Kathryn Bigelow

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Kathryn Bigelow
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Kathryn Bigelow en 2010.
Nom de naissance Kathryn Ann Bigelow
Naissance (68 ans)
San Carlos, Californie, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis américaine
Profession Réalisatrice, scénariste, productrice
Films notables Aux frontières de l'aube
Point Break
Strange Days
Démineurs
Zero Dark Thirty
Detroit

Kathryn Bigelow [ˈkæθɹɪn ˈbɪɡəˌloʊ][1], née le à San Carlos (Californie), est une réalisatrice, scénariste et productrice américaine, première (et seule) femme à recevoir l'Oscar du meilleur réalisateur (pour Démineurs en 2010).

Biographie[modifier | modifier le code]

Formation et débuts dans le cinéma d'action (années 1990-2000)[modifier | modifier le code]

Kathryn Bigelow, née à San Carlos, Californie, est le seul enfant de Gertrude Kathryn (née Larson 1917–1994), bibliothécaire, et de Ronald Elliot Bigelow (1915–1992), directeur d'usine de peinture. Sa mère était d'origine norvégienne. Elle a assisté au lycée de Sunny Hills à Fullerton, Californie . Elle étudie la théorie et la critique de cinéma à l'université Columbia où elle a notamment pour professeurs l'écrivaine Susan Sontag et le cinéaste Miloš Forman.

Après un court métrage avec la violence pour toile de fond (The Set-up), et un film coréalisé avec Monty Montgomery (The Loveless), Kathryn Bigelow met en scène, en 1987, Aux frontières de l'aube (Near Dark), un film de vampires. La même année, elle réalise la vidéo de Touched by the Hand of God de New Order. Elle tourne ensuite Blue Steel, un film où une jeune policière (Jamie Lee Curtis) est poursuivie par un tueur psychopathe.

En 1991, elle remporte son premier grand succès commercial avec Point Break avec dans les rôles principaux Patrick Swayze et Keanu Reeves.

En 1995, Strange Days, un film de science-fiction, reçoit de bonnes critiques mais ne rencontre pas de succès public.

En 2000, alors que le thriller à moyen budget Le Poids de l'eau est un flop commercial, la cinéaste se voit confier la responsabilité de réaliser une grosse production - le plus gros budget de sa carrière, 100 millions de dollars. Ce thriller à suspense, nommé K-19 : Le Piège des profondeurs (K-19: The Widowmaker), sort en 2002. Essentiellement un huis-clos se déroulant dans le premier sous-marin nucléaire russe, elle y dirige Harrison Ford, face à Liam Neeson. Le film essuie cependant un cuisant échec commercial, ne rapportant que 66 millions de dollars, et divisant la critique.

Si en 2003, la cinéaste est membre du jury lors de la Berlinale, elle se retire bien des plateaux de cinéma. Elle ne revient vers la mise en scène qu'en 2004, afin de mettre en boite le dixième et dernier épisode de l'éphémère série d'action Karen Sisco, avec Carla Gugino dans le rôle-titre.

Retour au premier plan et reconnaissance critique (années 2010)[modifier | modifier le code]

La cinéaste aux Oscars 2010 pour Démineurs.

Il faudra attendre 2009 pour qu'elle revienne sur grand écran : ce sera pour un film indépendant, le thriller de guerre Démineurs, avec un inconnu, Jeremy Renner, en tête d'affiche, dans le rôle d'un soldat spécialisé dans le déminage pendant la guerre d'Irak. Produit pour 15 millions, le film en rapporte 50 et reçoit des critiques dithyrambiques. En 2010, elle est la première femme à remporter le prix du meilleur film et du meilleur réalisateur pour Démineurs à la 63e cérémonie des BAFTA Awards[2]. Quelques semaines plus tard, lors de la 82e cérémonie des Oscars, elle gagne également le trophée des catégories du meilleur film et du meilleur réalisateur. Le film obtient par ailleurs quatre autres récompenses. Ainsi devient-elle la première femme de l'histoire du cinéma à recevoir l'Oscar de la meilleure réalisation[3].

Le film donne surtout le ton du cinéma de Kathryn Bigelow : un univers masculin, et ayant pour thèmes de prédilection la violence, la terreur et l'humanité menacée.

Elle revient dès décembre 2012 avec un autre projet, au sujet éminemment politique et poursuivant son exploration de la guerre en Irak : Zero Dark Thirty est consacré à la traque de Ben Laden par une équipe gouvernementale dirigée par Maya, une analyste de la CIA incarnée par Jessica Chastain. Lors de sa sortie en salles, le film remporte à la fois un succès critique et public, rapportant 132 millions de dollars de recettes mondiales pour un budget de 40 millions[4]. Le film reçoit 5 nominations à la 85e cérémonie des Oscars et 4 aux 70e Golden Globes.

En 2017, elle revient avec un troisième long-métrage scénarisé par le journaliste Mark Boal, Detroit, drame historique sur les émeutes survenues dans la ville américaine de Détroit en 1967 et les événements survenus à l'Algiers Motel.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Le , Kathryn Bigelow épouse le réalisateur James Cameron. Le couple divorce en 1991.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Réalisatrice[modifier | modifier le code]

Courts métrages[modifier | modifier le code]

Longs métrages[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Actrice[modifier | modifier le code]

Productrice[modifier | modifier le code]

Scénariste[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Récompenses[modifier | modifier le code]

2008[modifier | modifier le code]

2009[modifier | modifier le code]

2010[modifier | modifier le code]

2012[modifier | modifier le code]

2013[modifier | modifier le code]

  • 2013 : Meilleur film de l'année aux AFI Awards pour Zero Dark Thirty (2012) partagé avec Mark Boal et Megan Ellison.
  • 2013 : Meilleure réalisatrice aux BAFTA/LA Britannia Awards pour Zero Dark Thirty (2012).
  • 2013 : Georgia Film Critics Association de la meilleure réalisatrice pour Zero Dark Thirty (2012).
  • 2013 : Vancouver Film Critics Circle de la meilleure réalisatrice pour Zero Dark Thirty (2012).

Nominations[modifier | modifier le code]

2009[modifier | modifier le code]

2010[modifier | modifier le code]

2012[modifier | modifier le code]

2013[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jérôme d'Estais, Kathryn Bigelow, Éditions Rouge profond, coll. « passage de frontières », , 200 p. (ISBN 979-10-97309-31-2).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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