Landunvez

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Landunvez
La chapelle Notre-Dame-de-Kersaint.
La chapelle Notre-Dame-de-Kersaint.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Ploudalmézeau
Intercommunalité Communauté de communes du Pays d'Iroise
Maire
Mandat
Jean Hélies
2014-2020
Code postal 29840
Code commune 29109
Démographie
Gentilé Landunvéziens
Population
municipale
1 439 hab. (2011)
Densité 106 hab./km2
Population
aire urbaine
43 267 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 32′ 00″ N 4° 43′ 32″ O / 48.533333, -4.72555648° 32′ 00″ Nord 4° 43′ 32″ Ouest / 48.533333, -4.725556  
Altitude Min. 0 m – Max. 52 m
Superficie 13,53 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Landunvez [lɑ̃dynvɛs] est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les rochers du Four sont traditionnellement considérés, avec l'île d'Iock, comme la limite entre l'Océan Atlantique et la Manche[1].

Le port d'Argenton et le hameau de Kersaint font partie de la commune de Landunvez.

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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Landunvez
Ploudalmézeau Ploudalmézeau
Landunvez Plourin
Porspoder Porspoder

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Landunvez vient de lann (ermitage en breton) et de sainte Tunvez[2] : l’ermitage dédié à sainte Tunvez (alias Tumette ou Thumette, sœur de saint Enéour, l'une des onze mille vierges, compagnes de sainte Ursule, martyrisées à Cologne en 383).

L'époque moderne[modifier | modifier le code]

Argenton au XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

« Le port d'Argenton, bassin naturel au milieu de rochers d'un aspect pittoresque, comme Portsall, L'Aber-Wrac'h, Pontusval, appartient à la paroisse de Landunvez, pays dénudé où on ne se chauffe qu'avec la bouse de vache, des mottes de landes et du varech ; pays où les pilotes sont expérimentés et seuls peuvent guider dans ces passes difficiles »[1].

La coupe et le ramassage du goémon[modifier | modifier le code]

Selon l'ordonnance de 1681, le ramassage du goémon est réservé aux habitants des communes littorales, mais cette règle était contournée, comme l'explique Antoine Favé : « Un étranger [à la paroisse], louant un lopin de terre à six livres l'an, devenant par là même riverain [de la mer] à Landunvez, y venant, pour la coupe, avec force chevaux et domestiques, et commettant l'injustice envers les habitants »[1].

Branellec, recteur de la paroisse de Landunvez, dans une lettre du 2 janvier 1775 adressée à l'évêque de Léon Jean-François de la Marche en réponse à son enquête sur la mendicité, écrit (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Plusieurs particuliers des paroisses voisines manœuvres quelque pièce de terre dans la nôtre, et sous cette raison viennent à la couppe et emmènent le plus de personnes qu'ils peuvent pour les aider. Par là il arrive qu'un étranger qui n'a que 6 livres, 12 livres ou 24 livres de ferme en Landunvez, aura autant ou plus qu'un habitant une ferme de 300 livres ou 400 livres. Il est clair qu'il y a en cela une injustice parce que les terres de la côte sont beaucoup plus chères à cause du droit prohibitif que les cultivateurs y ont sur la couppe de goëmon. »

Le même curé Branellec écrit aussi, toujours à propos de la récolte du goémon :

« C'est à travers des groupes de rochers que l'on tire le goémon de notre côte, et on va presque au galop, ou pour gagner sur la marée, ou pour augmenter sa récolte. (...) La déclaration du 30 octobre 1772[3] qui en fixe la couppe au mois de janvier, février ou mars, rend ce grand don de la Providence presque inutile à nos Armoriquains et en voici les raisons : 1° parceque on ne peut en ce temps sécher le goémon qui se perd en deux ou trois jours si on ne le sèche. 2° parceque c'est le temps ou les Armoriquains disposent leurs terres à être ensemencées. (...) Ils ne peuvent donc être alors à la grève. 3° parceque le mois de mars qui est le seul où l'on puisse sécher est aussi le mois ou les juments poulinent. Or il n'y a dans toutes les Armoriques presque que des juments. Il faudrait donc atteler des juments qui ont nouvellement pouliné ou sur le point de le faire au risque de perdre et les mères et les fruits par un charroi aussi difficile que précipité. (...) Un autre inconvénient est que pendant ces trois mois la saison est si dure que les plus robustes ne peuvent qu'à peine en supporter la rigueur et par conséquent les médiocres ne la supporteraient qu'en s'exposant à des inconvénients aussi tristes qu'ils seroient communs par la nécessité qu'il y auroit pour eux de les encourir ou de manquer de goëmon et en conséquence de pain même, parce que le goëmon seul en donne aux trois-quarts des Armoriquains[4] »

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture[modifier | modifier le code]

Le droit de vaine pâture s'exerçait encore couramment au milieu du XIXe siècle :

« Les terrains communaux (...) sont livrés toute l'année au pâturage au profit des habitants des communes possédant ces communs, composés la plupart de dunes et de marais peu susceptibles d'être cultivés ; c'est ce qu'on voit à Lampaul-Plouarzel, à Ploudalmézeau, à Porspoder, à Landunvez, à Rumengol, à Plabennec, à Plouvien, etc. Chacun y envoie son bétail quand et comme bon lui semble ; c'est là encore qu'on dépose et qu'on met à sécher les plantes marines. Seulement de temps en temps, les communes vendent tout ou partie des communs, qui disparaîtront insensiblement et accroîtront la masse des terrains cultivés. (...) Les landes, marais,et généralement tous terrains déclos et non cultivés sont encre soumis à la servitude de vaine pâture. (...) La cessation de l'indivision ne suffit point pour mettre fin à la vaine pâture, il faut encore qu'il y ait clôture des terres[5]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le littoral[modifier | modifier le code]

Amer de chenal de navigation à Landunvez.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 419 1 595 1 630 1 515 1 555 1 620 1 580 1 651 1 821
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 810 1 740 1 756 1 641 1 649 1 696 1 589 1 633 1 678
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 671 1 748 1 894 1 710 1 903 1 944 1 879 2 013 1 778
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 535 1 391 1 248 1 315 1 359 1 345 1 334 1 332 1 439
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Patrimoine et monuments[modifier | modifier le code]

  • Château médiéval de Trémazan (XIIIe et XVe siècles) édifié dès 1256 par la famille Du Chastel

Château fort Inventaire général du patrimoine.

Article détaillé : Château de Trémazan.
  • la maison des chanoines (XVIe siècle), édifiée par les Du Chastel ;
  • l'église Saint-Gonval ou Saint-Gonvel (1875-1876-1883), édifiée d'après les plans de Le Guerrannic.
  • la chapelle Notre-Dame-de-Kersaint (XVe siècle), restaurée au XXe siècle. Elle a pour patrons Notre Dame du Bon Secours, saint Tanguy et sainte Haude ou Eode.
Article détaillé : Kersaint (Landunvez).
  • la chapelle Saint-Samson (1785). Elle était jadis l'objet d'une grande dévotion pour les maladies des yeux et les rhumatismes.
  • la chapelle de Saint-Gonvel-les-Dunes (Saint-Gonvel-an-Teven) ou saint Guénaël (XVIe siècle), située à Argenton.
  • la chapelle Sainte-Anne, bénie le 14 juillet 1957.
  • la croix de Trémazan (XVIIe siècle) ;
  • le calvaire de l'église de Landunvez (XXe siècle) ;
  • la croix de Bédiez (XVIe siècle), près de la fontaine Saint-Gonvel.
  • la fontaine Sainte-Haude ou Sainte-Aude ;
  • le poste de garde de Trémazan (XVIIe-XVIIIe siècles) ;
  • le manoir de Troménec (XVIIe siècle) ;
  • le moulin de Kersaint (XVIIIe siècle), restauré au XIXe siècle.
  • le monument aux morts de 1914/1918.

Événements[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f168.image
  2. http://nominis.cef.fr/contenus/saint/12586/Sainte-Thumette.html
  3. De nombreuses autres plaintes s'expriment à propos de la déclaration royale du 30 octobre 1772, par exemple celles des curés de Ploudalmézeau, de Guissény, de Plouescat, de Brouennou, du minihy de Léon, etc.., voir la même source
  4. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f169.image
  5. J.M.P.A. Limon, "Usages et règlements locaux en vigueur dans le département du Finistère", 1852, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5688569v/f98.image.r=Plouvien.langFR
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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