Georges Leygues (croiseur)
| Georges Leygues | |
Le Georges Leygues |
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| Histoire | |
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| A servi dans | |
| Quille posée | 21 septembre 1933 |
| Lancement | 24 mars 1936 |
| Armé | 15 novembre 1937 |
| Statut | envoyé à la casse en novembre 1959 |
| Caractéristiques techniques | |
| Type | Croiseur léger |
| Longueur | 179 m |
| Maître-bau | 17,5 m |
| Tirant d'eau | 5,35 m |
| Déplacement | 7 600 tonnes |
| Port en lourd | 9 120 tonnes |
| Propulsion | 2 turbines (Parsons ou Rateau-Bretagne) 4 chaudières Indret |
| Puissance | 84 000 hp |
| Vitesse | 32 nœuds |
| Caractéristiques militaires | |
| Blindage | coque: 105 mm cloisons avant/arrière: 30 mm côtés: 120 mm pont: 38 mm tourelles: 100 mm superstructure: 95 mm |
| Armement | 3 tourelles triples de 152 mm 4 canons doubles AA de 90 mm 6 canons quadruples de 40 mm 4 tubes à torpilles de 550 mm |
| Aéronefs | 4 GL-832 (en), puis 2 Loire 130 1 catapulte |
| Rayon d'action | 7 000 nmi à 12 nœuds 6 800 nmi à 14 nœuds 5 500 nmi à 18 nœuds 1 650 nmi à 34 nœuds |
| Autres caractéristiques | |
| Équipage | 540 |
| Chantier naval | Chantiers de Penhoët |
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Appartenant à la classe La Galissonnière, avec la Gloire, le Montcalm, la Marseillaise, La Galissonnière et le Jean de Vienne, le Georges Leygues est l'un des six croiseurs de 2e classe français de 7 600 TW.
Si le Jean de Vienne, La Galissonnière et la Marseillaise se sabordèrent à Toulon, le 27 novembre 1942, les 3 autres prirent une part active à la Seconde Guerre mondiale.
Le Georges Leygues participa à la Seconde Guerre mondiale, d'abord sous le régime de Vichy puis avec l'armée française de la Libération. Il prendra part au débarquement anglo-américano-canadien en Normandie, le 6 juin 1944 et au débarquement franco-américain du 15 août 1944 en Provence. Ensuite il participa à la guerre d'Indochine puis à la crise du canal de Suez. Il sera désarmé en 1959.
Histoire [modifier]
Le sixième et dernier croiseur léger de classe La Galissonnière a été à l’origine baptisé Chateaurenault mais alors qu’il n’est pas encore sur cale, le ministre de la Marine Georges Leygues meurt le 6 septembre 1933. En hommage à l’artisan de la renaissance de la marine française, son successeur, Albert Sarraut décide de rebaptiser le nouveau croiseur Georges Leygues le 13 septembre 1933.
Construit aux Ateliers et Chantiers de Penhoët à Saint-Nazaire, sa construction commence le 21 septembre 1933. Il est mis à flot le 24 mars 1936 pour être achevé le 4 décembre 1937. Il devait s'appeler initialement Chateaurenault mais le projet fut rebaptisé Georges Leygues en 1933 pour honorer un homme politique décédé la même année et qui fut ministre de la marine quasiment sans discontinuer entre 1917 et 1933 et permit à la France de 1939 de posséder la 4e marine du monde.
Au début de la Seconde Guerre mondiale, il sert dans la « Force de Raid » à Brest qui patrouille en Atlantique pour intercepter les raids des navires allemands, forceurs de blocus. À la signature de l'armistice il rejoint Toulon. Le 9 septembre 1940, sous les ordres du contre-amiral Bourragué, il quitte le port varois avec la Gloire et le Montcalm et franchit le détroit de Gibraltar au nez et à la barbe des Britanniques (ce qui vaudra à l'amiral Norh commandant la base navale britannique d'être relevé de ses fonctions). La division de croiseurs fait escale à Casablanca pour faire le plein de mazout et continue jusqu'à Dakar où elle arrive le 14 septembre. Elle quitte Dakar le 18 septembre en direction de Libreville au Gabon mais est bloquée par des navires britanniques dont le HMS Australia. Le Georges Leygues accompagné du Montcalm retourne alors sur Dakar, sans la Gloire, victime d'une avarie de machine, qui regagnera Casablanca. Les deux croiseurs participeront à la défense du port contre l'attaque des Britanniques et des Forces françaises libres du 23 au 26 septembre 1940 pour prendre la ville, lors de la Bataille de Dakar. Le Georges Leygues touche 2 fois le HMS Australia et évite les attaques par torpilles de l'aéro-navale britannique.
À part le transport des lingots d'or de la Banque de France à Casablanca en août 1941, le navire restera inactif les 2 années suivantes jusqu'au débarquement allié en Afrique du Nord le 8 novembre 1942 et l'occupation allemande de la zone libre à partir du 11 novembre 1942. Avec d'autres bâtiments de guerre français, le croiseur rejoint alors les alliés. Au début de 1943, il commence des patrouilles en Atlantique depuis Dakar et le 13 avril il intercepte le navire allemand Portland qui fut sabordé par son équipage. Tout comme la Gloire et le Montcalm, le Georges Leygues est modernisé à Philadelphie de février à août 1943. Les installations aéronautiques sont débarquées (catapulte, mât de charge arrière, hangar et hydravion). Il est équipé d'un ASDIC et de radars et son artillerie anti-aériennes est modernisée et renforcée par des pièces de 20 et de 40 mm.
Le Georges Leygues retourne à Dakar pour des patrouilles contre les navires allemands tentant de forcer le blocus. Il participa ensuite au débarquement américano-anglo-canadien de Normandie, en appui feu des troupes américaines d'Omaha Beach le 6 juin 1944, en canonnant la batterie de Longues-sur-Mer, puis au débarquement franco-américain du 15 août 1944, en Provence. Selon une tradition de la « Royale, » la flamme de guerre, battante en tête de mât, était allongée d'un mètre par mois passé en campagne hors de France, celle du Georges Leygues mesurait 60 mètres lors de son entrée dans le port de Toulon libéré, le 13 septembre 1944. Il fut d'ailleurs en tant que navire amiral, le premier bâtiment français à entrer dans le port militaire du Levant.
Le navire bombarda ensuite la côte de la Riviera italienne aux environs de Gênes jusqu'à mars 1945. Ce fut son dernier engagement lors de cette guerre.
Il subit une importante refonte à Casablanca de mai 1945 jusqu'à la fin janvier 1946. En 1954, avec le Montcalm, il servit d'appui feu lors de la guerre d'Indochine et en 1956, il participa à l'intervention franco-britannique lors de la crise du canal de Suez.
Il est désarmé en novembre 1959 et sera ensuite utilisé pour divers essais. Il servira de cible dérivante le 19 juillet 1960 au sud de l'île du Levant au large de Toulon pour le tir de 8 missiles AS20 tirés avec charges actives dont 7 toucheront le navire. Le croiseur sera envoyé ensuite à la casse en 1961.
Son fanion, sa plaque métallique de citation au titre de l'armée de mer ainsi que ses tapes de bouches d'origine sont arborées dans la coursive commandant de la frégate Georges Leygues qui est désormais tributaire de son héritage et de ses traditions.