Camille Bernier

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Camille Bernier

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Camille Bernier[réf. nécessaire]

Naissance 3 mai 1823
Colmar, Alsace (France)
Décès 12 mai 1902 (à 79 ans)
Paris
Nationalité Français
Activités Peinture
Gravure
Maîtres Léon Fleury
Influencé par Jean-Baptiste Corot
Récompenses Médailles aux Salons de 1867, 1868, 1869. Grand prix à l'Exposition universelle de Paris de 1889.

Œuvres réputées

Janvier (Bretagne), Chemin près de Bannalec, La lande de Sainte Anne

Camille Bernier, né en le 3 mai 1823 à Colmar, mort en 1902 à Paris, est un peintre français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Camille Bernier naît à Colmar. Son père, Antoine Pascal Bernier, est Receveur Général des Finances du département. Sa mère, Marie Nanine, est la fille de Denis Lefevre, secrétaire général des finances sous la Révolution, le Consulat, l'Empire et le règne de Louis XVIII[1].

Après des études en Suisse où il est pensionnaire à Lenzbourg, il entre à l'École Centrale dont il ne sera jamais diplômé. Il s'oriente vers la peinture en suivant l'enseignement de Léon Fleury et en effectuant le traditionnel voyage en Italie.

Son tableau Village d'Arberg accepté à l'Exposition universelle de 1855, marque le début de sa carrière officielle. Il exposera ensuite, pratiquement chaque année, une ou plusieurs toiles au Salon, jusqu'en 1892. Elles recevront un accueil satisfait de la critique qui y retrouve ce qu'elle attend d'un peintre paysager : « sincérité » dans l'approche de la nature et souci du détail.

Camille Bernier épouse, à Brest, le 17 novembre 1856, Lucie Emelie Gautier-Mougin. Le couple s'installe dans la région, où cette dernière possède plusieurs propriétés. En 1857, ils y reçoivent Jean-Baptiste Corot à qui Lucie offre un cahier de dessin. Mais, en 1859, ils se déplacent vers la Côte d'Azur pour que leur nouveau-né, malade, profite du climat. Il ne survivra pas et sa mère mourra elle aussi, en 1860, à Hyères.

À partir de 1866, Camille Bernier prend l'habitude de passer la belle saison chez ses amis le peintre Vincent Vidal et son épouse Reine. Ces derniers ont acheté en 1851 le manoir de Kerlagadic et les fermes qui l'entourent à Bannalec dans le Finistère. À la mort de Reine, en 1891, Camille Bernier héritera de ses biens et continuera de vivre une partie de l'année à Kerlagadic Il passe l'hiver à Paris, rue Jean Nicot, où il possède un grand hôtel particulier. Il y finit les toiles qu'il a commencées sur le motif en Bretagne.

Son intérêt se focalise sur des scènes qu'il choisit le plus souvent à quelques minutes à pied de sa maison : les bords de l'Isole, les bois et les étangs du château de Quimerc'h, les fermes, les landes, les chemins et les pâturages environnants. Ses productions pour le Salon connaissent un grand succès. Elles sont régulièrement achetées par l’État qui les envoie dans les musées régionaux et font l'objet d'eaux-fortes, parfois gravées par l'artiste lui-même.

Camille Bernier se remarie en 1895 avec Oliva Barbara Hoechle, ancienne gouvernante suisse de sa nièce Édith.

Il est réputé pour sa générosité envers ses amis peintres qui trouvent gîte, couvert et parfois secours, tant à Paris qu'en Bretagne. Là aussi, il multiplie les dons et fonde en 1880 une école de jeunes filles à Saint-Méen dirigée par la congrégation des filles du Saint-Esprit, en souvenir de son épouse Lucie qui y possédait des terres.

Œuvres référencées[modifier | modifier le code]

La liste ci-dessous[2] reste très incomplète, mais la base Joconde du ministère de la culture en cite de nombreux :

Arbres au bord de la mer à Noirmoutier, musée départemental breton, Quimper.
L'hiver en Bretagne, musée départemental breton, Quimper.
Entrée de Kerlagadic, bergères et vaches, musée départemental breton, Quimper.
Chevaux près des châtaigniers de Kerlagadic, musée départemental breton, Quimper.
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Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Pour moi le Bernier, Les champs en hiver[7] au Luxembourg est un idéal. » Vincent van Gogh, Lettre à son frère Théo, décembre 1882, no 291.
  • « M. Camille Bernier s'est mis par La lande de Kerlagadic et par sa Fontaine en Bretagne au premier rang des paysagistes », Théophile Gautier, L'Illustration, 29 mai 1869
  • « En parcourant ce coin de pays où il a vécu, à chaque pas le souvenir d'une de ses œuvres se présente à l'esprit; on est frappé de la justesse et de la poésie des interprétations qu'il en a données et dont l'ensemble forme une sorte de poème en l'honneur de sa chère Bretagne. », Émile Michel, Les maîtres du paysage, 1906.

Sources[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

  • En Bretagne, au moins six rues portent son nom[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dictionnaire des girouettes: ou Nos contemporains peints d'après eux-mêmes, Paris, Alexis Eymery 1815 Google Books
  2. Paul Guérin, Dictionnaire des dictionnaires. Lettres, sciences, arts, encyclopédie universelle, tome 1, vers 1875 (en ligne).
  3. http://www.mbaq.fr/musee-collections/peinture-bretonne/oeuvre/o/chemin-du-bourg-finistere/
  4. http://www.culture.gouv.fr/Wave/image/joconde/eth/0014/m020804_0001746_p.jpg
  5. A inspiré le Douanier Rousseau pour son tableau "Vue de Bretagne, l'été" (1906)
  6. Tableau préparatoire à Janvier (Bretagne). Seul tableau de Camille Bernier du Musée départemental breton qui y soit exposé. La plupart des autres décorent la préfecture du Finistère à Quimper. Le musée présente par ailleurs un portrait du peintre en costume breton, ledit costume et son buste en marbre par Louis-Julien Franceschi.
  7. Il s'agit de Janvier (Bretagne), exposé alors au Musée du Luxembourg.
  8. Les Noms qui ont fait l'histoire de Bretagne, 1997.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]