Les Diaboliques (nouvelles)

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Les Diaboliques
Image illustrative de l’article Les Diaboliques (nouvelles)
Frontispice de Félicien Rops.

Auteur Jules Barbey d'Aurevilly
Pays France
Préface Jules Barbey d'Aurevilly
Éditeur Dentu
Lieu de parution Paris
Date de parution 1874
Nombre de pages 271

Les Diaboliques est un recueil de six nouvelles de Jules Barbey d'Aurevilly, paru en novembre 1874, à Paris, chez l'éditeur Dentu.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le recueil devait à l'origine s'intituler Ricochets de conversation. Il fallut près de vingt-cinq ans à Barbey pour le voir paraître : il y travaillait déjà en 1850 lorsque Le Dessous de cartes d'une partie de whist parut en feuilleton, en trois parties, dans le journal La Mode — La Revue des deux Mondes l'ayant refusé. À la fin de la Commune, Barbey revint en Normandie. Il y acheva le livre en 1873.

Les nouvelles[modifier | modifier le code]

Le Rideau cramoisi[modifier | modifier le code]

Illustration du Rideau cramoisi

Leur diligence immobilisée de nuit dans une petite ville, les voyageurs doivent patienter. À la vue d'une fenêtre voilée par un rideau cramoisi, la mémoire du vicomte de Brassard s’éveille soudain. Il raconte à son voisin l’histoire qui s'est déroulée derrière ce rideau, bien des années auparavant.

Tout jeune sous-lieutenant, le vicomte logeait là, dans cette maison, chez de vieilles gens. Un jour, leur fille Alberte revient de quelque pensionnat pour vivre auprès d’eux. Alberte est beaucoup plus qu’une très belle fille. Elle est impassible, comme L’Infante à l’épagneul de Velázquez. Elle paraît une archiduchesse égarée, « comme si le Ciel avait voulu se moquer d’eux », chez des « bourgeois vulgaires ». Elle paraît bien élevée, sans affectation, plutôt silencieuse. Quand elle parle, elle dit ce qu’elle doit dire, sans plus. Son air n’est ni fier, ni méprisant, ni dédaigneux. Cet air dit : « Pour moi, vous n’existez pas. » Jugeant la fille inaccessible, le vicomte de Brassard se laisse aller à l’indifférence.

Chaque soir, il dîne à la table familiale sans prêter attention au fait qu’il est assis auprès d’Alberte. Un mois se passe avant que la main d’Alberte ne se pose sur la sienne.

Le cœur du vicomte s’enflamme. Comment faire ? Alberte ne quitte jamais sa mère. Elle ne sort que le dimanche, pour la messe ou pour les vêpres. Le vicomte lui transmet un billet, le lendemain, toujours à table. Le surlendemain, il compte bien sur une réponse. Mais Alberte est maintenant assise plus convenablement, comme elle aurait dû l’être dès le premier soir, entre ses parents. Et rien dans sa physionomie ne ressemble à une réponse. Le jeune homme ne dort plus, espérant une lettre. Sa vie devient un affût. La belle reste impassible. Le vicomte ne peut que se replier sur sa chambre au rideau cramoisi, où quatre têtes de sphinx énigmatiques ornent les quatre coins du lit, où se tapit « mystérieux et blanc, dans le noir du coin, un vieux buste de Niobé[1] ».

Au bout d’un mois de tourments de tous les instants, en pleine nuit, le vicomte voit Alberte apparaître dans sa petite chambre, toujours aussi immobile et ferme. Elle a traversé à tâtons la chambre de ses parents.

Peu d’histoires laissent le lecteur aux prises avec autant de questions...

  • Pourquoi Alberte revient-elle de son pensionnat, au moment même où il y a un jeune mâle dans la maison ?
  • Alberte joue-t-elle la froideur dans un but de séduction, comme le laisse entendre l’expression « son air de Princesse » qui renvoie aux manœuvres exposées par Barbey dans son Traité de la Princesse[2] ?
  • Pourquoi n’est-elle pas assise entre ses parents, mais près du jeune homme, chaque soir ?
  • Pourquoi change-t-elle de place ? Les parents savent-ils que de Brassard lui a transmis un billet ?
  • Alberte est-elle folle, comme de Brassard a cru le lire fugacement dans ses yeux et sur ses lèvres ?
  • Les parents sont-ils dupes des explications fournies par Alberte, les nuits où ils la surprennent traversant leur chambre ?
  • Savent-ils que le manège a lieu une nuit sur deux, depuis six mois ?
  • Ont-ils empoisonné leur fille ?
  • La mort a-t-elle été simulée ?
  • Qu’a vu de Brassard quand la diligence s’est remise en route : un fantôme ? une hallucination ? une Alberte bien vivante ?
  • Cette histoire est-elle vraie[3] ?
  • Le vicomte éprouve-t-il réellement du remords à tromper « avec une lâcheté si hardie » deux pauvres vieux, « ces deux têtes de Méduse » que l’on soupçonne d’avoir pétrifié leur fille comme Zeus a pétrifié Niobé (celle qui avait cru pouvoir abuser les dieux) ? Le vicomte est-il, comme il le prétend, poursuivi, depuis toutes ces années, par un sentiment de plus en plus fort de culpabilité ?
  • Et Barbey est-il dans une démarche aussi chrétienne qu’il le prétend dans sa préface[4] ? Ou bien n’est-il qu’un malade, fasciné par le Mal[5] ? Ou simplement un conteur trouvant là quelque riche matière[6] ?

« La littérature, dit Barbey dans une autre nouvelle, n'exprime pas la moitié des crimes que la société commet mystérieusement et impunément tous les jours, avec une fréquence charmante[7]. » Barbey pousse la curiosité malsaine jusqu’à soulever le rideau[8] : qu’est-ce donc réellement qu’une famille bourgeoise, une famille ordinaire ? Car Alberte n’est pas la seule personne énigmatique. Que pensent les parents ? Jamais nous n’entendrons le son de leur voix. Jamais nous ne pénétrerons leurs pensées. Sont-ils fous ? pervers ? C’est bien ce duo silencieux qui paraît diabolique, et qui inspire la terreur. Le récit de l’intrépide officier s'enfonce peu à peu dans une atmosphère d’« épouvante » qui, étrangement, provient de la seule présence des chétifs parents d’Alberte, « de très braves gens, aux mœurs très douces, et de très calmes destinées ». Les deux monstres en sommeil représentent le poids terrifiant du conformisme bourgeois[9], celui-là même que défie Barbey en publiant son livre. L’horreur est dans l’intériorité des personnages[10], rendus énigmatiques, impénétrables à force de conformisme, et le narrateur ne peut que peindre leur extérieur. Barbey a seulement soulevé l’infernal rideau. Il appartient au lecteur d’opérer sa propre plongée dans l’abîme du Mal[11].

La symbolique du rouge, l’ambiguïté chère à Barbey, toute la part de mystère, d’étrangeté que contient cette nouvelle ont fasciné bien des esprits et donné lieu à bien des interprétations. Le véritable prénom d’Alberte (Albertine) annonce bien sûr Proust, grand admirateur de Barbey, dont il est proche par l’esthétique du mystère[12].

Le Plus Bel Amour de Don Juan[modifier | modifier le code]

Nouvelle déjà parue en 1867.

Barbey se plaît à emboîter ses narrateurs comme des poupées russes, et cette nouvelle en fournit un bon exemple. Un premier narrateur nous parle du comte Ravila de Ravilès. Lequel lui raconte un souper que lui offrirent une douzaine de ses anciennes maîtresses.

Une duchesse lui demande : « Vous qui passez pour le Don Juan de ce temps-ci, vous devriez nous raconter l’histoire de la conquête qui a le plus flatté votre orgueil d’homme aimé et que vous jugez, à cette lueur du moment présent, le plus bel amour de votre vie ?... »

Le Bonheur dans le crime[modifier | modifier le code]

page du manuscrit des Diaboliques
Page manuscrite du Bonheur dans le crime

Nouvelle déjà parue en 1871.

Le docteur Torty et le narrateur se promènent au Jardin des Plantes. Devant la cage de la panthère, un couple attire l'attention du narrateur. Il s'agit du comte Serlon de Savigny et de son épouse. Le docteur Torty raconte leur histoire.

La jeune femme, Mlle Hauteclaire Stassin, de grande qualité (ravissante et experte en escrime), et le comte tombent amoureux. Ils préparent un stratagème diabolique pour se débarrasser de l'ex-épouse du comte et pouvoir rester ensemble. Après cela, le couple vit heureux, sans la moindre culpabilité.

Le Dessous de cartes d'une partie de whist[modifier | modifier le code]

Nouvelle déjà parue en 1850.

Ce soir-là, chez la baronne de Mascrany, un premier narrateur entend un brillant causeur raconter une partie de whist ayant eu lieu chez madame de Beaumont. Il n’a pas lui-même assisté à la partie. Il rapporte le récit que lui en fit un vieux parent.

Un joueur anglais, Hartford, arrive en compagnie d’un inconnu, un Écossais de ses amis, Marmor de Karkoël. Ce dernier est choisi pour partenaire du marquis de Saint-Albans. Hartford fait face à la comtesse du Tremblay de Stasseville. Karkoël se révèle être « le dieu du chelem ». Tandis que la comtesse de Stasseville perd son argent avec l’indifférence aristocratique qu’elle met à tout.

Dans un monde où tous les enthousiasmes sont sévèrement défendus, la comtesse de Stasseville est comme une eau dormante sous les nénuphars. On ignore les motifs de ses actes. Rien du dedans n’éclaire ses dehors. Rien du dehors ne se répercute au dedans. Les plus obstinés curieux ont fini par renoncer à la déchiffrer : dans le fond de l’âme de cette femme, disent-ils, il n’y a probablement rien.

Karkoël, lui, vient des brumes des îles Shetland, où Walter Scott situe son Pirate. Cette « sublime histoire », le silencieux Karkoël est venu « la reprendre, en sous-œuvre, avec des variantes », dans une petite ville ignorée des côtes de la Manche. On sait que pendant douze ans il s’est battu, aux Indes, contre les Marathes. Mais il n’en parle jamais. Marmor de Karkoël est aussi indéchiffrable, à sa manière, que la comtesse de Stasseville. Seules comptent les cartes, dans sa vie. Est-ce une passion réelle ? Ou s’est-il donné cette passion comme on se donne une maladie ? Ou cette passion n’est-elle là que pour cacher son âme ? Toujours est-il que cette passion, il l’inocule comme une peste à tous les hommes de la petite ville. Tous viennent jouer chez lui, de neuf heures du matin à cinq heures de l’après-midi, avant de se retrouver le soir, dans le monde, pour jouer encore. Karkoël les tient par leur passion, paraissant les avoir ensorcelés.

La comtesse de Stasseville se montre froide et impersonnelle à l’égard de Karkoël, qui lui répond par une politesse du même genre. La comtesse réussit le tour de force de faire preuve — sans rien révéler d’elle-même — d’un esprit mordant, et même féroce, qui n’épargne pas Karkoël. Le narrateur se lance alors dans une étude à la Cuvier, dans l’examen physiologique (le corps étant « la moulure de l’âme ») d’une femme des profondeurs, destinée « à des cohabitations occultes », passionnée pour le mystère, créant du mystère, « et l’aimant jusqu’au mensonge, car le mensonge, c’est du mystère redoublé ». Après Le Bonheur dans le crime, c’est « le bonheur dans l’imposture ». À travers ce portrait, le dandy Barbey aborde un thème qu’il affectionne particulièrement : celui du mensonge, de l’hypocrisie, celui des masques. Il y a une « effroyable, mais enivrante félicité » dans l’idée que l’on ment, que l’on trompe ; dans l’idée d’être seul à savoir qui l’on est... Et cette félicité a la profondeur enflammée de l’enfer. Car le mot diabolique, appliqué à l’intensité de la jouissance, exprime la même chose que le mot divin : des sensations allant jusqu’au surnaturel.

Le narrateur décrit une nouvelle partie de whist, à laquelle il assiste lui-même. La fille de la comtesse tousse affreusement. La comtesse a pris l’habitude, lorsqu’elle joue, de mâchonner des tiges de réséda. Et une bague qu’elle porte au doigt rappelle au narrateur qu’il a surpris un jour Karkoël affairé autour d’une bague.

Whist signifie silence. Et les personnages principaux de la nouvelle sont en effet des silencieux. Le narrateur ne soulève une partie des cartes que bien des années plus tard, lorsqu’il revient dans cette petite ville. Le dessous de ces quelques cartes révèle trois cadavres. Et le narrateur pense avoir la preuve que la comtesse est morte comme elle a vécu : sans parler, même à son confesseur — et donc sans repentir.

À un dîner d'athées[modifier | modifier le code]

Lors d'un dîner entre anciens révolutionnaires et militaires, un des invités évoque la présence du dénommé Mesnilgrand à l'église. Il se justifie et raconte son histoire.

Mesnilgrand est un soldat. Il a une relation avec la femme d'un autre soldat, le major Ydow. Cette femme, Rosalba, tombe enceinte. Quelques mois après sa naissance, l'enfant meurt — et le père putatif, fou de douleur, embaume son cœur pour le transporter avec lui, avant de découvrir l'adultère et de le précipiter dans la poussière. Mesnilgrand a alors sauvé le petit cœur et souhaite lui faire enfin trouver le repos en le confiant à l'église.

La Vengeance d'une femme[modifier | modifier le code]

Un jeune dandy nommé Tressignies se promène dans les rues de Paris. Il remarque une prostituée très belle. Pris d'une attirance incontrôlable et presque animale, il décide de la suivre jusque dans sa chambre sordide. Le visage de la jeune femme lui est familier, mais il est persuadé que cette ressemblance est trompeuse. Pourtant, il a raison : la prostituée est en réalité la duchesse de Sierra-Leone, et sa prostitution infâme est une vengeance.

Elle était mariée, mais n'aimait pas son mari. Amoureuse d'un cousin du duc, elle suggéra à son mari de l'éloigner pour éviter l'adultère. Celui-ci refusa en ricanant (« Il n'oserait ! »). La relation amoureuse a donc lieu (mais d'un amour chaste et pur, jamais consommé) jusqu'à ce que le duc la découvre et fasse tuer l'amant. La duchesse demande de mourir avec lui, mais son mari refuse, il veut la laisser en vie pour lui infliger ce spectacle : il appelle des chiens pour qu'ils dévorent le cœur de son amant. La duchesse se bat avec les chiens pour le manger elle-même, mais n'y parvient pas. C'est à cause de cet affront, parce que son mari ne lui a pas laissé manger le cœur de son amant, qu'elle décide de se venger, et trouve alors le moyen, en se faisant prostituée, de salir ce qui est le plus précieux aux yeux de son mari : son honneur. Vengeance qui la mènera, comme elle le voulait, à la mort par les maladies les plus infâmes.

Un recueil qui intrigue[modifier | modifier le code]

Dans Les Diaboliques, les femmes qui sont au centre des nouvelles sont énigmatiques, parfois presque irréelles. Le lecteur n'accède jamais à leurs pensées (sauf dans La Vengeance d'une femme, qui constitue une exception intéressante). Il est condamné à tenter de comprendre leur comportement de l'extérieur, avec l'aide du ou des narrateurs. La chute est brève et inattendue, comme souvent dans une nouvelle, et laisse le lecteur dans son incompréhension. Les intentions réelles des Diaboliques ne sont jamais révélées, la nouvelle s'achève toujours sur le même non-dit qui parcourt toute l'œuvre. Philippe Berthier qualifie cette poétique de la « carte blanche laissée au rêve pour continuer à sa guise l'œuvre entrevue[13] ». C'est dans ce dévoilement inachevé que réside toute la saveur de ces nouvelles.

Les thèmes principaux sont :

  • l'amour ;
  • l'adultère ;
  • le meurtre ;
  • la vengeance ;
  • la rancune.

Ces thèmes plongent le lecteur dans un univers scandaleux, ce qui a valu à son auteur d'être accusé d'immoralisme. Pourtant, fervent catholique, Barbey précise dans sa préface qu'il offre ces Diaboliques pour susciter l'horreur de leur comportement, et faire ainsi une œuvre chrétienne. Le recueil est donc censé être didactique, mais la jouissance de l'écriture dans les descriptions et la narration peut parfois rendre perplexe. Cette ambivalence fait partie de la complexité de l'ouvrage et participe à en faire une grande œuvre.

Parution[modifier | modifier le code]

D'autres nouvelles devaient être publiées dans ce recueil, parmi lesquelles Entre adultères, Les Vieux Hommes d'État de l'amour, Madame Henri III, L'Avorteur[14]... Dans la préface de 1874, Barbey d’Aurevilly écrit : « Voici les six premières ! Si le public y mord, et les trouve à son goût, on publiera prochainement les six autres ; car elles sont douze, — comme une douzaine de pêches, — ces pécheresses ! »

Barbey, qui risque un procès, accepte de retirer Les Diaboliques de la vente en 1875[15]. Tiré à 2 200 exemplaires, le livre est épuisé en quatre jours. L'esclandre qui suit la parution incite le Parquet de Paris à saisir les 480 exemplaires encore en fabrication, pour attentat à la morale publique. Gambetta intervient, et le procès n'a pas lieu. Ce n'est qu'en 1882 que Barbey, chez Lemerre, risquera une nouvelle édition.

Alphonse Lemerre commanda Félicien Rops de réaliser des illustrations pour accompagner cette réédition. Ces illustrations ne firent pas l'objet d'une collaboration entre Barbey et Rops. Ce n'est qu'en 1886, lors de la deuxième vague de la réédition que les illustrations de Rops accompagneront le livre, toutefois sans en faire partie intégrante, pour qui voudra bien les acheter[16].

Héritage[modifier | modifier le code]

Auteur qu'on pourrait presque qualifier d'« aurevillien » par certaines de ses œuvres, l'écrivain Jean de La Varende insère dans son roman L'Homme aux gants de toile deux nouvelles qu'il intitule la « VIIe » et la « VIIIe Diabolique ». Dans un salon de l'abbaye de Blanchelande (dont Barbey utilise le nom, dans L’Ensorcelée), le duc de Loigny rencontre un jeune dandy que le lecteur devine être Barbey d'Aurevilly. Le duc lui conte deux histoires, dans le goût des Diaboliques. Il les situe un demi-siècle auparavant, au temps de la Guerre d'indépendance espagnole (1808-1814). L'écriture de La Varende se révèle ici d'une saveur qui rend hommage au « Connétable des lettres ».

Adaptations[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

  • La série de bande dessinée Hauteclaire est librement inspirée du Bonheur dans le crime.
  • En 2009, Lilao a adapté et dessiné La Vengeance d'une femme, parue chez Emmanuel Proust Éditions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ce buste était dans la chambre de Barbey, enfant, qui le contemplait, fasciné. Jacques Petit, in Barbey d’Aurevilly, Œuvres romanesques complètes, Gallimard, 1966, « Bibliothèque de la Pléiade », t. ii, p. 43, note 1. Barbey, en 1844, écrit un poème en prose intitulé Niobé (publié dans Rythmes oubliés en 1897). Il reprend le thème de Niobé en 1883, dans une scène de son roman Ce qui ne meurt pas.
  2. Jacques Petit, in Barbey d’Aurevilly, op. cit., t. ii, p. 35, note 1. Le Traité de la Princesse est un manuel de séduction inspiré du Prince de Machiavel, et resté inachevé. On en trouve des extraits dans Fragments sur les femmes.
  3. « Ces histoires, dit Barbey, sont malheureusement vraies. Rien n’est inventé. » « Préface de la première édition des Diaboliques », éd. Le Livre de Poche, p. 10. Repris d’une lettre de 1851 à Guillaume-Stanislas Trébutien, à propos du Dessous de cartes d'une partie de whist.
  4. Catherine Boschian-Campaner en doute : « Barbey, désireux de parer à toute attaque, s’est employé à présenter son recueil d’une manière conventionnelle. » Catherine Boschian-Campaner, Barbey d’Aurevilly : biographie, Lignes, 1989, p. 163.
  5. Pour Paul Girard, Barbey n’est qu’un pervers et un débauché prenant pour masque le catholicisme. Paul Girard, « Les Chastetés cléricales », Charivari, 24 novembre 1874.
  6. « L’auteur montre avant tout dans ces récits ses talents de conteur. » Catherine Boschian-Campaner, op. cit., p. 164.
  7. « La Vengeance d’une femme », dans Les Diaboliques, Le Livre de Poche, p. 375.
  8. A. Schweiger, in Jean-Pierre de Beaumarchais, Daniel Couty, Dictionnaire des œuvres littéraires de langue française, Bordas, 1994, p. 535.
  9. Barbey, qui revendique la distinction, la liberté et la grandeur morale, rejette la société bourgeoise, morose et étriquée. Mélanie Leroy-Terquem, Barbey d’Aurevilly contre son temps : un écrivain dans la tourmente du XIXe siècle, Saint-Lô, Archives départementales de la Manche, 2008, p. 23. Pour Barbey, dans Disjecta membra, les bourgeois sont « cupides, exploiteurs, moraux sans religion, badauds et bêtes, — emphatiquement bêtes ».
  10. A. Schweiger, op. cit., p. 536.
  11. A. Schweiger, id.
  12. Voir Marcel Proust, La Prisonnière, GF Flammarion, 1984, p. 485. Voir le livre de Brian G. Rogers, Proust et Barbey d'Aurevilly : le dessous des cartes, Champion, 2000.
  13. Philippe Berthier, Barbey d'Aurevilly et l'imagination, Librairie Droz, 1978, p. 305.
  14. Lettre à Trébutien, 1866.
  15. Barbey d'Aurevilly, J. (Jules), 1808-1889., Les diaboliques : nouvelles, Québec, Éditions Huit, , 334 p. (ISBN 9782921707213 et 2921707217, OCLC 181492730, lire en ligne), p. XIII
  16. Alric DELAPORTE, « Félicien Rops et l'illustration des Diaboliques de Jules Barbey d'Aurevilly : divagations et artifices sur la genèse des œuvres » dans Marie Gispert, Catherine Méneux, Emmanuel Pernoud et Pierre Wat (ed.), Actes de la Journée d’études Actualité de la recherche en XIXe siècle, Master 1, Années 2013 et 2014, Paris, site de l’HiCSA, mis en ligne en janvier 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Lyon-Caen, La Griffe du temps, Gallimard, , 304 p. (ISBN 9782072826696, lire en ligne) À partir de la nouvelle La Vengeance d'une femme de Jules Barbey d’Aurevilly, Judith Lyon-Caen, en historienne, mesure l’éclairage que sa discipline peut apporter à la mise en écriture romanesque.

Éditions de bibliophilie[modifier | modifier le code]