War Dogs

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War Dogs
Titre québécois Chiens de guerre
Titre original War Dogs
Réalisation Todd Phillips
Scénario Jason Smilovic
Todd Phillips
Stephen Chin
Acteurs principaux
Sociétés de production Green Hat Films
The Mark Gordon Company
RatPac-Dune Entertainment
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie dramatique
Durée 114 minutes
Sortie 2016

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

War Dogs est un film américain réalisé par Todd Phillips, sorti en 2016. Le film est présenté en clôture du 42e Festival du cinéma américain de Deauville.

Synopsis[modifier | modifier le code]

David Packouz (Miles Teller) gagne sa vie en pratiquant des massages. Il essaie d'améliorer sa condition en tentant de vendre des draps de qualité aux maisons de retraite, jusqu'au jour où il retrouve lors d'un enterrement, son ami d'enfance Efraim Diveroli (Jonah Hill), qui est dans le commerce des armes.

Pendant la guerre d'Irak, David Packouz et Efraim Diveroli sont deux copains âgés d'une vingtaine d'années vivant à Miami. Efraim profite d'un dispositif du gouvernement fédéral totalement méconnu permettant à de petites entreprises de répondre à des appels d'offres de l'armée américaine. Si leurs débuts sont modestes, ils ne tardent pas à empocher de grosses sommes d'argent et à mener la grande vie. Mais les deux amis sont totalement dépassés par les événements lorsqu'ils décrochent un contrat de 300 millions de dollars destiné à armer les soldats afghans. Ils rentrent alors en contact avec Henry Girard (Bradley Cooper) qui leur donne accès aux stocks de l'armée albanaise.

Lorsque Efraim essaie de doubler Henry en le court-circuitant en tant qu'intermédiaire, celui-ci kidnappe David alors qu'il est en train de veiller au transfert de munitions d'origine chinoise (prohibées dans les contrats de l'armée américaine) dans des boîtes non marquées. David rentre précipitamment en Amérique alors que son chauffeur albanais, qui avait proposé en premier lieu une manière de couper Henry du deal, disparaît sans laisser de traces.

De retour à Miami, David annonce à Efraim qu'il se retire ; celui-ci lui annonce alors qu'il ne lui versera rien de sa commission, ayant volé le contrat de partenariat qu'ils avaient signé avant le départ de David pour l'Albanie. Lors d'une réunion de médiation arrangée par un de leurs financiers (Ralph Slutzky / Kevin Pollak), David lui annonce qu'à défaut d'être payé, il transmettra tous les faux documents en sa possession et qui impliquent AEY, leur compagnie. Quelques jours plus tard, David et Efraim reçoivent séparément un appel du New York Times : leur entreprisefait l'objet d'une enquête pour fraude.

Les deux compères sont arrêtés par le FBI quelques instants après que David a obligé Efraim à avouer qu'il lui avait menti depuis le début et ne l'avait jamais considéré comme un ami. Il s'avère alors que c'est l'entrepreneur albanais chargé du réemballage des munitions chinoises qui les avait dénoncés, car Efraim ne l'avait pas non plus payé. Slutzky, arrêté peu après, leur avait alors tendu un piège sous la forme de la médiation entre les deux ex-amis et pendant laquelle toute la conversation, y compris les aveux de David, était enregistrée. AEY est alors au centre d'un immense scandale sur les contrats d'armement du Pentagone ; Efraim est condamné à quatre ans de prison et David à sept mois d'assignation à domicile.

À sa libération, il retourne rendre visite à Henry Girard. Celui-ci, ayant depuis appris le rôle d'Efraim, s'excuse. Lorsque David lui demande ce qu'il est advenu de son chauffeur albanais disparu, Girard se contente d'ouvrir une mallette remplie d'argent représentant une part de ses gains dans le deal albanais. En échange, il demande à David de ne plus poser de questions…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Information icon with gradient background.svg Sauf indication contraire ou complémentaire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par la base de données IMDb.

Distribution[modifier | modifier le code]

 Source et légende : version française (VF) sur RS Doublage[5] ; version québécoise (VQ) sur Doublage.qc.ca[6]

Production[modifier | modifier le code]

David Packouz, ici en 2013

Genèse et développement[modifier | modifier le code]

Le scénario s'inspire de la vie d'Efraim Diveroli et David Packouz, qui avaient monté un trafic d'armes très lucratif durant la guerre d'Irak, en profitant d'une faille du système fédéral. Cette histoire avait été dévoilée pour la première fois en 2011 dans un article du magazine Rolling Stone. L'auteur de cet article, Guy Lawson, explique le contexte de l'époque : « L'administration Bush tâchait de favoriser les petites entreprises et il n'y avait pas d'entreprise plus petite que celle de nos deux potes, qui glandaient dans un studio de Miami Beach, munis d'une pipe à eau, d'un ordinateur et d'un téléphone portable[7]. ». Le producteur Mark Gordon découvre l'article dans un avion et souhaite tout de suite en faire un film : « Je n'en croyais pas mes yeux. Il y avait là tous les ingrédients d'un film. Je me suis rendu compte que le public adore les films dont les personnages déjouent le système, même s'ils finissent par en payer le prix fort d'une manière ou d'une autre. Quand on pense que ces deux-là étaient sans doute les mecs les moins susceptibles de mener à bien ce type d'escroquerie, on tient une histoire totalement géniale[7]. »

Le film a été provisoirement nommé AK-47 et Arms and the dudes avant War Dogs[7].

Distribution des rôles[modifier | modifier le code]

Jesse Eisenberg et Shia LaBeouf étaient pressentis dans les rôles principaux, avant que Jonah Hill et Miles Teller soient choisis. Efraim Diveroli n'a pas voulu rencontrer Jonah Hill durant la production du film[7].

« Efraim Diveroli est un personnage formidable. C'est lui qui encourage son copain à plonger dans l'inconnu. Il est excessif et sanguin, et je savais que ce rôle m'était destiné. Il a envie de devenir riche et il aime tout ce qui brille. Il pense que c'est ce qui va le rendre heureux. C'est un magouilleur qui peut se montrer extrêmement charmant quand il le faut. Mais il n'est pas du tout paresseux. Il lui faut énormément d'énergie, d'intelligence et d'ingéniosité pour se frayer une place. C'était un rôle passionnant[7]. »

— Jonah Hill

Todd Phillips dirige Bradley Cooper pour la 4e fois, après la trilogie Very Bad Trip. L'acteur déclare : « War Dogs me semble vraiment marquer une évolution logique dans le parcours de Todd car les personnages masculins sont assez proches de ses protagonistes habituels. Et pourtant, il y a dans cette histoire un sentiment d'inquiétude qui lui permet d'aller plus loin dans son propos. Ce qui est formidable chez Todd, c'est qu'il a toujours su déceler le potentiel de séduction des histoires qu'il raconte. Il est capable de s'attaquer à un récit assez sombre au départ et en faire un film drôle et exaltant[7] ».

Tournage[modifier | modifier le code]

Le tournage a eu lieu aux États-Unis en Californie (El Centro, Olive Burbank), à Miami et Las Vegas. Il a également lieu en Roumanie (Bucarest) et au Maroc (Casablanca)[8]. Le réalisateur Todd Phillips explique cette diversité : « Je souhaitais vraiment qu'on sente qu'on a affaire à des trafiquants d'armes internationaux agissant à l'échelle planétaire, la dimension internationale étant fondamentale[7] ».

Musique[modifier | modifier le code]

On peut retrouver dans le film de nombreuses chansons non-originales[9] :

Sortie[modifier | modifier le code]

Critique[modifier | modifier le code]

Sur l'agrégateur américain Rotten Tomatoes, le film obtient 60% d'opinions favorables pour 154 critiques[10]. Sur Metacritic, War Dogs décroche une note moyenne de 57/100, pour 41 avis recensés[11].

Box-office[modifier | modifier le code]

Pays ou région Box-office Date d'arrêt du box-office Nombre de semaines
Drapeau des États-Unis États-Unis
Drapeau du Canada Canada
43 034 523 $[12] [13] 9[13]
Drapeau de la France France 513 131 entrées[3] 7
Alt=Image de la Terre Mondial 86 234 523 $[12] - -


Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Chiens de guerre - Cinoche.com
  2. « War Dogs’ Barks Up $1.25 Million at Thursday Box Office », The Wrap, (consulté le 19 août 2016)
  3. a et b « War Dogs », sur JP box-office.com (consulté le 22 septembre 2016)
  4. (en) Release info sur l’Internet Movie Database
  5. « Fiche de doublage VF du film », sur RS Doublage (consulté le 3 février 2017)
  6. « Fiche du doublage québécois du film », sur Doublage.qc.ca (consulté le 3 février 2017)
  7. a b c d e f et g Secrets de tournage - Allociné
  8. (en) Filming locations sur l’Internet Movie Database
  9. (en) War Dogs - Soundtrack.net
  10. (en) « War Dogs », sur Rotten Tomatoes (consulté le 28 août 2016)
  11. (en) « War Dogs », sur Metacritic (consulté le 28 août 2016)
  12. a et b (en) « War Dogs », sur Box Office Mojo (consulté le 22 septembre 2016)
  13. a et b (en) « War Dogs - weekly », sur Box Office Mojo (consulté le 28 août 2016)

Liens externes[modifier | modifier le code]