Olivier Marchal

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Olivier Marchal
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Olivier Marchal au Festival de la Fiction TV à La Rochelle en 2016
Naissance (59 ans)
Talence, Gironde, France
Nationalité Drapeau de la France Française
Profession Acteur
Réalisateur
Films notables 36 quai des Orfèvres
MR 73
Gangsters
Les Lyonnais

Olivier Marchal est un acteur et réalisateur français, né le à Talence. Il a réalisé le très acclamé polar français 36 quai des Orfèvres et a créé pour la télévision les séries télévisées Flics et Braquo.

Il a été nommé chevalier dans l'Ordre des arts et des lettres en janvier 2010[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation de policier[modifier | modifier le code]

Destiné à reprendre la pâtisserie familiale (glacier, chocolatier, confiseur) de la place Jean-Hameau à La Teste-de-Buch, il découvre sa vocation de comédien à 13 ans lorsqu'il est placé en pension chez les jésuites du lycée Saint-Joseph de Tivoli où il est initié au théâtre[2]. Ses parents Pierre et Renée Marchal, qui passent de nombreuses heures dans la boutique ne lui donnent une sœur que 12 ans après sa naissance, le laissant souvent à une solitude qu'il meuble en dévorant romans noirs et polars de la bibliothèque familiale au-dessus de la boutique ou en se nourrissant des films policiers aux cinémas Vog et Apollo voisins[3].

Il passe le concours d'inspecteur de police en 1980, en sort 24e sur 600 et intègre la P.J. de Versailles[4]. Épuisé par les affaires sordides, l'explosion de la violence, l'irrespect envers l'autorité et ses convocations répétées auprès de l'IGPN, il quitte la brigade criminelle en 1982 pour rejoindre les renseignements généraux, section antiterrorisme où il côtoie son collègue Simon Michaël[2]. En 1985, il rejoint la police judiciaire du 13e arrondissement de Paris. Sa petite amie de l'époque Michèle Laroque[3] l'incite à franchir le pas de la scène : tout en étant inspecteur la nuit à la 5e division de la PJ, il prend des cours de théâtre au Conservatoire d'art dramatique du 10e arrondissement de Paris. Une directrice de casting lui donne en 1988 son premier rôle, celui d'un inspecteur dans Ne réveillez pas un flic qui dort, le lançant dans cette carrière qui le fait quitter définitivement la police en 1994[2].

Révélation en tant qu'acteur de télévision (1992-2001)[modifier | modifier le code]

On le découvre acteur en 1992 enchainant les petits rôles dans des comédies potaches et des séries françaises. Il finit par percer en tant qu'acteur grâce à son premier rôle régulier, celui de la série policière Quai numéro un, sur France 2, où il prête ses traits au capitaine Max Urtégy durant treize épisodes diffusés entre 1996 et 2001. Il est ainsi remarqué par M6 qui lui confie le rôle principal d'une série policière réaliste, Police District. La série connait trois saisons très bien reçues par la critique et qui font de Marchal un acteur associé au polar noir et brutal. Parallèlement, il écrit aussi pour la télévision - Commissaire Moulin (TF1) ou encore Central Nuit (France 2) - et pour le cinéma. Le thriller nerveux Gangsters, qu'il écrit et réalise, sort en 2002 et en fait un cinéaste à suivre. Il y dirige deux acteurs français phares des années 1980-90, Richard Anconina et Anne Parillaud.

Scénariste/réalisateur de polars (2004-2010)[modifier | modifier le code]

Le succès d'estime de ce film lui permet de monter un projet plus ambitieux : un grand polar, doté d'un budget de plus de 13 millions d'euros. Le casting est aussi de haute tenue : deux monstres sacrés, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu dominent une large distribution. 36 quai des Orfèvres sort fin 2004, et connait un large succès critique et commercial, faisant de Marchal un réalisateur à suivre.

Désormais, des cinéastes lui confient des rôles dans des projets voisins de son univers : comme Ne le dis à personne, de Guillaume Canet (2006), Truands, de Frédéric Schoendoerffer (2007), comme Pour elle, de Fred Cavayé (2008).

En tant que scénariste/réalisateur, il créé en 2008 la série Flics pour TF1, et défend aussi son troisième long-métrage en tant que scénariste/réalisateur, MR 73. Le film fonctionne moins bien que le précédent.Le film a pour têtes d'affiches Daniel Auteuil, qui voulait retravailler avec Marchal, et Olivia Bonamy. Le cinéaste est néanmoins fidèle : Gérald Laroche, Daniel Duval et Daniel Auteuil sont présents dans deux de ses trois premiers films, tandis que Catherine Marchal, sa femme et Guy Lecluyse sont présents dans ses trois premiers longs-métrages. Francis Renaud également, qui reviendra pour son quatrième, à venir.

En 2009, Marchal rattrape la déception de MR 73, en lançant la série Braquo pour Canal +. Les critiques sont excellentes et la fiction devient une série phare de Canal. Marchal s'éloigne cependant de la production de la deuxième saison, et la désavoue. Les saisons suivantes seront supervisées par d'autres scénaristes et réalisateurs.

En 2011, il revient au cinéma et à la télévision : sur grand écran, il dévoile le polar Les Lyonnais, avec Gérard Lanvin et Tchéky Karyo en têtes d'affiche. Le film raconte l'histoire du gang des Lyonnais qui a sévi dans les années 1970. A la télévision, il revient avec la seconde saison de Flics, pour laquelle il tient aussi l'un des rôles principaux. Le programme fonctionne moins bien et est arrêté par TF1.

Diversification (depuis 2011)[modifier | modifier le code]

Il tente alors de sortir des rôles de flics bourrus : en 2010, il fait partie, avec Gérard Lanvin et Vincent Moscato, du trio qui joue dans le drame Le Fils à Jo réalisé par Philippe Guillard, où il interprète un conseiller principal d'éducation.

En 2012, la cinéaste Catherine Castel l'oppose même à Zabou Breitman pour une romance, Belle comme la femme d'un autre.

En 2013, il revient en tant que tête d'affiche d'une série télévisée : dans Vaugand, il joue cette fois un avocat. Seuls trois téléfilms seront produits et diffusés par France 2, entre 2013 et 2014, malgré des bonnes critiques. En revanche, pour la chaîne publique, il écrit et réalise un téléfilm policier, Borderline, basé sur le livre autobiographique de Christophe Gavat, 96 heures, un commissaire en garde à vue[5]. La même année, Canal + dévoile une nouvelle série policière, tirant cette fois vers la science-fiction, Section Zéro, qui ne dépasse pas ses 8 épisodes.

En 2016, le téléfilm dramatique Mon frère bien-aimé de Denis Malleval, lui permet de sortir du polar, tout en permettant à Michaël Youn d'évoluer à contre-emploi.

C'est au cinéma qu'il revient avec son nouveau projet en 2017, le polar Carbone, basé sur l'affaire de la Taxe Carbone. Ce cinquième long-métrage a pour tête d'affiche Benoît Magimel, mais le cinéaste y retrouve aussi Gérard Depardieu et Michaël Youn, toujours à contre-emploi.

Pour la télévision, il travaille sur une autre adaptation prévue pour 2018, Les Rivières pourpres (série télévisée), où il prêtera ses traits au commissaire Pierre Niémans.

Prises de position[modifier | modifier le code]

Lors du numéro du 4 janvier 2013 de 17e sans ascenseur sur Paris Première, Olivier Marchal déclare que la protection de l'enfance et la lutte contre la pédophilie devraient être les sujets prioritaires du gouvernement ; le paysage médiatique et politique français se polarisant alors autour de l'ouverture du mariage aux couples de personnes de même sexe.

En 2013, il dénonce la lenteur et le laxisme de la justice, après que le cas de sa fille agressée n'a été correctement traité selon lui (« La justice n'a pas fait son boulot et a laissé traîner l'enquête pendant quatre ans. J'ai dit au juge que, "dorénavant, je réglerai mes affaires moi-même". »)[6].

Vie privée[modifier | modifier le code]

Avec Catherine Quiniou (Catherine Marchal), comédienne, épousée en 1995, Olivier Marchal est le père de quatre enfants[7] : Léa née en 1994, Zoé née en 1998, Ninon née en 2006 et Basile né en 2010

Zoé a démarré une carrière d'actrice en 2014 en tournant dans le téléfilm Meurtres à Étretat, puis dans les séries Disparue et Section Zéro[7].

Le couple s'est séparé en 2015.

Filmographie[modifier | modifier le code]

Comme acteur[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Téléfilms[modifier | modifier le code]
Séries télévisées[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Longs-métrages[modifier | modifier le code]

Courts-métrages[modifier | modifier le code]

  • 1999 : Un bon flic

Clips[modifier | modifier le code]

  • 2006 : Beethoven, chanson de Michel Sardou extraite de l'album Hors format. La petite fille dans le clip est jouée par sa fille Zoé Marchal.

Télévision[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Récompense[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nomination ou promotion dans l'Ordre des arts et des lettres, janvier 2010.
  2. a, b et c Patricia Tourancheau, « La patte du poulet », sur liberation.fr, .
  3. a et b Interview d'Olivier Marchal par Isabelle Morizet dans l'émission Il n'y a pas qu'une vie dans la vie sur Europe 1, 23 septembre 2012.
  4. Anne-Charlotte De Langhe, « Olivier Marchal, flic comme au cinéma », sur lefigaro.fr, .
  5. Emmanuelle Litaud, « Borderline : France 2 au cœur de l'affaire Neyret », sur le Figaro.fr, (consulté le 1er avril 2016).
  6. « Olivier Marchal, sa fille victime d'une grave agression: Il en veut à la justice », sur Pure People (consulté le 31 mai 2017).
  7. a et b « Zoé Marchal, fille d'Olivier, actrice en herbe : 'Mes parents me font confiance' », sur Pure People, (consulté le 13 mai 2015).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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