Breaking the Waves

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Breaking the Waves
Titre original Breaking the Waves
Réalisation Lars von Trier
Scénario Lars von Trier
Acteurs principaux
Sociétés de production Zentropa
Pays d’origine Drapeau du Danemark Danemark
Drapeau de la Suède Suède
Drapeau de la France France
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas
Drapeau de la Norvège Norvège
Drapeau de l'Islande Islande
Genre Drame
Romance
Durée 159 minutes
Sortie 1996

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Breaking the Waves (ou l'amour est un pouvoir sacré au Québec) est un film danois réalisé par Lars von Trier et sorti en 1996.

C'est le premier film de la trilogie Cœur d'or poursuivie avec Les Idiots (1998), puis Dancer in the Dark (2000). Celui-ci mélange drame et romance.

Le titre Breaking the Waves est une métaphore du réalisateur qui montre comment « briser les vagues » du destin tout tracé et « briser les vagues » du conformisme à travers son héroïne qui fait le bien en dehors de la morale traditionnelle[1].

Synopsis[modifier | modifier le code]

Bess, femme enfant innocente, se marie à Jan, qui travaille sur une plate-forme pétrolière au nord de l'Écosse. Leur relation est passionnelle. Elle prie pour qu'il revienne, mais elle le retrouve paralysé après un accident de travail sur la plateforme, incapable de bouger et bien sûr d'avoir des relations sexuelles. Il ne veut pas qu'elle reste attachée à un homme paralysé, et souhaite qu'elle continue à vivre, à aimer, à être heureuse. Pour être sûr qu'elle puisse tomber amoureuse de quelqu'un d'autre, il lui demande de coucher avec d'autres hommes et de lui raconter les détails. Bess accepte et connaît des relations de plus en plus déviantes et dangereuses, constatant que la santé de Jan bénéficie de ses frasques et croyant agir selon la volonté de Dieu tout en se prostituant[2].

Malgré les très nombreuses railleries des enfants de la ville dont elle est devenue le souffre-douleur, l'hostilité de sa famille et le poids de la religion rigoriste de son village, elle tente de continuer à faire vivre cet amour, par procuration, aux limites de la perversité, jusqu'à un sacrifice ultime. Le carcan religieux qui l'entoure est inapte à la comprendre et à l'aider, et ajoute à l'humiliation qu'elle s'inflige. Jusqu'à sa propre mère qui la renie et la chasse de chez elle. L'anathème qu'elle subit dépasse même sa mort : son enterrement officiel par les hommes de l'église est placé sous le signe de la damnation. Lors de son immersion officieuse en mer, depuis la plateforme pétrolière, son mari qui a retrouvé l'usage de ses jambes et ses collègues entendent des cloches dans le ciel et le spectateur les voit. Elles célèbrent la catharsis de la victime sacrificielle et symbolisent l'arrivée de Bess au royaume des cieux[3].

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Récompenses et distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Roberto Lasagna, Lars von Trier, Gremese Editore, , p. 62.
  2. Roberto Lasagna, Lars von Trier, Gremese Editore, , p. 30.
  3. Roberto Lasagna, Lars von Trier, Gremese Editore, , p. 24.

Liens externes[modifier | modifier le code]