Base aérienne de Melun-Villaroche

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Melun Villaroche
Localisation
Pays Drapeau de la France France
Ville Melun
Coordonnées 48° 36′ 24″ N 2° 40′ 13″ E / 48.606582, 2.670364 ()48° 36′ 24″ Nord 2° 40′ 13″ Est / 48.606582, 2.670364 ()  
Altitude 93 m (304 ft)

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Melun Villaroche

Géolocalisation sur la carte : Île-de-France

(Voir situation sur carte : Île-de-France)
Melun Villaroche
Pistes
Direction Longueur Surface
28/10 1 975 m (6 480 ft) revêtue
01/19 1 300 m (4 265 ft) revêtue
Informations aéronautiques
Code OACI LFPM
Nom cartographique MELUN
Type d'aéroport civil
Gestionnaire SYMPAV
Cartes SIA VAC - IAC - ARR/DEP

La base aérienne de Melun-Villaroche est un aérodrome situé à environ huit kilomètres au nord de Melun en Seine-et-Marne, implanté essentiellement sur le territoire de la commune de Montereau-sur-le-Jard, réservé à l'administration (aéronefs d'État) et aux aéronefs autorisés. Villaroche est un lieu-dit situé au nord-ouest de l'aérodrome sur le territoire de la commune de Réau.

Histoire de l'aérodrome[modifier | modifier le code]

Cet aérodrome qui à l'origine possède deux pistes en gazon, sera utilisé en 1940 par une escadrille de Potez 631, bi-moteurs de l'AAF puis successivement par :

Le 14 juin 1944, après le débarquement, l'aérodrome est la cible de l'aviation américaine (B-17), dans le cadre d'une opération massive visant à réduire l'efficacité de l'aviation allemande.

À la fin de l'année 1944, le terrain sera affecté à la direction technique et industrielle de l'Aéronautique (DTI). Pendant quelques mois, des Messerschmitt Me 262 équipés de moteurs Junkers Jumo 004 par la société Junkers seront stockés sur l'aérodrome avant d'être envoyés aux États-Unis. Sur l'ensemble de ces avions récupérés en Allemagne par l'armée américaine, un seul sera gardé par la société Snecma sur le centre de Villaroche à des fins d'études.

La base est surtout connue pour les nombreux essais de prototypes qui y ont eu lieu jusqu'au début des années 1980, en particulier ceux de plusieurs avions militaires devenus célèbres : Mystère, Mirage, avions à décollage vertical Balzac (qui donna son nom à une partie de l'aéroport - l'aire Balzac - là où l'appareil fut testé en vol vertical), etc., de Dassault Aviation. La base fut également un centre d'essais en vol pour la Snecma.

À la fin de l'année 1946, l'aérodrome prendra une autre dimension avec la construction de l'aérogare au nord des pistes puis de la tour de contrôle. En décembre 1947, cet aérodrome recevra les essais en vol de la Snecma basés préalablement sur l'aérodrome de Vélizy-Villacoublay.

Le 28 février 1948, le colonel Constantin Rozanoff ouvrira la voie de l'aérodrome aux avions à réaction en décollant pour son premier vol d'essai, un Dassault Ouragan équipé de moteurs Rolls-Royce Nene.

Dans les années 1980, les pistes larges de 60 mètres et longues de 2 800 mètres pour celle orientée est-ouest et 2 400 mètres pour celle orientée nord-sud permettent l'atterrissage d'avions dont la charge à l'atterrissage est de 60 tonnes. Cet aérodrome longtemps placé sous l'autorité de la direction générale de l'Armement (DGA), dépendant du ministère de la Défense, passera en janvier 1982 sous responsabilité du ministère des Transports.

Gestion[modifier | modifier le code]

Sa gestion a été officiellement transférée par l'État au Syndicat mixte du pôle aérien de Villaroche (SYMPAV) depuis le 1er janvier 2007.

L'aérodrome est équipé pour recevoir les vols VFR (à vue) ou IFR (aux instruments). Sa tour de contrôle, équipée d'un radar, assure également le contrôle du trafic aérien à basse altitude dans un large secteur du nord-est au sud-ouest de la région parisienne.

Installé sur l'aérodrome, le Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile (BEA) a 6 000 mètres carrés d'espaces protégés et de hangars[1].

Les principaux utilisateurs sont l'École nationale de l'aviation civile (ENAC), qui dépend de la direction générale de l'Aviation civile, l'aéro-club de Melun-Villaroche « Constantin Rozanoff », la société de travail aérien Aéro-Sotravia, les ateliers de maintenance, de restauration et de peinture d'avion Aéropale, ainsi que des collectionneurs d'avions anciens. Des avions d'affaires, en liaison avec des entreprises de la région, peuvent s'y poser après autorisation.

Des entreprises travaillant dans le domaine du travail aérien, de la construction de petits avions et de la maintenance aéronautique viennent peu à peu s'y implanter.

L’aérodrome développe actuellement les vols d’affaires. L'objectif est de faire connaître l'aérodrome aux compagnies privées. Il est envisagé d'accueillir cinquante avions d’affaires par mois en moyenne d’ici un à deux ans. Depuis avril 2013, une société de « handling » (accueil aéroportuaire), y est installée[2].

(code OACI : LFPM)

Notes[modifier | modifier le code]

  1. « Qui sommes-nous? » Bureau d'enquêtes et d'analyses pour la sécurité de l'aviation civile. 18 février 2003. Consulté le 5 mai 2011.
  2. Villaroche veut développer les vols d’affaires, article du 23 mai 2013, sur leparisien.fr, consulté le 21 juillet 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]