Margaret Atwood

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Atwood.
Margaret Atwood
Margaret Atwood 2015.jpg
Biographie
Naissance
Période d'activité
À partir de Voir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Margaret Eleanor AtwoodVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Domiciles
Formation
Activités
Conjoint
Graeme Gibson (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Domaines
Membre de
Genres artistiques
Influencée par
Site web
Distinctions
Prix du Gouverneur général : poésie ou théâtre de langue anglaise ()
Prix du Gouverneur général : romans et nouvelles de langue anglaise ()
Prix Princesse des Asturies de littérature ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Enregistrement vocal
Œuvres principales
La Servante écarlate, Œil-de-chat (d), Captive (d), Le tueur aveugle (d), Le Dernier HommeVoir et modifier les données sur Wikidata
signature de Margaret Atwood
signature

Margaret Eleanor « Peggy » Atwood, née le à Ottawa, en Ontario, est une romancière, poétesse et critique littéraire canadienne[1]. Elle est l'une des écrivaines canadiennes les plus connues, en particulier pour son roman La Servante écarlate (The Handmaid's Tale), publié en français en 1985, qui est adapté au cinéma sous le même titre par Volker Schlöndorff en 1990 et en série télévisée sous le titre The Handmaid's Tale : La Servante écarlate en 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Née à Ottawa, Ontario, Margaret Atwood est la fille de Carl Edmund Atwood, zoologue, et de Margaret Dorothy Killiam, nutritionniste. Par le métier de son père, Margaret Atwood passe la majeure partie de son enfance entre les forêts du Nord du Québec[2], Sault Ste. Marie, Ottawa et Toronto.

Elle commence à écrire à l’âge de 16 ans. En 1957, elle entreprend des études au collège Victoria à l'Université de Toronto. Elle suit notamment les cours de Jay Macpherson (en) et de Northrop Frye. Elle obtient un baccalauréat ès arts en anglais (avec des mineures en philosophie et en français) en 1961[1].

Après avoir reçu la médaille E. J. Pratt pour son recueil de poème Double Persephone, elle poursuit ses études à Harvard, au Radcliffe College, dans le cadre d’une bourse Woodrow Wilson. Elle est diplômée en 1962 avant de prolonger ses études à l'Université Harvard pendant quatre ans.

Elle enseigne tour à tour à l'Université de Colombie-Britannique (1965), à l'Université Concordia à Montréal (1967-1968), à Université de l'Alberta (1969-1979), à l'Université York à Toronto (1971-1972) et à l'Université de New York.

En 1968, Atwood épouse Jim Polk, mais divorce quelques années plus tard, en 1973[3]. Elle se marie ensuite avec le romancier Graeme Gibson. Elle donne naissance à sa fille Eleanor Jess Atwood Gibson en 1976.

Le prix Arthur-C.-Clarke lui est décerné en 1987 pour son roman La Servante écarlate (The Handmaid's Tale).

Elle remporte le Booker Prize en 2000 pour son roman Le Tueur aveugle (The Blind Assassin), qui n'est publié qu'en 2002 en France[4].

Lors de l'élection fédérale canadienne de 2008, elle accorde son appui au Bloc québécois, parti prônant la souveraineté du Québec[5].

En janvier 2009, une polémique éclate à Toronto : son livre La Servante écarlate est accusé par un parent d'élève d'être violent, dépravé et tout à la fois anti-chrétien et anti-islamiste [6]. L'affaire n'aura pas de suite.

En 2015, elle remet le manuscrit de son livre Scribbler Moon au projet de « bibliothèque du futur » de l'artiste écossaise Katie Paterson, qui sera ainsi publié en 2114. Elle est la première des cent auteurs à participer à ce projet[7].

En janvier 2018, elle publie une lettre ouverte dans le journal The Globe and Mail intitulée «Am I a bad feminist?»[8] («Suis-je une mauvaise féministe?») où elle fait une critique du mouvement #Metoo (#moiaussi) en même temps qu'elle diagnostique le système judiciaire inefficace et dépassé. Elle met en garde les féministes d'aujourd'hui face à un possible dérapage menant à l'instauration d'une « justice populaire » qui peut se transformer en « lynchage solidifié culturellement dans lequel le type de justice accessible est jeté par la fenêtre et des pouvoirs extrajudiciaires sont mis en place et maintenus. » Elle prend position en affirmant que « ma position fondamentale est que les femmes sont des êtres humains, avec (...) des comportements saints et démoniaques (...) y compris le crime. » Suite aux critiques de la part de certains observateurs qui considèrent son écrit comme une trahison des valeurs féministes, elle persiste sur Twitter en expliquant son point de vue et en répondant aux critiques, puis en partageant deux autres textes semblables au sien dont celui d'Andrew Sullivan «It’s Time to Resist the Excesses of #Metoo» [9](«Il est temps de résister aux excès de #Moiaussi») où l'auteur compare leur façon d'agir aux méthodes du maccarthysme qui avait mis en place une liste anonyme d’hommes potentiellement dangereux, soupçonnés d'être des communistes, et qui ont détruit plusieurs de leurs carrières.

Une autre collaboratrice du Globe and Mail, Margaret Wente publie quelques jours plus tard une analyse du texte de Atwood et sa place dans l'histoire du féminisme[10]. Wente n'est pas surprise de sa position car « elle (Atwood) aime brasser la cage » et poursuit en citant plusieurs internautes aux réponses dures et frôlant la vulgarité. Pour Wente, Atwood est classée comme une modérée face au nouveau mouvement #metoo qui est prêt à lyncher tous ceux qui n'y se rangent pas. Pour expliquer la situation, en un mot, elle explique : « Ce qui est arrivé c'est que la Révolution est entrée dans une nouvelle phase. Après avoir vaincu les réactionnaires, les Jacobins envoient les modérés à la guillotine », puisque « la révolution ne concerne pas la justice, mais le changement. » Finalement, Wente admet être « la dernière alliée de Atwood » parce qu'elle aussi croit que la procédure régulière, aussi frustrante et imparfaite soit-elle, est meilleure que l'alternative. « Je ne pense pas que des listes publiques d'accusations anonymes contre des journalistes médiatiques [...] devraient être autorisées à détruire des carrières. » Et pour conclure: « Je suis off, mais avec ma tête bien en place. »

Œuvre[modifier | modifier le code]

Son œuvre se compose de 14 romans[1], de 9 recueils de nouvelles, de 16 recueils de poèmes[11] et 10 volumes de non-fiction. Ses thèmes de prédilection sont la fiction historique et spéculative, la science-fiction et le monde utopique ou dystopique.

Diptyque La Servante écarlate[modifier | modifier le code]

  1. La Servante écarlate, Robert Laffont, 1987 ((en) The Handmaid's Tale, 1985)
  2. Les Testaments, Robert Laffont, 2019 ((en) The Testaments, 2019).

Trilogie Le Dernier Homme[modifier | modifier le code]

  1. Le Dernier Homme, Robert Laffont, 2005 ((en) Oryx and Crake, 2003)
  2. Le Temps du déluge, Robert Laffont, 2012 ((en) The Year of the Flood, 2009)
  3. MaddAddam, Robert Laffont, 2014 ((en) MaddAddam, 2013)

Romans indépendants[modifier | modifier le code]

Albums jeunesse[modifier | modifier le code]

  • Tout là-haut dans l'arbre, Rue du monde, 2010 ((en) Up in the Tree, 1978)
    Adaptation par Alain Serres
  • Trois contes très racontables, Seghers, 2019 ((en) Trio of Tolerable Tales, 2017)

Recueils de nouvelles[modifier | modifier le code]

  • Les Danseuses et autres nouvelles, Quinze, 1986 ((en) Dancing Girls, 1977)
  • Meurtre dans la nuit, Remue-ménage, 1987 ((en) Murder in the Dark, 1983)
  • L'Œuf de Barbe-Bleue, Libre Expression, 1985 ((en) Bluebeard's Egg, 1983)
  • (en) Through the One-Way Mirror, 1986
  • Mort en lisière, Robert Laffont, 1996 ((en) Wilderness Tips, 1991)
  • La petite poule vide son cœur, Serpent à plumes, 1996 ((en) Good Bones, 1992)
    Réédité sous le titre La Troisième Main aux éditions La Pleine Lune en 2005
  • (en) Good Bones and Simple Murders, 1994
  • Le Fiasco du Labrador, Robert Laffont, 2009 ((en) The Labrador Fiasco, 1996)
  • (en) The Tent, 2006
  • (en) Moral Disorder, 2006
  • Neuf contes, Robert Laffont, 2018 ((en) Stone Mattress: Nine Wicked Tales, 2014)

Recueils de poésie[modifier | modifier le code]

  • (en) Double Persephone, 1961
  • Le Cercle vicieux, Prise de parole - Du Noroît, 2000 ((en) The Circle Game, 1964)
  • (en) Expeditions, 1965
  • (en) Speeches for Doctor Frankenstein, 1966
  • (en) The Animals in That Country, 1968
  • Le Journal de Susanna Moodie, Bruno Doucey, 2011 ((en) The Journals of Susanna Moodie, 1970)
  • (en) Procedures for Underground, 1970
  • Politique de pouvoir, L'Hexagone, 1995 ((en) Power Politics, 1971)
  • (en) You Are Happy, 1974
  • (en) Selected Poems, 1976
  • (en) Two-Headed Poems, 1978
  • (en) True Stories, 1981
  • (en) Love songs of a Terminator, 1983
  • (en) Interlunar, 1984
  • Matin dans la maison incendiée, Écrits des Forges, 2004 ((en) Morning in the Burned House, 1996)
  • (en) Eating Fire: Selected Poems, 1965-1995, 1998
  • (en) The Door, 2007

Essais[modifier | modifier le code]

  • Essai sur la littérature canadienne, Boréal, 1987 ((en) Survival: A Thematic Guide to Canadian Literature, 1972)
  • (en) Days of the Rebels 1815-1840, 1977
  • Cibles mouvantes, Boréal, 2006 ((en) Second words: Selected Critical Prose, 1982)
  • (en) Strange Things: The Malevolent North in Canadian Literature, 1995
  • (en) Negotiating with the Dead: A Writer on Writing, 2002
  • Cibles mouvantes, Boréal, 2006 ((en) Moving Targets: Writing with Intent, 1982-2004, 2004)
  • (en) Writing with Intent: Essays, Reviews, Personal Prose--1983-2005, 2005

Portée Historique[modifier | modifier le code]

La Servante Écarlate :[modifier | modifier le code]

Pour ce livre entre 1985 et 1987, elle reçu 3 prix : le prix du gouverneur général dans le domaine des romans et nouvelles en langues anglaises, celui du Los Angeles Times Book Prize dans la catégorie fiction et le prix Arthur-C-Clarke. La Servante Écarlate est parue en 1985 et s'est vendue à plusieurs millions d'exemplaires à travers le monde. Il est devenu un classique de la littérature anglophone apportant la célébrité à Margaret Atwood, il est encore récompensé aujourd'hui. Ce roman se déroule en Amérique du Nord où le pays est dominé par une théocratie, fondée sur des castes sociales dans lesquelles les femmes sont soumises aux hommes. Dans cette oeuvre, Margaret Atwood remet en cause la domination masculine, plus précisément le régime patriarcal totalitaire. Elle met en avant les nombreuses épreuves traversées par les femmes, leur volonté de ne pas renoncer à lutter et leur mécontentement contre le sexisme. A travers la lecture de ce livre on constate que ce problème patriarcal déjà présent dans les années 1980 est toujours présent à l'heure actuelle. Elle publie ce livre durant la guerre froide engendrant une prise de conscience de la société et une peur du retour au conservatisme[14].


Meurtre Dans La Nuit :

Ce recueil de poème écrit en 1987 est d'abord publié un anglais sous le titre de "Murder In The Dark" en 1983. Ce recueil est composé de 27 poèmes, divisés en 4 parties dans lesquelles sont mis en avant les thèmes variés. Il va exploiter différent genre comme l'auto-biographie, le satyre, le récit de voyage. Au sein de ce recueil vont apparaître des thèmes comme la marginalisation des femmes et groupes minoritaires entrainant des peurs sociales et l'apparition de mouvement. De ce fait, la cohérence du poème se fait grâce au point commun des principaux thèmes. Le titre est extrait d'un jeu pour enfant qui met en avant différents rôles notamment celui du meurtrier et celui du détective. Dans ce cadre , Margaret Atwood joue le rôle du meurtrier, de la critique et du détective. Le lecteur quant à lui tient le rôle de la victime dut au ressenti de la lecture. A travers la lecture de l'ouvrage, nous comprenons qu'il regroupe tous les thèmes important de ses écrits et donc les causes qui lui sont chères comme le féminisme.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Margaret Atwood a reçu de nombreuses récompenses dans le monde[15].

Elle fait partie des favoris depuis plusieurs années pour le Prix Nobel de littérature[16]. En 2017, Kazuo Ishiguro s'est excusé d'avoir obtenu le prix à sa place[17].

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Sociétés savantes[modifier | modifier le code]

Honneurs[modifier | modifier le code]

Doctorat honoris causa[modifier | modifier le code]

Elle obtient une multitude de Doctorat honoris causa :

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (fr) « Biographie », sur www.evene.fr (consulté en 24 octobre2010).
  2. Cadre forestier qui sert de toile de fond au roman Faire surface (Surfacing), publié en 1972.
  3. (en) Rebecca Mead, « Margaret Atwood, the Prophet of Dystopia », The New Yorker,‎ (ISSN 0028-792X, lire en ligne, consulté le 17 janvier 2020)
  4. « Double dames, double jeu », La croix,‎ (ISSN 0242-6056, lire en ligne, consulté le 17 janvier 2020)
  5. Société Radio-Canada. « Duceppe et la souveraineté à Toronto », , Toronto.
  6. Rapporté par le journal Toronto Star du .
  7. Clémence Chouvelon, « le premier manuscrit d'une bibliothèque du futur sera publié en 2114 », sur ActuaLitté.com, (consulté le 12 février 2017).
  8. (en) Margaret Atwood, « Am I a bad feminist? », Globe and Mail,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2018).
  9. (en) Andrew Sullivan, « Andrew Sullivan: It’s Time to Resist the Excesses of #MeToo », Daily Intelligencer,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2018).
  10. Margaret Wente, « Margaret Atwood is a blood-drinking monster », Globe and Mail,‎ (lire en ligne, consulté le 17 janvier 2018).
  11. « Bibliographie », sur livres.fluctuat.net (consulté en 24 octobre2010).
  12. « Margaret Atwood et Bernardine Evaristo remportent le Booker Prize, le plus prestigieux prix littéraire de langue anglaise », sur www.dhnet.be, (consulté le 15 octobre 2019).
  13. Morgane Giuliani, « "Les Testaments" : une suite captivante à "La Servante écarlate" », sur www.marieclaire.fr, (consulté le 25 novembre 2019).
  14. « Margaret Atwood : des forêts canadiennes à la renommée internationale », sur France Culture, (consulté le 4 décembre 2019)
  15. (en) « Awards and Recognition », sur Margaret Atwood (consulté le 22 mai 2019).
  16. « Nobel: Ngugi wa Thiong’o, Margaret Atwood et Haruki Murakami en tête des pronostics », Livres Hebdo,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mai 2018).
  17. (en-GB) « Kazuo Ishiguro Apologises To Margaret Atwood For Winning The Nobel Prize For Literature », ELLE,‎ (lire en ligne, consulté le 4 mai 2018).
  18. (en) « Margaret Atwood », sur Helmerich Award (consulté le 22 mai 2019).
  19. a et b (en) « Margaret Atwood », sur The Guardian (consulté le 22 mai 2019).
  20. (de) « Nelly-Sachs-Preis », sur Ville de Dormund (consulté le 22 mai 2019).
  21. (en) « 2013 Audie Awards Winners », sur Locus magazine (consulté le 22 mai 2019).
  22. (en) « Margaret Atwood awarded 2016 PEN Pinter Prize », sur English PEN (consulté le 22 mai 2019).
  23. http://culturebox.francetvinfo.fr/livres/romans/l-ecrivaine-canadienne-margaret-atwood-recoit-le-prix-franz-kafka-2017-264001.
  24. (en) « Library Associates Literary Award », sur Université de Saint-Louis (consulté le 22 mai 2019).
  25. « Margaret Atwood, une citoyenne exemplaire », ActuaLitté,‎ (lire en ligne, consulté le 31 juillet 2018).
  26. (en) « Past Award Winners », sur Société royale du Canada (consulté le 22 mai 2019).
  27. (en) « Margaret Atwood », sur Société royale du Canada (consulté le 22 mai 2019).
  28. (en) « Margaret Atwood », sur Académie américaine des arts et des sciences (consulté le 22 mai 2019).
  29. (en) « Margaret Atwood », sur Royal Society of Literature (consulté le 22 mai 2019).
  30. (en) « Margaret Atwood », sur Canada Walk of Fame (consulté le 22 mai 2019).
  31. (en) « Honorary Degrees », sur Université Queen's (consulté le 22 mai 2019).
  32. (en) « Honorary degree citation - Margaret Atwood », sur Université Concordia (consulté le 22 mai 2019).
  33. (en) « Honorary Degrees », sur Smith College (consulté le 22 mai 2019).
  34. (en) « MARGARET ATWOOD », sur Université de Toronto (consulté le 22 mai 2019).
  35. (en) « Honorary Degrees 1980 - 1989 », sur Université de Waterloo (consulté le 22 mai 2019).
  36. (en) « Honorary Degrees », sur Université Harvard (consulté le 15 mai 2019).
  37. « Les docteurs Honoris Causa de la Sorbonne Nouvelle », sur Université Sorbonne-Nouvelle (consulté le 22 mai 2019).
  38. (en) « Margaret Atwood to be honoured by NUI Galway », sur Irish Times (consulté le 22 mai 2019).
  39. (en) « Royal Military College of Canada Honorary Degree Recipients », sur Collège militaire royal du Canada (consulté le 22 mai 2019).
  40. (en) « Honorary graduates », sur Université d'Édimbourg (consulté le 22 mai 2019).
  41. (en) « Margaret Atwood, C.C., LL.D. », sur Gouverneur général du Canada (consulté le 22 mai 2019).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :