Théodore Hannon

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Théodore Hannon
Théo Hannon.jpg
Biographie
Naissance
Décès
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EtterbeekVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Fratrie
Édouard Hannon
Mariette (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Théodore Hannon, dit Théo Hannon, né à Ixelles le 1er octobre 1851 et mort à Etterbeek le 7 avril 1916, est un poète et peintre belge. Il est le fils du médecin et botaniste Joseph-Désiré Hannon et le frère du photographe Édouard Hannon et de la mycologue Marie-Sophie Rousseau-Hanon (1850-1926).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le second enfant de Joseph-Désiré Hannon (1822-1870), docteur en sciences naturelles et docteur en médecine, professeur à l'Université libre de Bruxelles. A la mort de celui-ci le 23 août 1870, Ernest Rousseau (1831-1908), professeur de physique à l'ULB, devient le tuteur de Théodore et du reste de la fratrie : Marie-Sophie, dite Mariette (1850-1926), future mycologue et future épouse d'Ernest Rousseau, ainsi qu'Édouard Hannon (1853-1931), futur ingénieur et pionnier de la photographie artistique belge.

Théodore commence à suivre la voie de son défunt père en s'inscrivant en sciences (1870-1871) et en médecine (1871-1873) à l'ULB mais finit par rentrer à l'Académie royale des beaux-arts de Bruxelles et prend pour maître Camille Van Camp. Il devient membre de la Société libre des beaux-arts puis, en 1875, membre fondateur d'un nouveau groupe anticonformiste : La Chrysalide.

A l'Académie, Théo se lie d'amitié avec le jeune James Ensor et, vers 1880, le présente à sa sœur Mariette et son mari Ernest Rousseau, qui l'introduiront dans les milieux artistiques et intellectuels de la capitale.

Les premiers essais poétiques de Théodore Hannon, et notamment en 1881 les Rimes de joie, portèrent sur lui l'attention et l'admiration du monde littéraire. Huysmans, surtout, voyant en lui un disciple de Charles Baudelaire, fit de lui un portrait élogieux dans À rebours. Toutefois, Hannon par la suite sombra dans les parodies faciles, la poésie érotique et les pièces de théâtre de boulevard, et son œuvre est rapidement tombée dans l'oubli.

Il est également peintre et dessinateur : ainsi, il illustra, en 1883, La Vie bête de Max Waller.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • Rimes de joie, éditions Henry Kistemaeckers, Bruxelles, 1881
  • Au pays du Manneken-Pis, éditions Henry Kistemaeckers, Bruxelles, 1883
  • Le Candélabre (1883)
  • La Valkyrigole (1887)
  • Au Clair de la Dune, éditions Dorbon Ainé, Paris (1909) - Lire en ligne


La Camera Obscura près de la petite plage d'Ostende (Théo Hannon, vers 1880) est conservé au musée des Beaux-Arts d'Ostende.

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Paul Delsemme (1999), « Théodore Hannon », in Nouvelle biographie nationale, Bruxelles, tome V, pp. 189-194.
  • Paul Delsemme (2008), Théodore Hannon, poète moderniste, Bruxelles, Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique - Lire en ligne Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Joris-Karl Huysmans, Lettres à Théodore Hannon (1876-1886), édition présentée et annotée par P. Cogny et Ch. Berg, Saint-Cyr-sur-Loire, Editions Christian Pirot, 1985.
  • Jean-Jacques Symoens et Henri J. Dumont (2012), "Une famille belge de la Belle Epoque : les Hannon et les Rousseau, leur activité et leur héritage scientifique...", in Les Naturalistes belges, n°93, pp. 1-28 - Lire en ligne Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Gustave Vanwelkenhuyzen (1934), « J.-K. Huysmans et Théodore Hannon », in Revue franco-belge, décembre 1934, pp. 565-584.

Liens externes[modifier | modifier le code]