Anastase Mikoyan

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Anastase Mikoyan en 1954, lors d'une visite en République démocratique allemande.
Mikoyan, Staline et Ordjonikidze en 1925.

Anastase Ivanovitch Mikoyan (en arménien : Անաստաս Հովհաննեսի Միկոյան, Anastas Hovhannesi Mikoyan ; en russe : Анастас Иванович Микоян), né à Sanahin (Arménie) le 25 novembre (13 novembre) 1895 et mort à Moscou le 21 octobre 1978, est un homme politique et dirigeant de l'Union soviétique. Son frère Artem était un concepteur d’avion soviétique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille arménienne modeste, il étudia la théologie et se destina tout d'abord à la prêtrise, comme Staline. Durant la Première Guerre mondiale, il abandonna cette voie et adhéra au POSDR (tendance bolchevik) en 1915.

Il participa à la révolution d'Octobre dans le Caucase. Pendant la guerre civile, il fut arrêté par l'armée britannique à Bakou ; il parvint à s'évader et à gagner Moscou où il rejoignit Lénine et les autres dirigeants bolcheviks.

Il devint membre du Comité central à partir de 1923. Après la mort de Lénine, il fut l'allié de Staline. Il occupa ensuite des postes de Commissaire du Peuple pour le Commerce intérieur et international et œuvra pour le développement de l'industrie alimentaire. En 1935, il fut élu au Politburo. Pendant la Seconde Guerre mondiale, il fit partie du Comité de Défense d'État avec la responsabilité des questions de logistique.

Staline fit arrêter deux de ses fils.

Après la guerre, lui et Molotov tombèrent en disgrâce, subissant probablement là les conséquences d'une trop grande longévité au sein de l'appareil communiste. Lors du XIXe congrès du PCUS, en octobre 1952, ils furent violemment attaqués par Staline, et n'eurent probablement la vie sauve que grâce à la mort du dictateur en mars 1953.

Après avoir tenu différents postes élevés au gouvernement — il fut notamment ministre du Commerce de Malenkov —, il soutint pourtant Khrouchtchev contre Malenkov et en fut récompensé par sa nomination comme vice-premier ministre de 1955 à 1957, puis de 1958 à 1964.

En 1964, après la chute de Khrouchtchev, il fut élu président du Présidium du Soviet suprême, c'est-à-dire chef de l'État en titre, jusqu'en 1965.

Il écrivit ses mémoires en 1970. Son épouse est décédée en 1962.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Principaux titres et décorations, classés par ordre de préséance :

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