Julia Kristeva

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Julia Kristeva

Philosophe et psychanalyste française

Philosophie contemporaine

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Julia Kristeva en 2008

Naissance à Sliven (Bulgarie)
École/tradition structuralisme, féminisme
Principaux intérêts linguistique, littérature,
psychanalyse, érotisme,
philosophie, politique
Idées remarquables intertextualité, abjection, reliance maternelle
Œuvres principales Semeiotikê ; La Révolution du langage poétique ; Le Génie féminin (3 t.), Thérèse mon amour
A influencé Judith Butler

Julia Kristeva (en bulgare Юлия Кръстева), née le à Sliven (Bulgarie), est philosophe, psychanalyste, féministe, et écrivain française d'origine bulgare et professeur émérite de l'université Paris VII - Diderot.

Biographie[modifier | modifier le code]

Julia Kristeva travaille en France depuis 1966. Elle participe à la revue d'avant-garde Tel Quel fondée par Philippe Sollers en collaborant dans ce groupe avec Michel Foucault, Roland Barthes, Jacques Derrida, Jean-Louis Baudry, Jean-Pierre Faye, Marcelin Pleynet, Jean Ricardou, Jacqueline Risset, Denis Roche, Umberto Eco, Pierre Rottenberg, Jean Thibaudeau et Philippe Sollers. Elle rencontre ce dernier en 1966 et deviendra son épouse[1].

Dès son premier livre, Sèméiôtikè. Recherches pour une sémanalyse (1969), Julia Kristeva s'interroge sur le surgissement du texte littéraire ou poétique à l'intérieur du champ historique et social, c'est-à-dire aussi à l'intérieur du langage, mais travaillant contre lui, voulant le transformer. Structuralisme, matérialisme historique, psychanalyse : autant d'épistèmès jusque-là restées ignorantes les uns des autres et au carrefour desquelles Julia Kristeva situe, dans les années 1960-1970, sa réflexion théorique sur le langage et l'écriture. Dans ce contexte, Kristeva invente, en 1969, la notion d'intertextualité. Déplaçant les savoirs linguistiques et sémiologiques dans un nouvel espace de référence, Sèméiôtiké (1969) pose les concepts fondamentaux de cette théorie, lesquels seront repris, précisés et complétés dans la première partie de La Revolution du langage poétique (1974) et mis à l'épreuve de l'analyse littéraire dans la seconde partie de ce livre, consacrée aux écritures de Lautréamont et Mallarmé. S'inspirant du dialogisme bakhtinien, Kristeva conçoit l'analyse du texte à la lumière de son intertexte. Le texte redistribue la langue, il est le champ même de cette redistribution. 

Julia Kristeva est, depuis 1987, membre de la Société psychanalytique de Paris et membre titulaire depuis 1997. Dans son expérience analytique elle privilégie une unité à ses yeux primordiale : l'inconscient se situe au carrefour de la pulsion et du sens, du somatique et du psychique ; le corollaire non moins capital de cette proposition étant l'hétérogénéité du signifiant, à l'intersection lui-même du sémiotique et du symbolique — de la sexualité et de la pensée.

Julia Kristeva a publié plus d’une trentaine d’ouvrages et récemment, elle s’est particulièrement intéressée aux femmes écrivains et aux intellectuelles. Son œuvre a une grande influence sur le féminisme international contemporain [2].

Activités universitaires[modifier | modifier le code]

Julia Kristeva enseigne la sémiologie à l'université d'État de New York et à l'université Paris VII - Diderot. Elle est membre de l'Institut universitaire de France.

Elle a créé aussi le centre Roland Barthes, dont les activités sont destinées aux doctorants et aux enseignants chercheurs qui interrogent les textes littéraires dans une perspective interdisciplinaire.

Autres activités[modifier | modifier le code]

Julia Kristeva fait partie, depuis plusieurs années, du Conseil national handicap, qui a pour but de sensibiliser, former et informer la population sur les différents handicaps et leurs prises en charge[3].

En 2008, elle a créé à l’occasion du 100e anniversaire de la naissance de Simone de Beauvoir, le prix Simone de Beauvoir pour la liberté des femmes, récompensant l’œuvre et l’action exceptionnelles de femmes et d’hommes qui, dans l’esprit de Simone de Beauvoir, contribuent à promouvoir la liberté des femmes dans le monde.

En 2011, Julia Kristeva est invitée par le pape Benoît XVI à la Journée de réflexion, de dialogue et de prière pour la paix et la justice dans le monde, à Assise, le 27 octobre 2011, où, selon la volonté du pape, pour la première fois des non-croyants participent à ce rassemblement[4].

En 2014, elle est la rédactrice en chef d'un jour du quotidien l'Humanité à l'occasion de la journée internationale de la femme [5]

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Julia Kristeva est docteur honoris causa dans de nombreuses universités (comme la New School University de New York, en 2003, l'université de Bayreuth en 2000, ou l'université Harvard de Cambridge, Massachusetts, en 1999) et membre de la British Academy de Londres depuis juillet 2002.

Depuis 2009, elle est membre du jury du prix de la BnF.

Prix[modifier | modifier le code]

  • 2004 : prix Holberg[6],[7], pour « ses travaux novateurs consacrés à des problématiques qui se situent au croisement entre langage, culture et littérature. »
  • décembre 2006 : prix Hannah Arendt[8] pour la pensée politique, dont elle a fait officiellement don à l´ONG HumaniTerra.

Décorations[modifier | modifier le code]

Travaux[modifier | modifier le code]

Sa pensée et son œuvre évoluent au point de jonction et à la traversée des frontières qui sont chez elle bien plus qu'un simple trait afférent aux aléas de son itinéraire, mais constituent une dérivable démarche s'inscrivant dans un courant fondamental de la culture européenne, celui de Saint Augustin, pour qui la seule patrie, c'est le voyage (In via in patria), jusqu’à Freud, dont elle rappelle la formule « Là où c'était, je dois advenir. » « L'Étrangère » : c'est ainsi que Roland Barthes la désigne avec admiration, moins de cinq ans après son arrivée à Paris, donnant ce titre à un article publié en 1970 dans La Quinzaine littéraire à l'occasion de la parution de son livre Sèméiotikè : « Lui devant déjà beaucoup (et dès le début), je viens d'éprouver une fois de plus, la force de ce travail. » Barthes souligne à quel point les concepts élaborés par Julia Kristeva aussi bien que les objets de son analyse — si divers soient-ils en apparence — ont en commun d'être marqués d'une mobilité exorbitante qui caractérise l'ensemble de son oeuvre.

Dans La Révolution du langage poétique (1974), elle présente la théorie selon laquelle le processus producteur de sens dans le langage est composé de deux éléments concourants, le symbolique et le sémiotique. Ce travail d’avant-garde relie également le langage au corps vivant. Dans Polylogue (1977), elle analysera diverses pratiques de symbolisation : de la plus simple, la langue, en passant par la peinture de la Renaissance (Giotto, Bellini) et la littérature moderne (Artaud, Joyce, Céline, Beckett, Bataille, Sollers), jusqu'à leur étude et leur interprétation par les sciences humaines.

Dans sa trilogie Pouvoirs de l’horreur (1980), Histoires d’amour (1983) et Soleil noir (1987), elle développe des théories originales sur l'abjection, l'amour et la dépression. Dans Étrangers à nous-mêmes (1988), son approche psychanalytique contribue à une nouvelle compréhension de la migration, de l'exil et de l'altérité.

À la croisée du sémiotique et du symbolique, l’expérience esthétique représente pour Kristeva une source inépuisable de questionnements tant pour la théorie que pour la pratique analytique. Dans Soleil noir (1987), par exemple, livre qui traite de la dépression et de la mélancolie, elle consacre un long chapitre à l'étude du poème de Nerval El Desdichado — qui inspire d'ailleurs le titre de cet ouvrage —, un autre au tableau d'Holbein intitulé Le Christ mort, un autre encore à l'écriture de la souffrance et du pardon chez Dostoïevski, un autre enfin à celle de la douleur dans l'œuvre de Duras. Les Nouvelles Maladies de l'âme (1993) s'articule également en deux parties, la première réservée à la clinique, la seconde réunissant des textes consacrés aussi bien à la Bible qu'à Joyce ou à Madame de Staël ; même composition en diptyque pour Pouvoirs de l'horreur. Essai sur l'abjection (1980), la seconde partie étant consacrée à l'écriture de Céline. Expériences psychanalytique et littéraire se côtoyant et s'interférant, le texte littéraire est loin d'être un objet hétérogène auquel «appliquer» artificiellement des concepts psychanalytiques : lorsqu'elle explore l'écriture de Céline, d'Artaud, de Proust ou de Colette, c'est aussi une écoute d'analyste que Kristeva consacre à leurs œuvres, questionnant, bien au-delà, ou plus exactement en deçà, de leur signification attestée ce qu'elle appelle « le substrat insignifiant de la langue », ces latences infantiles, d'ordre sémiotique, qui se donnent à lire — et à interpréter — dans la langue littéraire.

Dans Les Nouvelles Maladies de l’Âme, publié en 1993, Kristeva explique comment les images médiatiques, qui aplanissent les différences et les émotions, produisent également une uniformisation de l’âme ou de la psyché. Elle affirme que :

« pressés par le stress, impatients de gagner et de dépenser, de jouir et de mourir, les hommes et les femmes d’aujourd’hui font l’économie de cette représentation de leur expérience qu’on appelle une vie psychique… L’homme moderne est en train de perdre son âme. Mais il ne le sait pas, car c’est précisément l'appareil psychique qui enregistre les représentations et leurs valeurs signifiantes pour le sujet. »

L'espace psychique, cette chambre obscure de notre identité où se réfléchissent à la fois le mal de vivre, la joie, et la liberté de l'homme occidental, est-il en train de disparaître ? L'étude de Kristeva pose cette question alarmante qui révèle non seulement une urgence thérapeutique, mais aussi un problème de civilisation. Kristeva poursuit ce questionnement dans Sens et non-sens de la révolte, publié en 1996, où dans un discours sur les pouvoirs et les limites de la psychanalyse, elle se demande si face à la culture « show » ou « entertainment » il est possible de bâtir et d'aimer une culture-révolte ? C'est-à-dire ni une nouvelle version de l'engagement, ni une promesse paradisiaque, mais, au sens étymologique et proustien de la révolte : dévoilement, retournement, déplacement, reconstruction du passé, de la mémoire et du sens.

Loin de vouloir ignorer la différence sexuelle, Julia Kristeva explore l'économie libidinale et psychique spécifique au sujet féminin, non pour cerner une illusoire identité féminine — question héritée du XIXe siècle, qui a trouvé sa pleine expression au XXe siècle, et qui, selon elle, est désormais obsolète —, mais pour dépasser l'enfermement dans les catégories sexuelles et ouvrir, via l'interrogation des identités, à la question de la singularité de chacun. La réflexion de Kristeva sur le féminin part en effet de cette conviction fondamentale: l'ultime aboutissement des droits de l'homme et de la femme n'est autre que l'idéal formulé par Duns Scot et que l'époque contemporaine a désormais les moyens de réaliser: l'attention portée à l'hecceitas,  le souci de l'advenue du « qui » dans le « quelconque ». Kristeva a trouvé dans la notion de «génie féminin» l'expression la plus adéquate de cet « incommensurable » qui est la singularité de chaque femme. Le Génie féminin: la vie, la folie, les mots, tel est le titre de la trilogie publiée entre 1999 et 2002 et consacrée à trois femmes du XXe siècle — Hannah Arendt, Melanie Klein et Colette, où elle se dissocie du « féminisme massificateur » et insiste sur l'irréductible singularité de chaque sujet.

En 2004, elle publie Meurtre à Byzance, un polar historique et métaphysique, où à travers une sombre histoire de meurtres en série, et à travers un cheminement sur les traces d'Anne Comnène, princesse byzantine et historienne, elle aborde le sujet de l'immigration, du déracinement et de la perte d'identité dans un voyage vers l'innommable.  

Entre roman et traité, le récit Thérèse mon amour paraît en 2008, il s'agit d'un récit de la vie de Thérèse d'Avila avec de multiples échos entre ce que Thérèse a vécu au XVIe siècle et le surgissement du continent religieux aujourd’hui, qui font renaître au présent l'énigme de l'expérience intérieure de la sainte.  

Dans ces romans Kristeva s'inscrit dans la lignée d'écrivains comme Rabelais, Dostoïevski ou Joyce, qui ont investi la dimension polyphonique du genre romanesque pour signifier la pluralité non simplifiable du monde et de l'âme humaine : composition cubiste marquée du double sceau de là rupture et de la rapidité, chaque fragment du puzzle s'imposant dans son hétérogénéité radicale aussi bien qu'en résonance et contamination réciproque avec les autres éléments de l'ensemble. Bien que marquée par l'éthique et l'esthétique du polar, Kristeva affilie davantage encore son roman au récit philosophique et encyclopédique des Lumières

C'est donc dans l'être de la parole conçue comme immanence du questionnement infini que se déploie cette liberté, et si elle se trouve ultérieurement impliquée dans la suite des causes et des effets et dans leur maîtrise, c'est pour les soumettre à rebours à une interrogation toujours renouvelée C'est dans cette conception de la liberté, que Kristeva se situe, une conception éminemment emblématique de la culture européenne car donnant la préséance à l'être dans le respect de son eccéité, sans ignorer pour autant les contraintes de la réalité économique -, ce modèle se distingue à ses yeux par son souci de protection de la vie humaine dans sa singularité la plus vulnérable et de reconnaissance de la différence ethnique et sexuelle de chacun. Dans Pulsions du temps (2013) Kristeva fait le pari que ce modèle humaniste, qui anime son engagement politique depuis la fin des années 1980, inspire la construction actuelle de l'Europe, incitant « à ne pas craindre la culture européenne, mais au contraire à oser l’humanisme en bâtissant des complicités entre l'humanisme chrétien et celui qui, issu de la Renaissance et des Lumières, ambitionne d'élucider les voies risquées de la liberté[11]. »

Hommage[modifier | modifier le code]

Roland Barthes écrit dans L'Étrangère :

« Julia Kristeva change la place des choses : elle détruit toujours le dernier préjugé, celui dont on croyait pouvoir se rassurer et s’enorgueillir ; ce qu’elle déplace, c’est le déjà-dit, c’est-à-dire l’insistance du signifié, c’est-à-dire la bêtise ; ce qu’elle subvertit, c’est l’autorité, celle de la science monologique, de la filiation. Son travail est entièrement neuf, exact, non par puritanisme scientifique, mais parce qu’il prend toute la place du lieu qu’il occupe, l’emplit exactement, obligeant quiconque s’en exclut à se découvrir en position de résistance ou de censure[12]. »

Critiques[modifier | modifier le code]

Parmi ses critiques, les professeurs de physique Alan Sokal et Jean Bricmont, dans Impostures intellectuelles, dénoncent une utilisation de termes techniques mathématiques ou physiques par Kristeva , qui seraient destinés, selon eux, à impressionner un lecteur qui ne possède pas les connaissances permettant de juger du bien-fondé de l'utilisation de ces termes et à « surpasser Lacan pour ce qui est de la superficialité de l’érudition »[13]. Analysant des passages de trois articles, ils mettent en évidence ce qui, d'après eux, démontre la méconnaissance des termes mathématiques qu'emploie Julia Kristeva. Pour Dominique Pinsolle, « Sokal et Bricmont estiment que leur jargon scientifique masquent au mieux un manque de rigueur dans leurs théories, au pire un véritable charlatanisme. »[14]. Dans le journal le Monde, Jacques Treiner juge que la réponse de Kristeva est une « navrante contre-attaque nationaliste »[15].

Elle est aussi critiquée par Judith Butler pour ses théories sur le désir homosexuel, et à ce sujet Elizabeth Grosz (en) déplore qu'« une catégorie d'amour soit absente des Histoires d'amour, l'amour d'une femme pour la femme. »

Publications[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

  • Thérèse mon amour, récit, Fayard, 2008.
  • Meurtre à Byzance, 2004.
  • Possessions, 1996.
  • Le Vieil Homme et les Loups, 1991.
  • Les Samouraïs, 1990.

Essais[modifier | modifier le code]

Autres[modifier | modifier le code]

  • Visions Capitales, Réunion des Musées Nationaux, 1998, rééd. Éditions de la Martinière, 2013.
  • 'Le Langage, cet inconnu. Une initiation à la linguistique, SGPP, 1969. [publié sous le nom Julia Joyaux] rééd. Seuil, Points n° 125, 1981.
  • Le Texte du roman. Approche sémiologique d’une structure discursive transformationnelle, La Haye, Mouton, 1970.
  • Au commencement était l'amour. Psychanalyse et foi, Textes du XXe siècle, Hachette, 1985.
  • Semeiotike. Recherches pour une sémanalyse, Seuil, 1969.
  • Des Chinoises, Des Femmes, 1974 ; rééd. Pauvert, 2001.
  • La Traversée des signes (ouvrage collectif), Seuil, 1975.
  • Folle Vérité (ouvrage collectif), 1979.
  • Pouvoirs de l'horreur. Essai sur l'abjection, Seuil, 1980.
  • La Révolution du langage poétique. L'avant-garde à la fin du XIXe siècle, Lautréamont et Mallarmé, 1985.
  • Soleil noir. Dépression et mélancolie, Gallimard, 1987.
  • Sens et non-sens de la révolte, Fayard, 1996.
  • La Révolte intime, Fayard, 1997.
  • Les Nouvelles Maladies de l'âme, Fayard, 1993, (ISBN 2-213-02961-X).
  • Au risque de la pensée, Éditions de l'Aube, 2001.
  • Chroniques du temps sensible, Éditions de l'Aube, 2003.
  • Micropolitique, Éditions de l'Aube, 2001.
  • L’Avenir d’une révolte, Calmann-Lévy, 1998.
  • Leur regard perce nos ombres, avec Jean Vanier, Fayard, 2011 (ISBN 978-2-213-65469-0).

Études sur Julia Kristeva[modifier | modifier le code]

  • Jennifer Radden, The Nature of Melancholy: From Aristotle to Kristeva, Oxford University Press, 2000.
  • Megan Becker-Leckrone, Julia Kristeva And Literary Theory, Palgrave Macmillan, 2005.
  • Judith Butler, Trouble dans le genre, 1990.
  • Sara Beardsworth, Julia Kristeva, Psychoanalysis and Modernity, Suny Press, 2004 (l'étude reçoit le prix Goethe Award pour le meilleur livre de recherches psychanalytiques).
  • Kelly Ives, Julia Kristeva: Art, Love, Melancholy, Philosophy, Semiotics and Psychoanalysis, Crescent Moon Publishing Édition, 2010.
  • Kelly Oliver, Ethics, Politics, and Difference in Julia Kristeva's Writing, Routledge Édition, 1993.
  • John Lechte, Maria Margaroni, Julia Kristeva: Live Theory, Continuum International Publishing Group Ltd, 2005.
  • Hélène Pouliquen, Dos genios femeninos: Simone de Beauvoir y Julia Kristeva. Literatura y libertad, Instituto Caro y Cuervo, 2009.
  • Anna Smith, Julia Kristeva: Readings of Exile and Estrangement, Palgrave Macmillan, 1996.
  • David Crownfield, Body/Text in Julia Kristeva: Religion, Women, and Psychoanalysis, State University of New York Press, 1992.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « La vie à deux Julia Kristeva et Philippe Sollers. Tête-à-tête », dans Libération du 5 août 1996.
  2. Voir Kelly Oliver, Reading Kristeva: Unraveling the Double-Bind, Indiana University Press (1993) (ISBN 978-0253207616) et Cecilia Sjoholm, Kristeva and the Political, Routledge Publisher  (2005) (ISBN 978-0415213653).
  3. Voir sur le site États généraux du handicap.
  4. Voir sur le site zenit.org.
  5. Julia Kristeva rédactrice en chef d'un jour de l'Humanité, article du site Internet du quotidien de présentation du numéro de l'Humanité du 7, 8 et 9 mars 2014. http://www.humanite.fr/medias/julia-kristeva-redactrice-en-chef-dun-jour-de-lhum-560559
  6. Équivalent du Nobel pour les sciences humaines.
  7. Site du prix Holberg.
  8. Prix Hannah Arendt sur le site de l'auteur (remis à Brême).
  9. Décret du 30 janvier 2008 publié au JO du 31 janvier 2008.
  10. Décret du 13 mai 2011 portant promotion et élévation
  11. Julia Kristeva, Pulsions du temps, Fayard, 2013, p. 561.
  12. L'Étrangère in Roland Barthes, Œuvres complètes, vol. 3, Seuil 2002 - p. 477.
  13. Une désinformation. Julia Kristeva. Le Nouvel Observateur, n° 1716, 25 septembre au 1er octobre 1997, page 122.
  14. Les sources du relativisme postmoderne
  15. Le Monde, 11 octobre 1997, Jacques Treiner, Sokal-Bricmont: Non, ce n'est pas la guerre.

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Liens externes[modifier | modifier le code]