Diderot et fondatrice du centre Roland Barthes. Elle est membre honoraire de l'Institut universitaire de France. Elle a donné des enseignements en sémiologie à l'université d'État de New York.

Elle est psychanalyste, membre de la Société psychanalytique de Paris depuis 1987, puis membre titulaire depuis 1997.

Engagements institutionnels et associatifs[modifier | modifier le code]

Julia Kristeva fait partie, depuis plusieurs années, du Conseil national handicap, qui a pour but de sensibiliser, former et informer la population sur les différents handicaps et leurs prises en charge[1].

En 2008, elle a créé à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes, récompensant l’œuvre et l’action de personnes contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.

En 2011, Julia Kristeva est invitée par le pape Benoît XVI à la Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde, à Assise, le 27 octobre 2011[2].

Activités de recherche et littéraires[modifier | modifier le code]

Julia Kristeva a publié plus d’une trentaine d’ouvrages, notamment sur les femmes écrivains et aux intellectuelles. Son œuvre a une influence sur le féminisme international contemporain [3].

Elle participe à la revue d'avant-garde Tel Quel fondée par Philippe Sollers en collaborant dans ce groupe avec Michel Foucault, Roland Barthes, Jacques Derrida, Jean-Louis Baudry, Jean-Pierre Faye, Marcelin Pleynet, Jean Ricardou, Jacqueline Risset, Denis Roche, Umberto Eco, Pierre Rottenberg, Jean Thibaudeau et Philippe Sollers.

Dès son premier livre, Sèméiôtikè. Recherches pour une sémanalyse (1969), Julia Kristeva s'interroge sur le surgissement du texte littéraire ou poétique à l'intérieur du champ historique et social, c'est-à-dire aussi à l'intérieur du langage, mais travaillant contre lui, voulant le transformer. Structuralisme, matérialisme historique, psychanalyse : autant d'épistèmès jusque-là restées ignorantes les unes des autres et au carrefour desquelles Julia Kristeva situe, dans les années 1960-1970, sa réflexion théorique sur le langage et l'écriture. Dans ce contexte, Kristeva invente, en 1966, la notion d'intertextualité. Déplaçant les savoirs linguistiques et sémiologiques dans un nouvel espace de référence, Sèméiôtiké (1969) pose les concepts fondamentaux de cette théorie, lesquels seront repris, précisés et complétés dans la première partie de La Révolution du langage poétique (1974) et mis à l'épreuve de l'analyse littéraire dans la seconde partie de ce livre, consacrée aux écritures de Lautréamont et Mallarmé. S'inspirant du dialogisme bakhtinien, Kristeva conçoit l'analyse du texte à la lumière de son intertexte. Le texte redistribue la langue, il est le champ même de cette redistribution.

En 2014, elle est la rédactrice en chef d'un jour du quotidien L'Humanité, à l'occasion de la journée internationale des femmes[4].

Julia Kristeva est la présidente du Prix du livre politique[5].

Présentation de l’œuvre[modifier | modifier le code]

Langage et sémiotique[modifier | modifier le code]

Sa pensée et son œuvre se situent à la traversée des frontières, s'inscrivant dans un courant de la culture européenne, qui va de Saint Augustin, pour qui la seule patrie, c'est le voyage (In via in patria)[6], jusqu’à Freud, dont elle rappelle la formule « Là où c'était, je dois advenir. » [7] Comme le souligne Roger-Pol Droit, "une certaine forme de migration serait donc essentielle à la pensée, dans sa forme collective comme dans son évolution individuelle."[8] C'est le cas de ses premières œuvres, dont Sèméiotikè[9] livre qui suscite un article de Roland Barthes publié en 1970 dans La Quinzaine littéraire, qu'il intitule « L'Étrangère », pour décrire sa démarche en ses termes: « Julia Kristeva change la place des choses : elle détruit toujours le dernier préjugé, celui dont on croyait pouvoir se rassurer et s’enorgueillir ; ce qu’elle déplace, c’est le déjà-dit, c’est-à-dire l’insistance du signifié. » [10] Dans son analysé de ce livre, Barthes souligne que les concepts élaborés par Kristeva et les objets de son analyse ont en commun d'être "marqués d'une mobilité exorbitante" qui caractérise une grande partie de son œuvre[11]. Dans La Révolution du langage poétique (1974), elle développe la théorie du processus producteur de sens dans le langage, composé selon elle, de deux éléments concourants, le symbolique et le sémiotique, en interrogeant les relations entre le langage et le corps vivant[12]. Dans son livre suivant, Polylogue (1977), elle poursuit cette analyse de diverses pratiques de symbolisation, de la plus simple, la langue, en passant par la peinture de la Renaissance (Giotto, Bellini) et la littérature moderne (Artaud, Joyce, Céline, Beckett, Bataille, Sollers), jusqu’à leurs approches par la sémiotique et la psychanalyse[13].

Littérature et psychanalyse[modifier | modifier le code]

Après différentes participations à des ouvrages collectifs (La Traversée des signes, 1975[14], et Folle Vérité, 1979[15]), Kristeva semble opter pour un nouvel axe de réflexion, moins scientifique et plus « philosophique », en publiant trois ouvrages centrés chacun sur un thème particulier : l'abjection, Pouvoirs de l'horreur (1980)[16], l'amour, Histoires d'amour (1983)[17] et la dépression, Soleil noir, dépression et mélancolie (1987)[18]. Dans cette trilogie elle s'appuie sur les œuvres littéraires, ainsi que sur des récits de ses patients, en cherchant à problématiser ce qui met le sujet en péril. Dans Pouvoirs de l'horreur. (1980), la seconde partie est consacrée à l'écriture de Céline. À la croisée du sémiotique et du symbolique, l’expérience esthétique représente pour Kristeva une source de questionnements tant pour la théorie que pour la pratique analytique. Expérience psychanalytique et littéraire se côtoyant et s'interférant, le texte littéraire n'est pas selon elle seulement un objet hétérogène auquel «s'appliquent» artificiellement des concepts psychanalytiques mais elle cherche à explorer l'écriture de Céline, d'Artaud, de Proust ou de Colette, à travers une écoute d'analyste, dans ce que Kristeva appelle « le substrat infrasignifiant de la langue »[19], c'est-à-dire les latences infantiles, d'ordre sémiotique, qui se donnent à lire — et à interpréter — dans la langue littéraire. Cette démarche se poursuit dans l'analyse du temps sensible dans l'œuvre de Proust, où pour Kristeva seule l'expérience romanesque "dévoile la vérité du sens et du sensible", en découvrant "sous l'Absolu le jeu des intrigues, l'ambiguïté des caractères et l'immersion des signes dans les sensations"[20].

Les Nouvelles Maladies de l’Âme[modifier | modifier le code]

En 1988, Julia Kristeva publie Étrangers à nous-mêmes[21], consacré au thèmes de la migration, de l'exil et de l'altérité. Faisant suite à cet essai, Les Nouvelles Maladies de l’Âme [22]., tente de défnir les spécifcités nouvelles des patients d’aujourd’hui ainsi que l'ensemble des images médiatiques, qui aplanissent les différences et les émotions, produisent également une uniformisation de l’âme ou de la psyché. Kristeva affirme que "les nouvelles maladies de l’âme sont les diffcultés ou des incapacités de représentations psychiques qui vont jusqu’à mettre à mort l’espace psychique"[23].

« Pressés par le stress, impatients de gagner et de dépenser, de jouir et de mourir, les hommes et les femmes d’aujourd’hui font l’économie de cette représentation de leur expérience qu’on appelle une vie psychique… L’homme moderne est en train de perdre son âme. Mais il ne le sait pas, car c’est précisément l'appareil psychique qui enregistre les représentations et leurs valeurs signifiantes pour le sujet. . »

— Les Nouvelles Maladies de l’Âme, p.122

Kristeva poursuit cette problématique dans Sens et non-sens de la révolte, pouvoirs et les limites de la psychanalyse, publié en 1996, en posant la question si face à la culture « show » ou « entertainment » il est possible de bâtir et d'aimer une culture-révolte ? C'est-à-dire ni "une nouvelle version de l'engagement", ni "une promesse paradisiaque", mais, au sens étymologique et même proustien de la révolte : dévoilement, retournement, déplacement, reconstruction du passé, de la mémoire et du sens[24].

Réflexion sur le féminin[modifier | modifier le code]

Entre 1999 et 2002 Kristeva publie la trilogie Le Génie féminin: la vie, la folie, les mots, consacrée à trois femmes du XXe siècle — Hannah Arendt, Melanie Klein et Colette, où elle se dissocie du « féminisme massificateur » et insiste sur l'irréductible singularité de chaque sujet. Sans ignorer la différence sexuelle, Julia Kristeva explore l'économie libidinale et psychique spécifique au sujet féminin, non pour cerner une illusoire identité féminine — question héritée du XIXe siècle, qui a trouvé sa pleine expression au XXe siècle, et qui, selon elle, est désormais obsolète —, mais pour dépasser l'enfermement dans les catégories sexuelles et ouvrir, via l'interrogation des identités, à la question de la singularité de chacun. La réflexion de Kristeva sur le féminin part en effet de la conviction que l'ultime aboutissement des droits de l'homme et de la femme n'est autre que l'idéal formulé par Duns Scot et que l'époque contemporaine a désormais les moyens de réaliser: l'attention portée à l'hecceitas[25].

Romans[modifier | modifier le code]

En 2004, Kristeva publie le roman Meurtre à Byzance, un polar historique et métaphysique, où à travers une sombre histoire de meurtres en série, et un cheminement sur les traces d'Anne Comnène, princesse byzantine et historienne, elle aborde le sujet de l'immigration, du déracinement et de la perte d'identité dans un voyage vers l'innommable.

Entre récit et traité, le roman Thérèse mon amour paraît en 2008, et s'inscrit dans la suite des biographies que Julia Kristeva, sous le titre Le Génie féminin, a consacrées à Hannah Arendt, Mélanie Klein et Colette. Il s'agit d'un récit de la vie de Thérèse d'Avila avec de multiples échos entre ce que Thérèse a vécu au XVIe siècle et le surgissement du continent religieux aujourd’hui, où Kristeva cherche à faire renaître au présent l'énigme de l'expérience intérieure de la sainte.

La pensée du temps entre la réalité à la fiction est le thème de son sixième roman L'Horloge enchantée, publié en 2015, où elle met en scène des personnages appartenant à des époques différentes, qui ont en commun le fait d'éprouver le temps et dialoguent avec l'artisan mécanicien de Versailles, Claude-Siméon Passemant autour de sa pendule astronomique.

Controverses[modifier | modifier le code]

Chine[modifier | modifier le code]

En 1974, elle se rend en Chine avec Philippe Sollers. Son compte-rendu de voyage publié sous le titre Des Chinoises est élogieux au sujet de Mao Zedong qui « a libéré les femmes » et « résolu la question éternelle des sexes ». Alors que prend fin la Révolution culturelle, elle affirme n'avoir « constaté aucune violence »[26].

Utilisation de termes scientifiques[modifier | modifier le code]

Parmi ses critiques, les professeurs de physique Alan Sokal et Jean Bricmont, dans Impostures intellectuelles, dénoncent une utilisation de termes techniques mathématiques ou physiques par Kristeva, qui seraient destinés, selon eux, à impressionner un lecteur qui ne possède pas les connaissances permettant de juger du bien-fondé de l'utilisation de ces termes et à « surpasser Lacan pour ce qui est de la superficialité de l’érudition »[27]. Analysant des passages de trois articles, ils mettent en évidence ce qui, d'après eux, démontre la méconnaissance des termes mathématiques qu'emploie Julia Kristeva. Pour Dominique Pinsolle, « Sokal et Bricmont estiment que leur jargon scientifique masquent au mieux un manque de rigueur dans leurs théories, au pire un véritable charlatanisme. »[28]. Dans le journal le Monde, Jacques Treiner juge que la réponse de Kristeva est une « navrante contre-attaque nationaliste »[29].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle est mariée avec Philippe Sollers[30].

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Essais linguistique et littérature[modifier | modifier le code]

  • Le Langage, cet inconnu. Une initiation à la linguistique, SGPP, 1969 (publié sous le nom Julia Joyaux ; rééd. Seuil, Points no 125, 1981).
  • Semeiotikê. Recherches pour une sémanalyse, Seuil, 1969.
  • Le Texte du roman. Approche sémiologique d’une structure discursive transformationnelle, La Haye, Mouton, 1970.
  • La Traversée des signes (ouvrage collectif), Seuil, 1975.
  • Polylogue, Seuil, 1977.
  • La Révolution du langage poétique. L'avant-garde à la fin du XIXe siècle, Lautréamont et Mallarmé, 1985.
  • Le Temps sensible. Proust et l'expérience littéraire, Gallimard, 1994, Folio Essais, 2000.

Autres essais[modifier | modifier le code]

  • Des Chinoises, Des Femmes, 1974 ; rééd. Pauvert, 2001.
  • Folle Vérité (ouvrage collectif), 1979.
  • Pouvoirs de l'horreur. Essai sur l'abjection, Seuil, 1980.
  • Histoires d'amour, Denoël, 1983.
  • Au commencement était l'amour. Psychanalyse et foi, Textes du XXe siècle, Hachette, 1985.
  • Soleil noir. Dépression et mélancolie, Gallimard, 1987.
  • Le Génie féminin, Paris, rééd. Gallimard, coll. « Folio essais »
    • 1. Hannah Arendt, 1999 ;
    • 2. Melanie Klein, 2000 (ISBN 2-07-042739-0) ;
    • 3. Colette, 2002.
  • Au risque de la pensée, Éditions de l'Aube, 2001.
  • Cet incroyable besoin de croire, Paris, Bayard, 2007.
  • Du mariage considéré comme un des beaux-arts, avec Philippe Sollers, Fayard, 2015.
  • Je me voyage. Mémoires, entretiens avec Samuel Dock, Paris, Fayard, 2016
  • Beauvoir présente, Fayard, 2016. (ISBN 978-2-8185-0419-2)

Romans[modifier | modifier le code]

  • Les Samouraïs, 1990.
  • Le Vieil Homme et les loups, 1991.
  • Possessions, 1996.
  • Meurtre à Byzance, 2004.
  • Thérèse mon amour, récit, Fayard, 2008.
  • L'Horloge enchantée, Fayard, 2015.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Voir sur le site États généraux du handicap.
  2. Voir sur le site zenit.org.
  3. Voir Kelly Oliver, Reading Kristeva: Unraveling the Double-Bind, Indiana University Press (1993) (ISBN 978-0253207616) et Cecilia Sjoholm, Kristeva and the Political, Routledge Publisher (2005) (ISBN 978-0415213653).
  4. Julia Kristeva rédactrice en chef d'un jour de l'Humanité, article du site Internet du quotidien de présentation du numéro de l'Humanité du 7, 8 et 9 mars 2014. http://www.humanite.fr/medias/julia-kristeva-redactrice-en-chef-dun-jour-de-lhum-560559
  5. Palmarès du Prix du livre Politique La lettre du libraire, 9 février 2015
  6. Julia Kristeva, Pulsions du temps, Fayard, 2013, p.248
  7. Julia Kristeva, Parler en psychanalyse : des symboles à la chair et retour, in Pulsions du temps, Fayard, 2013, p.215
  8. Artilce de Roger-Pol Droit dans Le monde du 17 novembre 2005, http://www.lemonde.fr/livres/article/2005/11/17/julia-kristeva-je-vis-avec-ce-desir-de-sortir-de-moi_711066_3260.html
  9. Semeiotikè. Recherches pour une sémanalyse, éditions du Seuil, 1969 (réédition dans la collection « Points » n° 96, 1978)
  10. L'Étrangère in Roland Barthes, Œuvres complètes, vol. 3, Seuil 2002 - p. 477.
  11. Roland Barthes, Œuvres complètes, vol. 3, éditions du Seuil 2002, p. 478
  12. La Révolution du langage poétique. L’avant-garde à la fin du XIXe siècle, Lautréamont et Mallarmé, édition du Seuil, 1974 (réédition dans la collection « Points » n° 174, 1985)
  13. Polylogue, édition du Seuil, 1977
  14. Julia Kristeva, La traversée des signes, (recueil des travaux du séminaire « pratique signifiante et mode de production»), éditions du Seuil,. 1975
  15. Folle vérité. Vérité et vraisemblance du texte psychotique, éditions du Seuil, 1979, 307 pages.
  16. Pouvoirs de l’horreur. Essai sur l’abjection, Fayard, 1980 (rééd. « Points » n° 152, 1983)
  17. Histoires d'amour, éditions Denoël, 1983, (rééd Folio « Essais » n° 24, 1985)
  18. Soleil noir. Dépression et mélancolie, Fayard, 1987 (rééd. Folio « Essais » n° 123, 1989)
  19. Julia Kristeva, Au risque de la pensée, entretiens avec Marie-Christine Navarro, Éditions de l'Aube, 2001, p.67
  20. Julia Kristeva, Le Temps sensible. Proust et l'expérience littéraire Collection NRF Essais, Gallimard, 1994 p.340 et suivantes
  21. Étrangers à nous-mêmes, éditions Fayard, 1988 ( réédition en Folio « Essais » n° 156)
  22. Julia Kristeva, Les Nouvelles Maladies de l’Âme, éditions Fayard, 1993
  23. Julia Kristeva, Les Nouvelles Maladies de l’Âme, éditions Fayard, 1993, p.19
  24. Sens et non-sens de la révolte. Pouvoirs et limites de la psychanalyse I. Fayard, Paris, 1996, Introduction.
  25. Julia Kristeva, Y a-t-il un génie féminin, in Le génie féminin, vol.III, Colette, éditions Fayard 2002, réédition Folio Essais, Gallimard, pp. 540-558
  26. Mao ou l'étrange fascination française pour le sado-marxisme, par Guy Sorman, lefigaro.fr, 15 octobre 2007.
  27. Une désinformation. Julia Kristeva. Le Nouvel Observateur, n° 1716, 25 septembre au 1er octobre 1997, page 122.
  28. Les sources du relativisme postmoderne
  29. Le Monde, 11 octobre 1997, Jacques Treiner, Sokal-Bricmont: Non, ce n'est pas la guerre.
  30. « La vie à deux Julia Kristeva et Philippe Sollers. Tête-à-tête », dans Libération du 5 août 1996.
  31. Site du prix Holberg
  32. a et b Décret du 13 mai 2011 portant promotion et nomination.
  33. Prix Hannah Arendt.
  34. a et b [1]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • David Crownfield, Body/Text in Julia Kristeva: Religion, Women, and Psychoanalysis, State University of New York Press, 1992.
  • Kelly Oliver, Ethics, Politics, and Difference in Julia Kristeva's Writing, Routledge Édition, 1993.
  • Anna Smith, Julia Kristeva: Readings of Exile and Estrangement, Palgrave Macmillan, 1996.
  • Jennifer Radden, The Nature of Melancholy: From Aristotle to Kristeva, Oxford University Press, 2000.
  • Roland Barthes, « L'Étrangère » in Œuvres complètes, vol. 3, Seuil 2002.
  • Sara Beardsworth, Julia Kristeva, Psychoanalysis and Modernity, Suny Press, 2004 (Goethe Award de recherches en psychanalytiques).
  • Megan Becker-Leckrone, Julia Kristeva And Literary Theory, Palgrave Macmillan, 2005.
  • John Lechte, Maria Margaroni, Julia Kristeva: Live Theory, Continuum International Publishing Group Ltd, 2005.
  • Kelly Ives, Julia Kristeva: Art, Love, Melancholy, Philosophy, Semiotics and Psychoanalysis, Crescent Moon Publishing Édition, 2010.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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