Guissény

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Guissény

Ajouter une image

Administration
Pays France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lannilis
Code Insee abr. 29077
Code postal 29880
Maire
Mandat en cours
Raphaël Rapin
2008-2014
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Site internet Site officiel de la commune
Démographie
Population 1 796 hab. (2006[1])
Densité 71 hab./km²
Aire urbaine 25 712 hab.
Gentilé Guissénien, Guissénienne
Géographie
Coordonnées
géographiques
48° 38′ 05″ Nord
         4° 24′ 27″ Ouest
/ 48.634722, -4.4075
Altitudes mini. m — maxi. m
Superficie 25,18 km²

Voir la carte physique

Voir la carte administrative

Guissény (Gwiseni en breton) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Sommaire

[modifier] Démographie

Évolution démographique
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005
2 368 2 104 1 948 1 887 1 850 1 783 1 811

[modifier] Langue bretonne

  • A la rentrée 2007, 22% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue.[2]

[modifier] Histoire et légendes

Les découvertes archéologiques montrent que Guissény a connu un peuplement continu, remontant aux lointaines origines de la préhistoire[3].

La baie de Tressény, qui forme l’estuaire du Quillimadec, a fourni sur ses deux rives plusieurs sites préhistoriques (pouvant remonter à 80 000 ans avant Jésus-Christ). Du côté de Guissény, on peut citer : la plage de la Croix, les Barrachous, la grotte du Dibennou (sous le corps de garde) et le port du Curnic.

Le site le plus important est celui du Curnic où ont été retrouvés, dans la tourbière, des trous de poteaux d’habitation, restes d’un village néolithique (4 000 à 2 500 ans av. J.-C.) et des restes d’une industrie du sel datant de l’âge de bronze (800 à 500 av. J.-C.)

La commune n’a pas conservé ses mégalithes, ni menhir, ni dolmen : une allée couverte en partie immergée se trouve dans la baie, du côté de Kerlouan. En revanche, des tumulus ont été découverts, notamment à Kergoniou et à Kériber. Quelques stèles de l’âge de fer existent également à Ranhir, Saint-Gildas et Lavengat.

La carrière de Toullouarn a fourni les traces d’un village gaulois d'assez grande dimension, entouré d’un fossé.

L’occupation romaine a également laissé des traces à Guissény : un vivier gallo-romain a été mis au jour dans la dune du Curnic : il fonctionna jusqu’aux environs de 300 ans apr. J.-C. La grande villa de Keradennec (2e, 4e siècle apr. J.-C.), située à proximité de la voie romaine allant de Kerilien à Plouguerneau, se trouve désormais sur la commune de Saint-Frégant. La fin de l’occupation romaine fut marquée par les premières invasions des pirates sur les côtes d’Armorique. La vie de saint Guénolé en raconte un épisode concernant son père Fragan qui repoussa une flotte de « pirates païens » en 388 : la flotte avait été repérée depuis les hauteurs de Croas Mil Gwern.

Saint Sezni, moine irlandais, aurait débarqué dans l’estuaire du Quillimadec en 477 avec 70 disciples. Il s’installa d’abord au Lerret, du côté de Kerlouan, avant de passer sur l’autre rive à Kerbrézant, puis sur le site de son église actuelle. Il y aurait bâti un monastère et vécu en grande sainteté avec ses disciples jusqu’à l’âge de 127 ans.

Après sa mort, des Irlandais vinrent enlever son corps pour le ramener dans son évêché d’origine. Les cloches se mirent à sonner toutes seules pour alerter les Guisséniens qui ne purent récupérer qu’un bras du saint. Celui-ci est conservé dans un reliquaire datant du XVIIIe siècle.

La paroisse de Guissény faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Sezni. Elle avait comme trève Saint-Frégant.

Le clocher de l’église, de 1700, présente une originalité : les cloches se balancent du nord au sud et non pas de l’ouest à l’est. La tradition dit que les seigneurs de Penmarc’h, de Kergoniou et de Keriber, ayant participé au financement, souhaitaient mieux les entendre de leurs manoirs.

L’ensemble constitue toujours un enclos paroissial avec chapelle-ossuaire, calvaire et cimetière. La paroisse comprend aussi une chapelle à Brendaouez, consacrée à Notre-Dame-des-Carmes. Les chapelles des manoirs ont disparu, mais il subsiste des fontaines et une cinquantaine de croix.

Les manoirs sont nombreux, on en trouve dans pratiquement tous les villages. Les armoiries des familles nobles principales se retrouvent dans le blason de Guissény : Poulpry de Lavengat, Kersuloc, Penmarc’h et Keriber.

Guissény a traversé la période révolutionnaire sans trop de problèmes. La création de la commune entraîne la séparation avec Saint-Frégant. Les paroissiens cachent les deux prêtres réfractaires et rejettent le curé constitutionnel qui est même agressé par des Guisséniennes en 1795. Après la révolte du Léon de 1793, Guissény est occupée militairement et doit payer une amende ; le maire François Gac et son conseil municipal sont destitués et remplacés par un nouveau conseil, désigné par les autorités révolutionnaires du district de Lesneven.

La première moitié du XIXe siècle est agitée par un conflit entre Guissény et Plouguerneau au sujet de la possession de la « Sècherie » en bordure de la plage du Vougot. La propriété de ce terrain est important car il détermine la récolte du goémon qui a une grande importance pour les riverains de cette époque : Guissény en revendique la possession au nom d’un acte de concession de Louis XVI en 1788. Le conflit aboutit à deux procès en 1854 et 1855 qui tranchent en faveur de Guissény. Mais les contestations continueront encore dans les années suivantes au sujet des délimitations.

Le XIXe siècle est également marqué par un événement important pour la commune de Guissény : la construction de la digue du Curnic. Une première digue est construite, entre la pointe de Beg ar Skeiz et la pointe du Dibennou, en 1830-1832, mais elle est détruite par une tempête dès 1833. Une deuxième digue est construite en retrait de la première en 1834-1836 : d’une longueur de 600 m, elle a résisté depuis lors aux marées et aux tempêtes.

[modifier] Natura 2000

Le site de Guissény, d’une superficie de 600 ha, s’étend sur les communes de Plouguerneau, Kerlouan et Guissény. Il regroupe des habitats très divers, tels que des habitats dunaires, des zones humides, une anse à sédimentation sablo-vaseuse qui joue un rôle très important en tant que site d’hivernage et de halte migratoire, et un étang saumâtre.

La richesse du lieu, provient des activités humaines passées, associées à un contexte géologique particulier. La conjonction de ces facteurs a engendré une biodiversité exceptionnelle. Ainsi sont présentes sur le site notamment, trois espèces protégées, d’importance communautaire : la liparis de Loesel (orchidée), l’agrion de Mercure (libellule) et le damier de la succise (papillon).

[modifier] Histoire des armoiries

[modifier] Baie de Guissény

Une étude Surfrider réalisée en juin 2008 intitulée "Simulation de la qualité des eaux de baignade en mer selon la nouvelle directive européenne 2006/7/CE" (applicable en 2015) donne une eau de qualité excellente pour le Curnic et le Vougot. En revanche, les plages du Barrachou, du Dibennou et de la Croix ne répondent pas aux futures normes européennes et feront partie des 131 plages françaises "interdites à la baignade".

[modifier] Naissances

[modifier] Voir aussi

[modifier] Liens externes


[modifier] References

  1. populations légales 2006 sur le site de l’INSEE
  2. (fr) Ofis ar Brezhoneg: Enseignement bilingue
  3. Une station du néolithique primaire Armoricain : Le Curnic en Guissény (Finistère) P.-R. Giotlien Bulletin de la Société préhistorique française lien Année 1960 lien Volume 57 lien Numéro 1-2 lien pp. 38-50[1]
Ce document provient de « http://fr.wikipedia.org/wiki/Guiss%C3%A9ny ».
Créer un livre