Luigi des Ambrois de Névache

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Luigi des Ambrois de Névache

Nom de naissance Luigi des Ambrois de Névache
Naissance 30 octobre 1807
Oulx - (Piémont)
Décès 4 décembre 1874 (à 67 ans)
Rome
Nationalité Drapeau de l'Italie Italienne
Profession
Avocat

Luigi des Ambrois de Névache (Oulx, Piémont, 30 octobre 1807 - Rome, 4 décembre 1874) était un avocat et un homme politique italien du XIXe siècle.

Biographie[modifier | modifier le code]

Peu après avoir obtenu son diplôme en droit, Luigi des Ambrois entre dans les rangs de la carrière judiciaire et en 1834, il devient substitut du procureur du Roi. En 1841, il est nommé directeur au service de l’intendance générale de la division de Nice et, remarqué pour ses dons d’administrateur, il est nommé ministre, une première fois, du 9 octobre au 7 décembre 1847, au ministère de l’Intérieur et ensuite aux Travaux publics.

Il est, avec Giacinto Borrelli et Cesare Alfieri di Sostegno, l’un des principaux rédacteurs du statut albertin et s’occupe de la rédaction des lois électorales pour la Camera dei deputati.

Durant la première guerre d'indépendance italienne, il participe à la bataille de Custoza et tout de suite après, se retire pour se consacrer à sa vie privée pendant un certain laps de temps. Il revient sur la scène politique, seulement après les démissions de De Launay, en tant que conseiller du nouveau roi Victor-Emmanuel II. À ce poste, il facilite la conclusion de la période de transition de l’hégémonie de la vieille classe politique pré-statutaire vers celle issue du Risorgimento. Il convainc le nouveau souverain de leur confier les affaires de l’État.

Élu député par le collège de Suse durant la première et deuxième législature, il est nommé sénateur le 18 décembre 1849. À la fin de 1850, il est chargé de présider le Conseil d’État qu'il devait rejoindre après avoir quitté la vie politique.

Homme au caractère équilibré et prudent, mais également ferme et pragmatique, il se distingue surtout par ses qualités de médiateur entre le Sénat et le gouvernement à l’occasion des multiples conflits résultant des réformes voulues par le cabinet Cavour. En 1855, en particulier, il réussit à résoudre le désaccord concernant la loi sur les congrégations religieuses et à la faire adopter avec ses propres amendements.

En 1859, il est envoyé à Zurich durant les négociations de paix entre l’Autriche et la France (traité de Zurich). En novembre, il est nommé ambassadeur à Paris à un moment particulièrement délicat où l’on pensait résoudre les questions italiennes par la tenue d’un congrès.

Proche des idées de Cavour, il s’oppose néanmoins à celui-ci au Parlement pour empêcher la cession de Nice et de la Savoie à la France qu’il considérait injuste et déraisonnable.

En 1862, il est fait chevalier de l’ordre de l’Annonciade et en 1865, il est placé à la direction du Conseil du contentieux diplomatique. Le 15 novembre 1874, il prend en charge le poste de président du Sénat du royaume d’Italie, mais seulement jusqu’au 3 décembre de cette même année.

Une voie publique de Nice, l’avenue Desambrois (quartier de Carabacel), perpétue le souvenir de son ancien administrateur[1].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Marguerite et Roger Isnard, Per Carriera : dictionnaire historique et anecdotique des rues de Nice, 1983, 3e édition 2003, 359 pages, Serre éditeur, Nice, (ISBN 2-86410-388-5) : voir sub verbo DÉSAMBROIS.

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]