Kernouës

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Kernouës
Le monument aux morts.
Le monument aux morts.
Blason de Kernouës
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Brest
Canton Lesneven
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Lesneven et de la côte des Légendes
Maire
Mandat
Jacques Mer
2008-2014
Code postal 29260
Code commune 29094
Démographie
Gentilé Kernouésien, Kernouésienne
Population
municipale
714 hab. (2011)
Densité 92 hab./km2
Population
aire urbaine
25 712 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 25″ N 4° 20′ 51″ O / 48.590278, -4.3475 ()48° 35′ 25″ Nord 4° 20′ 51″ Ouest / 48.590278, -4.3475 ()  
Superficie 7,78 km2
Localisation

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Kernouës

Kernouës [kɛʁnwɛs] (en breton : Kernouez) est une commune du département du Finistère, dans la région Bretagne, en France.

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologie et origines[modifier | modifier le code]

Kernouës vient du breton « ker » (village) et « naoues » (écoulement).

Kernouës provient du démembrement de l'ancienne paroisse primitive de Plouider, ou, après le Xe siècle, de l'ancienne paroisse primitive de Plouevelleo, devenu depuis Guicquelleau (village de Folgoët). Le bourg de Kernouës aurait pris naissance près d'une fortification attestée, semble-t-il, par la présence du village de Castelmeur (le grand château).

La paroisse de Kernouës dépendait autrefois de l'ancien évêché de Léon. Appelé saint Eucar en 1506, le patron de l'église de Kernouës est semble-t-il un saint breton, évincé par saint Eucher.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

On rencontre les appellations suivantes : Kernouhez (en 1428), Kernohez (en 1467), Kernouhez (en 1481), Kernoues (en 1554).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

L'épidémie de variole de 1864[modifier | modifier le code]

En 1864, 1 517 cas de variole sont recensés dans le département du Finistère, dont de nombreux cas dans le canton de Lesneven :

« La variole a fait de nombreuses victimes dans plusieurs communes du canton : Plouider, Ploudaniel et Kernouës ont été les communes les plus éprouvées : les cas de mort y ont été nombreux. Plounéour-Trez, Kerlouan, Goulven ont eu aussi beaucoup de malades, mais la mortalité y a été moins sensible[1]. »

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Kernouës

La paroisse de Kernouës faisait partie de l'archidiaconé de Kemenet-Ily relevant de l'évêché de Léon et était sous le vocable de saint Eucher.

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
500 483 540 642 629 652 681 727 708
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
677 600 627 663 701 660 622 609 603
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
607 646 674 652 654 628 581 615 571
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
531 536 624 611 621 587 684 698 714
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3])
Histogramme de l'évolution démographique

Monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église Saint-Eucher (1777). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire qui comprend, en plus de la travée du clocher encastré, une nef de cinq travées avec bas-côtés et chevet droit. Les plans et le devis ont été dressés le 16 décembre 1776 par le sieur Hardi, sous-ingénieur des Ponts et Chaussées. L'adjudication des travaux est faite le 22 juillet 1777 au sieur Kericuff. Le confessionnal date du XVIIIe siècle. La cloche date de 1759. L'église abrite les statues de saint Eucher (en grès des Vosges polychromé et datant de 1896) et de saint Herbot. Au presbytère se trouve une statue en granit de saint Eucher du XVIe siècle.
  • La chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté (XVIe siècle - 1837). Il s'agit d'un édifice de plan rectangulaire du XVIe siècle, presque entièrement reconstruit en octobre 1836. On trouvait jadis une fontaine en contrebas sous le mur sud de la chapelle.

Jouxtant la chapelle Notre-Dame de la Clarté, découvrez l'un des 7 jardins de "Terre d'Hortensias". Devenu une des plantes emblématiques de la Bretagne, l'hortensia ou hydrangea, originaire d'Asie, ne fleurit dans notre pays que depuis le XVIIIe siècle, époque des grandes expéditions maritimes scientifiques à la découverte de terres inconnues. Le premier hortensia est introduit en France par le botaniste Philibert de Commerson qui embarque avec Bougainville pour un tour du monde à bord de "La Boudeuse", partie de Brest en 1766. Omniprésent dans les jardins des particuliers et les bourgs de nos communes, l'hydrangea a été privilégié pour valoriser le patrimoine architectural et paysager du Pays des Abers-Côte des Légendes dans le projet "Terre d'Hortensias". Plus que de simples fleurissements, "Terre d'Hortensias" présente en 7 jardins une découverte thématique de 50 variétés d'hortensias. Les autres sites des jardins : l'aire de jeux de Kerfeunteun au Drennec, la chapelle de Guicquelleau au Folgoët, la salle des fêtes de Lanarvily, le sémaphore à Landéda, le dolmen de Lilia à Plouguerneau et la salle multifonctions à Saint-Méen. L'entrée des jardins est libre.

  • La fontaine Notre-Dame-de-la-Clarté. La fontaine sacrée prend sa source sous l’autel de la chapelle Notre-Dame-de-la-Clarté et émerge en bas de quelques marches à gauche de la porte de l’édifice. Cette fontaine souterraine avait pour vertu de soigner les enfants qui tardaient à marcher. Selon la tradition locale, on roulait les enfants sur l’autel à ces mêmes fins.
  • L'ancienne chapelle Sainte-Anne, aujourd'hui disparue (ne subsiste qu'un pan de mur). Cette chapelle était encore appelée "Sainte Anne Dour ar Frout" et aussi "Chapel Jezuz". Elle dépendait jadis du château des Isles.
  • L'ancienne chapelle de Keramel, aujourd'hui disparue et détruite dès la fin du XVIIIe siècle.
  • La croix monolithique de Croas ar Mintoul ou ar Mean Toul (haut Moyen Âge).
  • La croix monolithe de Castelmeur (Moyen Âge).
  • La croix de Keriolay (Moyen Âge), restaurée en 1818 et 1965.
  • D'autres croix ou vestiges de croix : la croix de Kerméal ou Keraméal (Moyen Âge), la croix du cimetière de Kernouës (1930), les vestiges de croix de Pradigou, la croix du Rheun (Moyen Âge).
  • Le château des Isles (XIXe siècle), construit par Yves de Châteaufur à l’emplacement d’un ancien édifice du XVIIe siècle. Propriété des familles Benault, Chauvel, de Châteaufur et Mer (depuis 1917).
  • Le manoir de Kergoff (XVe siècle - 1570), édifié par Guillaume de Lescoët.
  • Le manoir de Kergunic (1640), édifié par la famille Cabon, puis propriété des Kersauzon et des Inizan.
  • Le manoir de Kersava (1655), édifié par la famille Cabon.
Monument aux morts de 14-18
  • 7 moulins dont le moulin de Roudoushir (XVIIe siècle), de Perros, de Keraméal, de Poulalliou, des Isles, de Kergoff…
  • Le bois des Isles
  • La motte castrale de Roudoushir (Xe siècle)
  • Monument aux morts de 14/18

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

Personnalités[modifier | modifier le code]

Événements[modifier | modifier le code]

Le festival Astropolis s'est installé clandestinement dans un champ de Kernouës au cours de l'été 1995. La presse parlera d'une rave.

Naissances[modifier | modifier le code]

Décès[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Henri-Marie Husson, Rapport sur les vaccinations pratiquées en France ..., Imprimerie impériale, 1866, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6361337z/f73.image.r=Ploudaniel.langFR
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011

Liens externes[modifier | modifier le code]

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