L'Art de jouir

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

L’Art de jouir est un court ouvrage de Julien Offray de La Mettrie, paru en 1751, où ce dernier fait l'apologie de la volupté. Le livre est semblable à une longue lettre où le philosophe s'adresse à une femme (puisqu'il s'adresse à une certaine Céphise à la fin de l'ouvrage), et est donc en opposition avec les livres « classiques » de philosophie (que La Mettrie considère comme de la « froide Philosophie »).

Au XXe siècle, le philosophe Michel Onfray a exposé ses théories hédonistes affiliées à celle de La Mettrie, dans un livre intitulé L'Art de jouir. Pour un matérialisme hédoniste.

Citations[modifier | modifier le code]

  • « Plaisir, ingrat plaisir, c'est donc ainsi que tu traites qui t'a tout sacrifié ! Si j'ai perdu mes jours dans la volupté, ah ! rendez-les-moi, Grands Dieux, pour les reperdre encore ! »
  • « Ne perdons point le temps en regrets frivoles ; et tandis que la main du printemps nous caresse encore, ne songeons point qu'elle va se retirer ; jouissons du peu de moments qui nous restent ; buvons, chantons, aimons qui nous aime ; que les jeux et les ris suivent nos pas ; que toutes les voluptés viennent, tour à tour, tantôt amuser, tantôt enchanter nos âmes ; et quelque courte que soit la vie, nous aurons vécu.
    Le voluptueux aime la vie, parce qu'il a le corps sain, l'esprit libre et sans préjugés. Amant de la Nature, il en adore les beautés, parce qu'il en connaît le prix ; inaccessible au dégoût, il ne comprend pas comment ce poison mortel vient infecter nos cœurs. Au-dessus de la Fortune et de ses caprices, il a sa fortune à lui-même ; au-dessus de l'ambition, il n'a que celle d'être heureux ; au-dessus des tonnerres, Philosophe épicurien, il ne craint pas plus la foudre que la mort. »
  • « Tout est plaisir pour un cœur voluptueux ; tout est roses, œillets, violettes dans le champ de la Nature. Sensible à tout, chaque beauté l'extasie ; chaque être inanimé lui parle, le réveille ; chaque être animé le remue ; chaque partie de la Création le remplit de volupté. »
  • « Aimer, être aimé, c'était pour son cœur délicat la première jouissance, jouissance sans laquelle toutes les autres n'étaient rien. »

Lien externe[modifier | modifier le code]

L’Art de jouir : texte intégral