Bulawayo

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Bulawayo
Blason de Bulawayo
Héraldique
Drapeau de Bulawayo
Drapeau
Image illustrative de l'article Bulawayo
Administration
Pays Zimbabwe Zimbabwe
Province Bulawayo
Démographie
Population 676 787 hab. (2002)
Géographie
Coordonnées 20° 09′ 35″ S 28° 34′ 40″ E / -20.1598, 28.5777 ()20° 09′ 35″ Sud 28° 34′ 40″ Est / -20.1598, 28.5777 ()  
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Zimbabwe (administrative)

Voir sur la carte Zimbabwe administrative
City locator 14.svg
Bulawayo

Bulawayo est une ville du Zimbabwe, au cœur du Matabeleland. Elle est située à 369 km (439 km par la route) au sud-ouest de Harare. Deuxième ville du pays, elle comptait une population de 1 500 000 habitants au recensement de 2009.[réf. nécessaire]

Histoire[modifier | modifier le code]

Son nom signifie « lieu du massacre », en référence aux exécutions ordonnées par le chef Mzilikazi lors de la formation de l'état Ndébélé dans les années 1830. Son fils Lobengula lui succéda en 1870 et se confronta avec le britannique Cecil Rhodes qu'il rencontra en 1888. Rhodes parvint à l'abuser en lui faisant accepter une concession garantissant aux étrangers des droits sur les minerais en échange d'armes et d'argent.

Statue de Cecil Rhodes au centre ville de Bulawayo vers 1925
Bulawayo en 1975

À la suite de plusieurs malentendus, un conflit ouvert éclata ensuite entre Britanniques et Ndébélés. Bulawayo, capitale de Lobengula, fut prise et incendiée par les Britanniques alors que le roi Ndébélé s'enfuyait. Ses offrandes d'or en gage de paix ne parvinrent jamais à son destinataire, Cecil Rhodes. Lobengula mourut en exil de la variole.

Au début des années 1890, les Ndébélés s'allièrent aux Shonas pour repousser les Britanniques mais finirent par accepter une offre de paix et un règlement négocié formulé par Cecil Rhodes débouchant sur l'installation des européens à Bulawayo et le contrôle du Matabeleland par la BSAC de Rhodes.

La ville fut officiellement fondée par Leander Starr Jameson le 1er juin 1894. En 1898, le chemin de fer devant relier Le Cap au Caire arriva à Bulawayo. Une seconde ligne fut ensuite inaugurée à destination des chutes Victoria et de la ceinture de cuivre de Rhodésie du nord (Zambie)

Centre commercial et industriel, la ville ainsi prospéra et c'est à Bulawayo que naquirent les premiers syndicats noirs.

Après l'indépendance du Zimbabwe en 1980, les tensions furent vives avec la majorité Shonas du pays débouchant même sur un véritable conflit et un véritable siège de la région avec tueries en masse.

En 1988, la paix revint quand les frères ennemis Shonas et Ndébélés signèrent un accord d'amitié et fusionnèrent leurs partis respectifs.

Patrimoine[modifier | modifier le code]

Dans un centre-ville où les rues sont tracées au cordeau, les visiteurs admireront un nombre importants de maisons coloniales bien proprettes et de bâtiments coloniaux imposants comme la gare ou l'hôtel de ville.

La National Art Gallery de Bulawayo
La Haute Cour de justice de Bulawayo

Le musée à ne pas manquer de la ville est le Natural History Museum sur la faune et la flore du pays. On y trouve aussi les statues de Charles Coghlan et de Cecil Rhodes, érigées à l'époque rhodésienne au centre de Bulawayo et déboulonnées lors de l'avènement du Zimbabwe.

Le musée du rail (Railways Museum) abrite une collection de locomotives à vapeur, de beaux bâtiments et le wagon privé de Cecil Rhodes.

Aux environs, les visiteurs se rendront aux parc de Matopos aux imposantes formations granitiques. C'est là que Cecil Rhodes repose au sommet de la colline Malindidzimu, baptisée également « View of the world ». À ses côtés se trouve la tombe de son fidèle ami, le docteur Leander Starr Jameson ainsi que, depuis 1930, celle du premier chef de gouvernement de Rhodésie du Sud, Charles Coghlan. Sur le même site, le mémorial de la Shangani commémore depuis 1904 le souvenir de la patrouille d'Allan Wilson (en), dont les 33 soldats furent tués lors d'une embuscade ndébélée le 4 décembre 1898.

Religion[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Archidiocèse de Bulawayo.

Bulawayo est la siège d'un archidiocèse catholique.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Bien que de nombreuses rues du centre-ville ne portent pas de noms et ne soient que numérotées, la plupart de celles qui portaient un nom colonial ont été rebaptisées en mars 1990 et au cours des années 2000 :

Noms d'origine Noms de rues modifiés depuis 1990
Grey
Birchenough
Queens streets
Robert Mugabe street
Jameson street Herbert Chitepo street
Rhodes street Georges Silundika street
Salisbury Road Harare Road
Selborne Avenue Leopold Takawira Avenue
Abercorn street Jason Moyo street
Wilson street Josiah Tongogara street
Borrow street Samuel Parirenyat street
Main street Joshua Mqabuko Nkomo street

Transports[modifier | modifier le code]

Bulawayo possède un aéroport (code AITA : BUQ).

Personnalités nées à Bulawayo[modifier | modifier le code]

Littérature[modifier | modifier le code]

L'action de "Sale Hiver à Bulawayo", roman satirique de Soline de Thoisy paru en 2011 (ISBN 978-2-7483-6467-5) sur le milieu expatrié en Afrique Sub-Saharienne, se déroule dans la ville de Bulawayo.