Isabel Coixet

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Isabel Coixet
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Isabel Coixet à la Berlinale 2015.

Naissance (55 ans)
Barcelone, Flag of Spain (1945 - 1977).svg Espagne
Nationalité Drapeau de l'Espagne Espagnole
Profession Réalisatrice, scénariste, productrice
Films notables Ma vie sans moi

Isabel Coixet, née le à Barcelone, est une réalisatrice, scénariste, et productrice espagnole, alternant des longs-métrages et des documentaires.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfant, elle a possibilité de voir un grand nombre de films, toutes sortes de films, par sa grand-mère qui vend des billets dans une salle de cinéma du quartier où elle est née. Elle fait rire sa famille quand à sept ans, elle déclare un jour vouloir devenir réalisatrice de cinéma[1]. Après des études d’histoire contemporaine à l’Université de Barcelone, elle commence une carrière dans la publicité en tant que rédactrice puis se tourne vers la réalisation. Elle fonde sa propre société de production, Miss Wasabi.

En 1983, son premier scénario de long-métrage, Morbus, est porté à l’écran par le réalisateur espagnol, Ignasi P. Ferré. En 1988, Isabel Coixet dirige le film de son scénario Demasiado Viejo Para Morir Joven, ce qui lui vaut une nomination au Prix Goya en tant que Meilleure Réalisatrice.

Son premier film en langue anglaise Cosas que nunca te dije (Things I never told you ou, en français Des choses que je ne t'ai jamais dites) sort en 1996, avec une distribution américaine, dont Lili Taylor et Andrew McCarthy. Elle vit alors aux États-Unis[2]. Elle reçoit pour cette comédies de mœurs sa seconde nomination au Prix Goya pour le Meilleur Scénario Original. Après s’être alliée à une société de production française, elle revient à la langue espagnole en 1998 avec son film d’aventure historique A los que aman (Those Who Love).

C’est en 2003 que la carrière d’Isabel Coixet prend un essor international avec le drame intime Ma vie sans moi, adapté d’une nouvelle de Nancy Kincaid. Sarah Polley y joue le rôle d’Anne, une jeune mère qui choisit de ne pas dire à sa famille qu’elle souffre d’un cancer incurable[3],[4]. Une coproduction hispano-canadienne qui bénéficie de l’aide la société de production de Pedro Almodóvar, El Deseo, Ma vie sans moi attire l’attention de la critique à la Berlinale en étant nommé pour un Ours d’or. Son film suivant, The Secret Life of Words (2005), tourné à Madrid et Belfast, avec Tim Robbins et Sarah Polley, reçoit de nombreux prix : quatre Goya (Meilleur Scénario Original, Meilleure Réalisatrice, Meilleur Film, Meilleur Directeur de Production). Dans ce film, une femme solitaire, emmurée dans son passé qu'elle voudrait oublier, débarque sur une plateforme pétrolière isolée en mer pour soigner un homme. Isabel Coixet avait réalisé dix ans plus tôt un documentaire sur une plateforme pétrolière au large du Chili. Le long-métrage entremêle le thème de ce lieu, dont on ne peut s'échapper ni échapper à son passé, à celui de la torture politique[4],[5]. Le film est un mélange de « secrets, vérités, mensonges, humour et douleur »[1]

En 2008, son film Lovers, avec Ben Kingsley et Pénélope Cruz, est produit à Hollywood. Le scénario, signé Nicholas Meyer, est adapté du roman de Philip Roth, La Bête qui meurt. Un autre long-métrage Map of the Sounds of Tokyo est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2009, avec un accueil mitigé[6],[7].

En 2011, elle fait partie des personnalités espagnoles qui soutiennent le mouvement des Indignés[8]. Après une longue absence, elle revient dans son pays natal. Elle réalise un documentaire sur le juge Baltasar Garzón, Escuchando al juez Garzón qui reçoit un prix Goya du meilleur documentaire[9]. Elle crée également une fiction, Ayer No Termina Nunca dont l'action se situe en 2017 et qui décrit l'impact de la récession sur un couple[10]. En 2013 toujours, elle réalise le film Another Me, sorte de thriller psychologique dont le personnage principal, Fay, est incarné par Sophie Turner. Puis elle tourne Learning to Drive, avec Ben Kingsley et Patricia Clarkson, film présenté au Festival international du film de Toronto 2014[11].

Elle enchaîne ensuite par deux réalisations avec Juliette Binoche, le long-métrage Personne n'attend la nuit (Nadie quiere la noche), qui fait l'ouverture de la Berlinale 2015 et est accueilli fraîchement[12], et un documentaire consacré à une prisonnière de Hissène Habré, Rose Lokissim, Parler de Rose[13],[14],[15].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Longs métrages
Films collectifs

Prix et Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean-Michel Frodon, « Des choses que je ne t'ai jamais dites, film américain d'Isabel Coixet », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Florence Colombani, « Ma vie sans moi : Comment Anne réalise les dix choses à faire avant sa mort », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Thomas Sotinel, « "The Secret Life of Words" : un drame intime enfoui dans la grande histoire », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Thomas Sotinel (2), « J'ai vu cette alchimie entre deux acteurs et deux personnages qui n'ont rien à voir », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • (en) Brian Brooks, « Interview : Isabel Coixet, Director of "The Secret Life of Words" », Indiewire,‎ (lire en ligne).
  • Philippe Azoury, « Le goût du saqué », Libération,‎ (lire en ligne).
  • Jean-Luc Douin, « "Carte des sons de Tokyo" : bruitages sensuels et jeux sexuels à la baguette », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • Sandrine Morel, « Des artistes et des intellectuels espagnols rejoignent le combat des "indignés" », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • (es) Staff EL, « Coixet: 'Nada ni nadie podrá apartar a la justicia del juez Garzón' », El Mundo,‎ (lire en ligne).
  • AFP, « La crise de l'euro s'invite sur les écrans de la Berlinale », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • (en) Pete Hammond, « Toronto: 'The Imitation Game' Named Festival's People's Choice Winner – Oscar Harbinger? », Deadline,‎ (lire en ligne)
  • Emmanuel Bossennec (N'Djamena), « « Parler de Rose », une histoire de la terreur sous Hissène Habré », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  • AFP, « Juliette Binoche en aventurière polaire en ouverture de la 65e Berlinale », Le Point,‎ (lire en ligne).
  • Maria Malagardis, « Parlez-nous d’elle », Libération,‎ (lire en ligne).
  • (es) Lola Huete Machado Reed, « El dictador y las palabras (de Rose Lokissim) », El País,‎ (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]