Jean-Thomas Arrighi de Casanova

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Arrighi.
Jean-Thomas Arrighi de Casanova
Jean Toussaint Arrighi de Casanova
Image illustrative de l'article Jean-Thomas Arrighi de Casanova

Naissance
Corte (Corse)
Décès (à 75 ans)
Paris
Origine Corse (Drapeau du Royaume de France Royaume de France)
Allégeance Drapeau français République française
Drapeau de l'Empire français Empire français
Royaume de France Royaume de France
Drapeau français Empire français (Cent-Jours)
Drapeau français République française
Drapeau français Empire français
Arme Cavalerie
Grade Général de division :25 mai 1809
Années de service an V1835
Conflits Guerres révolutionnaires
Guerres napoléoniennes
Commandement 1er régiment de dragons
Dragons de l'Impératrice
3e division de cuirassiers
3e corps de cavalerie
Faits d'armes Wertingen
Austerlitz
Leipzig
Distinctions Légion d'honneur
(Grand officier)
Ordre de la Réunion
(Grand-croix)
Ordre de la Couronne de fer
Ordre de Saint-Louis
Hommages Nom gravé sous l'arc de triomphe de l'Étoile :21ème colonne.
Autres fonctions Pair de France (Cent-Jours)
Gouverneur de la Corse
Député à l'Assemblée législative
Sénateur du Second Empire
Famille Arrighi de Casanova

Jean-Thomas Arrighi de Casanova[1], né le à Corte (Corse) et mort le à Paris, duc de Padoue, est un général de la Révolution et du Premier Empire et homme politique français, d'origine corse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Maison natale de Jean-Thomas Arrighi de Casanova (ainsi que de Joseph Bonaparte), à Corte. Elle est située au no 1 de la Place du Poilu (autrefois nommée "Place d'Armes").

Jean-Thomas Arrighi de Casanova était cousin par alliance de Napoléon Bonaparte. Son père, Hyacinthe Arrighi était avocat général. Il fut ensuite préfet du Liamone.

Le jeune Arrighi fut admis, en 1787, à l'École militaire de Rebais, près de Meaux, comme élève du roi. Lors de la suppression des écoles militaires (9 septembre 1793), on l'envoya à l'université de Pise. C'est là qu'il termina son éducation.

Sa parenté avec les Bonaparte aida à son avancement dans la carrière militaire.

Guerres révolutionnaires[modifier | modifier le code]

Campagne d'Italie (1796-1797)[modifier | modifier le code]

Quand il revint en Corse, après l'expulsion des Anglais, au mois de vendémiaire an V, il y trouva Joseph Bonaparte qui l'emmena avec lui à l'armée d'Italie, où il entra dans la 75e demi-brigade, comme lieutenant d'une des compagnies franches levées en Corse.

Après le traité de Leoben (1797), il passa à l'état-major général en qualité d'adjoint aux adjudants-généraux. Bientôt après, le Directoire ayaut successivement confié à Joseph Bonaparte les fonctions d'ambassadeur à Parme puis à Rome, le jeune Arrighi le suivit comme secrétaire d'ambassade, mais sans perdre sa position dans l'armée ; il se trouvait à Rome à l'époque de la révolte dans laquelle le général Duphot fut tué à côté de lui, le 8 nivose an VI, et concourut, avec Eugène de Beauharnais et Sherlock, à maintenir les factieux.

Campagne d'Égypte[modifier | modifier le code]

Revenu à Paris avec Joseph Bonaparte, il y demeura peu de temps, parce que, attaché à l'état-major de l'armée d'Orient, il dut s'embarquer le 30 floréal pour la campagne d'Égypte. Le 3 thermidor, il était à la bataille des Pyramides et devenait aide de camp du général Berthier, et le 24 du même mois, le général en chef le nommait capitaine sur le champ de bataille, au combat de Salahieh, où il avait été blessé. Pendant l'expédition de Syrie, il entra un des premiers dans la place de Jaffa prise d'assaut. Il assista aux différents assauts de Saint-Jean-d'Acre, et pénétra dans la ville avec le général Lannes. Lors du dernier assaut, il fut grièvement blessé dans la batterie, au moment où il rendait compte, au général en chef d'une mission qu'il venait de remplir sur la brèche. Blessé grièvement en cette occasion, on le crut perdu sans ressource (l'artère carotide avait été lésée par une balle), mais Larrey parvint à le sauver au grand étonnement des gens de l'art. Le général en chef donna au capitaine Arrighi un sabre d'honneur.

Campagne d'Italie (1799-1800)[modifier | modifier le code]

La blessure qu'il avait reçue devant Saint-Jean-d'Acre, en pluviôse an VII, n'était point cicatrisée encore au mois de fructidor suivant, lorsque le général en chef partit d'Alexandrie, et il ne put le suivre en France; mais une occasion ne tarda pas à se présenter pour lui de quitter l'Égypte. Il en France que peu avant la campagne de Marengo qu'il fit comme aide-de-camp du général Berthier. Il fut nommé chef d'escadron sur le champ de bataille de Marengo et envoyé dans le 1er régiment de dragons. Il fut nommé colonel de ce régiment deux ans après (13 fructidor an XI).

En l'an XII, le premier Consul le fit, le 19 frimaire, membre de la Légion d'honneur, et le 25 prairial officier de l'Ordre.

Guerres napoléoniennes[modifier | modifier le code]

Campagne d'Autriche (1805)[modifier | modifier le code]

Il ne reçut le titre de commandant que le 4 frimaire an XIV, c'est-à-dire au début de la campagne de l'an XIV et en récompense de sa conduite.

Au combat de Wertingen (16 vendémiaire), il avait sous ses ordres, outre son régiment, le 2e dragons et formait la tête de colonne de la division de cavalerie du général Klein. Chargé de tourner la position de l'ennemi, il enleva un village avec ses dragons auxquels il fit mettre pied à terre, arriva sur les arrières de l'ennemi, culbuta deux régiments de cuirassiers, fit mettre bas les armes à un bataillon de grenadiers hongrois, et s'empara de 6 pièces de canon. Quoique ayant reçu plusieurs blessures graves dans ce combat et ayant eu 2 chevaux tués sous lui, il ne quitta le champ de bataille qu'après la déroute complète des troupes qui lui étaient opposées. Les officiers, sous-officiers et dragons lui décernèrent une épée d'honneur où cette brillante action est représentée, avec l'inscription la plus honorable, et l'Empereur le nomma commandant de la Légion d'honneur.

Le 11 frimaire, à Austerlitz, il sut se faire remarquer parmi ces dévouements, ces courages dont la gloire couronna les efforts ; et c'est ici qu'il convient de faire l'application des derniers mots de la proclamation que l'Empereur adressa à ses soldats le lendemain de cette journée : « Il suffira de dire : j'étais à la bataille d'Austerlitz, pour qu'on réponde : voilà un brave ! »

Campagne de Prusse (1806) et de Pologne (1807)[modifier | modifier le code]

En 1806, Napoléon ordonna la création d'un régiment de dragons pour sa Garde ; M. Arrighi eut le soin de l'organiser et en fut nommé colonel le 19 mai. La même année, il fit la campagne de Prusse (1806).

Il conduisit ses dragons impériaux en Pologne (1807). Il les commanda à Friedland, le 14 juin, et fut promu au grade de général de brigade le 25 juin 1807.

Campagne d'Espagne (1808)[modifier | modifier le code]

Créé duc de Padoue et de l'Empire immédiatement après la publication du décret du 1er mars 1808, qui instituait des titres de noblesse honorifiques, il partit, à la tête des dragons de la Garde, pour la campagne d'Espagne (1808), et se trouva à toutes les affaires auxquelles la Garde eut à prendre part. À Benavente, malgré la crue des eaux, l'Empereur lui fil traverser le torrent à la nage avec son régiment et le reste de la cavalerie de la Garde, qui suivait celle de l'armée, pour se mettre à la poursuite des Anglais dont la retraite fut précipitée sur La Corogne.

Campagne d'Allemagne et d'Autriche (1809)[modifier | modifier le code]

Les armements de l'empereur François Ier ramenèrent Napoléon en France, et avec lui le général Arrighi. Ce général prit le commandement de toute la cavalerie de la Garde impériale qui se trouvait à Paris et se rendit en Autriche. Il se distingua à la bataille d'Essling le 22 mai 1809, fut nommé général de division trois jours après, et reçut le commandement de la 3e division de cuirassiers dont le chef (le général d'Espagne) venait d'être tué.

À la bataille de Wagram, Napoléon Ier l'ayant chargé de se porter à l'extrême droite, pour aider le prince d'Eckmühl à tourner l'ennemi, le duc de Padoue, après avoir passé, sous le feu de la ligne ennemie, arriva au point où le corps du prince n'avait pu se déployer encore, déboucha sur le plateau à la tête de sa division, au milieu des tentes des Autrichiens et d'une pluie de mitraille. Mais sur ce terrain défavorable, il ne put faire que quelques charges partielles qui favorisèrent cependant l'arrivée de l'infanterie et lui permirent de prendre l'offensive, au moment où l'Empereur faisait son attaque décisive sur le centre. La division du duc de Padoue souffrit tellement de cette attaque, qu'il fut obligé de lui faire descendre le ravin pour la reformer et la porter ensuite en avant afin de dégager les divisions Grouchy et Montbrun, qui avaient en face d'elles une cavalerie bien supérieure en nombre, et qu'il força à la retraite par un mouvement sur son flanc.

L'Empereur le nomma à cette époque inspecteur général de cavalerie.

Campagne de Russie (1812)[modifier | modifier le code]

À l'époque de la campagne de Russie, l'Empereur chargea le Duc de Padoue de l'organisation de 67 cohortes de gardes nationales et de toute l'artillerie attachée aux 100 cohortes créées. Il lui confia, en partant, le commandement supérieur de toutes les côtes de l'Océan, depuis l'Elbe jusqu'à la Somme, de cinq divisions militaires et de toutes les troupes qui s'y trouvaient, ce qui lui donnait le rang de commandant en chef, avec le soin de faire terminer tous les ouvrages de fortification et d'armement sur toutes les côtes sur lesquelles Napoléon pensait que le gouvernement anglais ferait opérer un débarquement, comme en 1809 à Walcheren. Toutes les vues de l'Empereur furent remplies : les places et les côtes se trouvèrent en état de défense, et les cohortes et leur artillerie, organisées, disciplinées et instruites, purent former le noyau de l'armée qui vainquit à Lützen et à Bautzen.

Campagne de Saxe (1813)[modifier | modifier le code]

En 1813, Napoléon le nomma grand'croix de l'Ordre de la Réunion. Lors de la campagne de Saxe, l'Empereur lui donna la mission d'organiser, à Erfurth, les bataillons venant de l'armée avec les renforts arrivant des dépôts, et l'appela ensuite au commandement du 3e corps de cavalerie qu'il organisa à Metz avec les conscrits appartenant à tous les régiments de l'armée, dont il forma les divisions de ce corps. L'Empereur ajouta à ce commandement plusieurs régiments français et étrangers, et le chargea de purger tout le pays entre le Rhin et l'Elbe des divers corps de partisans qui l'infestaient.

Après cette mission, le général Arrighi fut chargé du gouvernement de Leipzig, de l'organisation de tous les corps restés en arrière, de l'approvisionnement de l'armée et de toutes les places mises en état de soutenir un siège. Alors, le général Czernischew (ou le lieutenant-général comte Woronzow) conçut le projet de s'emparer de la ville. Il réunit 10 à 15 000 hommes d'élite, fit transporter son infanterie sur des charriots et arriva devant la place avec une artillerie légère, sans qu'on pût en être informé. Leipzig n'était plus en état de défense ; il n'y avait que quelques bataillons composés de traînards de l'armée, sans une pièce de canon ; la cavalerie du 3e corps était dispersée dans des cantonnements assez éloignés, en raison du peu de ressources du pays, et l'ennemi y avait des intelligences. Ce mouvement, préparé dans le plus grand secret, avait pour but d'enlever M. le duc de Padoue ainsi que le peu de troupes sous ses ordres et 6 000 blessés laissés à sa garde, de s'emparer de la ville, de frapper une forte contribution, de détruire les approvisionnements français, d'enlever les convois, les munitions, les détachements, les courriers, d'intercepter toutes les communications. Dès qu'il en eut connaissance, le duc de Padoue rassembla les troupes, se porta au-devant de l'ennemi, et par sa bonne contenance et son adresse, parvint à persuader le comte de Woronzow que l'armistice était signé, que la paix était au moment de l'être, que ce ne serait qu'en lui passant sur le corps et en détruisant ses moyens de défense, qui étaient suffisants, qu'on entrerait à Leipzig, qu'il défendrait à outrance, et dont il faudrait emporter chaque maison séparément. Le général russe se décida à se tenir dans ses premières positions après un léger engagement.

À la bataille de Dennewitz, le 5 septembre, le maréchal Ney ayant dû se retirer devant les Prussiens et les Saxons réunis, trop supérieurs en nombre, M. le duc de Padoue, avec le 3e corps de cavalerie, empêcha que le mouvement subit et rétrograde des Saxons n'eût des suites fâcheuses pour l'armée, dont il facilita la retraite en contenant momentanément l'ennemi, dont les forces accablantes ne tardèrent point à le renverser.

Dans la position où se trouvait l'armée, la perte de Leipzig eût été fâcheuse. L'Empereur envoya donc Arrighi avec son corps et les troupes qui étaient aux environs, y compris une partie de sa Garde, afin d'assurer la conservation de cette ville importante et de rétablir les communications avec la France, de manière à en recevoir les colonnes de renfort qu'on attendait. Le duc de Padoue avait à s'opposer aux efforts combinés du prince royal de Suède, qui marchait de Hall sur Leipzig, et du prince de Lichtenstein, qui arrivait sur les arrières français pour s'emparer du défilé de Lindenau et de leur couper la retraite sur Weißenfels. Padoue repoussa vigoureusement les Autrichiens, arrêta la marche du prince de Suède et donna ainsi le temps au maréchal Ney d'arriver à Weißenfels, de s'emparer du pont et d'assurer la retraite. Les convois, les courriers, les renforts, le trésor de l'armée française furent sauvés par les manœuvres intelligentes de Arrighi.

Cet officier-général commandait, lors de la bataille de Leipzig, les troupes qui occupaient la ville et les faubourgs, c'est-à-dire une partie du 3e corps de cavalerie, dont le surplus était resté sous les ordres du maréchal Ney, la division polonaise du général Dombrowski, et les Badois et les Wurtembourgeois qui défendaient les rives de la Pleisse, de la Parthe et de l'Elster blanche, ainsi que les défilés de Lindenau. Entraîné par son ardeur, il engagea trop vivement la première ligne de sa cavalerie qui, s'abandonnant à la poursuite des Cosaques, fut prise en flanc par quatre régiments de hussards de Blücher, et rejetée sur la deuxième ligne qu'elle entraîna jusqu'au faubourg de Leipzig, où le duc de Padoue parvint à rallier sa division, sous la protection de l'infanterie qui arrêta l'ennemi.

Campagne de France (1814)[modifier | modifier le code]

Au commencement de la campagne de France, le 3e corps de cavalerie, extrêmement réduit, fut dissous pour augmenter l'effectif des autres régiments de l'armée. Lors de l’invasion, il se porta sur Nogent[Lequel ?], 26 février 1814, pour s’opposer au passage des alliés.

Le duc de Padoue prit alors le commandement d'un corps d'infanterie, chargé de protéger la retraite le corps du maréchal Marmont depuis Châlons-sur-Marne jusqu'à Paris.

Dans les plaines de Fère-Champenoise, il dut protéger cette retraite et celle du duc de Trévise, quoiqu'il n'eût alors sous ses ordres que 6 000 hommes au plus de nouvelle levée, que son artillerie fût servie par des canonniers garde-côtes, et qu'il eût l'affaire à l'élite de la cavalerie ennemie, commandée par le grand-duc Constantin.

À la prise de Paris, il occupait, sous les ordres du duc de Raguse, les hauteurs de Belleville (Seine) et de Romainville où il eut un cheval tué sous lui.

Après la première abdication de l'Empereur (5 et 11 avril 1814), il envoya son adhésion aux actes du gouvernement royal, mais ne sollicita point de commandement.

Il fut du petit nombre des généraux à qui on ne donna point le grand-cordon de la Légion d'honneur en échange de celui de l'Ordre de la Réunion, ordre que Louis XVIII venait de supprimer. Il reçut la croix de Saint-Louis comme tous les officiers-généraux de ce temps-là.

Général Arrighi de Casanova.jpg

Pendant les Cent-Jours, Napoléon le nomma, au mois d'avril, membre de la commission chargée d'examiner les titres et les droits des militaires qui avaient obtenu de l'avancement sous le gouvernement royal ; au mois de mai, commissaire extraordinaire en Corse (gouverneur de la Corse, avec tous les pouvoirs civils et militaires), et le 2 juin pair de France.

Arrighi s’embarqua à Toulon le 3 mai 1815. En Corse, quoiqu'il n'eût pas un seul régiment de ligne, le général Arrighi avait mis tant d'activité à organiser les gardes nationales, que les Corses, sans aucun appui, auraient pu défendre l'Empereur, s'il était parvenu, après la bataille de Waterloo, à gagner cette île dont les habitants étaient résolus à se sacrifier pour lui. On lit dans la Biographie des hommes vivans de Louis-Gabriel Michaud : « Arrivé dans l'île, il s'y prépara à une vigoureuse résistance, établit son quartier-général à Calvi, fortifia cette place ; et lorsque le roi fut revenu en France, il annonça hautement le projet de rendre la Corse indépendante, et leva, pour y parvenir, des impôts et des recrues. » Ce fait a été répété dans toutes les biographies qui ont été publiées depuis celle-là ; mais nous ignorons s'il est vrai, et nous en doutons : à cette époque, toute l'Europe était en armes, et la Corse eût été sans puissance pour lui résister.

Restauration et Monarchie de Juillet[modifier | modifier le code]

À la seconde rentrée des Bourbons, le duc de Padoue se démit de son commandement. Il fut du nombre des proscrits placés sous l'ordonnance du 24 juillet 1815, et s'exila en Lombardie, en exécution de l’ordonnance du 17 janvier 1816. En 1820, il fut un des derniers à rentrer en France, en vertu de l'ordonnance royale du 1er décembre 1819.

Vers cette époque, il est propriétaire du château de Courson.

Le gouvernement de Louis-Philippe Ier, qui l'avait en suspicion comme bonapartiste militant, le tint à l'écart de la Chambre haute. En 1837, il fut mis à la retraite, comme lieutenant général, avant l'âge fixé par les ordonnances, et quoiqu'il eût commandé en chef depuis 1812 jusqu'en 1815.

M. le duc de Padoue est resté fidèle au malheur ; il a gardé pour l'Empereur et pour tous les membres de sa famille une affection sincère. En 1841, lorsqu'une association se forma pour la fondation perpétuelle d'une solennité religieuse commémorative du 5 mai, il en fut un des membres les plus actifs ; il la présida et ce fut par ses soins qu'une messe fut célébrée le 5 mai 1843 dans toutes les églises de Paris.

Jusqu'en 1849, il vécut, sans rechercher emploi ni faveur, en dehors des affaires.

Second Empire[modifier | modifier le code]

Jean-Thomas Arrighi de Casanova, duc de Padoue (1778-1853) (ici devant l'Hôtel des Invalides), Frédéric Legrip (1817-1871), 1866, musée de l'Armée.

Les élections du 13 mai 1849 à l'Assemblée législative lui rouvrirent les portes du Parlement. Il fut élu en Corse, le premier sur cinq[2], siégea à droite et compta parmi les partisans les plus actifs de la politique napoléonienne. Toutes les mesures de réaction votées par la majorité de l'assemblée obtinrent son assentiment.

Peu de jours après le coup d'État du 2 décembre 1851 : il fut récompensé de son zèle par le grand cordon de la Légion d'honneur. De plus, M. Arrighi de Padoue fit partie des premiers sénateurs nommés le 26 janvier 1852. Il mourut l'année d'après, gouverneur des Invalides.

État de services[modifier | modifier le code]

Campagnes[modifier | modifier le code]

Blessures[modifier | modifier le code]

Autres fonctions[modifier | modifier le code]

Titres[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Figure Blasonnement
Blason à dessiner.svg Armes des Arrighi de Casanova

D'azur, à un bras senestre d'or, naissant d'une tour du même, tenant une clef d'argent soutenue des pattes de devant d'un lion d'or.[3],[4]

Orn ext Duc de l'Empire GCOR.svg
Blason Jean-Thomas Arrighi de Casanova (1778-1853) Duc de Padoue.svg
Armes du duc de Padoue et de l'Empire

Écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à une croix treillissée d'azur ; aux 2 et 3, d'or, à un sphinx de sable, couché sur une base de gueules, tenant un étendard turc à trois queues de cheval, posé en barre, de sable. Au chef de gueules, brochant sur le tout, semé d'étoiles d'argent.[3],[5],[6],[7]

Sur toutes les représentations que l'on trouve, le chef des ducs de l'Empire ne broche pas sur le tout : il faut plutôt comprendre : Sous le chef des ducs de l'Empire : écartelé: aux 1 et 4, d'argent, à une croix treillissée d'azur (on trouve aussi croix treillissée et ombrée d’azur) ; aux 2 et 3, d'or, à un sphinx de sable, couché sur une base de gueules, tenant un étendard turc à trois queues de cheval, posé en barre, de sable.

21e colonne de l’Arc de Triomphe de l’Etoile.

Hommage, honneurs, mentions,...[modifier | modifier le code]

Vie familiale[modifier | modifier le code]

Fils de Hyacinthe Arrighi de Casanova et Marie-Antoinette Benielli (fille de Giacinto Benielli et Marianne Pietrasanta), Jean-Thomas épousa, le 25 février 1812, Anne Rose Zoé de Montesquiou Fezensac ( - Paris14 juin 1817 - Trieste), fille de Henri (3 janvier 1768 - Paris27 juin 1844 - Tours) 1er comte de Montesquiou Fezensac et de l'Empire (14 février 1810) et d'Augustine Dupleix de Bacquencourt[8] (17721797), dame du palais de l'impératrice Marie-Louise (après 1810-1814). Ensemble, ils eurent :

Marie-Louise Arrighi de Casanova (1812-1866).
  1. Marie-Louise Antoinette (21 décembre 1812 - Anvers2 juin 1866 - en son château de Fontenay-lès-Briis), mariée avec Edouard-James Thayer (19 mai 1802 - Paris11 novembre 1859 - Fontenay-lès-Briis), polytechnicien, directeur général des Postes (1848), conseiller d'État (1852) et sénateur (1853-1859) ;
  2. Ernest Louis Henri Hyacinthe (26 novembre 1814 - Paris27 mars 1888 - Paris), 2e duc de Padoue (1853), préfet de Seine-et-Oise (1849), maître des requêtes au Conseil d'État, conseiller d'État (1852), sénateur (1853), et vice-président du Sénat, secrétaire d'État, ministre de l'Intérieur (1859), député de la Corse (arrondissement de Calvi, 1876-1881), grand-croix de la Légion d'honneur. Marié le 16 septembre 1842 avec Elise Honnorez (20 février 1826 - Mons1er novembre 1876 - Courson-Monteloup), il tomba veuf, mais se remaria, en 1877, avec Marguerite (18441928) fille de l'amiral de France Armand Joseph Bruat. De son premier mariage, il eut :
    1. Marie Adèle Henriette (11 septembre 1849 - Ris-Orangis19 décembre 1929 - Paris), mariée, le 16 mai 1870, avec Georges Ernest Maurice de Riquet (10 avril 1845 - Paris28 septembre 1931 - Courson-Monteloup), duc de Caraman[9], dont postérité.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Son prénom diffère selon les sources : on trouve également : Jean Toussaint. Sa statue, érigée à Corte, porte le nom de Jean-Thomas, prénom de son grand-père paternel.
  2. Avec 27 738 voix sur 41 078 votants et 57 085 inscrits.
  3. a et b Johannes Baptist Rietstap, Armorial général : contenant la description des armoiries des familles nobles et patriciennes de l'Europe : précédé d'un dictionnaire des termes du blason, G.B. van Goor,‎ 1861, 1171 p. (lire en ligne), et ses Compléments sur www.euraldic.com
  4. oursjeancaporossi.perso.neuf.fr
  5. Source: Armorial du Premier Empire, Vicomte Albert Révérend, Comte E. Villeroy
  6. Source : lesapn.forumactif.fr, Les Amis du Patrimoine Napoléonien
  7. La noblesse d'Empire sur http://thierry.pouliquen.free.fr
  8. Petite-fille de Charles-Claude-Ange Dupleix, fermier général.
  9. Reprend, de son propre chef, le titre de duc éteint avec son frère

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :