Elvis Presley

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Elvis)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « Elvis » et « Presley » redirigent ici. Pour les autres significations, voir Elvis (homonymie) et Presley (homonymie).
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir The King.
Elvis Presley
Description de cette image, également commentée ci-après

Elvis Presley en 1957 dans le film Jailhouse Rock.

Informations générales
Surnom The King
Nom de naissance Elvis Aaron Presley
Naissance
Tupelo (Mississippi)
Décès (à 42 ans)
Memphis (Tennessee)
Activité principale Chanteur, acteur
Genre musical Rockabilly, rock 'n' roll, blues, country, gospel, pop, pop rock
Instruments Guitare, piano, basse
Années actives 1953-1977
Site officiel http://elvis.com/
Description de cette image, également commentée ci-après

Logo d’Elvis Presley.

Elvis Aaron Presley, né le à Tupelo, Mississippi et mort le à Memphis, Tennessee, est un chanteur et acteur américain. Surnommé « The King », il a eu sur la culture musicale une influence mondiale et considérable.

Pionnier du rock 'n' roll, une véritable révolution culturelle découlera de sa venue : Transgression du clivage noir/blanc, mode vestimentaire et coiffure, mouvement musical nouveau, libération sexuelle, industrie musicale bouleversée, etc..

Il réalise les premiers enregistrements historiques de rockabilly et, au travers de ses apparitions publiques et télévisuelles (suscitant de nombreuses vocations) contribue à populariser cette musique d'abord aux États-Unis puis à travers le monde. Il est un artiste majeur du XXe siècle.

Elvis Presley a vendu sept cent millions de disques de son vivant, et depuis[1],[2], le chiffre d'un milliard est évoqué ce qui fait de lui l'artiste solo ayant le plus vendu de disques dans le monde[3],[4],[5]. Acteur, il a tourné dans 33 films, donné 1 156 concerts aux États-Unis, dont 525 représentations à Las Vegas[6].

Il est le premier artiste à avoir donné un concert retransmis à la télévision en mondovision dans 54 pays simultanément[Note 1] : l'évènement a lieu le 14 janvier 1973 à Hawaï et son audience s'est mesurée à un milliard et demi de téléspectateurs, un record à ce jour pour un spectacle musical. À sa mort, sa fortune personnelle représentait 150 millions de dollars américains.[réf. nécessaire] Il figure dans le classement des artistes décédés rapportant le plus d'argent. Elvis Presley obtient durant sa carrière 90 disques d'or, 52 de platine, 25 de multi-platine et un de diamant pour le Elvis' Christmas Album, vendu dans le monde à plus de dix millions d'exemplaires[7].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse (1935-1953)[modifier | modifier le code]

Tupelo[modifier | modifier le code]

Elvis Aaron Presley est né le à Tupelo, dans l'État du Mississippi, dans une petite maison (shotgun house) construite par son père, Vernon Elvis Presley (1916-1979), en prévision de sa naissance[8]. Sa mère, Gladys Love Smith (1912-1958), accouche 35 minutes auparavant d'un enfant mort-né, Jesse Garon Presley, le jumeau identique d'Elvis, qui est inhumé dans une tombe anonyme au cimetière de Priceville, à Tupelo[9].

Les parents d'Elvis Presley appartiennent à une Assemblée de Dieu, une Église pentecôtiste, qui constitue sa première influence musicale. Sa mère, dont il est particulièrement proche, est considérée comme le membre dominant de la famille par leurs proches, tandis que son père enchaîne les petits boulots sans faire preuve d'une grande ambition[10],[11]. Les Presley ne sont pas riches et doivent souvent s'appuyer sur leurs voisins ou les aides de l'État pour subvenir à leurs besoins[12].

À l'école d'East Tupelo Consolidated, où il entre en septembre 1941, Presley est considéré comme un élève moyen par le corps enseignant[13]. Il se produit pour la première fois sur scène le 3 octobre 1945 lors d'un concours de chant au Mississippi-Alabama Fair and Dairy Show. Habillé en cowboy, il interprète la chanson de country Old Shep et se classe cinquième[14]. Quelques mois plus tard, il reçoit sa première guitare en cadeau d'anniversaire[15][16]. Ses premières leçons lui sont données par deux de ses oncles, ainsi que par le nouveau pasteur de l'église de la famille[17].

Presley change d'école en septembre 1946 et entre à Milam. L'année suivante, il commence à prendre sa guitare avec lui tous les jours pour jouer de la musique et chanter à l'heure du déjeuner. Sa famille vit alors dans un quartier à dominante afroaméricaine, et il est considéré comme un garçon solitaire qui joue de la musique de péquenauds[18]. Il écoute religieusement l'émission de radio de Mississippi Slim et parvient à le rencontrer par l'intermédiaire d'un de ses camarades de classe, qui n'est autre que le frère de Slim. Ce dernier apprend à Presley à jouer des accords à la guitare[19] et le fait passer dans son émission lorsqu'il a 12 ans[20].

Memphis[modifier | modifier le code]

La famille Presley déménage à Memphis en novembre 1948. Ils logent dans une pension de famille pendant près d'un an avant d'obtenir un logement social dans le lotissement de Lauderdale Courts[21]. Au lycée L. C. Humes, Elvis Presley est généralement trop timide pour jouer de la musique en public, et il est parfois l'objet de brimades de la part des autres élèves[22]. Il se met sérieusement à la guitare en 1950 avec l'aide de Jesse Lee Denson, un voisin qui a deux ans de plus que lui. Avec trois autres garçons, dont les frères Dorsey et Johnny Burnette, ils constituent une sorte de groupe qui se produit régulièrement dans le quartier des Courts[23].

Au fil du temps, Presley devient populaire dans son lycée. Il se laisse pousser des rouflaquettes, utilise de l'huile essentielle de rose et de la vaseline pour se coiffer et s'habille chez Lansky Brothers[24]. Il commence à travailler, d'abord comme ouvreur au Loew's State Theater[25]. En avril 1953, il participe au concours de musique annuel de son lycée et se distingue avec son interprétation de Till I Waltz Again with You de Teresa Brewer[26]. Au terme de sa scolarité, en juin 1953, Presley est décidé à faire carrière dans la musique[27],[28].

Premiers enregistrements (1953-1955)[modifier | modifier le code]

Sam Phillips et Sun Records[modifier | modifier le code]

Elvis Presley en 1954 (cliché promotionnel pour Sun Records).

En août 1953, Elvis Presley pousse la porte des bureaux de Sun Records. Il veut s'offrir quelques minutes en studio d'enregistrement pour réaliser un disque acétate de deux chansons : My Happiness et That's When Your Heartaches Begin. Par la suite, il affirme avoir simplement voulu faire un cadeau à sa mère ou pouvoir s'entendre chanter, mais son biographe Peter Guralnick suggère qu'il cherche alors à être découvert. Sam Phillips, le propriétaire de Sun Records, demande à la réceptionniste Marion Keisker de garder une trace du nom de Presley, ce qu'elle fait, avec son propre commentaire : « Bon chanteur de ballades, à garder »[29].

Presley enregistre un second acétate chez Sun en janvier 1954, composé des chansons I'll Never Stand In Your Way et It Wouldn't Be the Same Without You[30]. Peu après, il auditionne pour rejoindre un quatuor vocal de la région, les Songfellows, mais il n'est pas retenu[31]. Au mois d'avril, il commence à travailler comme chauffeur de camion pour la compagnie Crown Electric[32]. Une nouvelle audition, cette fois pour le groupe d'Eddie Bond, se solde par un nouvel échec, et Bond recommande même au jeune homme d'abandonner le chant[33].

De son côté, Sam Phillips est à la recherche d'un artiste susceptible de faire connaître au grand public les musiciens noirs de Sun Records[34]. Il se procure en juin 1954 une démo de la ballade Without You et il lui semble que Presley pourrait en faire quelque chose. Le jeune chanteur tente de l'enregistrer, mais il n'arrive pas à produire quelque chose de convaincant. Phillips ne se décourage pas et lui demande de chanter toutes les chansons qu'il connaît. Impressionné, il fait appel à deux musiciens, le guitariste Scotty Moore et le contrebassiste Bill Black, en vue d'une véritable séance d'enregistrement[35].

Cette séance se déroule dans la soirée du . Elle reste infructueuse jusqu'à une heure avancée. Alors que tout le monde se prépare à abandonner, Presley prend sa guitare et commence à jouer That's All Right, un blues d'Arthur Crudup de 1946. Moore se souvient : « Et soudain, Elvis a commencé à chanter cette chanson en sautant partout et en faisant l'idiot, et puis Bill a pris sa basse et il a commencé à faire l'idiot lui aussi, et j'ai commencé à les suivre. Je crois que Sam avait laissé la porte de la salle de contrôle ouverte […] il a passé la tête par l'entrebâillement et il a demandé : mais qu'est-ce que vous faites ? Et on lui a dit : aucune idée. Alors il a dit attendez un peu, essayez de trouver un point de départ et recommencez. » Phillips vient de trouver le son qu'il cherchait[36]. Trois jours plus tard, l'animateur de radio de Memphis Dewey Phillips commence à passer That's All Right dans son émission[37]. Les auditeurs ne tardent pas à appeler en nombre pour connaître le nom du chanteur ; beaucoup d'entre eux croient qu'il s'agit d'un Afroaméricain[38]. Quelques jours plus tard, le trio Presley-Moore-Black enregistre Blue Moon of Kentucky, une chanson de bluegrass de Bill Monroe, et un 45 tours est pressé par Sun Records avec That's All Right en face A et Blue Moon of Kentucky en face B[39].

Premiers concerts et contrat avec RCA[modifier | modifier le code]

Le trio se produit pour la première fois en public le 17 juillet au club Bon Air[40]. À la fin du mois, ils jouent au Overton Park Shell en soutien de Slim Whitman. Sur scène, le sens du rythme de Presley et son trac lui font trembler les jambes. Avec son pantalon large, qui amplifie ses mouvements, il commence à faire hurler les jeunes femmes dans le public[41]. Moore et Black quittent peu après leur ancien groupe pour jouer régulièrement avec Presley, et le disc-jockey Bob Neal devient le manager du trio. Ils se produisent régulièrement sur la scène de l'Eagle Nest entre les mois d'août et d'octobre. Durant cette période, Presley prend confiance en lui et développe progressivement son jeu de scène[42].

Le 2 octobre, Elvis Presley se produit pour la première et dernière fois dans le spectacle Grand Ole Opry à Nashville. Le public est tiède, et le producteur Jim Denny explique à Sam Phillips que le chanteur ne convient pas à son programme[43],[44]. Deux semaines plus tard, Presley apparaît dans Louisiana Hayride, le principal concurrent de l'Opry, diffusé sur 198 stations de radio dans 28 États différents. Il est à nouveau saisi par le trac durant la première moitié du concert, mais il se ressaisit et le public réserve un accueil enthousiaste à la deuxième moitié[45]. Le batteur de Lousiana Hayride, D. J. Fontana, se joint au trio pour cette performance[46]. C'est un tel succès que Presley est engagé pour apparaître tous les samedis dans le programme pendant une année. Le chanteur vend son ancienne guitare et s'achète une Martin pour 175 dollars[47].

Au début de l'année 1955, grâce à ses concerts dans tout le Sud-Ouest des États-Unis, ses cinq 45 tours chez Sun Records et ses apparitions hebdomadaires dans Louisiana Hayride, Elvis Presley est devenu une vedette régionale, dont la notoriété s'étend du Tennessee au Texas. Il signe un contrat de management en bonne et due forme avec Bob Neal en janvier. C'est par son intermédiaire que le Colonel Tom Parker, le manager du chanteur de country Hank Snow, découvre Presley et l'engage pour la tournée de Snow en février[48],[49]. Le 3 mars, Presley apparaît pour la première fois à la télévision lors de la diffusion de Louisiana Hayride sur la chaîne KSLA-TV. Il auditionne ensuite, sans succès, pour l'émission de CBS Arthur Godfrey's Talent Scouts. Sa musique, qui mêle blues et country (on parlera ultérieurement de rockabilly), ne rentre pas dans une case prédéfinie : les stations de radio dédiées à la country refusent de passer ses chansons parce qu'il chante comme un Afroaméricain, tandis que celles dédiées au rhythm and blues le rejettent parce qu'il chante de la musique de péquenauds[50].

En août 1955, Presley renouvelle son contrat avec Bob Neal et engage Parker comme conseiller spécial[51]. Le trio, qui devient un quatuor lorsqu'il est définitivement rejoint par D. J. Fontana, continue à donner des concerts à un rythme soutenu jusqu'à la fin de l'année[52]. Presley est devenu un jeune artiste prometteur qui intéresse plusieurs maisons de disques. Après trois offres allant jusqu'à 25 000 dollars, Parker et Phillips parviennent à un accord avec RCA Victor, qui rachète le contrat de Presley avec Sun pour la somme jamais vue jusqu'alors de 40 000 dollars[53]. Deux nouvelles entités, Elvis Presley Music et Gladys Music, sont crées par Parker avec la compagnie Hill & Range pour gérer les prochains enregistrements du chanteur[54]. RCA commence rapidement à promouvoir son nouveau poulain et réédite plusieurs chansons parues chez Sun avant la fin de l'année[55].

Succès et controverses (1956-1958)[modifier | modifier le code]

Premières télévisions nationales et premiers nos 1[modifier | modifier le code]

Ed Sullivan et Elvis Presley le 26 octobre 1956, durant les répétitions du Ed Sullivan Show.

La première séance d'enregistrement d'Elvis Presley pour RCA prend place le à Nashville[56]. Outre Scotty Moore, Bill Black et D. J. Fontana, plusieurs musiciens accompagnent le chanteur : le pianiste Floyd Cramer, le guitariste Chet Atkins et trois choristes, dont Gordon Stoker des Jordanaires[57]. La ballade Heartbreak Hotel, enregistrée à cette occasion, est éditée en 45 tours le 27 janvier[56]. Presley fait sa première apparition sur une chaîne de télévision nationale le lendemain, dans l'émission Stage Show sur CBS, produite à New York. Une fois l'émission enregistrée, il se rend aux studios RCA de New York. Huit chansons sont enregistrées le même jour, dont une reprise du Blue Suede Shoes de Carl Perkins[58]. Le contrat de Bob Neal est dissous et le Colonel Parker devient le manager d'Elvis Presley le 2 mars. Elvis Presley, le premier album du chanteur, est publié le 23 mars par RCA. Il comprend cinq chansons inédites enregistrées pour Sun Records et sept nouvelles chansons. C'est le premier album de rock à atteindre le sommet du classement des ventes établi par le magazine Billboard, une position qu'il conserve pendant dix semaines[56].

Le 3 avril, Presley se produit sur le pont de l'USS Hancock à San Diego pour l'émission The Milton Berle Show. Les marins et leurs petites amies lui réservent un accueil endiablé[59]. À la fin du mois, Heartbreak Hotel devient son premier no 1 dans le hit-parade pop. Il se produit pendant deux semaines au New Frontier Hotel and Casino de Las Vegas, devant un public d'âge mûr qui n'apprécie guère sa musique[60]. C'est à Vegas qu'il découvre Hound Dog, une chanson de Jerry Leiber et Mike Stoller popularisée en 1953 par Big Mama Thornton, qui devient dès lors le morceau de clôture de ses concerts[61]. Il entame ensuite une tournée dans le Midwest qui le voit jouer dans quinze villes différentes en quinze jours[62].

Presley passe pour la deuxième fois au Milton Berle Show le 5 juin. Il laisse sa guitare en coulisse, sur les conseils de Berle. Durant son interprétation de Hound Dog, il se livre à des mouvements suggestifs qui donnent lieu à une importante controverse médiatique[63],[64]. Son déhanché lui vaut le surnom « Elvis le Pelvis », ce qu'il n'apprécie guère[65]. Par contraste, lorsqu'il apparaît dans le Steve Allen Show le 1er juillet, c'est pour chanter Hound Dog à un basset hound portant haut-de-forme et cravate, ce qu'il considère par la suite comme la performance la plus ridicule de sa carrière[66]. Pour la première fois, l'émission de Steve Allen réalise de meilleures performances que celle d'Ed Sullivan. Bien que celui-ci ait déclaré Presley « inapproprié pour un public familial[67] », il lui verse 50 000 dollars pour trois apparitions dans son Ed Sullivan Show, du jamais vu à l'époque[68]. La première émission, diffusée le 9 septembre, est vue par environ 60 millions de téléspectateurs, soit 82,6 % de parts de marché[69]. Love Me Tender enregistre un million de précommandes après son interprétation[70]. Cette émission joue un rôle déterminant et propulse Presley au rang de superstar nationale[67]

Lors des concerts de Presley, le public réagit de manière toujours plus incendiaire. Lors de son passage au Mississippi-Alabama Fair and Dairy Show, en septembre, 50 membres de la Garde nationale sont dépêchés pour prêter main-forte aux forces de l'ordre[71].

Débuts au cinéma et collaboration avec Leiber et Stoller[modifier | modifier le code]

Elvis Presley et Dolores Hart dans Bagarres au King Créole, son quatrième film (1958).

Presley, qui rêve de faire carrière au cinéma, signe un contrat de sept ans avec Paramount Pictures le 25 avril 1956. Son premier film, Le Cavalier du crépuscule, sort en salle le 21 novembre. Bien qu'il n'interprète qu'un rôle secondaire, les producteurs du film décident d'y ajouter quatre de ses chansons et de modifier son titre pour faire référence à Love Me Tender, son plus récent succès. Les critiques sont médiocres, mais le public répond présent[72]. Entre-temps est sorti le deuxième album du chanteur, Elvis, qui se classe rapidement en tête des ventes. Il inclut notamment Love Me, une chanson écrite par Jerry Leiber et Mike Stoller , les auteurs de Hound Dog[73].

Le 4 décembre, Presley participe à une jam session dans les studios de Sun Records avec Carl Perkins, Jerry Lee Lewis et Johnny Cash. Cette séance impromptue, que Sam Phillips prend soin d'enregistrer, entre dans la légende sous le nom de Million Dollar Quartet[74]. À la fin de l'année, Presley fait la une du Wall Street Journal, qui rapporte que la vente de produits dérivés du chanteur a rapporté 22 millions de dollars[75]. RCA a beau être l'une des plus grandes maisons de disques américaines, il représente plus de la moitié de leurs ventes de 45 tours sur l'année 1956[70].

Presley participe pour la troisième et dernière fois au Ed Sullivan Show dans l'émission du . À cette occasion, les caméras ne cadrent que le haut de son corps : d'après certains auteurs, cette quasi-censure serait une idée du Colonel Parker afin de faire parler de son poulain[76],[77]. Greil Marcus compare son apparence dans cette émission au Cheik de Rudolph Valentino[67]. Le chanteur conclut sa performance en interprétant le gospel Peace in the Valley, et Ed Sullivan le décrit à la fin de l'émission comme « un brave garçon[78] ». Au mois de mars, le chanteur s'offre un manoir situé à une quinzaine de kilomètres au sud de Memphis pour ses parents et lui : Graceland[79].

Les trois singles de Presley sortis dans la première moitié de l'année 1957 se classent en tête du hit-parade : Too Much en février, All Shook Up en avril et (Let Me Be Your) Teddy Bear en juillet. Son deuxième film, Amour frénétique, sort en salle le même mois et sa bande originale, Loving You, devient le troisième no 1 d'affilée du chanteur. La chanson-titre est écrite par Lebier et Stoller. Le duo collabore plus étroitement avec Presley sur la bande originale de son film suivant, Le Rock du bagne (novembre 1957), dont ils écrivent quatre des six chansons[80]. Le public est toujours aussi déchaîné lors des trois tournées données par Presley au cours de l'année[81]. Des étudiants le bombardent d'œufs à Philadelphie[82], tandis qu'à Vancouver, le public détruit la scène après la fin du concert[83].

Sorti au mois d'octobre, Elvis' Christmas Album se classe à son tour en tête des ventes. Il inclut notamment Santa Claus Is Back in Town, un blues aux paroles ambiguës écrit par Leiber et Stoller. C'est l'album de Noël le plus vendu de tous les temps aux États-Unis. Scotty Moore et Bill Black, qui se sentent de plus en plus tenus à l'écart et qui ne profitent pas financièrement de leur collaboration avec Presley, annoncent alors leur démission. Ils sont réembauchés quelques semaines plus tard, percevant dès lors des indemnités journalières[84].

À la mi-janvier 1958, alors que Don't devient le dixième no 1 d'Elvis Presley, l'enregistrement de la bande originale du film Bagarres au King Créole prend place à Hollywood. C'est la dernière fois que Leiber et Stoller, qui écrivent trois chansons, collaborent avec le chanteur[85]. La séance du 1er février marque également la dernière apparition de Bill Black aux côtés d'Elvis Presley. Le contrebassiste meurt d'une tumeur au cerveau en 1965.

Service militaire et décès de sa mère (1958-1960)[modifier | modifier le code]

Elvis Presley prête serment à Fort Chaffee le 24 mars 1958.

Elvis Presley est appelé sous les drapeaux le . Il obtient un ajournement jusqu'à la mi-mars afin de tourner Bagarres au King Créole. C'est donc le qu'il est conscrit à Fort Chaffee, près de Fort Smith, dans l'Arkansas. Les médias suivent de près l'événement, au point où des photographes l'accompagnent dans les bâtiments de l'armée[86]. Presley déclare quant à lui ne pas vouloir de traitement de faveur[87]. Début août, alors qu'il suit son entraînement à Fort Hood, au Texas, Presley apprend que sa mère Gladys est à l'hôpital. Il reçoit une permission exceptionnelle pour aller la voir à Memphis. Elle meurt deux jours plus tard, le 14 août. Le chanteur, qui est resté très proche de sa mère, est anéanti[88].

Le 1er octobre, une fois son entraînement terminé, Presley rejoint la 3e division blindée à Friedberg, en Allemagne de l'Ouest[89]. Un sergent lui fait découvrir les amphétamines, dont il devient un grand consommateur[90]. Il est considéré par ses camarades comme un soldat comme les autres, qui ne se vante pas de sa célébrité et fait preuve d'une grande générosité. Il reverse sa solde à des organisations caritatives et achète des postes de télévision et des treillis de rechange pour ses pairs[91]. C'est également durant son séjour à Friedberg qu'il rencontre sa future femme Priscilla Beaulieu, alors âgée de 14 ans[92].

Le chanteur s'inquiète des conséquences du service militaire sur sa carrière, mais le producteur Steve Sholes et l'éditeur Freddy Bienstock s'arrangent pour continuer à fournir régulièrement au public de nouveaux disques d'Elvis, en puisant dans ses enregistrements inédits[93]. C'est ainsi qu'il place dix chansons dans le Top 40 durant ses deux années à l'armée, parmi lesquelles Wear My Ring Around Your Neck, Hard Headed Woman et One Night en 1958 et (Now and Then There's) A Fool Such as I et le no 1 A Big Hunk o' Love en 1959.[94]. RCA édite également quatre 33 tours durant cette période, dont la compilation Elvis' Golden Records (1958), qui se classe no 3 des ventes[95].

Carrière à Hollywood (1960-1968)[modifier | modifier le code]

Elvis Is Back[modifier | modifier le code]

Rentré aux États-Unis le , Elvis Presley est rendu à la vie civile le 5[96]. Le train qui le ramène au Tennessee depuis le New Jersey est pourchassé par ses admirateurs, et il doit s'arrêter à plusieurs reprises pour que le chanteur puisse faire de brèves apparitions[97]. Dans la soirée du 20 mars, il enregistre de nouvelles chansons aux studios RCA de Nashville. Le single Stuck on You se classe rapidement en tête des charts[98]. Quinze jours plus tard, une deuxième séance permet de boucler l'enregistrement de l'album Elvis Is Back!, ainsi que les ballades It's Now or Never et Are You Lonesome Tonight?, qui sortent à leur tour en single. L'album témoigne de la versatilité du chanteur[99].

En octobre, G.I. Blues, la bande originale de Café Europa en uniforme, premier film de Presley depuis son retour, devient no 1 des ventes à sa sortie. Deux mois plus tard sort His Hand in Mine, le premier 33 tours de musique chrétienne du chanteur, qui connaît un succès significatif pour un album de gospel. Lors d'un concert de charité à Memphis, en février 1961, RCA remet au chanteur une plaque certifiant des ventes mondiales de plus de 75 millions de disques[100]. Courant mars, une séance de 12 heures à Nashville permet de mettre en boîte l'album Something for Everybody[101], qui puise dans le Nashville sound[102] et devient son sixième no 1. Le 25 mars, Presley donne un concert de charité à Hawaï, dont les bénéfices doivent financer un mémorial aux victimes de l'attaque de Pearl Harbor. C'est sa dernière prestation en public avant 1968[103].

Les films s'enchaînent[modifier | modifier le code]

Juliet Prowse, Elvis Presley et Arch Johnson dans la bande-annonce du film Café Europa en uniforme (1960).

Le Colonel Parker impose alors un programme de tournage chargé à Presley, qui se retrouve tête d'affiche de films musicaux légers, aux budgets modestes et au scénarios prévisibles. Le chanteur tente d'imposer des rôles plus sérieux, mais l'échec des Rôdeurs de la plaine (1960) et Amour sauvage (1961) le convainc de ne plus s'écarter de la formule gagnante. La majeure partie des 27 films qu'il tourne jusqu'en 1969 s'inscrivent dans cette catégorie[104]. Leur accueil critique est désastreux, mais ils sont presque tous bénéficiaires au box-office. Comme le résume leur producteur Hal Wallis, « rien n'est sûr à Hollywood, sauf un film de Presley[105] ».

Quinze des films de Presley sont accompagnés d'une bande originale en 33 tours, et cinq autres d'un EP. Sa musique souffre de leur cadence de sortie accélérée (il joue fréquemment dans trois films par an). Jerry Leiber décrit la formule que suivent toutes ces bandes originales : « trois ballades, un morceau de tempo moyen, un morceau rapide, et un boogie blues[106] ». Leur qualité va décroissant au fil de la décennie[107]. Des auteurs de renom, comme Doc Pomus et Mort Shuman, continuent à écrire pour Presley, mais la majeure partie de ses chansons durant cette période est l'œuvre d'auteurs de second ordre[108]. Le chanteur est conscient de cette évolution et déteste ces titres qu'il est forcé d'interpréter[109],[110].

Elvis Presley avec sa femme et sa fille en février 1968.

Durant la première moitié des années 1960, trois bandes originales de Presley se classent en tête de ventes, et quelques chansons qui en sont tirées deviennent des classiques, comme Can't Help Falling in Love (1961) ou Return to Sender (1962). Au fil du temps, cependant, leur succès commercial commence à se tarir. Ce n'est qu'à la fin de l'année 1967 que les résultats médiocres de l'album Clambake font prendre conscience du problème à la direction de RCA. Entre début 1967 et la mi-1968, seuls deux des huit singles du chanteur se classent dans le Top 40[111], et l'album Speedway, sorti en mai 1968, ne dépasse pas la 82e place du classement des albums. À ce stade, Presley est devenu un objet de ridicule pour les mélomanes, et seuls ses admirateurs les plus acharnés continuent à le défendre[112]. Il ne publie qu'un seul album qui ne soit pas une bande originale durant cette période : son deuxième 33 tours de musique chrétienne, How Great Thou Art (1967), qui remporte le Grammy Award de la meilleure performance religieuse[113].

Sept ans après leur rencontre, Presley finit par demander Priscilla Beaulieu en mariage peu avant Noël 1966. La cérémonie nuptiale se déroule le 1er mai 1967 dans la suite qu'occupe le couple à l'Aladdin Hotel de Las Vegas[114]. Leur fille unique, Lisa Marie, voit le jour le 1er février de l'année suivante[115].

Le grand retour (1968-1973)[modifier | modifier le code]

Elvis, l'émission spéciale[modifier | modifier le code]

Le déclin artistique des films et albums d'Elvis Presley s'accompagne d'un déclin commercial, si bien qu'au début de l'année 1968, le Colonel Parker commence à avoir du mal à trouver des producteurs désireux d'investir le million de dollars habituel pour un nouveau film du chanteur. Il change donc de stratégie et conclut un accord avec NBC, qui verse 1,25 millions de dollars pour un film et une émission de télévision spéciale pour Noël[116]. La dernière apparition de Presley à la télévision remonte alors au 12 mai 1960, date de diffusion de The Frank Sinatra Timex Show: Welcome Home Elvis, une émission présentée par Frank Sinatra et diffusée sur la chaîne ABC[117].

L'émission spéciale pour NBC, simplement intitulée Elvis, est captée à Burbank fin juin et diffusée le 3 décembre 1968. Elle se compose de plusieurs segments enregistrés en studio dans des décors très travaillés, mais aussi de prises en direct durant lesquelles Presley, anxieux à l'idée de chanter devant un public, est accompagné par ses anciens musiciens Scotty Moore et D. J. Fontana, ainsi que par ses amis Alan Fortas, Charlie Hodge et Lance LeGault. Il porte un costume en cuir noir qui rappelle ses débuts. L'émission est un succès pour NBC : c'est la plus regardée de la saison pour la chaîne, avec 42 % de parts de marché[118],[119].

De Memphis à Vegas[modifier | modifier le code]

Regonflé par le succès de son émission spéciale, Presley entre aux American Sound Studios de Memphis pour préparer un nouvel album, son premier disque qui ne soit ni une bande originale, ni un recueil de chants chrétiens, depuis huit ans. Enregistré avec le groupe maison, les « Memphis Boys », sous la houlette du producteur Chips Moman, From Elvis in Memphis propose un son influencé par la soul de la Stax. Il sort en juin 1969, deux mois après le single In the Ghetto. La critique et le public leur réservent un bon accueil ; l'album reste plus de vingt semaines dans les charts.

Le chanteur souhaite également donner à nouveau des concerts de manière régulière. Des offres affluent du monde entier, mais le Colonel Parker conclut un accord avec l'International Hotel de Las Vegas pour 57 dates. Comme Moore, Fontana et les Jordanaires préfèrent rester à Nashville, Presley met sur pied un nouveau groupe d'accompagnement avec le guitariste James Burton et deux groupes de gospel, The Imperials et The Sweet Inspirations[120]. Il est nerveux, mais sa première soirée à l'International, le 31 juillet, est un triomphe : les 2 200 spectateurs, dont beaucoup de célébrités, lui font trois ovations debout[121]. Le lendemain, Parker négocie un nouveau contrat avec l'hôtel : Presley s'y produira en février et en août pendant cinq ans pour un salaire annuel d'un million de dollars[122].

Le mois de novembre voit la sortie de L'habit ne fait pas la femme, le dernier film hollywoodien de Presley, et du double album From Memphis to Vegas / From Vegas to Memphis, composé pour moitié de chansons enregistrées en direct à l'International Hotel et pour moitié de chansons provenant des séances aux studios American Sound du début de l'année. Suspicious Minds se classe en tête des ventes de singles : c'est son premier no 1 depuis plus de sept ans, mais aussi son dernier.

Elvis et Richard Nixon à la Maison-Blanche, 21 décembre 1970.

Entre juillet et août 1970, pour sa troisième saison à Las Vegas et dans le cadre d'un documentaire du nom de That's the way it is plusieurs répétions et concerts sont filmés. Le , Elvis Presley rencontre le Président américain Richard Nixon à la Maison-Blanche, en compagnie de ses gardes du corps et amis, Jerry Schilling (en) et Sonny West (en). La rencontre est décidée par Elvis : il a écrit une lettre de six pages au Président Nixon pour le rencontrer à Washington (district de Columbia) et lui a suggéré d'être nommé à titre d'agent fédéral spécial au « Bureau of Narcotics and Dangerous Drugs » (Bureau des Narcotiques et des Drogues dangereuses). À cette occasion, Elvis offre à Nixon un pistolet Colt 45, ainsi que des photos de famille. En 1972, la MGM produit un nouveau documentaire Elvis on Tour où sont filmés plusieurs concerts de la tournée du 5 au . Le documentaire obtient le Golden Globe du meilleur documentaire de l'année. Elvis et Priscilla se séparent en février 1972 et ils divorcent officiellement en octobre 1973. Ils bénéficient de la garde partagée de leur fille Lisa-Marie, qui va vivre avec sa mère à Los Angeles. Elvis devient l'icône de l'Amérique profonde, la vedette qui fait entrer le rock à Las Vegas en y mélangeant des gospels, des trompettes et des tambours. En 1972, il donne une série de quatre concerts les 9, 10 (deux shows) et 11 juin au Madison Square Garden de New York. C'est un grand retour à New York après quinze ans d'absence. Sa dernière visite dans la ville remonte alors à son passage à l'émission The Ed Sullivan Show en 1957.

Par la suite, il donne le premier concert par satellite de l'histoire, depuis Hawaï. L'événement a lieu le 14 janvier 1973 à l'International Center Arena d'Honolulu : 1,5 milliard de téléspectateurs assistent au concert du King en direct, c'est la meilleure audience de l'histoire de la télévision devant les premiers pas du premier homme sur la lune 4 ans auparavant.

Problèmes de santé et dernières années (1973-1977)[modifier | modifier le code]

L'année 1973 voit aussi les premiers gros problèmes de santé d'Elvis liés à sa surconsommation de médicaments (pour un glaucome et de l'hypertension). Depuis son service militaire, Presley a pris l'habitude d'utiliser toutes sortes de pilules suivant ses besoins croissants pour répondre aux attentes de son public. À ces dépendances, s'ajoute son divorce qu'il n'acceptera jamais, les concerts éreintants. Elvis est aussi victime de maladies héréditaires telles des maladies du cœur (comme sa mère morte d'une crise cardiaque et plus tard son père) et d'autres problèmes moins graves. Las Vegas devient un passage obligé pour le « King », où il donne plus de 500 spectacles et de 1969 à 1976. S'il ne se déplace jamais en dehors des États-Unis, Elvis Presley chante à Las Vegas devant un public international. Il sillonne aussi les États-Unis d'Est en Ouest et du Nord au Sud sans discontinuer. La star se déplace à bord d'un grand avion personnel où, dans chaque ville, il est fêté. De 1969 à sa mort, il donne 1 156 concerts à travers les États-Unis. Il arrive sur scène vêtu d'un costume nommé jumpsuit et d'une cape garnie de rubis et de diamants au son d'un impressionnant Ainsi parlait Zarathoustra de Richard Strauss à partir de janvier 1971. Cette pièce d'entrée constitue son thème d'ouverture, suivi par That's All Right Mama de 1971 à 1972, puis de 1972 à 1977 par See See Rider.

Un costume d'Elvis au Graceland.

À partir de la tournée de l'été 1973 à Las Vegas, on peut noter une rupture, voire une incompréhension, entre Elvis et la presse ; les relations fusionnelles entretenues entre Elvis et son public l'amènent à lui parler entre les chansons (surtout à Las Vegas où la proximité entre la scène et le public a tendance à favoriser ce type d'échanges). La presse ne semble pas apprécier, les critiques ne sont pas tendres : « C'est la plus indifférente, inintéressante et déplaisante prestation d'Elvis. Le mythe vivant était gras et grotesque, se singeant lui-même » (Hollywood Reporter, août 1973). Pour autant, Elvis Presley continue à remplir deux fois par soir le show-room de l'hôtel Hilton de Las Vegas. Le , à l'occasion du concert clôturant sa saison d'été à Las Vegas, Elvis Presley pour la première fois s'en prend, en public, à un journaliste l'ayant accusé quelques jours auparavant d'être consommateur d'héroïne :

« Je ne fais pas attention aux rumeurs, je ne prête aucune attention aux magazines (…) Ce n'est pas mon habitude de les démolir, ils font leur métier, mais quand ils n'ont rien à dire, ils inventent… J'étais malade et pendant ce temps-là, on me démolit ! Un salopard est allé raconter que je prenais de l'héroïne, que j'étais camé ! (…) Excusez-moi de parler ainsi, ce n'est pas après vous que j'en ai (…) ça me nuit à moi, à ma fille, à mon père, mes amis, mon docteur, à mes relations avec Priscilla. Si je trouve ce salaud, je l'envoie aux enfers[123] ! »

Le lendemain, la presse en fait ses choux gras, et le bruit commence à courir qu'Elvis Presley menace les journalistes. Quelques jours plus tard, Elvis Presley rencontre de sérieux problèmes de santé ; malgré la fièvre, il se produit sur scène, le 29 septembre, à Détroit et donne une prestation correcte, improvisant même une chanson inédite « Alright, okay, you win » avant le solo de son pianiste, lors de ce show complet. La tournée se termine sous de meilleurs auspices mais pour la première fois, les proches d'Elvis sont frappés par la dégradation de son apparence physique : son père appelle en urgence son médecin. À partir de cette date, la santé d'Elvis est fluctuante mais il se produit pourtant de plus en plus en public, de 1975 à 1977, Elvis Presley avec un rythme effréné, dépasse chaque année le record du nombre de concerts précédemment donnés. Il chante le à Pontiac (60 000 personnes) et le à Pittsburgh devant 16 000 personnes. À cette période, les prestations d'Elvis Presley sur scènes demeurent inchangées, fidèle à lui-même, il déploie toujours autant d'énergie et sa voix ne faiblit pas. Les cinq concerts de fin décembre 1976 (du 27 au 31) montrent un Elvis vocalement au sommet, il a même minci lors de cette mini-tournée.

Depuis 1977[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

1977 marque pour lui la première année sans engagement prévu à Las Vegas depuis 1969 ; pourtant, le nombre de concerts ne se réduit pas, ce qui l'oblige à prendre énormément l'avion et accroît sensiblement fatigue et problèmes de santé au point qu'il doit interrompre sa tournée de mars 1977 (seul le concert à Baton Rouge le 31 est annulé) et se fait hospitaliser de nouveau pendant plusieurs jours pour des problèmes gastriques et d'hypertension. Le , il reprend la route : bien que très fatigué. Les tournées 30 et 31 sont de bonne facture, la voix est solide et il semble en meilleure forme physique et heureux d'être sur scène, comme l'attestent les nombreuses photos et enregistrements réalisés pendant cette période. La 32e tournée, qui débute à la mi-juin 1977, est la dernière tournée d'Elvis Presley. Le chanteur a accepté d'être suivi par les équipes de la chaîne télévisée CBS qui filment les derniers moments d'Elvis Presley avec son public.

Alors qu'Elvis semble déjà être ailleurs et à bout de souffle, la chaîne de TV américaine CBS souhaite pouvoir filmer ce qu'elle pense être les dernières images possibles d'Elvis sur scène en concert. Elvis qui n'a plus toutes ses facultés et son rythme d'antan ne souhaite pas donner un avis favorable à la demande de la chaîne. Pourtant le colonel Parker arrive à le dissuader et le pousse à accepter ce qu'il appelle un « défi » pour Elvis. L'entourage du King pense la même chose, pour sortir Elvis de sa solitude et de sa léthargie, il faut lui organiser un défi : CBS et ses caméras arrivent au bon moment. Mais, à la surprise générale, Elvis n'apporte rien, ne défie rien et semble se moquer de son apparence physique. Il ne change rien à ses habitudes.

Souhaitait-il casser son image par le biais des caméras de CBS, certains le pensaient alors[Qui ?][évasif]. RCA profite alors du projet pour obtenir un nouvel album d'Elvis, Moody Blue, enregistré directement à Graceland. À l'avis général, ce projet aurait dû être abandonné devant le manque d'intérêt du principal intéressé : Elvis lui-même. Tout le monde s'accorde à dire qu'Elvis était trop mal en point pour être filmé. À cela s'ajoute l'envie d'Elvis d'être seul avec son public, celui qui l'a toujours suivi et aimé. Le 20 juin, Elvis est à Lincoln, Nebraska, et il donne un meilleur concert que la veille. Il interprète notamment la chanson « Unchained Melody ». Le 21 juin, à Rapid City, Elvis loge à l'hôtel Holiday Inn et il donne son concert en soirée devant environ 7 500 fans au Rushmore Plaza Civic Center. Avant d'entrer sur scène, Elvis reçoit dans sa loge un représentant des indiens Sioux de la réserve voisine, qui lui remettent un cadeau nommé « The Medaillon of Life », en compagnie d'une petite indienne âgée d'une dizaine d'années. Elvis les remercie avant de faire son concert.

Lors de cette dernière tournée, Elvis présente son père Vernon et sa fiancée Ginger Alden, pratiquement à tous les concerts. Le spécial télévisé de CBS, renommé « Elvis in Concert », sera diffusé le 3 octobre 1977 aux États-Unis. Il sortira plus tard en Europe, notamment en France, dans une version écourtée. Après la mort d'Elvis, CBS rajoutera rapidement un message de remerciement de la part de Vernon au sujet des cartes reçues à la suite du décès d'Elvis et il racontera très rapidement les débuts d'Elvis avec le Colonel Parker. La version américaine est plus longue que la version française, car elle présente les préparatifs de la scène avant le concert. Le montage de l'époque a été très critiqué par beaucoup de fans qui trouvaient étrange le fait de voir des messages et des commentaires de fans au milieu de ce concert. Cela en brisait le rythme.Le concert télévisé n'est jamais sorti officiellement en VHS ou DVD, mais il existe des copies officieuses qui circulent lors des conventions. La compagnie Elvis Presley Entreprises Inc. n'a pas l'intention d'autoriser prochainement la sortie officielle de ce concert en raison du mauvais état de santé d'Elvis à cette époque. Il avait pris beaucoup de poids et il était devenu la cible de plusieurs journalistes qui le ridiculisaient. Cependant, il semble qu'EPE ne soit pas contre l'idée de faire publier ce concert historique sur DVD, mais elle préfère attendre pour l'instant.

La tournée de juin 1977 débute le 18 à Kansas City pour se terminer le 26 à Indianapolis. Elvis doit incorporer à cette occasion les caméras de télévision du réseau américain CBS lors de deux concerts. En effet, des prises en direct sont prévues pour présenter Elvis en tournée, ce qui sera le troisième spécial télé de sa carrière, prévu pour l'automne de la même année. Le 1er juin, à Macon GA, c'est l'annonce officielle de l'émission télévisée « Elvis on stage in person ». Les villes d'Omaha, Lincoln et Rapid City sont choisies dans l'ordre le 19, 20 et 21 juin. Elvis n'est pas très en forme à ces concerts et refuse les caméras le 20 juin mais comme il doit honorer le contrat qui a été passé avec CBS, il doit les accepter le 21 juin, les caméras sont aussi présentes le 26 juin mais seulement pour filmer les fans. Le , Elvis Presley donne un concert au Market Square Aréna d'Indianapolis, devant 18 000 personnes. Si sa voix est intacte, il semble très fatigué et il triomphe une dernière fois devant son public.

Décès[modifier | modifier le code]

La tombe d'Elvis dans le Jardin de la méditation à Graceland.

La cause de la mort d'Elvis Presley serait une arythmie cardiaque causée par un abus de médicaments sur une longue période. On croit qu'il était atteint d'une maladie rare et incurable, le lupus érythémateux[réf. nécessaire]. Elvis mesurait 1,83 m (6 0) et pesait 102 kg (224 lb) lors de sa mort.

Le , Elvis loue pour la soirée le cinéma Ridgeway Theater de Memphis. Le dernier film qu'Elvis regarde est MacArthur. Quelques heures plus tard, il se rend chez le dentiste Lester Hofman, il a un rendez-vous pour 22 h 30 (des rumeurs mentionnent que le praticien lui aurait alors fourni une dose dangereuse d'analgésiques). Il revient à Graceland vers h 30, le 16 août. C'est à ce moment que la dernière photo d'Elvis vivant est prise, par monsieur Robert Call, de Pierceton, Indiana, au moyen d'un appareil Instamatic. Le à h 30, Elvis appelle Dick Grob, le chef de la sécurité de Graceland, afin qu'il prépare des partitions musicales pour une insertion éventuelle dans sa nouvelle tournée. Ensuite Elvis appelle son infirmière favorite, Marian Cocke, afin de la saluer avant son départ en tournée. Elvis doit commencer une nouvelle tournée de quatorze concerts à guichets fermés qui devrait débuter le , à Hartford dans le Connecticut. Durant la nuit, Elvis joue au racquetball dans un bâtiment situé sur le terrain de Graceland avec son cousin Billy Smith et sa femme Jo, ainsi qu'avec sa fiancée Ginger Alden. Lors de sa dernière nuit, Elvis joue du piano devant Ginger Alden, près du court de raquette, et chante les chansons Blue Eyes Crying in the Rain (en) de Willie Nelson et Unchained Melody des Righteous Brothers. Ce sont ses dernières interprétations.

Après avoir absorbé des somnifères (selon sa compagne Ginger Alden, il se couche très tard, vers 6 ou 7 heures, le matin du 16 août), au milieu de l'après-midi, Elvis est trouvé inanimé dans sa salle de bains par Ginger Alden. Al Strada contacte à son tour Joe Esposito. Ce dernier, de même que tante Delta Mae Presley, auraient pratiqué le bouche à bouche sur Elvis afin d'essayer de le ranimer. Sa fille Lisa Marie, alors âgée de neuf ans, et qui ce jour-là séjourne chez lui, est témoin de la scène. Appelés sur les lieux, deux ambulanciers de Memphis arrivent quarante minutes plus tard mais Elvis Presley est déjà mort d'une crise d'arythmie. Les tentatives de réanimation ultérieures à l'hôpital de Memphis sont également vaines.

Elvis Presley souffrait de plusieurs problèmes de santé depuis 1974 : notamment d'un problème de poids, de glaucome, de constipation chronique, et d'une grave dépendance aux médicaments prescrits par son médecin personnel, le docteur George Constantine Nichopoulos. Celui-ci est par la suite accusé de faute professionnelle grave, d'avoir favorisé, par abus de prescriptions, les nombreuses surdoses de médicaments dont Presley a été victime durant les dix dernières années de sa vie, laissant planer des soupçons sur une éventuelle dernière overdose fatale. Nichopoulos sera plus tard radié de l'ordre des médecins. Certaines personnes de l'entourage d'Elvis, dont la soprano Kathy Westmoreland, persistent à dire qu'il aurait eu un cancer des os. Cette thèse est aussi soutenue par son ami Charlie Hodge. Cependant, rien n'est officiel. Il s'agit d'une rumeur et cette maladie possible ne saurait expliquer sa mort. Il semble que son problème cardiaque a pu être génétique, car sa mère Gladys, son père Vernon et son oncle Vester sont morts aussi d'une crise cardiaque.

Autopsie[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Les médecins ont constaté que le côté gauche du cœur d'Elvis était deux fois plus gros que la normale[124]. Ils ont trouvé quatorze médicaments dans son système sanguin[125].

Une des théories récentes, concernant le peu d'attention qu'Elvis prêtait à sa santé physique durant les dix dernières années de sa vie (outre le rythme infernal de tournées que lui faisait subir son agent Tom Parker), est que son ami proche Jerry Schilling[126] l'avait peu à peu persuadé de sa quasi-immortalité ou du moins qu'il possédait une essence divine que son existence dissolue ne pouvait en rien affecter. Au milieu des années 1970, il a eu des problèmes financiers, mais ses tournées lui permettaient de se renflouer rapidement, ce qui exclurait la thèse du suicide pour motif financier. À sa mort, il restait cinq millions de dollars sur son compte en banque. Depuis son enfance, Elvis, membre de l'église pentecôtiste Assembly of God Church, une mouvance protestante évangélique, s'interrogeait sur le sens de son existence, il s'intéressait aux théories bouddhistes et spiritualistes, lisait Khalil Gibran, Krishnamurti, Helena Blavatsky et George Berkeley. Larry Geller, son coiffeur et ami personnel, lui apportait régulièrement des livres concernant la spiritualité et les diverses religions. Quelques heures avant sa mort, Elvis lisait un livre sur le Saint-Suaire de Turin, livre retrouvé près de lui.

« La plus grande voix d'Amérique », selon John Lennon, s'est tue et sa mort prématurée fait l'effet d'une bombe, d'abord aux États-Unis, puis dans le monde entier. On parle d'overdose, d'assassinat, de suicide, de mort déguisée, et même de fausse mort. Selon 2 producteurs pour la télé-série journalistique américaine 60 Minutes, il est mort, non pas de suicide, ni attaque cardiaque, ni assassinat mais d'un surdosage de drogues multiples, ce qui était dissimulé[127]. La théorie d'assassinat était soutenue par Vernon Presley et par Stephen Ubaney[128].

Funérailles[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le 18 août, le corps d'Elvis est exposé à Graceland. On estime qu'entre 50 000 et 100 000 personnes sont venues rendre hommage à Elvis.[réf. nécessaire] Le 19 août, Elvis a des obsèques grandioses. Des funérailles intimes sont célébrées par le célèbre télé-évangéliste Rex Humbard (en), à Graceland, dans la salle de musique située près du salon. Des chants gospels sont interprétés dont How Great Thou Art et Sweet, Sweet Spirit. La dépouille est transportée de Graceland dans un corbillard blanc et argenté flanqué de six motards de la garde républicaine le long du Elvis-Presley Boulevard de Memphis en direction du Forest Hill Cemetery de Memphis. Le corps d'Elvis est ensuite déposé dans une crypte. Cependant, pour des questions de sécurité, sa dépouille est transférée, le , sur le terrain de Graceland[Note 2].

Ainsi, le « King » repose à Graceland au milieu des siens ; sa mère Gladys morte en 1958, son père Vernon mort en 1979 et sa grand-mère paternelle Minnie-Mae Hood décédée en 1980[Note 3]. Selon le site web officiel d'Elvis, Graceland est visité par plus de 600 000 personnes chaque année.

Depuis 1997, tous les ans, pour commémorer l'anniversaire de sa mort, des fans d'Elvis se rendent à sa propriété à Memphis, à l'occasion du rituel du "Candlelight"[129].

Au nombre des mythes de l'Amérique contemporaine, la mort d'Elvis s'inscrit rapidement parmi les théories de la conspiration, avec celles de John Kennedy et de Marilyn Monroe. En 2005, 24 % des Américains interrogés sur la question dans un sondage de USA Today estiment qu'Elvis n'est probablement pas mort. La sacralisation du mythe Elvis Presley, gérée par son ex-épouse Priscilla et sa fille Lisa-Marie, rapporte désormais d'immenses dividendes : Elvis Presley Enterprises Inc. qui administre, parmi des dizaines de produits dérivés, le mausolée qu'est devenu Graceland, déclare en 2007 les revenus posthumes les plus importants (près de 280 millions de dollars américains) attribués à un artiste. Graceland demeure, au même titre que le Capitole, le Grand Canyon et la Statue de la Liberté, l'une des attractions touristiques les plus fréquentées d'Amérique et le monument historique le plus visité après la Maison-Blanche.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

La vie sentimentale d'Elvis a été quelque peu tumultueuse [130]. Il fréquente Anita Wood de 1957 à 1962, et l'actrice Ann-Margret, sa partenaire de cinéma dans Viva Las Vegas.

Priscilla[modifier | modifier le code]

En 1967 Elvis, pressé de tous côtés, par le Colonel (qui a décidé qu'il est temps pour lui de se marier), par le père de Priscilla (qui le menace de révéler leur romance à la presse), par Priscilla elle-même, Elvis est contraint d'épouser Priscilla Ann Beaulieu, le 1er mai, à l'Aladdin Hotel de Las Vegas. La cérémonie privée et rapide, réunissant parents et amis, avec la sœur de Priscilla, Michelle, en demoiselle d'honneur et Joe Esposito et Marty Lacker, en garçons d'honneur, étonne tout le monde. Certains pensent alors que ce mariage ne sert qu'à entretenir le nom d'Elvis dans une période perdue entre films désastreux et mauvaises chansons. Après le mariage, le couple passe sa lune de miel en Californie.

Lisa-Marie Presley[modifier | modifier le code]

La fille d'Elvis et de Priscilla naît le , à 17 h 1, au Baptist Memorial Hospital de Memphis[réf. souhaitée]. Elle pèse 6 livres et 15 onces (3,15 kg) et mesure 25 pouces (50,8 cm). Le docteur T.A. Turman assiste l'accouchement de Priscilla. Lisa-Marie est ainsi baptisée en l'honneur de Marie Mott, l'épouse du Colonel Parker. Elvis surnomme sa fille « Lisa ». Lorsque Lisa Marie appelle son père « Elvis » comme le font alors tous les fans devant Graceland, Elvis lui répond : « N'appelle pas ton papa "Elvis" », ce qui fait beaucoup rire la petite fille. Lisa-Marie est l'héritière de toute la fortune de son père. Après une brève union avec Michael Jackson dans les années 1990[131], elle épouse Michael Lockwood, son guitariste, producteur et directeur, le 22 janvier 2006. Elle a quatre enfants, dont deux avec Michael Lockwood, des jumelles prénommées Harper Vivienne Ann et Finley Aaron Love, nées le 7 octobre 2008.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'Elvis Presley.

Principaux albums[modifier | modifier le code]

Ces albums se sont classés dans le Top 10 des ventes aux États-Unis.

Principaux singles[modifier | modifier le code]

Ces singles se sont classés dans le Top 10 des ventes aux États-Unis.

Ventes de disques[modifier | modifier le code]

L'étoile d'Elvis Presley au Walk of Fame à Hollywood, Los Angeles.

À l'époque où Presley débute, le public achète peu d'albums et c'est avant tout grâce aux singles qu'Elvis devient le chanteur ayant vendu le plus de disques au monde. Le chiffre d'un milliard est couramment avancé, tout comme pour le groupe The Beatles. Cependant, si l'on considère uniquement les ventes d'albums le groupe britannique devance très largement Elvis Presley ; aucun album de l'Américain ne s'est suffisamment bien écoulé pour apparaître dans les classements recensant les principaux albums les plus vendus de tous les temps[3].

Elvis Presley a obtenu quatre-vingt-deux disques d'or - soit au moins cinq cent mille copies officiellement écoulées pour chacun - mais aucun n'a atteint les vingt millions d'exemplaires. En 2010, l'organisme qui dénombre les ventes de disques aux États-Unis, la RIAA, crédite de cent soixante seize millions les ventes d'albums des Beatles et de cent vingt millions celles d'Elvis Presley. Côté singles, si le groupe britannique en place vingt à la première place des classements américains, contre dix-huit pour Presley, a contrario l'Américain en compte trente huit dans les dix premières places contre trente quatre pour les Beatles. Au Top 40, Elvis Presley se place encore devant avec cent quatorze, tandis que le groupe en affiche cinquante deux. Il l'emporte aussi en nombre de semaines passées à la première place, avec quatre-vingt contre cinquante neuf[3].

Influence et postérité[modifier | modifier le code]

Elvis Presley est considéré comme l'une des principales icônes du rock 'n' roll[évasif] : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires, son parcours (célébrité fulgurante, descente aux enfers et mort prématurée) en ont fait une idole populaire et le symbole d'une certaine rébellion adolescente. Elvis peut être considéré comme le principal acteur de la large diffusion du rock 'n' roll auprès du grand public blanc américain puis européen. En effet, si le jazz avait déjà associé étroitement musique et sexualité, et si plusieurs interprètes blancs étaient aux côtés d'Elvis dans son rôle de pionnier du rock (par exemple, Bill Haley), Presley est le premier blanc à associer le sex-appeal (un physique avantageux, des inflexions de voix et des mouvements du bassin très suggestifs) à cette nouvelle forme de musique, tout en y ajoutant un son plus dynamique et plus percutant issu des studios Sun de Memphis. Bien que considéré comme choquant par la frange conservatrice américaine, il contribue à rendre acceptable le genre musical et ouvre ainsi la voie de la reconnaissance à de nombreux artistes noirs, tels Chuck Berry, Bo Diddley et Little Richard, ainsi qu'aux rockers blancs, tels Buddy Holly et Jerry Lee Lewis.

Sa popularité, en particulier auprès des adolescentes, a atteint des sommets inédits ; ses concerts et ses apparitions en public ont donné lieu à des mouvements de foule. Le succès d'Elvis auprès des jeunes, dont le pouvoir d'achat est grandissant, dicte la mode non seulement musicale, mais également capillaire ou vestimentaire. C'est un véritable phénomène de société. C'est principalement grâce à Elvis Presley que l'Europe découvre le rock, même derrière le rideau de fer. Cliff Richard s'en inspire et devient à l'aube des années soixante, l'une des plus grandes vedettes du Royaume-Uni. John Lennon a reconnu que « s'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles ». En France, Dick Rivers[Note 4], Johnny Hallyday et Eddy Mitchell découvrent le rock 'n' roll à travers Elvis Presley et s'en inspirent, et popularisent en France cette musique venue d'outre-Atlantique. Presley ouvre la voie à de nombreux rockers américains qui vendent leurs disques en Europe et y font des tournées. Les adolescents du monde entier commencent à copier la coiffure d'Elvis et la demande pour les transistors augmente énormément, permettant ainsi à Sony de passer du statut de petit fabricant japonais de radio à celui de multinationale.

Encore aujourd'hui icône du XXe siècle, d'innombrables artistes de la seconde moitié du siècle se définissent par rapport à son influence, soit en revendiquant son héritage, soit pour le rejeter comme symbole d'une musique dépassée - en particulier à partir du mouvement punk. Elvis Costello lui a emprunté le prénom Elvis pour faire décoller sa carrière. Le crooner pop Chris Isaac le copie. Dire Straits a écrit une chanson-hommage, Calling Elvis. En France, le chanteur rockabilly Jesse Garon emprunte son nom de scène aux prénoms du jumeau mort-né d'Elvis, le rockeur australien Nick Cave consacre sa chanson Tupelo au mythe entourant le chanteur. Le groupe californien Dread Zeppelin avec son leader Greg Tortell (alias Tortelvis) parodient Elvis jusqu'au ridicule, distribuant foulards et colliers hawaiiens à la foule, lors de leurs concerts, et connaissent une fructueuse carrière durant les années 1980. Enfin, en hommage, le groupe U2 enregistre sur l'album The Unforgettable Fire, en 1984, le titre Elvis Presley and America. Il existe également des imitateurs américains (comme Jimmy « Orion » Ellis (1945-1998) ou Doug Church), dont les voix se rapprochent énormément de celle d'Elvis.

Le cinéma a également rendu hommage à Elvis Presley, dans Ultimo Elvis (Armando Bo, 2012) où il est "incarné" par John McInerny, l'un de ses imitateurs.

Popularité au Québec[modifier | modifier le code]

Question book-4.svg
Cette section ne cite pas suffisamment ses sources (indiquez la date de pose grâce au paramètre date)
Pour l'améliorer, ajoutez des références vérifiables [comment faire ?] ou le modèle {{Référence nécessaire}} sur les passages nécessitant une source.

Le chanteur Johnny Farago donne une série de concerts en hommage à Elvis à la fin des années 1970 et au début des années 1980. La station de télévision Télé-Métropole lance un concours d'imitateurs à l'émission Les Tannants. Ce concours ternit l'image d'Elvis au Québec jusqu'à la fin des années 1980, en associant à Elvis une image de mauvais goût. En 1995, le producteur Jean Pilote et le théâtre du Capitole de Québec redorent l'image d'Elvis Presley au Québec en présentant, sous licence d'EPE, une production musicale estivale sophistiquée nommée Elvis Story, à laquelle assistent des centaines de milliers de personnes, venues de partout. Le spectacle est présenté à Paris, Toronto, Gatineau, Biloxi au Mississippi, Atlantic City et au Japon. Les chanteurs Martin Fontaine et Jamie Aaron Kelley incarnent Elvis jusqu'en 2007. En 2009, le spectacle est amélioré et il est présenté au Théâtre du Palais Municipal de La Baie (Saguenay) et à la salle L'Étoile DIX30 de Brossard. C'est actuellement Brandon Bennett qui joue le rôle d'Elvis.

Toujours au Québec où, chez certains, Elvis personnifie l'excès du mythe américain face aux revendications nationalistes et culturelles, le cinéaste Pierre Falardeau consacre à la légende une trilogie humoristique intitulée Elvis Gratton qui est d'abord un succès d'estime en court métrage et vingt ans plus tard, en 2005, un vaste succès public en salle. Le personnage comique a ensuite sa série télévisée intitulée Bob Gratton : ma vie, my life, sur le réseau TQS (renommé V en 2009), de 2007 à 2009. C'est dans la province francophone du Québec que les albums d'Elvis Presley sont les plus vendus au Canada.

Regain de popularité au XXIe siècle[modifier | modifier le code]

Elvis connaît aussi un regain de popularité lors de la coupe du monde de football de 2002 lorsque Nike utilise un remix de sa chanson A Little Less Conversation comme fond sonore d'une publicité mettant en scène des vedettes internationales de football. Ce morceau devient numéro un dans plus de vingt pays, y compris aux États-Unis. À peu près au même moment, sort une compilation, qui se termine en deux volets, des plus grandes chansons d'Elvis : Elv1s 30 #1 Hits. Le remix est ajouté à l'album comme 31e morceau, juste avant la sortie du CD en octobre 2002. Vingt-cinq ans après sa mort, l'album, qui regroupe les principaux succès de Presley et dont la restauration sonore est excellente, atteint la première place des classements.

L'année 2017 célébrant les 40 ans de la disparition du King, des manifestations se déroulent un peu partout dans le monde, depuis Graceland pour un concert commémoratif au beau milieu de la Elvis Week[132], avec un orchestre symphonique[133], en passant par Sydney et son Festival dédié auquel on se rend par l'Elvis Express[134], jusqu'au Musée de Cambrai qui remplacera ses guides par des sosies de Presley[135].

Inspiré par les compilations primées, If I Can Dream (en) et The Wonder of You (en), ELVIS: The wonder of You donnera aux fans l'occasion d'entendre les plus grands succès du King interprétés par Elvis Presley lui-même sur grand écran et accompagnés d'un orchestre symphonique en direct[réf. nécessaire]. Le concert mettra également en vedette une apparition spéciale de Priscilla Presley ainsi que d'autres surprises avec des invités spéciaux[136].

Parmi ses nombreuses réussites, Elvis est l'un des deux chanteurs, avec Roy Orbison, à avoir eu simultanément deux albums dans le Top 5 des classements de ventes d'albums[réf. nécessaire]. Il fait partie du Rock and Roll Hall of Fame, du Country Music Hall of Fame et du Gospel Music Hall of Fame (en), parmi 22 autres Temples de la Renommée[réf. nécessaire].

Elvis The Concert[modifier | modifier le code]

En 1997, Elvis the Concert le tout premier concert virtuel d'Elvis, synchronisé par ordinateur, présente Elvis Presley sur grand écran, avec ses musiciens des années 1970 réunis sur scène. Ils font des tournées dans le monde entier. Le concert est dirigé par Joe Guercio avec la participation du TCB Band, des groupes vocaux The Sweet Inspirations et The Imperials. Les images vidéos d'Elvis proviennent du NBC '68 Comeback Spécial, du concert satellite Elvis : Aloha from Hawaii, ainsi que les concerts filmés de la MGM, That's the Way It Is de 1970, et Elvis on Tour de 1972. Le concert est testé aux États-Unis en 1997 et 1998 avant d'être présenté en Europe en 1999.

Elvis acteur[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Filmographie d'Elvis Presley.

Dès 1956, Hollywood s'intéresse à lui. Sa première apparition sur le grand écran en tant qu'acteur est surprenante. Au début, il ne devait y avoir aucune chanson, mais les producteurs en ajoutent quatre et The Reno Brother's (titre original) est rebaptisé Love Me Tender, du titre de son dernier succès. Le film qui parle de la guerre de Sécession est mal perçu par les admirateurs d'Elvis, ils s'indignent de voir leur idole dans un second rôle. Néanmoins, le film est un succès. Le film suivant, Loving You, titre de son dernier succès, est réalisé entièrement sur mesure pour Elvis. Il joue pratiquement son propre rôle, celui d'un petit chanteur qui devient une superstar grâce au travail et à un manager affairiste. Loving You obtient un immense succès[réf. nécessaire] et Elvis devient une vedette du cinéma. Dans son troisième film, archétype du film violent, Elvis joue un employé qui aime chanter, mais qui, à la suite d'une bagarre, tue un gars et part en prison. Là, il chante, devient la coqueluche de ses codétenus et, libéré, devient une vedette avant de connaître les affres de la célébrité. Le film, Jailhouse Rock, également titre de son dernier succès, manque de profondeur, montre un personnage superficiel, mais remporte un succès retentissant auprès des jeunes[réf. nécessaire].

Son dernier film, tourné avant qu'il parte pour l'armée en 1958, King Creole, est un de ses meilleurs. Le scénario était prévu pour James Dean [réf. nécessaire] et le personnage passe du boxeur au chanteur. Une fois de plus, Elvis interprète un garçon simple qui s'en sort grâce à la chanson. À partir de 1960, dès son retour de l'armée, Elvis laisse la scène pour se consacrer à Hollywood, et durant neuf années, tourne 27 films dont  : Flaming Star (1960), Blue Hawaii (1961), Fun in Acapulco (1963) avec Ursula Andress, Viva Las Vegas (1964) avec Ann-Margret, qui est son plus gros succès au box office (rapportant plus de 9 millions de dollars à la MGM, pour moins d'1 million de dollars investis), Girl Happy (1965), Tickle Me (1965), Speedway (1968) avec Nancy Sinatra, Live a Little, Love a little (1968). Les films cités sont les meilleurs. Pour les autres si le succès est au rendez-vous, scénario et mise en scène sont inexistants. La magie n'est pas là et Elvis devant la caméra s'ennuie de manière ostentatoire. Ses ventes de disques, tirées uniquement des bandes sonores des films, chutent, et Elvis ne rencontre plus le même succès. Le monde a changé, la musique aussi, de nouveaux chanteurs et groupes ont fait leur apparition ; Elvis reçoit les Beatles, le , dans sa maison de Bel Air à Los Angeles. Lorsque son contrat cinématographique prend fin en 1969, Elvis, fatigué et critiqué, décide de mettre un terme à sa carrière à Hollywood.

Elvis au cinéma et à la télévision[modifier | modifier le code]

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Acteur ayant incarné Elvis Presley.

Elvis fait trois émissions spéciales à la télévision[réf. nécessaire] : Elvis (1968), Elvis : Aloha from Hawaii, via Satellite (1973), et Elvis in Concert (1977). Il y a eu également quatre adaptations biographiques (entre parenthèses sont les acteurs qui l'ont incarné et les actrices qui ont incarné Priscilla)[137] : Elvis, 1979, téléfilm (Kurt Russell, Season Hubley), Elvis and Me, 1988, téléfilm (Dale Midkiff, Susan Walters), Elvis, 1990, télé-série (13 épisodes d'une demi-heure) (Michael St. Gerard), et Elvis, 2005, téléfilm (Jonathan Rhys Meyers, Antonia Bernath).

De nombreux films et téléfilms mettent en scène le chanteur[138]. Il n'apparait parfois que brièvement dans certains (ex : Forrest Gump) :

Influence dans la paléontologie[modifier | modifier le code]

Le dinosaure nommé Cryolophosaurus a été surnommé Elvisaurus par les paléontologues, parce que la crête du carnivore leur rappelait la coiffure du chanteur[139].

Ascendance[140],[141],[142][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Précédemment, les Beatles, le 25 juin 1967, furent au programme de la première émission retransmise en mondiovision, intitulé Our World (en) ; le groupe interprète en direct All You Need Is Love "devant" un auditoire estimé entre 400 et 700 millions de téléspectateurs.
  2. Le 27 août 1977, la dépouille de Gladys Love Presley est exhumée et amenée à la crypte du cimetière Forest Hill pour être déposée au même endroit qu'Elvis. Le 3 octobre, le corps de la mère d'Elvis Presley est de nouveau transféré pour être déposé à Graceland aux côtés de son fils.
  3. Le grand-père paternel d'Elvis se nommait Jessie D. McClowell Presley (1896-1973) et il épousa Minnie-Mae Hood en 1913. Ils divorcèrent en 1947 et Jessie D. Presley se remaria avec Vera K. Presley (1892-1981) quelques années plus tard. En 1958, il avait enregistré un 45 tours intitulé The Roots of Elvis. La face 1 contient la chanson Who's That Kickin' my dog around / The Billy Goat Song et la face 2 contient la chanson Swingin' in the Orchard. Le , il fait une apparition au réseau CBS à l'émission I've Got a Secret en compagnie du batteur Gary Moore et du guitariste Gene Klingman. Jessie D. est décédé le à Louisville dans le comté de Jefferson au Kentucky. Il est enterré au Louisville Memorial Gardens. Elvis avait très peu de contact avec son grand-père.
  4. Son pseudonyme s'inspire du nom du personnage Deke Rivers joué par Elvis dans le film Loving You.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Why Elvis is Still The King, The Daily Record
  2. Elvis Presley Article, BBC
  3. a, b et c « Elvis Presley le chanteur qui a vendu le plus de disques au monde » dans Spécial Biographie, no 3, décembre 2012, p. 35 et 36.
  4. (en) « For The Billionth And The Last Time », sur elvis.com.au (consulté le 20 mars 2013).
  5. (en) « Person of the Week: Elvis Presley », sur Time Magazine (consulté le 20 mars 2013).
  6. Elvis Presley
  7. « Chanter Noël, entre tradition et marketing », sur L'Express, (consulté le 1er novembre 2014).
  8. Guralnick et Jorgensen 1999, p. 3.
  9. Connolly 2017, p. 1.
  10. Guralnick 1994, p. 11-12, 23-24.
  11. Victor 2008, p. 419.
  12. Guralnick 1994, p. 12-14.
  13. Guralnick 1994, p. 15-16.
  14. Guralnick 1994, p. 17-18.
  15. Guralnick 1994, p. 19.
  16. Dundy 2004, p. 101.
  17. Guralnick 1994, p. 23.
  18. Guralnick 1994, p. 23-26.
  19. Guralnick 1994, p. 19-21.
  20. Dundy 2004, p. 95-96.
  21. Guralnick 1994, p. 32-33.
  22. Guralnick 1994, p. 35-38.
  23. Guralnick 1994, p. 40-41.
  24. Guralnick 1994, p. 44, 46, 51.
  25. Stanley et Coffey 1998, p. 20.
  26. Guralnick 1994, p. 52–53.
  27. Guralnick 1994, p. 54.
  28. Jorgensen 1998, p. 8.
  29. Guralnick 1994, p. 62-64.
  30. Guralnick 1994, p. 65.
  31. Guralnick 1994, p. 77.
  32. Guralnick 1994, p. 80.
  33. Guralnick 1994, p. 83.
  34. Miller 2000, p. 72.
  35. Jorgensen 1998, p. 10–11.
  36. Guralnick 1994, p. 94-97.
  37. Ponce de Leon 2007, p. 43.
  38. Guralnick 1994, p. 100-101.
  39. Guralnick 1994, p. 102-104.
  40. Guralnick 1994, p. 105, 139.
  41. Guralnick 1994, p. 106, 108-111.
  42. Guralnick 1994, p. 117-127, 131.
  43. Guralnick 1994, p. 128-130.
  44. Mason 2007, p. 37-38.
  45. Guralnick 1994, p. 127-128, 135-142.
  46. Burke et Griffin 2006, p. 61, 176.
  47. Guralnick 1994, p. 152, 156, 182.
  48. Guralnick 1994, p. 144, 159, 167-168.
  49. Nash 2003, p. 6-12.
  50. Bertrand 2000, p. 104.
  51. Guralnick et Jorgensen 1999, p. 45.
  52. Jorgensen 1998, p. 29.
  53. Stanley et Coffey 1998, p. 28-29.
  54. Jorgensen 1998, p. 36, 54.
  55. Stanley et Coffey 1998, p. 29.
  56. a, b et c Stanley et Coffey 1998, p. 30.
  57. Guralnick 1994, p. 235-236.
  58. Guralnick et Jorgensen 1999, p. 50, 54, 64.
  59. Guralnick 1994, p. 262-263.
  60. Guralnick 1994, p. 274.
  61. Guralnick 1994, p. 273, 284.
  62. Guralnick et Jorgensen 1999, p. 72-73.
  63. Burke et Griffin 2006, p. 52.
  64. Jorgensen 1998, p. 49.
  65. Marsh 1982, p. 100.
  66. Keogh 2004, p. 73.
  67. a, b et c Marcus 2006.
  68. Austen 2005, p. 16.
  69. Edgerton 2007, p. 187.
  70. a et b Victor 2008, p. 439.
  71. Guralnick 1994, p. 343.
  72. Victor 2008, p. 315.
  73. Jorgensen 1998, p. 60-65.
  74. Jorgensen 1998, p. 71.
  75. Palladino 1996, p. 131.
  76. Gibson 2005.
  77. Clayton et Heard 2003, p. 117–18.
  78. Keogh 2004, p. 90.
  79. Guralnick 1994, p. 395-397.
  80. Guralnick 1994, p. 406-408, 452.
  81. Guralnick 1994, p. 399-402, 428-430, 437-440.
  82. Guralnick 1994, p. 400.
  83. Guralnick 1994, p. 430.
  84. Guralnick 1994, p. 431-435.
  85. Guralnick 1994, p. 448-449.
  86. Guralnick 1994, p. 461-474.
  87. Victor 2008, p. 27.
  88. Guralnick 1994, p. 474-480.
  89. Ponce de Leon 2007, p. 115.
  90. Guralnick 1999, p. 21.
  91. Clayton et Heard 2003, p. 160.
  92. Victor 2008, p. 415.
  93. Jorgensen 1998, p. 107.
  94. Whitburn 2004, p. 501.
  95. Marcus 1982, p. 278.
  96. Slaughter et Nixon 2004, p. 54.
  97. Matthew-Walker 1979, p. 19.
  98. Slaughter et Nixon 2004, p. 57.
  99. Robertson 2004, p. 50.
  100. Gordon 2005, p. 110, 114.
  101. Jorgensen 1998, p. 148.
  102. Robertson 2004, p. 52.
  103. Gordon 2005, p. 110, 119.
  104. Ponce de Leon 2007, p. 133.
  105. Fields 2007.
  106. Guralnick 1994, p. 449.
  107. Kirchberg et Hendrickx 1999, p. 67.
  108. Hopkins 2002, p. 32.
  109. Lisanti 2000, p. 19, 136.
  110. Jorgensen 1998, p. 201.
  111. Whitburn 2004, p. 502-503.
  112. Kirchberg et Hendrickx 1999, p. 73.
  113. Marsh 2004, p. 650.
  114. Guralnick 1999, p. 261-263.
  115. Guralnick 1999, p. 171.
  116. Kubernick 2008, p. 4.
  117. Guralnick 1999, p. 44, 62-63.
  118. Guralnick 1999, p. 293, 296.
  119. Kubernick 2008, p. 26.
  120. Jorgensen 1998, p. 283.
  121. Gordon 2005, p. 149-150.
  122. Guralnick et Jorgensen 1999, p. 259, 262.
  123. le concert a été enregistré et l'intégralité du monologue est disponible auprès du grand public
  124. Voir le site Elvis Presleys News
  125. notamment du Demerol et des antiémétiques, : Amytal, Avental, Carbrital, Codéine, Demerol, Diazépam, Elavil, Morphine, Nembutal, Placidyl, Quaaludes, Sinutab, et Valmid,(en)elvispresleynews.com
  126. auteur de Me and a Guy Named Elvis: My Lifelong Friendship with Elvis Presley, publié en 2005
  127. James Cole & Charles Thompson II, Death of Elvis, 1990, Delacorte Press
  128. Ubaney, Stephen, 2012, Who Murdered Elvis?, Magnum Opus Enterprises.
  129. Cf. Gabriel Segré, 2002 & 2013.
  130. http://www.lepoint.fr/actualites-litterature/2007-08-09/les-cinquante-femmes-d-elvis-presley/1038/0/195758
  131. « Lisa Marie Presley et Michael Jackson, l'histoire de leur amour. », sur staragora.com (consulté le 25 juin 2014).
  132. http://www.wmcactionnews5.com/story/35497854/elvis-week-2017-expected-to-be-largest-elvis-week-ever%7C La semaine d'Elvis à Memphis (programme)
  133. ;Elvis: Wonder Of You Concert
  134. http://www.leparisien.fr/flash-actualite-culture/australie-en-attendant-l-elvis-express-en-gare-de-sydney-12-01-2017-6557859.php
  135. http://www.europe1.fr/emissions/les-francais-sont-formidables/festival-du-boogie-woogie-a-cambrai-le-musee-recherche-des-sosies-delvis-2946563
  136. https://www.graceland.com/elvisweek/
  137. Internet Movey Data Base.
  138. (en) Elvis Presley - en tant que personnage sur l’Internet Movie Database
  139. (en) enchantedlearning.com
  140. « Elvis Presley Family Lineage 1669-2008 : Elvis Biography :  : 'For Elvis Fans Only' Official Elvis Presley Fan Club », sur www.elvis.com.au (consulté le 27 décembre 2015)
  141. « Genealogy - Elvis Aron Presley », sur www.elvis-aron-presley.nl (consulté le 27 décembre 2015)
  142. « Minnie Mae Presley (1890 - 1980) - Find A Grave Memorial », sur www.findagrave.com (consulté le 27 décembre 2015)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (en) Michael T. Bertrand, Race, Rock, and Elvis, University of Illinois Press, (ISBN 978-0-252-02586-0).
  • (en) Ken Burke et Dan Griffin, The Blue Moon Boys: The Story of Elvis Presley's Band, Chicago Review Press, (ISBN 1-55652-614-8).
  • (en) Dick Clayton et James Heard, Elvis: By Those Who Knew Him Best, Virgin Publishing, (ISBN 0-7535-0835-4).
  • (en) Ray Connolly, Being Elvis: A Lonely Life, W&N, (ISBN 1474604579).
  • (en) Elaine Dundy, Elvis and Gladys, University Press of Mississippi, (ISBN 1-57806-634-4).
  • (en) Robert Gordon, The King on the Road, Bounty Books, (ISBN 0-7537-1088-9).
  • (en) Peter Guralnick, Last Train to Memphis: The Rise of Elvis Presley, Little, Brown, (ISBN 0-316-33225-9).
  • (en) Peter Guralnick, Careless Love: The Unmaking of Elvis Presley, Back Bay Books, (ISBN 0-316-33297-6).
  • (en) Peter Guralnick et Ernst Jorgensen, Elvis Day by Day: The Definitive Record of His Life and Music, Ballantine, (ISBN 0-345-42089-6).
  • (en) Ernst Jorgensen, Elvis Presley—A Life in Music: The Complete Recording Sessions, St Martin's Press, (ISBN 0-312-18572-3).
  • (en) Connie Kirchberg et Marc Hendrickx, Elvis Presley, Richard Nixon, and the American Dream, McFarland, (ISBN 0-7864-0716-6).
  • (en) Bobbie Ann Mason, Elvis Presley, Penguin, (ISBN 0-14-303889-3).
  • (en) James Miller, Flowers in the Dustbin: The Rise of Rock and Roll, 1947–1977, Fireside, (ISBN 0-684-86560-2).
  • (en) Alanna Nash, The Colonel: The Extraordinary Story of Colonel Tom Parker and Elvis Presley, Simon & Schuster, (ISBN 0-7432-1301-7).
  • (en) Charles L. Ponce de Leon, Fortunate Son: The Life of Elvis Presley, Macmillan, (ISBN 0-8090-1641-9).
  • (en) John Robertson, Elvis Presley: The Complete Guide to His Music, Omnibus Press, (ISBN 1-84449-711-9).
  • (en) Todd Slaughter et Anne E. Nixon, The Elvis Archives, Omnibus Press, (ISBN 1-84449-380-6).
  • (en) David Stanley et Frank Coffey, The Elvis Encyclopedia, Virgin Books, (ISBN 0-7535-0293-3).
  • (en) Adam Victor, The Elvis Encyclopedia, Overlook Duckworth, (ISBN 1-58567-598-9).
  • Elvis Presley ou la revanche du Sud par Sébastian Danchin, Paris, Fayard, 2004. 477 p.-[16] p. de pl., 24 cm. (ISBN 2-213-62128-4).
  • Elvis par les Presley : souvenirs intimes de Priscilla Presley, Lisa Marie Presley et d'autres membres de la famille (propos recueillis par David Ritz ; photographie d'objets, Henry Leutwyler ; traduit de l'anglais par Alain Le Kim). Paris : Michel Lafon, 2005. 247 p. , 31 cm. (ISBN 2-7499-0334-3). Titre original : Elvis by the Presleys.
  • (en) Elvis: A Biography par Jerry Hopkins, Warner Books Inc, 1972, (ISBN 0446816655)
  • (en) Elvis par Dave Marsh, Rolling Stone Press Book/Times Books, 1982, (ISBN 081290947X)
  • (en) Elvis & the birth of rock de Lew Allen, Genesis Publications, 2007
  • Elvis et le livre des trésors de Robert Gordon, Éditions K&B, 2007
  • (en) Remember Elvis Produced by Joe Esposito and Daniel Lombardy, 2006 TCBJOE Publishing (ISBN 0-9778945-2-5)
  • 50 ans avec Elvis: L'histoire vraie du King, de Jean-Marie Pouzenc, 2003, Éditions Didier Carpentier, 280 pages (ISBN 2-84167-244-1)
  • Blues Again !, no 10, juillet-août-septembre 2007 (magazine)
  • Le Rite de la Candlelight, par Gabriel Segré, Ethnologie française, no 2002-1, vol. 32, p. 149-158. En ligne ici.
  • Écouter les fans écouter. Les chansons d’Elvis : ce qu’elles font aux fans. Ce qu’ils leur font. Ce qu’ils en font., par Gabriel Segré, Volume ! la revue des musiques populaires, no 10-1, p. 111-126. En ligne ici.

Liens externes[modifier | modifier le code]