Traité de Ribemont

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Il y a eu deux traités de Ribemont.

Le traité de 880[modifier | modifier le code]

Le partage de l'empire carolingien en 880.

Il fut signé en février 880[1] entre Louis III le Jeune, roi de Germanie, et ses cousins, les frères carolingiens, Louis III et Carloman II, successeurs de leur père, le roi Louis II le Bègue.

Tandis que Louis III le Jeune, roi germanique en Saxe et en Franconie s'apprête à faire la guerre à ses cousins les rois de France Louis III et Carloman II, Boson V de Provence dont la sœur Richilde d'Ardennes fut la seconde épouse du roi Charles II le Chauve, est proclamé roi de Bourgogne en octobre 879. De plus, comme les Vikings avaient repris leurs offensives, les trois souverains carolingiens décident de mettre de côté leurs différends et de faire front commun devant ces menaces.

Ils se rencontrent à Ribemont, actuellement dans l'Aisne. En échange de la neutralité de Louis le Jeune, les rois de France lui concédent la partie de la Lotharingie qu'ils possédaient depuis le traité de Meerssen et peuvent ainsi mener la lutte contre Boson.

Les nouvelles limites entre le royaume de Germanie et le royaume de France vont perdurer pendant tout le Moyen Âge.

Le traité de 1179[modifier | modifier le code]

Celui-ci fut signé le 2 mai 1179[2] entre les fils du duc Mathieu Ier de Lorraine avec la médiation de Philippe comte de Flandre et de Vermandois. Ce dernier étant mort en 1176, la succession au duché avait été revendiquée à la fois par le fils aîné Simon II et le fils cadet Ferry Ier de Bitche. Les deux frères se firent la guerre pendant trois ans, avant de convenir d'un partage du duché à Ribemont : Simon reçut la partie sud du duché, francophone, et Ferry la partie nord, germanophone. En 1206, Ferry II réunit par héritage les deux parties du duché.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recueil des actes de Louis II le Bègue, Louis III et Carloman II, rois de France, 877-884, éditeur C. Klincksieck, 1978, p.  XXXIV
  2. Histoire Administrative de la Lorraine, Éditions Fernand Lanore, p. 29