Plouescat

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Plouescat
Porsguen.
Porsguen.
Blason de Plouescat
Héraldique
Plouescat
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Morlaix
Canton Plouescat (chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes de la Baie du Kernic
Maire
Mandat
Daniel Jacq
2014-2020
Code postal 29430
Code commune 29185
Démographie
Gentilé Plouescatais
Population
municipale
3 603 hab. (2011)
Densité 244 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 39′ 28″ N 4° 10′ 24″ O / 48.657778, -4.17333448° 39′ 28″ Nord 4° 10′ 24″ Ouest / 48.657778, -4.173334  
Altitude Min. 0 m – Max. 56 m
Superficie 14,79 km2
Localisation

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Plouescat [pluɛskat] est une ville française de Bretagne, située sur le littoral nord du département du Finistère (29). Ses habitants sont appelés Plouescatais et Plouescataise. La ville se situe à l'ouest de l'évêché du Pays du Léon. C'est aussi une station balnéaire connue dans la région, qui attire de nombreux touristes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Plouescat (Ploueskad), chef-lieu du canton, fait partie de l'arrondissement de Morlaix. C'est une commune du nord Finistère (Penn-ar-Bed), dans le pays de Léon, sur la Côte des Légendes, à la limite du pays Pagan[1].

Elle est séparée de Plounévez-Lochrist (Gwinevez) par le Kerallé, petit fleuve côtier qui prend sa source à Saint-Vougay et se jette dans la Baie du Kernic, à Pont-Christ en Plouescat.

Plouescat est une ancienne paroisse primitive qui comprenait originellement les territoires de l'actuelle Plouescat ainsi que ceux de Sibiril (Sibirill) et de Cléder (Kleder). La paroisse de Plouescat se trouvait alors sous la direction de l'évêché de Léon.

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat du Finistère.

La ville est située sur le littoral de la Manche, le climat est donc tempéré océanique. La ville est soumise aux influences maritimes toute l'année. Les précipitations sont supérieures à 2,5 mm 112 jours par an. Les températures moyennes varient entre 3 et 10 °C en hiver et entre 18 et 25 °C en été.

Les paysages[modifier | modifier le code]

Vue aérienne sur la baie du Kernic.
  • Le paysage naturel

Plouescat dispose d'un littoral long de près de 13 km où se succèdent plages de sables, massifs dunaires, blocs de granit usés par les âges et une baie où s'entremêlent vasières et vastes bancs de sable. L'anse de Kernic accueille à marée basse de nombreux oiseaux. Sur toute la côte, le granit offre des formes étranges et fantastiques, tandis qu'en mer, certains îlots sont le refuge des cormorans, des goelands ou même des phoques. Les dunes de Porsmeur et Poulfoën abritent une flore remarquable et très spécifique. À l'intérieur des terres, les paysages changent, faisant place à la grande digitale pourpre, à l'ajonc offrant ses fleurs jaunes et au nombril de Vénus avec ses feuilles longues et charnues qui décorent les murs.

  • Les paysages agricoles

Situé en pleine Ceinture dorée, Plouescat bénéficie d'une situation géographique favorable à la production de légumes en plein champs. En effet le Gulf Stream, courant chaud qui vient de l'Atlantique, baigne les rivages et permet d'éviter les amplitudes thermiques importantes.

Depuis plus d'un siècle, le chou-fleur et l'artichaut sont les deux légumes phares de la ville, avec l'oignon rosé de Roscoff (protégé par une AOC), l'échalote, le brocoli, la courgette, la tomate, la pomme de terre et la fraise, qui regroupent une trentaine d'exploitations. L'organisation des marchés voit le jour grâce à la volonté de quelques producteurs qui ont créé la SICA (Société d'intérêt collectif agricole) dont le siège est à Saint-Pol-de-Léon.

Modernisation[modifier | modifier le code]

La ville se voit accorder le label de Station balnéaire[Quand ?] ce qui entraîne l'agrandissement du port de Porsguen qui s'équipe et obtient un Centre nautique. L'agriculture se diversifie et s'organise en profondeur.

La population locale, en légère hausse, bénéficie de cinq écoles, une maison de retraite, des infrastructures sportives, de nombreuses associations, etc. Les estivants bénéficient de trois campings, de gîtes ruraux, de 550 résidences secondaires, d'un port de pêche et de plaisance, d'hôtels et restaurants et d'un casino, etc.

En 2006, la commune a mis en construction une station d'épuration en prévision d'une augmentation sensible de la population (6 500 habitants à l'horizon 2015)[réf. nécessaire].

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune est traversé par trois routes départementales, le D 10, la D30 et la D 330.

La commune se trouve à une vingtaine de kilomètres au nord de la route nationale 12 de Rennes à Brest (également route européenne 50 sur cette portion).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Blason de Plouescat.

Plouescat, chef-lieu du canton, fait partie de l'arrondissement de Morlaix (Montroulez). Le nom de Plouescat vient du mot breton ploe qui veut dire paroisse et de esgat qui signifie hareng. L'étymologie suggère donc que Plouescat était une paroisse où l'on pêchait beaucoup le hareng. Mais "esgat" signifie également "anguille".

On note les graphies suivantes au cours des siècles :

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Paléolithique[modifier | modifier le code]

Divers outils et armes lithiques ont été découverts et montrent ainsi que le littoral armoricain a attiré des humains aux temps préhistoriques vers 80 000 av. J.-C.

Le Néolithique[modifier | modifier le code]

Menhir du Cam Louis.

Différents monuments mégalithiques comme des menhirs ou des dolmens attestent la sédentarisation de peuples primitifs datant de 3000 ans av. J.-C. Une allée couverte, située à "Guinirvit" en baie du Kernic, a fait l'objet de fouilles archéologiques dans les années 1980.

Il est à signaler que le menhir de Cam Louis, mesurant plus de 7 mètres de hauteur, est le septième de France de par sa taille.

L'époque Romaine[modifier | modifier le code]

Les légions romaines après l'écrasement de la flotte des Vénètes vers 56 av. J.-C. essaiment au pays des Osismes (Nord-Finistère actuel), s'installent et construisent un balneum (thermes) au nord de la ville.

Le haut Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Avec la christianisation de la population locale par les moines irlandais apparaissent les premières mentions de la paroisse POESREZ-GAT en 1282 qui deviendra PLOEZCAT en 1467.

La Renaissance et le XVIIe siècle[modifier | modifier le code]

La ville est marquée par deux épidémies de peste. C'est à cette époque que sont dressés les calvaires et croix dans la ville, pour conjurer le fléau de la peste. De cette époque date la chapelle de Kerzéan, plusieurs manoirs ou encore les halles situées en plein cœur de la ville.

Le XVIIIe siècle[modifier | modifier le code]

Combat entre la Belle Poule et l'HMS Arethusa.
Le combat de la Belle Poule et L'Aréthuse.

Cette période est marquée par de violentes épidémies de typhoïde qui sévissent dans toute la région.

La chapelle de Kerzéan est reconstruite (1714) et une nouvelle église est édifiée (1763).

Le combat naval de Pontusval[modifier | modifier le code]

Dans le cadre de l'engagement français contre les Anglais lors de la guerre d'indépendance des États-Unis, le 17 juin 1778, à hauteur de Pontusval, la frégate française la Belle Poule, commandée par le lieutenant de vaisseau saintongeois Jean-Isaac Chadeau de la Clocheterie, livre bataille, vers 6 heures du soir, à la frégate anglaise HMS Arethusa, commandant Marshal. Les deux navires dérivèrent pendant le combat et se retrouvèrent, passé minuit, devant les grèves du Camlouis, en face de la chapelle de Saint-Eden, à 2 km environ à l'est de la baie du Kernic. L'Aréthuse eut le dessous : démâtée, le pont encombré de morts, elle s'enfuit vers la haute mer, tandis que la frégate française, encastrée dans les rochers, lui envoya sa dernière bordée de 50 coups de canon. L'action avait été dure. Le vainqueur comptait 40 morts et 57 blessés, dont La Clocheterie lui-même[2]. Partout en France ce fut la joie générale et les belles dames accommodèrent désormais leurs cheveux À la Belle Poule[3].

La récolte du goémon[modifier | modifier le code]

La collecte du goémon a suscité pendant des siècles de nombreuses querelles entre les habitants des paroisses littorales, comme l'écrit Antoine Favé :

« Du Corréjou à l'anse de Kernic, nous sommes sur les lignes d'un littoral aussi fertile en discussions héroïques, en batteries classiques, en procès interminables, qu'en gros temps et mauvais temps. Les administrateurs, les juges, les agents vigilants de la douane et de la maréchaussée, furent bien souvent mis sur les dents par les disputes, maintes fois meurtrières, de Plounéour-Trez, Goulven, Tréflez, Plounévez-Lochrist, Cléder, au sujet des délimitations de territoires et de questions de propriété touchant cette question vitale de la récolte du goémon[4]. »

Moysan, recteur de la paroisse de Plouescat, dans une lettre du 12 décembre 1774 adressée à l'évêque de Léon Jean-François de la Marche en réponse à son enquête sur la mendicité, proteste contre la déclaration du 30 octobre 1772 qui limite aux trois premiers mois de l'année la coupe du goémon et rappelle l'ordonnance de 1681 qui interdit d'en vendre aux autres paroisses. Il écrit (l'orthographe de l'époque a été respectée) :

« Les gens aisés jusques à présent deviendront sans tarder pauvres, égard à ce qu'ils habitent presque tous sur la côte et ne levoient leur subsistance, payoient leurs bois et saufages [chauffages] de l'argent des gouemons qu'ils vendoient aux autres paroisses ; ils souffrent cette année une perte de cinq mille livres faute de pouvoir vendre des gouemons aux autres paroisses, et d'en faire la coupe au printemps afin de les faire sécher ; autrement la coupe est inutile[5]. »

Le conseil municipal de Plouescat écrit en 1819 :

« Le transport du goëmon s'y fait par des radeaux [dénommés "dromes"[6].] remorqués quelquefois par des bateaux, mais plus souvent conduits par ceux qui les montent. Les bateaux sont toujours disposés à porter secours à ceux qui en auraient besoin[7]. »

Antoine Favé raconte :

« Le danger était grand, et bien souvent les hardis constructeurs de la drome n'osaient plus y monter au moment de la confier au gré des flots. C'est ce qui arriva un jour à deux faillis tailleurs [de goémon], voyant le coup abandonné par des Armoricains rendus prudents par la difficulté bien constatée de la navigation, prirent sur eux de conduire le radeau à bon port. Leur forfanterie ne tarda pas à être punie : ils se trouvèrent bientôt couverts d'écume, mais aussi de honte, sous la risée des goëmonniers, barbottant comme des barbets au sein de l'onde amère[7]. »

Un sous-préfet de Brest, De Carné, écrit en 1812 :

« À défaut d'ordonnances de police de [la] part [des Intendants des provinces maritimes], les Évêques furent obligés de faire un cas réservé de cette récolte à eux seuls, pour prévenir autant qu'il était en leur pouvoir les malheurs multipliés qui arrivaient par la témérité de ceux qui se mettaient sur des mulons de gouëmon liées par de mauvaises cordes pour les conduire au haut de la pleine mer, ou qui s'avançaient trop avant dans l'eau, pour attirer à eux le gouëmon qui flottait[8]. »

À la suite d'une enquête organisée par une circulaire du 8 juin 1819 du préfet du Finistère, le conseil municipal de Plouescat répond à propos de la date d'ouverture de la coupe du goémon (l'orthographe de l'époque a été respectée) : « Deux jours de faveur aux habitants qui n'emploient que des chevaux, des paniers ou des civières » et que « les transports se font sur des radeaux rarement remorqués »[9].

La Révolution française[modifier | modifier le code]

Celle-ci provoque une résistance bretonne et locale à la constitution. Plouescat devient le chef-lieu du canton, au détriment de Cléder, ceci après dix ans de querelles de clochers. Sept maires se succèdent à la tête de la ville en l'espace de dix ans.

XIXe et XXe siècles[modifier | modifier le code]

Église de Plouescat.
  • Le XIXe siècle est marqué par la construction de l'actuelle église et de sa flèche, haute de 59 mètres (1864), le transfert du cimetière hors de la ville et le développement des écoles et de l'instruction primaire.
  • La première moitié du XXe siècle est jalonnée d'évènements tels que l'évolution économique et sociale, malgré les pertes liées à la Première Guerre mondiale.
  • Plouescat est au cœur de la 'Ceinture Dorée', zone légumière qui produit en abondance des choux-fleurs, artichauts et oignons.
  • En 1919 s'implante à Pont-Christ une usine de production d'iode et de dérivés d'algues. Elle attire une main d'œuvre importante et provoque l'extension du Port de Porsguen.
  • Avec Pierre Trémintin comme Député-Maire et Conseiller Général, la commune accélère son équipement urbain : voirie communale, électrification, téléphone, etc. Les nouvelles constructions et l'amélioration de l'habitat s'intensifient.
  • L'agriculture reste la principale richesse de la commune suivie de près de l'activité touristique. Depuis 1978, Plouescat a le statut de station balnéaire.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La mairie de Plouescat se situe rue de la Mairie, face à l'église. Depuis le 15 mars 2008, Jean Le Duff, retraité cadre bancaire, occupe le poste de maire de la ville. Lui et son conseil municipal sont principalement des membres de gauche.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mai 1912 octobre 1966 Pierre Trémintin Démocrate chrétien avocat
novembre 1966 février 1971 François Rouxel Divers droite garagiste
mars 1971 mai 1976 Yves Michel Divers droite retraité des armées
juin 1976 février 1989 René Dincuff Divers droite commerçant
mars 1989 février 2001 Daniel Jacq Divers droite employé sécurité sociale
mars 2001 mars 2008 Jérôme Blonz Divers droite enseignant
15 mars 2008 avril 2014 Jean Le Duff Divers droite retraité cadre bancaire
Les données manquantes sont à compléter.

Circonscriptions et cantons[modifier | modifier le code]

La 5e circonscription est composée des cantons de Landerneau (Landerne), Lesneven (Lesneven), Landivisiau (Landivizio), Guipavas (Gwipavaz), Lannilis (Lanniliz) et Plouescat.

Jumelages[modifier | modifier le code]

La ville est jumelée avec trois villes :

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La population de Plouescat était de 3 609 habitants en 2010. La densité de population est de 244 habitants au kilomètre carré. Les habitants de la ville sont nommés les Plouescatais et les Plouescataises.

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 118 2 124 2 407 2 396 3 017 3 238 3 314 3 467 3 180
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 003 3 082 3 176 3 095 3 167 3 148 3 069 2 983 3 095
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 145 3 382 3 526 3 582 3 866 4 002 4 137 4 224 4 131
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 042 4 003 4 008 3 935 3 689 3 660 3 737 3 741 3 609
2011 - - - - - - - -
3 603 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2004[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

À la rentrée 2013, 62 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue catholique (soit 15,6 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire)[12].

Établissements scolaires[modifier | modifier le code]

Plouescat dispose de quatre établissements scolaires.

  • L'école maternelle et primaire catholique, Notre-Dame-des-Victoires.
  • L'école maternelle et primaire laïque, Anita-Conti.
  • Le collège catholique, Saint-Joseph.
  • Le collège public, Louis-et-Marie-Fichez.

Manifestations culturelles et festivals[modifier | modifier le code]

Le marché[modifier | modifier le code]

Tous les samedis se tient le marché du village, place des Halles.

Les Mardis de Plouescat[modifier | modifier le code]

Depuis plusieurs années, la ville organise chaque mardi d'été, des concerts gratuits adressés à un large public. Les Mardis de Plouescat ont vu se succéder des groupes de notoriété tel que Merzhin, Matmatah, Tri Yann, Red Cardell, Gérard Jaffrès etc.

L'exposition Plouesc'Art[modifier | modifier le code]

L'exposition est né en 1988 et officialisé en 1989 avec Gilbert Mevel. Tous les étés, l'école Anita-Conti laisse la place à la peinture et à la sculpture. Des artistes connus dans la région tel que Loyz Laouénan y expose leurs œuvres.

Le Festival ''Place aux Mômes''[modifier | modifier le code]

Festival ''Place aux Mômes''.

Le Festival est un évènement organisé par l'Office de Tourisme et consacré au théâtre de rue pour enfants. Des artistes venus de toute l'Europe interviennent l'été pour le plaisir des enfants. Les Halles de la ville font place au jonglage, théâtre, musique et acrobatie tous les lundis de juillet et d'août.

Le Festival Léon'Art Jazz[modifier | modifier le code]

Chaque année se déroule ce festival de jazz amateur. Une messe Gospel à l'église et un apéro-jazz sont proposés avec diverses animations. Les amateurs de jazz apprécieront la programmation est riche et variée autour d'une dégustation de poissonade aux Halles.

Les courses hippiques[modifier | modifier le code]

La Baie du Kernic et ses 250 hectares représente une aire de sable plate et dure qui sert chaque août d'hippodrome à la ville. Les chars à voile du centre nautique municipal laisseront la place aux chevaux de trot et de galop mais aussi aux postiers bretons pour deux journées de courses. Tout le monde peut venir parier ou simplement apprécier le spectacle. Les courses de Plouescat c’est aussi le côté festif avec restauration le midi sur l’hippodrome et le soir avec l'ambiance disco sous un chapiteau.

Le Triathlon Sprint[modifier | modifier le code]

Le Triathlon est le rendez-vous estival pour les sportifs amateurs ou confirmés prêts à affronter 750 m de natation, 20 km de cyclisme et 5 km de course à pied. La rencontre est organisée par le Jogging Club de Plouescat. Pour toute information complémentaire ou inscription, vous pouvez vous rendre sur le site : http://triathlon.plouescat.free.fr

Courses hippiques.

Fête de la Mer[modifier | modifier le code]

Depuis plus d'un siècle, cette fête anime le port de Pors Guen, le temps d'un week-end. Traditionnellement dédiée aux marins disparus avec un hommage religieux, la fête de la mer est aujourd'hui un moment de convivialité, de découvertes culturelles avec une programmation variée.

Festival des jeux[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Olivier Diraison Seylor

Olivier Diraison naît à Plouescat le 31 juillet 1873 de père notaire. Entré à l'École Navale en 1891, il est vite promu Enseigne de Vaisseau de 1re classe et affecté à Toulon en 1896. Sa carrière militaire lui inspira sous le pseudonyme de Seylor (pour sailor qui signifie marin en anglais) Les Maritimes, mœurs candides qui fera succès. Cet ouvrage le fera réformer par la Marine et il retourne à la vie civile en 1901. Sa carrière d'auteur commence alors. En 1914, la guerre éclata et Diraison s'engagea dans l'armée. Il succombera à ses blessures en juin 1916 à la suite d'une attaque allemande. Son nom figure au Panthéon entre Charles Peguy et Guillaume Apollinaire.

Paul Le Tallec

Paul Le Tallec naît à Plouescat le 13 octobre 1896 de père ingénieur TPE. Brillant élève, la guerre mis fin à ses études. Après celle-ci il s'engage du côté des Russes blancs et fait campagne en Sibérie. Sa vie littéraire commence avec ses articles sur l'Amérique et sur les Bolchéviques. Son travail a beaucoup de succès et ses articles font même la une d'Ouest-Éclair. Il se spécialise après sur l'écriture d'article techniques pour des revues spécialisées (en agriculture et en industrie). Avec le Seconde Guerre mondiale, il s'adonne à la rédaction d'un essai sur ses années à l'étranger. 'John Doe notre frère' parait en 1956 et est salué comme un livre évènement par l'ensemble de la presse française. Il meurt peu de temps après, en août 1958.

Pierre Trémintin
Pierre Trémintin.

Pierre Trémintin naît le 5 juin 1876, dans un bâtiment qui prendra son nom plus tard. Il vient d'une famille bourgeoise aisée qui va lui permettre de faire des études juridiques. La politique l'intéresse et surtout le catholicisme social. Il devient conseiller général du Finistère en 1904, conseiller municipal en 1908 puis maire de la ville en 1912. Il va beaucoup contribuer à la modernisation de la ville : il crée la Fondation Hospitalière, un Centre nautique, un port de pêche et restaure certains joyaux du patrimoine plouescatais. Il Installe aussi les processus d'électricité et d'eau. Il sera député de 1924 à 1940 puis Président de l'Association des maires de France et conseiller de la République en 1947. Il meurt en octobre 1966 et rassemble pour ses funérailles une foule jamais égalée depuis.

Edouard Mesguen

Edouard Gabriel Mesguen naît le 28 novembre 1880 à Plouescat, de père douanier et de mère lingère. Après des études au collège de Saint-Pol-de-Léon, il entre au séminaire de Quimper et devient prêtre en 1905. Il enseigna pendant 15 ans à Quimper et Lesneven et il est promu supérieur de l'institution en 1920. Il est nommé évêque du diocèse de Poitiers en 1934 et devient monseigneur Mesguen. Il publia l'ouvrage 'Trois cents ans, les Ursulines de Saint-Pol-de-Léon'. Il meurt en août 1956 à Poitiers.

Gwenc'hlan Le Scouezec

Gwenc'hlan Le Scouezec naît le 11 novembre 1929 de père artiste-peintre. Il détient la fonction de grande-druide de Bretagne, docteur en médecine, écrivain, ancien professeur de l'Institut Français d'Athènes, ancien officier à la Légion étrangère, croix de la valeur et médaille d'Algérie. Il était marié et avait quatre enfants. Il est mort en 2008.

Dom Duff

Dom Duff est né le 20 août 1960 dans une famille d'agriculteurs côtiers. Cet auteur-compositeur-interprète bilingue parle breton et français au quotidien. Après avoir joué de nombreuses années au sein du groupe Diwall (1995-2004), il entame en 2000 une carrière solo qui le mène dans un univers folk acoustique.

Loic Prigent

Loïc Prigent né le 15 juillet 1973 à Plouescat, est un journaliste et un documentariste spécialisé dans la mode.Il commence comme journaliste à Libération et à Depeche Mode. C’est pour le journal qu’il se retrouve pour la première fois à un défilé, avec pour mission d'écrire sur le show. Plutôt qu’un simple compte-rendu, il rapporte l'ambiance des coulisses, les potins des shows avec un humour décalé.

Activités associatives et municipales[modifier | modifier le code]

La ville de Plouescat dispose de :

  • Une bibliothèque.
  • Un cinéma.
  • Un casino jeux.
  • Un centre nautique.
  • Un centre aéré.
  • Un foyer jeunes.
  • 13 associations sportives.
  • 10 associations culturelles et de loisirs créatifs.
  • 12 associations organisatrices de fêtes et d'animations.
  • 14 associations solidaires et éthiques.

Ces associations sont principalement gérés par des bénévoles et sont souvent affiliées à une fédération.

Culture et patrimoine : Monuments et lieux touristiques[modifier | modifier le code]

La commune de Plouescat[modifier | modifier le code]

Le clocher de l'église.

Le bourg[modifier | modifier le code]

Le bourg est d'abord construit autour des halles et de l'église. Aux abords de celles-ci, plusieurs maisons présentent une architecture soignée (symétrie, pierres de taille, garde-corps travaillés, etc.) qui caractérise le style architectural du XVIIIe siècle.

Le patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église

L'église actuelle est la troisième de la paroisse de Plouescat. Après la démolition de la première en 1763 car jugée trop petite, la construction de la seconde en 1863, l'actuelle église représente le style néo-gothique. La flèche s'élève à 59 mètres et c'est l'une des plus hautes de la région.

Les chapelles
  • La chapelle de Kerzéan date du XVIe siècle et est de style gothique. On remarque l'emplacement des blasons au dessus du porche. À l'intérieur se trouve la statue de ND de Kerzéan, classée monument historique.
  • À proximité se trouve le calvaire autel de Kergoal , datant du XVe siècle.
  • La chapelle du Calvaire est dédiée à Notre-Dame-du-Mont-Calvaire et a été construite en 1714.
Les croix et les calvaires

On dénombre 25 croix et calvaires dans la ville. Le calvaire le plus ancien est celui d'Irvit (XVe siècle). Le plus récent est celui de Kergoal-Vihan (1667).

Le patrimoine mégalithique (gallo-romain)[modifier | modifier le code]

Thermes gallo-romains de Gorré Bloué.
  • Les mégalithes

Les mégalithes sont l'œuvre des premiers peuples sédentaires datant de l'âge du bronze, comportant menhirs et dolmens. Les plus connus sur la commune sont les menhirs de Prat Meur et de Cam Louis. Les dolmens se sont développés en Bretagne vers 3000 avant J.-C.

  • Les stèles gauloises

Les stèles sont l'œuvre de tribus celtes datant du second âge du fer (entre moins 450 et le début de l'ère chrétienne). On distingue de types de stèles : les stèles basses de forme ovoïde comme celle de Gorré Bloué et les stèles hautes, plus nombreuses à Plouescat, qui sont généralement en colonne de 4 à 16 facettes.

  • Les thermes gallo-romains

On compte le balnéum de Gorré Bloué construit vers le IVe siècle ap. J.-C. Le bâtiment mesurait à l'origine 15 m sur 13 avec 9 pièces dont les fonctions étaient bien précises (salle centrale à ciel ouvert, salle tiède, chaude et froide, chaudière, etc.).

Le patrimoine civil et militaire[modifier | modifier le code]

Les manoirs[modifier | modifier le code]

Halles de Plouescat.

Plouescat compte plus d'une vingtaine de manoirs.

  • Le manoir de Prat-Bihan

C'est le plus imposant de la ville et on suppose qu'il a été construit par un riche marchand au XVIe siècle.

  • Le manoir de Mesguen

Le bâtiment date du XVIe siècle et était la propriété de la famille nombreuse De Kersauzon.

Les halles[modifier | modifier le code]

Les halles symbolisent la fonction économique de la ville (d'ailleurs la vie de la cité se concentrait autour de celles-ci). Elles datent du début du XVIe siècle et sont depuis 1915 classées Monument Historique.

La poudrière de Saint-Eden[modifier | modifier le code]

Le magasin à poudre de Saint-Eden a été construit au XVIIIe siècle et faisait partie d'un ensemble fortifié comprenant deux batteries, un corps de garde et une guérite.

Les fours à goémon de Cam Louis[modifier | modifier le code]

Ce sont des tranchées d'une dizaine de mètres creusées dans le sol datant du XXe siècle, avec des parois et un fond tapissés de pierres plates assemblées.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Pays Pagan - Villes et communes de Bretagne par pays traditionnel
  2. http://jln.tourbier.pagesperso-orange.fr/histoire/histoire_41.htm
  3. Journal Ouest-Éclair no 12699 du 14 août 1931, [lire en ligne]
  4. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f174.image
  5. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f184.image
  6. radeaux de goémon flottant, utilisée pour le transport des goémons en mer, voir http://sallevirtuelle.cotesdarmor.fr/asp/inventaire/pleubian/Geoviewer/Data/HTML/IM22005992.html
  7. a et b Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f185.image
  8. De Carné, cité par Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f185.image
  9. Antoine Favé, Les faucheurs de la mer en Léon (récolte du goémon aux XVIIème et XVIIIème siècles), "Bulletin de la Société archéologique du Finistère", 1906, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k2076777/f196.image
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  12. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Lire aussi[modifier | modifier le code]

  • Chanoine Henri Pérennès : Plouescat Notice sur la paroisse (éd. Le livre d'histoire Monographie des villes et villages de France)
  • René Monfort : Plouescat, gens de terre et de mer, un livre illustré de 120 photos prêtées par les Plouescatais et commentées par eux-mêmes. La vie quotidienne des gens de la côte au cours de la première moitié du XXe siècle.
  • Paul Grijol et Bernard Mercier : Plouescat et son patrimoine (mise en page par l'Association Sevel Ploueskad).
  • Paul Grijol Plouescat d'hier et d'aujourd'hui 1988
  • Paul Grijol Au cœur, autour et au-delà de la baie du Kernic, 1997
  • Louis Coudurier : Brest et ses environs.
  • Hervé Guichoux : "Plouescat - Vivre en Léon au XVIIIème siècle" 1996

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]