Fontenoy-le-Château

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Fontenoy-le-Château
Fontenoy-le-Château
Fontenoy-le-Château vu des Coclés.
Blason de Fontenoy-le-Château
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Vosges
Arrondissement Épinal
Intercommunalité Communauté d'agglomération d'Épinal
Maire
Mandat
Patrick Vilmar
2020-2026
Code postal 88240
Code commune 88176
Démographie
Gentilé Fontenaicastriens
Population
municipale
521 hab. (2018)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 58′ 28″ nord, 6° 12′ 00″ est
Altitude Min. 247 m
Max. 461 m
Superficie 38,13 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton du Val-d'Ajol
Législatives Quatrième circonscription
Localisation
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Fontenoy-le-Château est une commune française de Lorraine, située dans le département des Vosges, en région Grand Est. Elle appartient à la communauté d'agglomération d'Épinal.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Localisation de Fontenoy-le-Château dans le département .

Situation[modifier | modifier le code]

Situation géographique de Fontenoy-le-Château.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Relief et géologie[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La tranchée du canal de l'Est.

Fontenoy-le-Château est situé dans la vallée du Côney, affluent de la Saône, sur le bassin des eaux de la Méditerranée et traversé par le canal de l'Est maintenant canal des Vosges. On y trouve un port de plaisance très fréquenté[1].

Le territoire de Fontenoy est arrosé par six ruisseaux : le ruisseau de Trémonzey, le ruisseau du Grurupt, le ruisseau Châtelain ou ruisseau de la Carotte, du nom de la parcelle où il prend sa source, le ruisseau des prés David, le ruisseau de Saint-Georges et le ruisseau de la Fresse[2].

Au lieu-dit les Fontaines Chaudes, on trouve des sources dont l'eau est à 24 °C.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

La liaison par la route entre Bains-les-Bains et Fontenoy-le-Château est grandement améliorée en 1888 par la création d'un chemin de grande communication sur la rive gauche du Côney et qui prolonge la rue de L'Achenale. Le chemin existant est surélevé au niveau du Moulin-Cotant[3],[4],[5].

Fontenoy est aujourd'hui traversé par les routes départementales D 434, ancien chemin de grande communication Bains — Fontenoy, et D 40.

La gare la plus proche est la gare de Bains-les-Bains, située à 7 km sur la commune du Clerjus.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Fontenoy-le-Château est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[6],[7],[8]. La commune est en outre hors attraction des villes[9],[10].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (63,4 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (63,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (60,5 %), prairies (20,8 %), terres arables (10,2 %), zones agricoles hétérogènes (3,5 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (2,9 %), zones urbanisées (1,5 %), eaux continentales[Note 2] (0,6 %)[11].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[12].

Toponymie[modifier | modifier le code]

La nomination la plus ancienne avérée pour la commune est Fonteniacum Castellum en 1050 qui atteste de la création du site à l'époque féodale[13]. De fons, fontis évoluant en latin populaire médiéval en fontana (source) et de cum (avec) puis de castellum (château). En effet l'éperon gréseux qui supporte le château est sillonné de sources qui ne tarissent jamais même lors d’étés très secs.

Puis on trouve au gré des actes et cartes : Fontenoy le Chastel 1289, Fontenoi le Chasteil 1285, Fontenoy le Chestel 1296, Fontenay 1589 sur la carte d'Ortelius, Fontenoy 1660[14]. On trouve aussi Fontenoy-en-Vosges[15].

Ses habitants sont appelés les Fontenaicastriens, parfois écrit Fontenaycastriens[16], appellation la plus ancienne puis est apparu fautivement[17] Fontecastriens[18].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ancienne ville forte, capitale d'un comté, Fontenoy formait jadis deux localités distinctes, Fontenoy-le-Chastel sur la rive gauche du Côney et Fontenoy-la-Coste qui s'étageait hors les murs en rive droite.

Pendant plus de deux siècles, Fontenoy-le-Château fut le centre d'une prévôté seigneuriale et d'un comté très étendu composé de vingt-sept villages ou hameaux dont Fontenois-la-Ville, Xertigny, le Magny, Montmotier, Trémonzey, le Clerjus, la Chapelle-aux-Bois.

« Cette belle terre fait une avance de plusieurs lieues dans la comté, et occupe la partie occidentale du bailliage de Remiremont. Elle est composée de Fontenoy-le-château, Fontenoy-la-Côte, Fontenoy-la-Ville, le Magny, Montmoutier, Tremonzey, de La Franouze, communauté où se trouvent le Clerjus, le Moncel, Lassus, le Champ, le Buisson, Sous-le-bois, et partie de Roulier, de Xertigny, Amerey, le Rouillier, les Granges-Richard[19]. »

Sa position de « terre de surséance » place Fontenoy au cœur des conflits entre Bourgogne et Lorraine.

En 1792, Fontenoy-la-Côte et Fontenoy-le-Château ne font plus qu'une seule commune, mais déjà en 1721, un arrêté du conseil du duc Léopold Ier de Lorraine[20] réunissait la Justice de la Côte à celle de Fontenoy-le-Château.

L’histoire de Fontenoy commence en 930 avec celle du comté ecclésiastique de Toul, création en faveur de l'évêque Gauzelin Ier, par Henri l'Oiseleur. C'est à la fin du Xe siècle[21], que les évêques de Toul qui possèdent ce franc-alleu édifient, vers 980, une grosse tour carrée afin de protéger la frontière méridionale de leur domaine et fermer la vallée du Côney. Cela explique que malgré la situation excentrée de Fontenoy par rapport à Toul, l'église soit placée sous la protection de saint Mansuy de Toul[22], comme quinze autres paroisses dépendantes de l'évêché de Toul.

« Honorer un saint local était peut-être pour des paroisses reculées le moyen d'affirmer leur appartenance à l'évêché[23]. »

« Dès l'an 1019 l'on trouve des seigneurs de Fontenoy-en-Vosges[24]... »

C’est une des premières forteresses du sud des Vosges avec Épinal et Remiremont.

En , on sait que l'écuyer Ferry de Fontenoy, fils du comte de Toul, devient homme lige du seigneur de Blâmont mais qu'il se reprendra de cet hommage en [25].

Un prieuré bénédictin est fondé ; ses moines assurent la desserte de l’église romane primitive, bâtie vers 1111 et vont établir un barrage sur la rivière pour faire tourner un moulin qui conservera leur nom.

La ville s’entoure de murailles dont il subsiste quelques bases. Elle demeure dans la mouvance lorraine jusqu’à la fin du XIIIe siècle.

La période bourguignonne[modifier | modifier le code]

La tour ronde.
La mort du Téméraire en 1477 sous les remparts de Nancy change le destin de Fontenoy.

Le château de Fontenoy-le-Château connaîtra deux grandes campagnes de renforcement : la puissante famille bourguignonne de Neuchâtel qui arrive à Fontenoy en 1360 à la suite du mariage de Thiébaut VI avec Marguerite[26] de Bourgogne, comtesse de Montagu, fille de Henry de Bourgogne Montagu, Dame de Fontenoy, agrandit la place pour assurer sa présence face au duché de Lorraine voisin.

C’est en 1395, sous leur administration, qu’est reconduite la charte d’une libéralité hors norme : les bourgeois bénéficient, entre autres privilèges, de ne pas être assujettis la mainmorte de chasser aux chiens dans les forêts.

« Premièrement que sur les bourgeois et bourgeoises dudit Fontenoy, n'a point de main-morte ne onques ny fut[27]. »

« Lesdit bourgeois puellent chacier aux chiens, sans ce qu'ils doivent point de droiture au Seigneur ou dame dudit Fontenoy. en eaux que ne tendent cordes ou autres herbiers[28]. »

Les savoir-faire des bourgeois de la ville s'exportent sur les vastes terres du duc de Bourgogne, Philippe le Bon ; on trouve des verriers de Fontenoy ascençant une verrerie[29] dans la forêt de Chaux en 1420[30].

C’est aussi sous les Neufchâtel qu’est rebâtie l’église Saint-Mansuy, dans le style gothique flamboyant de la seconde moitié du XVe siècle. L’intérieur de l’édifice, clair et lumineux sous des voûtes richement nervurées, abrite une belle chaire en pierre, une remarquable cuve baptismale et quelques éléments de statuaire de belle facture. Les clés de voûte anthropomorphes du chœur représentent le soleil et la lune, sans doute à l’effigie de Jean II de Neuchâtel et de son épouse Marguerite de Castro, cousine du roi du Portugal.

Cette période est celle de la prospérité.

« Qui croirait qu'au Moyen Âge, la population agglomérée la plus considérable de notre diocèse (sans même excepter la ville impériale de Besançon) était celle de Fontenoy-le-Château, qui, d'après les historiens lorrains, compta jusqu'à 10 000 âmes[31] »

Le retour à la Lorraine[modifier | modifier le code]

Diane de Dompmartin, Dame de Fontenoy.
L'assomption de la Vierge de Dominique Prot, vestige du couvent des capucins.

Fontenoy redevient lorrain après la mort du duc Charles le Téméraire en 1477 à la bataille de bataille de Nancy, où Philippe, fils de Jean II de Neufchâtel, seigneur de Fontenoy, est fait prisonnier puis sera libéré contre rançon[32].

« Les petits gentilshommes avaient été massacrés, mais, par l'espoir d'une riche rançon, des Lorrains ou des Alsaciens avaient caché les seigneurs les plus puissants et les avaient soustrait à la fureur des Suisses. Au nombre des prisonniers étaient... Philippe, sire de Fontenoy-le-Château, fils aîné du Sire de Montaigu[33]... »

Ce retour ne règle pas pour autant le problème des terres de surséance. Dom Calmet[34] écrit:

« Les difficultés avaient été commencées dès l'an 1501 [...] sur quoi on fit plusieurs conférences à Fontenoy, en l'an 1564. »

Les conférences se succèdent la première se tient à Fontenoy le [35].

Puis, le à Fontenoy une nouvelle conférence garantit à la Bourgogne parmi d'autres le village de Fontenois-la-Ville et à la Lorraine les villages de la Coste de Fontenoy, Trémonzey, Montmoutier et Le Mesnil avec leur bans et territoires. Il y eut de nouveau des accords à Vesoul en décembre 1613 puis un traité à Fontenoy-le-Château en 1614[36].

Ferdinand de Neufchâtel donne Fontenoy à sa fille Anne, épouse de Guillaume, baron de Dommartin ; leur fils Louis eut une fille Diane.

Diane de Dommartin, marquise d'Havré, baronne de Dompmartin, dame de Fontenoy-le-Château, de Bayon, d'Hardemont et d'Oginvillier (30 septembre 1552-162?), fut une excellente et bienveillante dame pour les habitants de Fontenoy. Elle n'hésita pas à renoncer à ses rentes pour secourir les Fontenaicastriens dans le besoin ni à multiplier les démarches pour préserver Fontenoy des prélèvements abusifs.

Diane de Dompmartin, âgée de treize ans, avait épousé en premières noces, le Rhingrave Jean-Philippe, comte sauvage du Rhin et de Salm.

En secondes noces, elle épousa Charles Philippe de Croÿ, marquis d'Havré. La maison de Croÿ remonte aux rois de Hongrie, de la dynastie des Árpád, que la légende fait remonter à Attila. Sa mère était Anne de Lorraine et son parrain le futur roi d'Espagne Philippe II.

Une seconde campagne de renforcement de la forteresse sera entreprise au XVIe siècle, sous Diane et son second mari Charles Philippe de Croÿ.

Dans l’enceinte haute du château, on peut voir la pierre de fondation de ces travaux, datée de 1596, aux monogrammes des deux époux, retrouvée lors des opérations de nettoyage du site par l’association des Amis du Vieux Fontenoy, en 1978.

En 1626 le gouverneur de la place, Georges de Mitry et le sieur Grandjean, médecin de son état, fondent un couvent de frères capucins à l'ouest de la ville. Ces frères exercent la prédication, l'enseignement, l'obtention de certains grades universitaires à Fontenoy et le vicariat de la paroisse quand il se trouve vacant. Le bâtiment sera vendu le comme bien national pour la somme de 12 400 livres[37].

Les commerçants transporteurs[modifier | modifier le code]

Bourgogne, carte d'Abraham Ortelius 1580.
Lorraine, carte d'Abraham Ortelius 1588.

Cette place frontière jouera de sa position sur un des axes naturels nord-sud de passage et sur son éloignement des pouvoirs ducaux pour développer le commerce et surtout le transport de marchandises. Fontenoy devient un relais remarquablement équipé sous la protection du château et derrière ses remparts.

La ville va ainsi centraliser au XVIe siècle la production du « grand verre » ou verre plat, assurée par les verreries de la vaste forêt de la Vôge, et en organiser la distribution à travers toute l’Europe.

Pierre Thierry est le plus célèbre de ces transporteurs, qui monte une véritable entreprise au sens moderne du terme, avec des agents dans les principaux centres de l’époque. Ses rouliers, chartons, sillonnent les voies entre Anvers, Bruges, Francfort, Genève, Bâle, Florence, Venise, Lyon[38]... Il est en rapport avec les grands banquiers allemands et italiens. Il sera anobli le par Antoine de Lorraine. « Madame, pource que d'icy partent souvent gens pour aller en Anvers, je n'ay voulu faillir de me servir de l'occasion pour advertir vostre altese du progrez de mon voyage... » écrit le Cardinal Antoine Perrenot de Granvelle à la duchesse Marguerite de Parme dans une lettre du [39].

Une autre dynastie de commerçants-marchands laissera ici une trace peu ordinaire, la famille Morelot, qui rapporte de ses voyages des plants de cerisiers, à l’origine de la production d'eau de cerise de tout le secteur. Le kirsch est employé en médecine (Médecin des pauvres, 1650) sous le nom d'Esprit de cerise[40].

Les cerisiers de Fontenoy sont les ancêtres de ceux de Fougerolles. Trois Morelot seront anoblis, eux aussi. À Jean sont octroyées en 1585 des armes parlantes portant un « cerisier de sinople fruité de gueules ».

Toute cette activité marchande amène dans la ville les fameux Lombards, très présents en Lorraine et qui vont installer leur banque dans la tour qui portera désormais leur nom pour la postérité. Cette tour, classée monument historique, peut-être élément d’un château inféodé aux seigneurs du lieu, était capable de participer à la défense de la place, avec ses deux salles d’artillerie superposées.

L’autre nom de ce monument est la tour du Poids. Y étaient en effet conservées les mesures étalons propres à Fontenoy. On trouve encore aux archives départementales des Vosges plusieurs actes notariés antérieurs à la Révolution française, faisant mention de « mesure de Fontenoy ». Rappelons enfin, pour donner une idée du prestige économique du lieu, qu’ici on a battu monnaie, dans le moulin éponyme situé en aval immédiat du bourg.

En 1589, un édit du duc de Lorraine mit un frein à la réussite commerciale de Fontenoy. Cet édit demandait d'expulser les protestants, or ils représentaient une grande partie des commerçants de la ville et détenaient également de nombreux capitaux. Certains membres de la famille Morelot, qui étaient protestants, s'installent alorsdès 1586 dans la seigneurie d'Héricourt (Haute-Saône) où, avec la protection de Frédéric de Wurtemberg ils installent un haut fourneau[41].

Fontenoy n'était pas remis de ces départs quand, comme dans toute la région, s'abattent les malheurs de la guerre de Trente Ans.

La guerre de Trente Ans[modifier | modifier le code]

Henri de la Tour d'Auvergne, Maréchal de Turenne.
Bernard de Saxe-Weimar.

Des garnisons lorraines s'installent dans Fontenoy : en 1633 les régiments de Charey et de Lenoncourt y sont en garnison[42]. Le , après la bataille de Mélisey, la ville tombe aux mains des Français commandés par le marquis de Bellefonds[43].La ville est bombardée par l'artillerie[44].. Puis s'ensuit un siège. Le duc Charles IV de Lorraine reprend la place le [45]. mais la ville est incendiée et détruite par les troupes françaises de Turenne et celles, tristement célèbres pour leur cruauté, de Bernard de Saxe-Weimar composées de mercenaires mi-allemands, mi-suédois. En amont de Fontenoy, surplombant le Côney une place dans la forêt a gardé le nom de Camp des Suédois.

« La bande de Weimar fut un terrible fléau, nous en avons des preuves dans le pays de Fontenoy à Châtillon-sur-Saône[46] »

L'incendie destructeur n'épargne que le petit faubourg de l'Aître et les maisons les plus à l'est de Fontenoy-la-Côte. Une épidémie de peste s'abat en outre sur la cité et dure jusqu'au printemps de 1636. Cette épidémie cause la mort des deux tiers des habitants. Les malheureux survivants doivent faire face aux incursions et pillages des soldats, des brigands et des déserteurs. Les habitants se réfugient dans les forêts et ceux qui le peuvent quittent Fontenoy.

Le , les maires et habitants de Fontenoy-le-Château et de Fontenoy-la-Côte envoient une requête pour être exemptés de cens à cause du « malheur des guerres »[47]. La misère doit être grande car elle pousse de nombreuses familles à quitter Fontenoy, le recensement effectué en 1654 dans le bailliage de Vesoul en dénombre une trentaine[48] originaires de Fontenoy-le-Chastel ou de la Coste les Fontenoy. À ces familles fontenaicastriennes il faut ajouter celles venant des terres du comté et notées Tremousey terre de Fontenoy, Maigny-lez-Fontenoy ou Clerjuz en terre de Fontenoy.

Il faudra attendre le milieu du XVIIIe siècle pour qu'une reconstruction de qualité redonne à la cité un air de prospérité.

La surséance[modifier | modifier le code]

Dès la mort de Charles le Téméraire, et ce pendant trois siècles, les terres frontières entre Franche-Comté et Lorraine seront l'objet de désaccords qui nécessiteront la tenue de conférences, environ tous les trente ans pour tenter de régler les conflits. Le traité signé à Middlebourg le entre l'archiduc d'Autriche Philippe, petit-fils du Téméraire et René II de Lorraine met Fontenoy le chastel en Lorraine et laisse Fontenoy la Côte en surséance. Suivra le la conférence de Faucogney d'où ne résulte aucun accord et les deux Fontenoy retournent en surséance. Les traités du Cateau-Cambrésis signés en 1559 qui redéfinissent les frontières des royaumes européens nécessitent la tenue en 1564 d'une nouvelle grande conférence entre Lorrains et Comtois. Cette conférence a lieu à Fontenoy, une fois de plus le résultat n'est pas probant puisqu'il faut en tenir de nouvelles en 1612 à Auxonne 1613 et 1614 de nouveau à Fontenoy connue sous le nom de : Conférence tenue par les députés de Bourgogne et de Lorraine, au lieu de Fontenoy, en l'année 1614, pour la fixation des limites du comté de Bourgogne et du duché de Lorraine[49]

La guerre de Trente Ans nommée guerre de Dix Ans[50] pour l'épisode comtois bouleverse de nouveau les frontières.

Au début du XVIIIe siècle les conférences au sujet des Terres de surséance reprennent. Ce sont les traités de Besançon de 1703 et 1704 qui attribuent à la Lorraine Fontenoy-le-Château, Fontenoy-la-Côte, Le Magny, Fontenois-la-Ville, Trémonzey et Montmotier[51].

Ce n'est qu'en 1766 lors du rattachement de la Lorraine à la France que cesseront les litiges liés à la surséance. Mais les places comme Fontenoy seront, jusqu'à l'abolition des taxes et des droits régissant le passage des marchandises entre Lorraine et Comté, des passages de choix pour la contrebande.

Le plan du château.

La Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution française la voit rebaptisée Fontenoy en Vosges. Le [52], les archives sont détruites par les révolutionnaires des hameaux et communes dépendantes, qui pensaient ainsi détruire les titres de propriété.

Certaines familles comme les Prinsac, Ecquevilley, Huvé ou Gérard voient leurs biens vendus comme biens nationaux.

Les religieux qui résident au couvent des Capucins sont dispersés et certains meurent sur des bateaux-prisons comme Joseph François Jeanson de l'ordre des Capucins[53].

Grâce à la protection de certaines familles et la complicité de quelques notables dont Siméon-Florentin Daubié (grand-père de Julie-Victoire Daubié, première bachelière de France), le culte catholique et l'administration des sacrements s'exercent à Fontenoy. Chez les Huvé, les Daubié, les Colleuil, les Finiel, des pièces secrètes sont aménagées pour servir de chapelle.

La chapelle de Saint-Georges achetée par la famille Poirson comme bien national, protégée des dégradations, est rendue au culte sous l'Empire. À la même époque, les archives de la ville sont de nouveau détruites par les révolutionnaires trop zélés qui voulaient ainsi effacer toute trace de compromission[pas clair].

L'article 2 du décret du 23 prairial an XII (), oblige Fontenoy à déplacer son plus ancien cimetière[54] à 35 mètres du village, un cimetière provisoire est établi au-dessus de Fontenoy à droite de la route qui joint la Vieille Côte et Montmotier. Puis est mis en service le cimetière du Priolet.

Après la Révolution[modifier | modifier le code]

Tout d'abord rattaché à l'arrondissement de Mirecourt, Fontenoy est rattaché à l'arrondissement d'Épinal par la loi du [55].

Groupe de brodeuses.

Les agriculteurs de Fontenoy devaient leur prospérité à la production de kirsch. La culture du cerisier avait été introduite à Fontenoy par les frères Morlot au XVIe siècle mais la distillation intensive[56] date du début du XIXe siècle. La remarquable qualité du kirschen-wasser de Fontenoy est déjà citée dans les Statistiques du département des Vosges écrit en 1802 par Henri-Zacharie Desgouttes, le premier préfet des Vosges[57]. On rapporte qu'un cerisier de Fontenoy donna une année dix à quatorze mesures de cerises soit 600 kg sur le même arbre[40]. La ferme d'Aubegney comptait en 1865 1 200 pieds de cerisiers qui assuraient l'essentiel des revenus de la propriété[58].

Dans son Guide pittoresque de la France, paru en 1838, Giraud de Saint-Fargeau cite comme production de Fontenoy : les fabriques de couverts, les distilleries d'eau de cerise, la brasserie.

La qualité des couches inférieures des lits de grès bigarrés[59] sur les rives du Côney permet la fabrication de meules à aiguiser. Un fabricant de Fontenoy, Barthélémy Picard, invente une meule, dite crown-stones, de plus de deux mètres de diamètre, grâce à un assemblage de bandages de grès sur une roue de métal[60]. C'est une illustration parfaite des savoir-faire de la vallée du Côney.

En 1863, Fontenoy devait ressembler à la description qu'en faisait monsieur Broillard[61], sous-inspecteur des forêts, il faut remarquer l'importance des plantations de cerisiers dans le paysage :

« À l'autre extrémité de la Vosge, au centre d'un grand cercle ouvert dans les forêts, en un site charmant, dans la gorge même du Côney quelque peu élargie, Fontenoy-le-Château, ville du Moyen Âge protégée par un château fort, dont la dernière tour domine encore le pays et produit l'effet le plus pittoresque. Au pied de la tour, le village, coquet, bien groupé, et sa verte prairie animée par la rivière. Derrière elle, sur le plateau, tout un horizon de cerisiers que chaque printemps recouvre d'une neige de fleurs. Cette ruine aux flancs entrouverts, a été mise en vente il y a quelques années au prix de 80 francs, pour être démolie ! En aval et un amont, les forêts, autrefois seigneuriales, partagées plus tard entre le seigneur et la communauté de Fontenoy, ferment la vallée jusqu'aux berges mêmes de la rivière. »

Côney (gauche) et canal des Vosges (droit).

Pendant la guerre de 1870 et jusqu'en juin 1871 la ville subit l'occupation d'une importante troupe allemande et est lourdement imposée[62]. La défaite française à la guerre de 1870 et l'annexion de l'Alsace et d'une partie de la Lorraine rendaient indispensable le désenclavement des Vosges pour le transport fluvial. Le percement du canal de l'Est pour traverser Fontenoy nécessite la démolition de quelques maisons, dont celle de Julie-Victoire Daubié, l'endiguement du Côney et le percement d'une tranchée au pied de la colline du Coclet. Ces travaux nécessitent une main d’œuvre abondante, des Italiens spécialistes de la taille de pierre font partie des équipes du chantier. « À Fontenoy-le-Château par exemple, six Italiens qui participaient au creusement du canal de l'Est, ont épousé des filles du pays, toutes brodeuses[63]. »

Le canal permet à Fontenoy de devenir un port fluvial dont profitent les producteurs et les industries.

Les forges, les pointeries, les clouteries, les usines de couverts étamés, les tuileries[64], les carrières, les féculeries[65] et la broderie blanche assurèrent du travail aux habitants de Fontenoy jusqu'à la Première Guerre mondiale. Puis commença le déclin.

Le , Le Magny fusionne avec Fontenoy-le-Château. La commune fusionnée porte le nom de Fontenoy-le-Château.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1983 mars 2001 Bernard Scandella    
mars 2001 mars 2008 Françoise Mougeot    
mars 2008 mars 2014 André Boban DVD Retraité de l'Armée
mars 2014 En cours Patrick Vilmar   Retraité

Comptes de la commune[modifier | modifier le code]

En 2018, les comptes de la commune nouvelle étaient constitués ainsi[66] :

  • total des produits de fonctionnement : 718 000 , soit 1 226  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 466 000 , soit 796  par habitant ;
  • total des ressources d’investissement : 40 000 , soit 69  par habitant ;
  • total des emplois d’investissement : 204 000 , soit 349  par habitant.
  • endettement : 147 000 , soit 251  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taux d’imposition taxe d’habitation : 9,25 %
  • taxe foncière sur propriétés bâties : 13,37 %
  • taxe foncière sur propriétés non bâties : 19,04 %

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis sa création.

En 2018, la commune comptait 521 habitants[Note 3], en diminution de 11,09 % par rapport à 2013 (Vosges : −2,43 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1856
1 4871 6591 7741 9781 9772 0752 2202 1172 023
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 1902 5602 3462 3982 5262 2182 1702 1332 028
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 9481 9231 5601 5341 4161 3751 1501 0801 038
1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2007 2008
979863785729666695694696671
2009 2010 2011 2016 2018 - - - -
647623646539521----
(Sources : Insee à partir de 1793[67].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le , Fontenoy achète son premier bâtiment d'école. Une classe de filles existait déjà en 1765, la régente en était Marguerite Corset. On trouve aux archives départementales une délibération datée de 1788 de la commune relative aux instituteurs et institutrices[68]. Pour la période 1820-1825 on relève dans les actes civils et religieux que 77 % des hommes et 65 % des femmes savent signer bien lisiblement.

En 1866, une institutrice anime à Fontenoy une classe gratuite pour adultes, femmes et jeunes-filles qui compte 120 élèves[69].

En 1897, le maire Abel Daubié, neveu de Julie-Victoire Daubié, dote Fontenoy d'un cours complémentaire[70].

Fontenoy-le-Château avec Mirecourt et Épinal fut une des dernières villes du département à posséder une école mutuelle[71]. Les sœurs de la doctrine chrétienne tiennent une école maternelle, salle d'asile en 1896[72].

L'école primaire communale de Fontenoy ne compte plus que deux classes. La classe de maternelle réunit les enfants de petite, moyenne, grande section et CP. Une seconde classe compte les enfants de CE1, CE2, CM1 et CM2.

L'Institut médico-pédagogique Jean-Poirot possède trois classes internes à l'établissement.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Marché le mardi matin.
  • Randonnée VTT « La Téméraire » le 1er week-end de juillet (100, 75, 35 et 15 km).
  • Pèlerinage marial autour de la ville le 15 août à la nuit tombante, les façades des maisons sont fleuries et éclairées de bougies. Pendant le temps de la procession, les cloches de l'église Saint-Mansuy sonnent l'Ave Maria.
  • Fête patronale le premier dimanche de septembre.
  • Fontenoy-le-Château - Village de l'Écrit : le prix François-Matenet[73]

Santé[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d'une pharmacie et de deux médecins.

Les hôpitaux les plus proches sont ceux d'Épinal et Remiremont (30 km).

Sports[modifier | modifier le code]

Le port de plaisance.

Culte catholique[modifier | modifier le code]

Diocèse de Saint-Dié, paroisse Saint-Colomban en Vôge (Bains-les-Bains, le Clerjus, la Chapelle-aux-Bois, Fontenoy-le-Château, Montmotier, Gruey-les-Surance, Hautmougey, Harsault, La Haye, Grandrupt-de-Bains, les Voivres, Trémonzey)[74].

L’histoire de Montmotier est intimement liée à celle de Fontenoy-le-Château puisque jusqu’en 1782 au moins, ils partagent le même lieu de culte (l’église Saint-Mansuy)[75].

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monuments civils[modifier | modifier le code]

  • Château de Fontenoy

Ruines du château féodal de Fontenoy, du Xe au XVIIe siècle et le jardin médiéval sur les terrasses du château.

  • Tour des Lombards

Tour du XVe siècle, elle est peut-être l’élément d’un château inféodé aux seigneurs de Fontenoy. Grâce à ses deux salles d’artillerie superposées, elle est capable de participer à la défense de la place. Sa facture l’apparente aux constructions de la fin du XIVe siècle ; il ne semble pas en effet que ses canonnières, caractéristiques de cette période aient été rapportées dans des maçonneries préexistantes. Dans la salle haute, on peut observer une naissance d’escalier pouvant laisser croire que la tour avait jadis un niveau supplémentaire. La flèche qui surmonte l’édifice repose sur une belle charpente de chêne.

Au XVIe siècle, Fontenoy est un centre de grande activité marchande. La ville attire les fameux commerçants-banquiers lombards, très présents en Lorraine. On dit qu’ils installent leur banque ici à l’abri des murs épais, la tour portera désormais leur nom pour la postérité. L’autre nom de ce monument est la tour du Poids car on conservait les mesures étalons propres au comté de Fontenoy. Dans le langage populaire de Fontenoy, la tour qui sert de prison jusqu’au milieu du XXe siècle, porte aussi le nom de tour de La bique en l’honneur de la chèvre du geôlier, qui logeait dans la cellule lorsqu’elle était vide de prisonnier.

Elle fait l’objet d’une inscription au titre des monuments historiques depuis le [76].

  • Hôtel de ville

L'hôtel de ville avec ses halles du rez-de-chaussée date du XIXe siècle[77].

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Mansuy

L'église des XVe et XVIe siècles est placée sous le vocable de Mansuy de Toul et marque le rattachement de Fontenoy à l'évêché de Toul. L'église possède un orgue Henri Didier de 1891[78],[79],[80]. On peut y admirer les fonts baptismaux offerts pour le baptême de Diane de Dommartin. Ces fonts baptismaux ont été restaurés en 2007.

Elle fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le [81].

  • Chapelle Notre-Dame du Bois-Banny

Vers le sud, sur la route de Saint-Loup-sur-Semouse se trouve la chapelle Notre-Dame du Bois Banny[82], lieu de pèlerinage depuis le XVIe siècle. Dans sa monographie[83] Notre-Dame du Bois-Banny, l'abbé Constant Olivier avance 1539 comme date d'édification de la première chapelle en lieu et place du chêne qui servait d'abri à la statue de la Vierge. Ce sanctuaire reçu le nom de Notre-Dame-de-l'Annonciation mais la coutume ne le nomme que la Vierge du Bois-Banny. L'édifice souffre de la guerre de Trente Ans et doit comme Fontenoy attendre le XVIIIe siècle pour être relevé. Il échappe au saccage des révolutionnaires grâce aux ruses de Siméon-Florentin Daubié[84] qui fait croire, par une mise en scène que la fureur publique a devancé les ordres du 27 vendémiaire an III[85].

« Le Directoire du District de Darney décrète que toutes les chapelles situées sur le territoire de son ressort, telles celles de Saint-Martin de Vioménil, Bonneval de Saint-Baslemont, La Brosse de Bains-les-Bains et plusieurs autres, seront non plus seulement fermées et interdites à la vénération publique, mais démolies de fond en comble[86]. »

Malgré les réparations faites à la restauration du culte, il est nécessaire de rebâtir une nouvelle chapelle. Elle sera inaugurée le 16 août 1826. En 1873 ce sont plus de 6 000 pèlerins qui viennent remercier du départ des troupes prussiennes.

En 1902, devant l'afflux des visiteurs venus de la Franche-Comté limitrophe et de la Lorraine, la chapelle est agrandie et ne conserve que le fronton style néo-classique de celle de 1826

Le cantique à Notre-Dame du Bois Banny compte vingt-six couplets qui racontent l'histoire de la statue de la Vierge miraculeuse trouvée sur un chêne

  • Chapelle Saint-Georges

Au cœur du vallon forestier du même nom, la chapelle Saint-Georges bâtie entre 1395 et 1415[87] a été édifiée, dit la légende, sur les lieux d'un combat mortel et fratricide. Deux frères aimaient la même femme et s'y entre-tuèrent. Leur mère pour assurer le salut de leurs âmes fit construire, à l'endroit même du duel, la chapelle assortie d'un ermitage. La chapelle, l’ermitage et les prés furent vendus comme biens nationaux lors la Révolution française et achetée par la Pierre et Jean-Claude Poirson. La trouble période révolutionnaire passée, ils rendirent la chapelle au père Passetemps curé de Fontenoy, et, un décret de Napoléon Ier du 28 messidor an XIII (17 juillet 1805) la rendit au culte.

Patrimoine industriel[modifier | modifier le code]

Plan d'un laminoir à Fontenoy vers 1650

À Fontenoy-le-Château se trouvaient les plus anciennes forges de la vallée du Côney, il en est fait mention dès 1614[88]. On trouve à la Bibliothèque nationale le dessin d'un laminoir relevé à Fontenoy dans la première moitié du XVIIe s.

  • Usine de papeterie, puis usine métallurgique de La Pipée, tréfilerie, quincaillerie[89]
  • Affinerie et martinet dits Forge de Grurupt[90]
  • Moulin Brûlé, en aval de Fontenoy où se tenait jusqu'au début du XIXe s. la forge Daubié-Colleuille[91], propriété des deux grands-pères de Julie-Victoire Daubié.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel, faune et flore[modifier | modifier le code]

  • Arborétum, route des Barraques.
  • Sources chaudes (24 °C)[92] permettant le développement de plantes rares et protégées, cueillette interdite.
  • Le grenier de l'école abrite une très importante colonie de grands murins, des chauves-souris, référencée par le Conservatoire des sites lorrains[93].

Les étangs[modifier | modifier le code]

Carpes dans l'étang Chardin.

Les étangs : La Vôge offre des eaux abondantes et un sol peu perméable, deux conditions idéales pour la création d’étangs. Une première approche des documents d’archives (cadastres, état de sections, actes notariés) permet d’affirmer que le nombre des étangs, tant grands que petits, a dépassé la soixantaine sur le seul territoire de Fontenoy-le-Château. Actuellement, seuls en subsistent une trentaine, en comptant quelques créations récentes.

Dans une étude sur la toponymie fontenaicastrienne menée en 2006 par l’association des « Amis du Vieux Fontenoy[94] », sont classés et répertoriés les noms des étangs. Sauf les créations récentes, qui souvent ne portent pas de nom, la plupart des étangs ont leur propre identité qu’on peut rattacher à quatre grandes catégories :

Noms de famille : Sans doute les propriétaires à une période de l’histoire, peut-être les fondateurs ? On plonge alors directement dans le répertoire des familles anciennes et importantes de Fontenoy : Honoré, Gérard, Raguel, Piquet, Chardin, Finiels, Ory, Thierry, Rousselot, Maître Jacques, Matelot, pour les principaux.

Fonction : Reflet d’une activité industrielle, on peut y ranger l’étang du Moulin de la Scie et les étangs de la brasserie qui permettaient chaque hiver la récolte de glace, convoyée par chariots jusque dans les profondes caves qui existent toujours.

Histoire : L’étang Chastelain, sur le ruisseau de la Carotte, au pied du château, participait au système de défense de la place-forte, avec un système de vannage complètement disparu.

Noms en rapport avec le lieu : L’étang des Breuillots (de breuil, petite forêt, buissons), des Arsondieux (arson désigne en vieux français l’action de brûler, ce que l’abbé Olivier avait déjà traduit par : lieu défriché par le feu), l’étang Saint-Georges, voisin de la chapelle éponyme, étangs des Blanches Épines, disparus, mais les épines (blanches) y fleurissent toujours ; et d’une manière générale, tous ceux qui ont pris le nom du lieu-dit voisin : étangs des Calois, de la Côte, de la curtille Voirin, des Cailloux... Une liste de noms d’étangs sur la commune de Fontenoy, glanés au travers de divers documents anciens.

Rive gauche du Côney : étangs des Breuillots, Arsondieux, Rousselot, le Fourneau, la Violette, Saint-Georges, maître Jacques, La Goulière, Conois, du moulin de la scie, de la grange Chevalier, de la grange Lhuillier, de la Fontaine, de la scie le Sapin, des Lors, le Bateau, Mergot, Aubry ou Ory, des Molières, Michel, Chastelain, de la Curtille des Faulx.

Rive droite du Côney : étangs de la Côte, des Calois, la Dame, Chardin, Marc Gérard, Matelot, Jean Gauthier, des Cailloux, du Sappin, Joseph Colotte, de la curtille Voirin, Thierry, Raguel, Piquet, Chardonneret, Grand-père, Léger, de la Coste, Honoré, de la Tenaille, de la scie des Glins, Chatard, Alexandre, de la scie Blancheville, les Neuf étangs (Petit et Grand), Finiel, Potier, la Conaille, du Canton, du Grurupt, la Brenière, de la scie le Sucre, des blanches Épines, des Blinottes, Hassard, de la brasserie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Huvé (av. 1620-ap. 1670), seigneur de Xertigny et du Clerjus, capitaine châtelain de la ville et du comté. À la tête des sujets de sa capitainerie, fit lever le siège de Remiremont en 1638 contre les Français commandés par Turenne[95]. Il fut anobli par lettres patentes du date 12 janvier 1657[96].
  • Antoine Michel de Huvé[97] né à Fontenoy le 8 janvier 1757 et mort à Nancy après 1805, chanoine au chapitre de Saint-Dié il choisit l'exil pendant la Révolution française. Il s'illustrera par l'organisation des secours apportés aux prisonniers français de l'Autriche et retenus en Transylvanie[98],[99]. à Gross-Waradin[100]. À son retour d'exil il sera rattaché au Chapitre de chanoines de la cathédrale de Nancy.
  • Nicolas Gilbert (1750-1780), poète, né à Fontenoy-le-Château.
  • Jacques Brenière (1759-1783), né à Fontenoy-le-Château, enrôlé dans le Régiment de Bourbonnais, compagnie de Chalvet il meurt à Baltimore le [101].
  • Sébastien Mathieu[102], né en 1786 et mort en 1869, chevalier de la Légion d'honneur, grenadier de la garde impériale en 1809, assiste aux adieux de Fontainebleau. Il est un des six Vosgiens à avoir suivi l'Empereur à l'île d'Elbe. Il arrive à l'île d'Elbe le 26 mai 1814. Napoléon s'occupa alors à organiser sa garde, il forma un bataillon auquel il donna son nom et le divisa en six compagnies. Sébastien Mathieu fut affecté à la troisième compagnie[103] vieille garde, bataillon de l'Ile d'Elbe, fait chevalier de Légion d'honneur à bord de l'Inconstant "non maintenue", puis le 8 août 1834[104], en 1855 il reçoit une gratification de 467 fr. prélévée sur le leg de Napoléon 1er en faveur des blessés de Waterloo et de Ligny[105]; il postule pour une pension en 1862[106]. Titulaire de la médaille de Sainte-Hélène.
  • Joseph-Florentin Daubié, frère de Julie-Victoire, né le 23 septembre 1810, prêtre et auteurs d'ouvrages religieux dont le Catéchisme des villes et des campagnes, Catéchisme expliqué par des sous-demandes et des sous-réponses, à l'usage des premiers et seconds communiants et Instructions et conseils au congréganistes édition Vagner, Nancy, 1848.
  • Julie-Victoire Daubié (1824-1874), première femme bachelier, journaliste, morte à Fontenoy-le-Château.
  • Joseph Mercier, (1836-1897), né à Fontenoy, député de la Haute-Saône, maire de Passavant-la-Rochère.
  • Constant Olivier (1862-1919), historien, prêtre, né à Fontenoy-le-Château.
  • Arsène Remond dit "le Colosse jurassien" né à Offlanges le 21 septembre 1882 et mort à Fontenoy-le-Château le 4 juillet 1935, a pesé 311 kg et est réputé avoir été le plus lourd Français de l'histoire.
  • André Henry (1934), instituteur syndicaliste, militant associatif et homme politique, ministre du Temps libre en 1981, né à Fontenoy-le-Château.
  • Antoine-Benjamin Pottecher, né à Fontenoy en 1810 et mort à Nice en 1875, manufacturier[107]. Il est le grand-père de Frédéric Pottecher et le père de Maurice Pottecher.
  • Colette Magny (1926-1997), chanteuse, auteur-compositeur et interprète française, alors en résidence à Fontenoy-le-Château[108], elle enregistre avec les enfants de l'IMP le disque Je veux chaanter en 1979.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasonnements anciens[modifier | modifier le code]

Blason de la famille de Neufchâtel Montaigu

Armes de la famille de Neufchâtel

Écartelé aux 1 et 4 de gueules à la bande d'argent et aux 2 et 3 de gueules à l'aigle d'argent.



Blason de la famille de Dommartin

Armes de la famille de Dommartin

De sable à la croix d'argent.


Armes de Diane de Dommartin

Armes de Diane de Dommartin :

De gueules aux deux deltas d'or entrelacés.



Armes de la famille Croÿ-Havré

Armes de la famille Croÿ-Havré :

Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à trois fasces de gueules (de Croÿ) ; aux 2 et 3, d'argent, à trois doloires de gueules, les deux du chef adossées Casque couronné.


Fontenoy-le-Château

Fontenoy-le-Château a eu pour armes :

D'azur à une étoile d'or à cinq branches.

Ces armes sont celles également portées sur le sceau de tabellionage, un exemplaire est visible aux archives départementales de la Haute-Saône.


Blasonnement actuel[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur, à la cotice, du sixième de l'écu, d'argent ; au franc quartier, du neuvième de l'écu, à senestre, de gueules, à l'N d'argent, surmontée d'une étoile rayonnante, du même ; l'écu sommé d'une corbeille d'argent remplie de gerbes d'or, à laquelle sont suspendus deux festons servant de lambrequins, l'un, à dextre, d'olivier, l'autre, à senestre, de chêne, de sinople, noués et rattachés par des bandelettes de gueules.
Commentaires : Le décret du autorise Fontenoy-le-Château à reprendre les armoiries dont elle était anciennement en possession lesquelles seraient revêtues du signe distinctif, et accompagnées des ornements extérieurs adoptés pour les communes et pour les villes de troisième classe. La lettre patente portant concession d'armoiries faite au palais des Tuileries du en donne la description ci-dessus[109]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Les eaux continentales désignent toutes les eaux de surface, en général des eaux douces issues d'eau de pluie, qui se trouvent à l'intérieur des terres.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Le Boat Fontenoy le Château, port de plaisance.
  2. L'eau dans la commune.
  3. Historique du site du Moulin Cotant par Rémi Ritter, historien local
  4. Le Moulin Cotant : un atout indispensable à la commune
  5. Un équipement de petite hydroélectricité pour le Moulin Cotant : est-ce encore possible ?.
  6. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  7. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  8. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  10. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  11. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  12. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  13. Charles Rostaing, Les noms de lieux, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1992 (réédition), 128 p. (ISBN 978-2-13-044015-4), p. 83 et 93.
  14. Nicolas Haillant, Les Formes originales des noms de lieux vosgiens et leurs formes officielles, .
  15. Recueil des Traitez de Paix, p. 388, éd. Leonard, 1693.
  16. Charles Rostaing, Les noms de lieux, Presses universitaires de France, coll. « Que sais-je ? », 1992 (réédition), 128 p. (ISBN 978-2-13-044015-4).
  17. Vosges Matin, , Fontenaicastrien et non Fontecastrien
  18. Site habitants.fr.
  19. Description de la Lorraine et du Barrois, Description de la Lorraine et du Barrois, M. Durival l'aîné, éd. Vve Leclerc, Nancy, 1779.
  20. Arrêté du .
  21. Date probable d'édification du donjon : 980 selon des résultats analyses C14.
  22. Saint Mansuy premier évêque de Toul (356-386)
  23. Le culte des Saints évêques dans les diocèses lorrains : une cartographie, A. Couraud, TER université de Nancy-II, 1999
  24. Notice de la Lorraine Dom Calmet [1]
  25. Les sires et comptes de Blâmont, étude historique, E.de Martimprey de Romécourt, ed.Société d'archéologie lorraine et du Musée historique lorrain, 1862.
  26. Marguerite de Bourgogne Montagu (naissance vers 1345 et décès vers 1397.
  27. Le département des Vosges, Henri Lepage,Charles Charton, ed. Peiffer, 1845.
  28. id
  29. Georges Plaisance, Les forêts feuillues comtoises au XVIIIe s., p.497, Revue forestière française, juin 1963, no 6.
  30. Archives départementales du Doubs, série B, B 339.
  31. Annales franc-comtoises : Les curés de campagne en Franche-Comté, Abbé Morey, éd. Nicolas François Louis Besson, 1865.
  32. Jean-Baptiste Maurice, Le blason des armoiries de tous les chevaliers de l'ordre de la Toison d'or depuis la première institution jusques à présent, p. 55, éd. Jean Rammazeyn, 1667
  33. Christian Pfister,Histoire de Nancy. t.1, p. 507-508, éd. Berger-Levrault, 1909.
  34. Histoire de la Lorraine, dom Calmet 1745.
  35. Recueil de mémoires composés et de documents rassemblés par L. Chantereau Lefebvre, page 19.
  36. Paris et ses campagnes sous l'Ancien Régime : mélanges offerts à Jean Jacquart, p. 350, Éd. Publications de la Sorbonne, 1994 (ISBN 2859442618).
  37. Capucins de Fontenoyle-Château, Archives départementales des Vosges.
  38. Picot/fran Italian V2 Publié par Ayer Publishing, page 31 [2]
  39. Papiers d'état du cardinal de Granvelle : d'après les manuscrits de la bibliothèque de Besançon, Antoine Perrenot de Granvelle, Charles Weiss, Imprimerie nationale, Paris, 1849.
  40. a et b Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, Épinal, 1850
  41. Éphémérides du comté de Montbéliard, présentant, pour chacun des jours de l'année, un tableau des faits politiques, religieux et littéraires les plus remarquables de l'histoire de ce comté et des seigneuries qui en dépendaient, dès le treizième siècle jusqu'en 1793, Duvernoy, Imprimerie Charles Deis, 1832.
  42. Abbé Idoux, Annales de la Société d’émulation des Vosges, 1911.
  43. Mémoires authentiques de Jacques Nompar de Caumont, duc de La Force, et de ses deux fils, les marquis de Montpouillan et de Castelnaut, vol. 3, p. 427, éd.Charpentier, 1843.
  44. Marie-Catherine Vignal Souleyreau, Richelieu et la Lorraine, Paris/Budapest/Torino, L'Harmattan, coll. « Logiques historiques », , 431 p. (ISBN 2-7475-6774-5), p. 289.
  45. Jean-Charles Fulaine,, Le Duc Charles IV de Lorraine et son armée : 1624-1675, Metz, Éditions Serpenoise, , 310 p. (ISBN 2-87692-324-6), p. 118.
  46. Abbé Idoux, Les ravages de la Guerre de Trente Ans dans les Vosges, 2e partie, p. 8, Annales Société d'émulation des Vosges, 1912.
  47. Documents rares ou inédits de l'histoire des Vosges, Volume 2 (1869), page 258 Lire en ligne.
  48. La Population de la Franche-Comté au lendemain de la guerre de Dix Ans, François Lassus, éd. Presses univ. Franche-Comté, 1995.
  49. Manuscrits de la collection Godefroy, Bibliothèque de l'Institut.
  50. Guerre de Dix Ans (1634-1644)
  51. Recueil des edits, ordonnances, declarations, traitez et concordats du regne de Leopold de glorieuse memoire, duc de Lorraine et de Bar, vol. 1, p. 468, éd.Veuve Cusson, Nancy, 1733
  52. Robert Parisot, Histoire de Lorraine (duché de Lorraine, duché de Bar, Trois-Évêchés). III. De 1789 à 1919, 1919-1924, éd. A.Picard, Paris
  53. Les Martyrs de la foi pendant la Révolution française : ou Martyrologe des pontifes, prêtres, religieux, religieuses, laïcs de l'un et l'autre sexe, qui périrent alors pour la foi, Aimé Guillon de Montléon, éd. G. Mathiot, 1821.
  54. À cet emplacement se trouve maintenant le monument aux morts.
  55. Collection complète des lois, décrets, ordonnances, règlements et avis du Conseil d'État éditions officielles du Louvre, de l'Imprimerie nationale par Baudouin et du Bulletin des lois
  56. Nouveau Manuel complet du distillateur liquoriste, Lebeaud et Julia de Fontenelle, 1868
  57. page 26, Imprimerie des sourds-muet, 1802
  58. Annales de la Société d'émulation du département des Vosges, C. Huguenin, Epinal, 1865.
  59. Mémoires pour servir à une description géologique de la France, Armand Dufrénoy, Léonce Élie de Beaumont, André Jean François Marie Brochant de Villiers, éd. F.-G. Levrault, 1830
  60. Bulletin du Brussels (Belgium), musée de l'Industrie, 1858
  61. Revue des eaux et forêts publié par Aristide Frézard et Stanislas Frézard, Éd. Berger-Levrault, 1863
  62. Terre lorraine, no 12, Fontenoy-Le-Château, 1978.
  63. Un siècle d'immigration italienne dans les Vosges de 1870 à nos jours, Olivier Guateli, Éd. Place Stanislas, 2008.
  64. Un quartier de Fontenoy porte le nom de plateau des Tuileries
  65. La qualité et la pureté de l'eau de Fontenoy permettait lors des nombreux rinçages d'obtenir une fécule très blanche.
  66. Les comptes 2018 de la commune nouvelle de Fontenoy-le-Château.
  67. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  68. Inventaire-sommaire des archives départementales des Vosges, par Léopold Duhamel, 1867.
  69. La Science pittoresque, journal hebdomadaire, 2 août 1866, p. 86-87.
  70. Le mémorial des Vosges, 22 fevrier 1900, p.2.
  71. Rapports et délibérations du Conseil général des Vosges, page 219, 1853.
  72. La France charitable et prévoyante : tableaux des œuvres et institutions des départements, no 86, p. 2, éd. Plon, Nourrit (Paris), 1896.
  73. Association Fontenoy Le Château.
  74. Paroisse Saint-Colomban en Vôge
  75. Le patrimoine du cœur des Vosges
  76. Notice no PA00107168, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  77. Les halles.
  78. Association d’Étude pour la Coordination des Activités Musicales (ASSECARM), Orgues Lorraine Vosges, Metz, Éditions Serpenoise, , 677 p. (ISBN 978-2-87692-093-4 et 2-87692-093-X)
    Présentation de l'orgue de la commune : pages 293 à 295
    .
  79. Orgue "neuf" d'Henri Didier
  80. Orgue de l'église Saint-Mansuy
  81. « Église Saint-Mansuy », notice no PA00107167, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  82. Histoire de ND du Bois-Banny sur Itinéraires spirituels
  83. Notre-Dame du Bois-Banny, l'abbé Constant Olivier, ed. Fricotel, Epinal, 1910
  84. Siméon-Florentin Daubié est le grand-père de Julie-Victoire Daubié et l'arrière-grand-père de Constant Olivier
  85. 18 octobre 1794
  86. Archives des Vosges, citées par C.Olivier p.26
  87. 1415, date inscrite dans un médaillon de pierre au-dessus de l'autel.
  88. L'Ancienne métallurgie dans le département des Vosges, Ministère de la culture, Inventaire général des monuments et des richesses artistiques de la France, Région de Lorraine, p. 42, Ed. Serpenoise, 1988
  89. « usine de papeterie, usine métallurgique de La Pipée, tréfilerie et usine de quincaillerie », notice no IA88000332, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  90. « Affinerie et martinet dits Forge de Grurupt », notice no IA88000331, base Mérimée, ministère français de la Culture.
  91. La Révolution dans les Vosges, vol. 5, p. 152, Éd. Imprimerie nouvelle., 1912
  92. Les Fontaines chaudes, Fontenoy-le-Château, p. 11
  93. Combles de l’école
  94. A.V.F 9 rue de l'Église 88240 Fontenoy-le-Château
  95. Mémoires d'Henri de Beauvau, p. 65, éd. de Cologne, 1691
  96. Ambroise Pelletier, Nobiliaire ou armorial général de la Lorraine et du Barrois, p. 357, éd. 1758
  97. Sylvie Straehl Dictionnaire biographique des prêtres du diocèse de Nancy et de Toul
  98. Jean-Marie Gassier, Les Héros chrétiens ou les martyrs du sacerdoce : recueil de traits sublimes et de dévouement des ministres du culte catholique qui préférèrent la mort plutôt que de trahir leur serment, p. 188, éd. Germain Mathiot, 1826
  99. Henri Grégoire, Mémoires de Grégoire: ancien évêque de Blois, vol. 2, p. 213, éd. A. Dupont, 1837.
  100. A. Antoine de Saint-Gervais, Histoire des Emigrés Francais, p. 345, éd. L.F Hivert, 1828
  101. Les 2112 Français morts aux États-Unis de 1777 à 1783 en combattant pour l'indépendance américaine, p.26, Journal de la société des américanistes, 1936.
  102. Association Les Vosges napoléoniennes.
  103. Hippolyte de Mauduit, Les Derniers Jours de la Grande Armée ou souvenirs, documents et correspondances inédites de Napoléon en 1814 et 1815, Paris, 1847
  104. Base Léonore dossier LH/1755 35.
  105. Constant Olivier, Fontenoy à la Révolution, T. 2, p. 372.
  106. Archives nationales série F70 à 113.
  107. Antoine-Benjamin Pottecher, Dictionnaire des Vosgiens célèbres.
  108. Je ne suis pas une bonne dame interview de Roger Gicquel.
  109. Archives nationales, Armorial des villes au 19e siècle Inventaire des articles BB/29/987, 988, 991 (partiel), 992 (partiel) et BB/29/1081 à 1083.