Baise-moi (roman)

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Baise-moi
Auteur Virginie Despentes
Pays Drapeau de la France France
Genre Roman
Éditeur Florent Massot
Lieu de parution Drapeau de la France France
Date de parution 1993
Nombre de pages 248
ISBN 978-2290308790
Chronologie

Baise-moi est le premier roman de Virginie Despentes, paru en 1993 chez Florent Massot. Après avoir vainement fait le tour de sept éditeurs de littérature générale, le roman atterrit sur le bureau de Massot via un ami journaliste rock. Ce dernier aide Despentes à mieux structurer son récit, illustre la couverture du livre par la scène de l'infanticide perpétré par son personnage Nadine[1] mais prudent, colle un papillon sur la jaquette[2] : « Avis aux parents : textes explicites ». Édité discrètement en novembre 1993, le roman sort des milieux underground lorsqu'il est médiatisé par Thierry Ardisson, Laurent Chalumeau, et surtout lorsque Virginie Despentes est invitée sur le plateau de Nulle part ailleurs en décembre 1994. Il atteint les 50 000 exemplaires en quelques semaines et permet à son éditeur de se voir octroyer le label « culte et branché»[3].

Ce livre fait partie d'une nouvelle littérature (tel le roman La Vie sexuelle de Catherine M. de Catherine Millet) qui affirme un « néo-féminisme revendicatif » en montrant une sexualité agressive et la désacralisation du corps féminin[4].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Manu et Nadine, deux jeunes femmes paumées et sexuellement déshinibées, habitent dans une banlieue défavorisée de Paris. La première se prostitue, l'autre tourne dans des films pornographiques. Elles se rencontrent juste après avoir commis leur premier crime. Nadine a étranglé sa colocataire et Manu tiré sur un voyou de quartier qui a tabassé son ami et l'a défiguré au vitriol. Lasses des déceptions et des humiliations, elles décident de se lancer à travers la France dans une cavale extrême et violente, ponctuée de meurtres gratuits, beuveries et racolages sexuels. Leur dernier carnage a lieu chez un architecte bourgeois, avant le dénouement. Lors du braquage d'une station service, Manu se fait tuer par un des employés. Après une journée d'errance, Nadine est déterminée à se suicider en se tirant une balle de revolver sur la tempe, mais n'en a pas le temps est arrêtée par la police[5].

Parties[modifier | modifier le code]

Le roman est partagé en trois parties, divisées elles-mêmes en chapitres. La première partie décrit le quotidien des héroïnes, la deuxième décrit leur rencontre et leur tour de France imitant la structure itinérante du road movie américain, la troisième, très courte, décrit la fin du voyage[6].

Éditions[modifier | modifier le code]

Postérité[modifier | modifier le code]

Études de l'œuvre[modifier | modifier le code]

  • Nadia Louar, « Version femmes plurielles : relire Baise-moi de Virginie Despentes », Palimpseste. Revue de traduction, n° 22, 2009[7].

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Article principal : Baise-moi (film).

Virginie Despentes a réalisé en 2000, avec la collaboration de son amie Coralie Trinh Thi, la propre adaptation de son premier roman. Baise-moi, le son est la bande originale du film.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Couverture du livre
  2. Vignette Parental advisory qu'on trouve typiquement sur les albums de rap américains.
  3. Christian Authier, Le Nouvel Ordre sexuel, Bartillat, , p. 15
  4. Christian Authier, Le Nouvel Ordre sexuel, Bartillat, , p. 9
  5. Pascale Sardin, Traduire Le Genre : Femmes en Traduction, Presses Sorbonne Nouvelle, , p. 86
  6. Pascale Sardin, Traduire Le Genre : Femmes en Traduction, Presses Sorbonne Nouvelle, , p. 83
  7. Article en ligne

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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