Ghisoni

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Ghisoni
Ghisoni (co)
Vue de la ville
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Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Corte
Canton Ghisoni
Intercommunalité Communaute de communes du Fium'orbo
Maire
Mandat
Don-Marc Albertini
2008-2014
Code postal 20227
Code commune 2B124
Démographie
Gentilé Ghisonais
Ghisunacci (co)
Population
municipale
225 hab. (2011)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 06′ 15″ N 9° 12′ 42″ E / 42.1041666667, 9.2116666666742° 06′ 15″ Nord 9° 12′ 42″ Est / 42.1041666667, 9.21166666667  
Altitude 650 m (min. : 117 m) (max. : 2 352 m)
Superficie 124,6 km2
Localisation

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Ghisoni (en corse Ghisoni, prononcé [gi.ˈzɔː.ni]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse et la région Corse. Capitale du Fiumorbo, elle appartient à la microrégion du Castello.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Une vue du village ; au fond les rochers du Kyrie Eleïson (1 260 m)

La commune de Ghisoni est située sur la haute vallée du fleuve Fium'Orbu, entre une ligne de crêtes nord-sud culminant au Monte Renoso 2 352 m et la Plaine orientale, dans le parc naturel régional de Corse.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom de Ghisoni, entre le nom d'un fleuve de la province de Turin, d'un peintre ou issu d'une origine purement religieuse, reste elle aussi incertaine. Cosimi pense que le nom de Ghisoni proviendrait de l'appellation donné par les moines byzantins à leur couvent, à savoir, « demeure de Jésus », qui devient "IHIONI", prononcé en Corse Ghisoni ou Isoni (après une voyelle terminant le mot précédent)[1].

Relief[modifier | modifier le code]

Ghisoni se trouve dans le sud de l'En-Deçà-des-Monts, au commencement de la partie granitique de la Corse, par opposition à la « Corse schisteuse » qui s'étend sur le quart nord-est de l'île jusqu'à la Rogna toute proche. « Tout à fait au Sud du Tavignano, les Monts d'Antisanti et de Vezzani semblent la terminaison méridionale de ridements parallèles, plus occidentaux que tous les précédents, mais dont la partie septentrionale ne se serait pas formée ou aurait disparu »[2]. Son territoire repose donc en grande partie sur le socle granitique de l'île.

Le relief de la commune est très accidenté, le fleuve lui-même étant encaissé profondément dans deux remarquables gorges, respectivement défilé e Strette et défilé de l'Inzecca, en aval du village. Le sommet le plus élevé de la commune est le Monte Renoso (2 352 m), point culminant du Fiumorbo appartenant à la chaine centrale de l'île. Au-delà de celui-ci se trouvent Bocognano et Bastelica, importants villages de l'Au-Delà-des-Monts situés dans l'arrière-pays d'Ajaccio.

Les cimes dentelées du sud-est, atteignant 1 260 et 1 535 mètres, portent les noms de Kyrie Eleison et de Christe Eleison. La mémoire populaire veut qu'elles aient été ainsi baptisées au XIVe siècle après le supplice des Giovannali réfugiés à Ghisoni : alors que les hérétiques montaient au bûcher, le curé et les gens du pays auraient prié pour eux, l'écho des deux montagnes répétant : « Kyrie Eleison… Christe Eleison… »

Hydrologie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Le Fium'Orbu.

Le village de Ghisoni est arrosé par le ruisseau de Regolo, qui se jette peu après dans le Fiumorbo.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

La route D344 qui relie Ghisoni à Ghisonaccia et à la RN 198, en aval du Fiumorbo, franchit le défilé de e Strette, puis celui de l'Inzecca. la route D69 permet de relier, excepté quelques jours en période hivernale, Ghisoni :

Le village est distant, par route, de :

Transports[modifier | modifier le code]

Il n'existe pas de moyens de transports publics de voyageurs desservant la commune, à l'exception :

  • d'une navette en car qui relie Ghisoni à Ghisonaccia tous les vendredis. À l'aller : départ de Ghisoni à 13 h 30, au retour : départ de Ghisonnaccia à 18 heures.
  • d'une navette en car qui relie Ghisoni à la station de ski de Ghisoni-Capannelle les jours d'ouverture de la station, avec plusieurs rotations par jour.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Onze communes entourent Ghisoni.

Rose des vents Vivario, Muracciole Vezzani Pietroso Rose des vents
Bocognano N Ghisonaccia,
Lugo-di-Nazza,
Poggio-di-Nazza
O    Ghisoni    E
S
Bastelica Palneca Isolaccio-di-Fiumorbo

Statistiques[modifier | modifier le code]

Classement de la commune de Ghisoni en nombre d'habitants, superficie et densité, sur l'ensemble des communes françaises, de Corse, et de Haute-Corse[3].

Statistiques en nombre d'habitants en superficie en densité
Sur la France 23 150e 131e 36 599e
Sur la Corse 122e 10e 351e
Sur la Haute-Corse 71e 5e 230e

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune est habitée dans une zone comprise entre 550 m et 800 m d'altitude, avec Ghisoni l'important bourg d'autrefois avant la fermeture de la mine de Finosa après la Seconde Guerre mondiale, et quatre hameaux.

Village de Ghisoni (Paese di Ghisoni)[modifier | modifier le code]

Contrairement à tant de villages corses juchés sur des pics et des arêtes, le village, bien que situé à altitude moyenne de 650 mètres, occupe le flanc d'un vallon. Il regroupe 20 quartiers : A Custaredda; E Pianedde; U Castagnone; A Turchia; U Quatru Mancinu; U Funtanone; A Tozza; E Mastracce; A Bodda; U Pianu; San Roccu; U Sarratu; A Pepinera; A Vadina; E Vignacce; A Tomba; A Teghjia; A Quarceta; A Furcedda; U Castidducciu.

Cavo[modifier | modifier le code]

Cavo (Cavu) au sud du village, est un hameau situé sous la route D69 donnant accès à Palneca et la microrégion du Talavu - Bastelica via le col de Verde.

Galgaccio[modifier | modifier le code]

Galgaccio (U Galgacciu), au fond du vallon du Ruellu, au nord de Ghisoni, est un village qui comprenait 10 lieux-dits dont la plupart sont aujourd'hui ruinés. Depuis Ghisoni, on croise successivement :

  • Tiglio (U Tigliu), hameau complètement ruiné isolé sur les flancs d'un vallon creusé par un affluent en rive gauche du Ruellu vers 700 mètress d'altitude
  • Susinelle (Suzinelle), hameau ruiné également isolé dans un autre vallon en rive gauche à 800 mètres d'altitude
  • Monaco (Mònacu), hameau à flanc de vallée en rive droite, à proximité de la route de Galgaccio à 720 mètres d'altitude
  • Pendibe (Pindive), hameau ruiné situé 2 000 mètres au nord de Monaco, tout près de la route à 750 mètres d'altitude
  • Orsena (Orsena), cœur géographique de Galgaccio, desservi par la route, qui domine la vallée à 850 mètres d'altitude à proximité de l'église Saint-Dominique de Galgaccio
  • Monticello (Monticellu), hameau ruiné accessible depuis Orsena et dominant le ruisseau de Ficuccia en rive droite du Ruellu à 840 mètres d'altitude
  • Stretta (Strette), hameau ruiné en rive gauche à 730 mètres d'altitude
  • Casevecchie (Casevechje), hameau ruiné qui occupe le fond d'un petit vallon en rive gauche à 770 mètres d'altitude
  • Agnatello (Agnatellu), le hameau le plus important, desservi par la route, en fond de vallée à 790 mètres d'altitude
  • Filicaja (Filicaghja), hameau le plus en amont à plus de 850 mètres d'altitude.

La fête du hameau a lieu le 4 août, avec une messe et une procession organisée dans la petite chapelle située à Orsena. À la fin de la procession autour de l'église, les rubans qui décoraient la statue de saint Dominique sont coupés et distribués à l'assistance : ils sont censés porter bonheur durant toute l'année à venir.

Sampolo[modifier | modifier le code]

Sampolo (Sampolu), à la sortie du défilé des Strette, sur la rive droite du Fiumorbo, à l'écart de la route, est un hameau bordé depuis 1992, par le plan d'eau du barrage construit sur le Fiumorbo (32 mètres de haut, contenance 1,6 M m3).

Rosse[modifier | modifier le code]

Rosse (E Rosse) a été créé au XVIIIe siècle dans un vallon affluent sur la rive gauche du Fiumorbo, à l'est du village ; le nom du hameau vient sans nul doute du gisement de schiste rouge présent près de Rosse, et dont la transformation en ardoise a permis la fabrication et la réalisation d'édifices du village. La chapelle construite en 1800, a été restaurée en 1993.
En 1875, les habitants de Rosse ont demandé que leur hameau soit érigé en commune distincte : les démarches entreprises à ce sujet n'aboutirent pas. Rosse a compté jusqu'à 150 habitants, avant que 14 de ses enfants ne tombent au champ d'honneur lors de la Guerre 1914-1918. Aujourd'hui, le hameau n'a plus d'habitant à l'année.

Histoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le révérend père Salvadore Vitale signale l'existence à Ghisoni, en l'an 430 de notre ère, d'une église San Thoma de Grisino.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

J. Cosimi, auteur de la Toponymie grecque de la Corse, démontre l'existence d'un couvent ou d'une chapelle tenue par des moines byzantins au VIIIe siècle.

Les premières mentions de Ghisoni datent des chroniques de l'historien Giovanni della Grossa (1388 - 1464)[4]. Ghisone[Note 1] est un des sept villages qui composaient la piève de Castello, l'une des dix-neuf pievi de l'évêché d'Aleria, et qui contenait quatre cent vingt feux. Le village de Piève était la piévanie[5].

À la mort d'Orlando, évêque d'Aleria, la seigneurie des Cortinchi passa aux mains de ses deux frères, Guglielmo et Ugo Cortinco. Ce dernier de Pietr'ellerata, devint plus tard seigneur de Gaggio. Il avait épousé une fille de Giudice de Cinarca. Après la mort des pères, la discorde éclata entre les trois fils de Guglielmo et les sept frères fils de Ugo Cortinco. À la fin d'une guerre acharnée, un accord fut conclu. Les sept frères eurent le castello de Gaggio. En 1348, ils étendirent leur autorité dans la piève de Castello et sur toute celle de Venaco[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Plus tard, l'atlas manuscrit du Génois Vesconte Maglioni, daté du 20 janvier 1511, mentionne aussi l'existence du village. Si la date exacte de la création du village est incertaine, il toutefois établi qu'il a été créé bien avant Ajaccio (1380) et Bastia (1412)[réf. nécessaire].

En août 1739, Noël de Jourda, comte de Vaux, est attaqué à Ghisoni[7] avec ses 200 hommes par les Naziunali, mais est secouru par le régiment d'Auvergne. Il est blessé au cours de la bataille et laisse 27 soldats tués ou blessés ; le régiment d'Auvergne perd 44 hommes et 7 officiers tués ou blessés[8]. Vainqueur des troupes de Pascal Paoli à Ponte Novu (le 9 mai 1769), le comte Noël de Jourda, nommé commandant général des troupes françaises en Corse, reçoit la soumission des habitants de Ghisoni en juin 1769. En ce même mois de juin 1769, il annonce au roi Louis XV : « toute la Corse est soumise au Roy ».

La loi du 9 juillet 1845[9] érige Ghisonaccia en commune distincte, pour cela, une partie du territoire est prise sur Lugo di Nazza qui se retrouve réduite de plus de moitié. Le village de Ghisonaccia a été peuplé par des habitants de Ghisoni, qui étant contraints de faire leur récolte, y ont bâti des maisons[10].

Ghisoni devient chef-lieu de canton par la loi du 20 avril 1861 qui forme un nouveau canton en séparant de celui de Vezzani quatre de ses anciennes communes : Ghisoni, Ghisonaccia, Lugo di Nazza et Poggio di Nazza.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Au cours de la Seconde Guerre mondiale, à l'appel du Front national de la résistance, Ghisoni s'est libéré lui-même le 9 septembre 1943, notamment grâce aux frères Carlotti (Francis et Ange). Ils parviennent à rassembler quelques hommes et chassent le détachement allemand qui logeait dans le groupe scolaire en ouvrant le feu sur le bâtiment avec un fusil mitrailleur FM 24 depuis les hauteurs du quartier de Pianelli. Des combats ont continué les jours suivants dans le défilé de l'Inzecca, où quatre jeunes Ghisonais ont été faits prisonniers et fusillés au lieu-dit « Pinzalone », il s'agit de Paul-Toussaint Martelli, Bruno Chiodi ainsi qu'Antoine et Toussaint Pieri[11]. Un cinquième, Jean-François Martelli, survécut à la fusillade et parvint à prendre la fuite. Un détachement de blindés de la 16e Panzergrenadier Division SS Reichsführer-SS est envoyé de la plaine orientale vers le village. Le convoi de chars est partiellement détruit et bloqué à l'entrée du défilé de l'Inzecca par un tir d'artillerie italienne guidé par des partisans locaux sauvant ainsi le village de représailles[12].

Le général Giraud, commandant en chef des Forces françaises libres, visitera Ghisoni le 27 septembre 1943[13], lors de sa tournée d'inspection (Bastia ne sera libérée que le 4 octobre 1943). Au lendemain de cette libération, tous les Ghisonais, de 20 à 25 ans encore présents au village, ont été mobilisés en Afrique du Nord. Nombre d'entre eux ont pris part aux combats qui ont précédé la capitulation allemande du 8 mai 1945.

Depuis le 1er janvier 2008, la commune de Ghisoni a intégré la communauté de communes du Fium'orbo, devenue communauté de communes de Fium'orbu Castelu, composée de 12 communes (Isolaccio, Prunelli, San Gavino, Serra di Fiumorbo, Ghisoni, Poggio di Nazza, Vezzani, Pietroso, Ghisonaccia, Ventiseri, Lugo di Nazza et Chisa) et regroupant près de 11 200 habitants.

La catastrophe du Renoso[modifier | modifier le code]

Le 29 décembre 1962[14], l'avion qui transportait 22 joueurs et joueuses du club de basket-ball de Bastia (plus ses 3 membres d'équipage) alla heurter la paroi sud du Monte Renoso à 2 300 mètres d'altitude, au-dessus de Ghisoni. Il était un peu plus de 13 heures, les conditions atmosphériques étant très mauvaises, les colonnes de secours ne parvinrent à localiser l'épave que deux jours plus tard, le 31 décembre 1962. Il n'y avait aucun survivant. Tous les corps ne furent pas identifiés. Une stèle en mémoire des 25 disparus se trouve dans le cimetière de Bastia.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 225 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 2],[Note 3].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 227 1 369 1 189 1 535 1 624 1 815 938 1 529 1 593
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 708 1 744 1 680 1 670 1 730 1 662 1 626 1 886 1 928
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 838 1 750 1 567 1 585 1 583 1 618 1 305 1 110 716
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
664 397 385 335 267 234 224 225 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Ses habitants sont appelés les Ghisonais et les Ghisonaises[17]. Comme dans de nombreuses communes corses, les deux guerres mondiales, en mobilisant la plus grande partie de la population ghisonaise (le monument aux morts porte 155 noms) a accéléré la baisse de sa population.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 en cours Don-Marc Albertini SE Maire
mars 1993 mars 2008 Philippe Albertini SE Maire
nov 1989 mars 1993 Thomas Delsanti SE Maire
1987 nov 1989 Antoine-Brand Natali SE Maire
1977 1987 Antoine Vignaroli SE Maire
1965 1977 Raoul Maymard SE Maire
1965 1965 Marie-Louise Maymard SE Maire
1959 1965 Antoine Cervetti SE Maire
1953 1959 Marc-François Martelli SE Maire
1951 1953 Antoine Cervetti SE Maire
1947 1951 Joseph-Henri Mucchielli SE Maire
1943 1947 Ange Pieri SE Maire
1919 1943 Simon-Brand Santoni SE Maire
1915 1919 Jules-Brand Costantini SE Adjoint faisant fonction
1904 1915 Alexandre Cervetti SE Maire
1901 1904 Jules Micaëlli SE Maire
1888 1901 Ours-Louis Pieri SE Maire
1884 1888 Grisostomi SE Maire
1884 1884 Horace Micaelli SE Maire
1882 1884 Antoine Bianconi SE Maire
1878 1882 Louis Alberti SE Maire
1878 1878 Félix-Antoine Mucchielli SE Maire
1877 1877 Ottavi SE Maire
1872 1877 Félix-Antoine Mucchielli SE Maire
1871 1872 Cervetti SE Adjoint faisant fonction
1869 1871 Ours-Louis Pieri SE Maire
1865 1869 Mathieu Mucchielli SE Maire
1863 1865 Hyacinthe Mucchielli SE Maire
1860 1863 Pierre-Louis Mucchielli SE Maire
1857 1860 Mathieu Mucchielli SE Maire
1852 1857 Hyacinthe Costantini SE Maire
1844 1852 Félix-Antoine Mucchielli SE Maire
1839 1844 Baptiste Ottavi SE Maire
1830 1839 Charles Pieri SE Maire
1827 1830 Félix-Antoine Mucchielli SE Maire
1819 1827 Don-Joseph Giorgi SE Maire
1817 1819 Mucchielli SE Maire
1816 1817 Anselme Mucchielli SE Maire
1813 1816 Hyacinthe Mucchielli SE Maire
1808 1813 Joseph-Marie Mucchielli SE Maire
1807 1808 Jacques-François Martelli SE Maire
1799 1807 Charles-Dominique Ottavi SE Maire
Les données manquantes sont à compléter.

Économie[modifier | modifier le code]

Dans un ouvrage écrit par l'abbé Rossi en 1810, on peut lire :

«  Le pays est plutôt montagneux, il ne manque ni de céréales, ni d'huile, ni de vin et châtaignes, avec beaucoup de bétail parce qu'il utilise les plaines du Fium'Orbu.  »

  • Châtaigniers (production de farine dont la qualité a été primée à la foire de Bocognano) ;
  • Exploitation forestière : la commune de Ghisoni compte 18 000 hectares de forêts soit un taux de boisement de près de 45 % ;
  • Pisciculture, pêche (les truites de Ghisoni sont réputées) ;
  • Chasse (sanglier, pigeon, etc.) ;
  • Charcuterie ;
  • Ancienne mine de Petra Rossa ;
  • La station de ski de Ghisoni-Capannelle : ouverte en 1975 sur le site des bergeries E Capannedde, la station fonctionne chaque hiver et accueille dès la neige tombée les amoureux du ski insulaire.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Parc naturel régional[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parc naturel régional de Corse.

Ghisoni est une commune adhérente au parc naturel régional de Corse, dans son « territoire de vie » appelé Fium'Orbu[19].

ZNIEFF[modifier | modifier le code]

La commune est concernée par huit zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique de 2e génération :

Cirques et lacs glaciaires du Monte Renoso

La zone d'une superficie de 1 762 ha se situe entre 1 600 et 2 352 m d'altitude et concerne les communes de Ghisoni, Bastelica et Bocognano. Ses critères d'intérêts patrimoniaux sont la faunistique, les oiseaux, la floristique et les végétaux phanérogames. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004171 - Cirques et lacs glaciaires du Monte Renoso[20].

Crêtes et hauts versants asylvatiques du massif de l'Incudine

La zone d'une superficie de 6 497 ha se situe entre 720 et 2 134 m d'altitude et concerne quinze communes. Elle est constituée par une arête montagneuse qui s’étire du Nord au Sud sur 34 kilomètres de longueur. Elle commence au Nord à partir du massif du Kyrie Eleison. La zone présente de nombreux critères d'intérêts patrimoniaux. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004247 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du massif de l'Incudine[21].

Crêtes et hauts versants asylvatiques du monte Renoso

La zone d'une superficie de 5 112 ha se situe entre 950 et 2 352 m d'altitude et concerne huit communes. Véritable château d'eau, le massif du Renoso s'étend du col de Vizzavona, au nord, jusqu'au col de Verde, au sud. Il est prolongé au sud-ouest par deux chaînes de montagnes moins hautes qui délimitent les hautes vallées du Prunelli et de l'Ese. Elle présente des critères d'intérêts patrimoniaux pour l'écologie, la faunistique, les oiseaux, la floristique et les végétaux phanérogames. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004214 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du monte Renoso[22].

Défilé des Strette et de l'Inzecca

Cette zone couvre une superficie de 1 745 ha étagée entre 100 et 1 014 m d'altitude, concernant trois communes. Elle se situe à l'est de Ghisoni et comprend une partie du cours du Fiumorbo. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004218 - Défilé des Strette et de l'Inzecca[23].

Forêt de Ghisoni

Cette zone couvre une superficie de 2 660 ha étagée entre 800 et 1 565 m d'altitude, concernant la seule commune de Ghisoni. Elle comprend une grande partie de la forêt communale de Ghisoni. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004169 - Forêt de Ghisoni[24].

Forêt de Marmano

Cette zone couvre une superficie de 2 660 ha étagée entre 800 et 1 565 m d'altitude, concernant Palneca et Ghisoni. Elle comprend le sud de la forêt communale de Ghisoni et la moyenne partie de la forêt domaniale de Marmano. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004231 - Forêt de Marmano[25].

Hêtraie du col de Vizzavona

La hêtraie couvre une superficie de 871 ha étagée entre 880 et 1 620 m d'altitude ; elle occupe le versant nord de la Punta dell'Oriente. Elle concerne Bocognano, Vivario et Ghisoni. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004212 - Hêtraie du col de Vizzavona[26].

Sapinière du haut ravin de Marmano

La forêt couvre une superficie de 217 ha étagée entre 1 320 et 1 840 m d'altitude ; elle est située à l'ouest du col de Verde et comprend la partie supérieure du vallon de Marmano. Elle concerne Bastelica, Palneca et Ghisoni. Elle fait l'objet de la fiche ZNIEFF 940004220 - Sapinière du haut ravin de Marmano[27].

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Fontaine dite de Neptune[modifier | modifier le code]

La fontaine de Neptune, dont la statue de fonte (signée Gabriel-Vital Dubray en 1856 et fondue par le Val d'Osne (en Haute-Marne)) qui la surmonte orne une dizaine de métropoles européennes ou latino-américaines parmi lesquelles Santiago du Chili, Rio de Janeiro, Montevideo, Valparaiso, Mexico, Lugano, Cologne et Clermont-Ferrand. Installée à Ghisoni à la suite d'un tirage au sort qui a vu placer la fontaine de Diane (déesse de la nature et de la chasse) à Vivario et celle des trois Grâces (déesses de la beauté : Aglaé, Thalie et Euphrosyne) à Vezzani ; la fontaine Neptune (dieu romain de l'eau) a parfaitement trouvé sa place à Ghisoni, commune dans laquelle on recense plus de 200 km de rivière ; le 21 octobre 2008, un double de la statue de Neptune qui trône à Ghisoni a été adjugé à 110 500 $ chez Christie's[28] (New York, Rockfeller Plaza). La statue était décrite dans le catalogue comme « an important french over-life-size cast-iron figure of Neptune ». À travers cette vente, Ghisoni a été nommément cité au catalogue de Christie's comme un des lieux où une de ces œuvres est encore installée en place publique.

L'œuvre est reprise à l'Inventaire général du patrimoine culturel[29].

Mine de plomb argentifère, de zinc, de cuivre dite mine de la Finosa[modifier | modifier le code]

La Mine de Petra Rossa se situe au lieu-dit la Finosa . Les premières prospections sur le site commencent vers 1910 et donnent lieu à une production d'environ 400 tonnes de minerai de plomb argentifère, de zinc et de cuivre. Le 17 février 1922, la concession est octroyée à la Société de recherches des mines de Ghisoni dont le siège social est établi à Paris. Regroupant une soixantaine d'ouvriers, cette exploitation donne lieu jusqu'en 1931 à l'extraction d'environ 2 tonnes de minerai par jour. La crise des années Trente et la chute du cours du plomb entraînent la fermeture de la mine. En 1949, les droits sur la mine sont cédés à la famille Van Ruymbeke (Bobby, grand-père du célèbre juge Renaud Van Ruymbeke est envoyé par son père pour s'occuper de la mine qu'il venait d'acheter). La réactivation du site jusqu'en 1957 donne lieu à une production annuelle de 40 tonnes de plomb marchand. En août 1957, un arrêté préfectoral interdira cette exploitation en raison de la dangerosité constatée par les ingénieurs.

Les vestiges de cette exploitation minière sont repris à l'Inventaire général du patrimoine culturel[30].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Barrage de Sampolo ;
  • Ponts génois sur le Régolo et sur le Fium'Orbo (Ponta Mela) ;
  • Canal d'irrigation : le creusement du canal entre Chigari et le ravin de Vadina a été voté par le conseil municipal du 3 mars 1854. Il mesure 3 000 m de longueur et permet d'arroser jusqu'à 500 hectares de jardins ;
  • Bergeries de Capannelle ;
  • Site romain au lieu-dit Pieve.

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

Chapelle de la Confrèrie de la Sainte-Croix[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Confrérie de Sainte-Croix date du XVe siècle. Au XVIIIe siècle, le chœur s'orne de peintures murales. La fresque murale (la descente du Christ), est l'œuvre de Ignaziu Rafalli. La chapelle est inscrite Monument historique depuis 13 février 1989. Elle est aujourd'hui désaffectée[31].

Autres[modifier | modifier le code]

  • Église Santa-Maria (XVe siècle), ancienne église paroissiale de style roman;
  • Église paroissiale San-Francheschinu (XVIIe siècle) et son orgue ; une statue de Franceschinu Mucchielli (1777-1832) orne sa façade principale;

Lieux touristiques[modifier | modifier le code]

Vue du défilé de l'Inzecca (photo prise en direction de l'est)

Ghisoni est une des communes les plus riches de Corse en sites naturels :

  • Hauts sommets environnants (dont le Monte Renoso, 2 352 m).
  • Lacs de haute montagne (lac de Bastani ; lac de Nielluccio ; lac de Rina).
  • Haute vallée et source du Fiumorbo et de son affluent le Regolo.
  • Nombreux torrents prisés par les estivants (Pin fourchu de Testalu ; la Mine ; Cavu…).
  • Extraordinaires défilés des Strette (=étroits, en Corse) et de l’Inzecca, en aval sur le Fiumorbo.
  • Belles routes d’accès par les cols de Verde (1 285 m) et de Sorba (1 314 m).
  • Superbe territoire forestier (forêts de Marmano et de Canale).

La commune de Ghisoni est entièrement incluse dans le périmètre du parc naturel régional de Corse.
Le sentier de grande randonnée GR 20 traverse la commune de Ghisoni de la Bocca Palmente au col de Verde.
Ghisoni-Capannelle est l'une des trois seules stations de ski de l'île.

Fêtes et événements[modifier | modifier le code]

  • Fête de l'Assomption de la Vierge le 15 août ;
  • Fête patronale le 8 septembre - Nativité de la Vierge ;
  • Fête de la Saint-Dominique à Galgaccio le 4 août ;
  • Festival annuel Jazz in Paese (mi-août) ;
  • Fête de Saint-Pierre et Saint-Paul à Rossé le 29 juin ;
  • Fête de Notre-Dame-de-la-Merci le 24 septembre à Rossé.

Sports[modifier | modifier le code]

Football[modifier | modifier le code]

Malgré son stade de football situé dans le village, Ghisoni n'a plus d'équipe disputant de championnat officiel. Les équipes de Ghisoni ont successivement porté le nom de RCG - Racing Club de Ghisoni (couleurs : jaune et noir) et d'ASCG - Association sportive et culturelle de Ghisoni (couleurs : bleu et blanc).

Traditionnellement, est encore organisé tous les 15 août un match de football, remplacé depuis 2007 par un tournoi (Challenge Jean-François Beretti) organisé par Pierre-Dominique Cervetti, dont voici les résultats :

Année Vainqueur du tournoi Finaliste / Deuxième Meilleur joueur Meilleur buteur Meilleur gardien
2007 Ghisoni Pompiers de Ghisoni Dumè Michelozzi (Ghisoni) Dumè Michelozzi (Ghisoni) Tito Paolacci (Ghisoni)
2008 Antisanti Pompiers d'Ajaccio Julien Bursacchi (Antisanti) Julien Bursacchi (Antisanti) Christophe Muracciole (Ghisoni)
2009 Antisanti Ghisoni Julien Bursacchi (Antisanti) François-Mathieu Pieri (Ghisoni) Olivier Picchetti (A Vadina)
2010 Ghisonaccia A Vadina René Chiodi (Ghisonaccia) Non décerné René Chiodi (Ghisonaccia)

Randonnées pédestres[modifier | modifier le code]

  • GR20 :

Les sentiers de randonnée sont nombreux et cheminent au cœur d'une Corse authentique et généreuse. Le plus connu, le sentier de grande randonnée 20 (GR20) traverse la commune de Ghisoni sur deux étapes de sa partie sud : Vizzavona-Capannelle et Capannelle-Prati (et passe par le col de Verde).

  • Course pédestre de l'Oriente (organisée mi-août) :

Inscrite au challenge "Montagne Corse", elle est considérée comme une des plus difficiles, non par la longueur de son parcours20 km, mais par son important dénivelé (+ 1 500 m). En 2007, l'ancien champion cycliste Laurent Jalabert a terminé 10e de l'épreuve avec un temps de 3 h 2 min 49 s.

Année Vainqueur de la course Club Temps Participants
2005 Franck Biaggi I Filanti 90
2006 Franck Biaggi I Filanti 2 h 38 min 2 s 102
2007 Emil Hrnclar I Filanti 2 h 38 min 57s 113
2008 Jean-Paul Battesti Alpana 2 h 41 min 42s 183
2009 Franck Biaggi A Santamariaccia 2 h 38 min 1 s 200
2010 Emil Hrnclar I Filanti 2 h 39 min 51s 200
2011 Franck Biaggi Attippa 2 h 34 min 25s 227
2012 Guillaume Peretti AC Corté 2 h 30 min 33 s 200
2013 Lambert Santelli Alpana 2 h 27 min 30 s 149

Ski alpin[modifier | modifier le code]

La station de Ghisoni-Capannelle est implantée sur le flanc est d'un chaînon montagneux d'orientation nord-sud culminant à 2 352 mètres au Monte Renoso (le troisième plus haut sommet de la Corse). Elle domine la haute vallée du fleuve Fiumorbo. Le domaine skiable s'étend de 1650 à 1 840 mètres d'altitude. Il se vend d’après le Comité corse du ski, plus de 500 forfaits les week-ends de vacances scolaires. Chaque année le mètre de neige est largement dépassé au sommet de la station à 1 920 m. L’enneigement moyen aux bas des pistes fait état de 80 cm de neige sur la saison.

Tennis[modifier | modifier le code]

Ghisoni possède un terrain de tennis situé sous le stade de football.

Activités en eaux vives[modifier | modifier le code]

Sur le Fiumorbo[32], canoë-kayak (de février à fin mai) et canyoning (de mi-avril à fin octobre).

Acrobranches[modifier | modifier le code]

Situé au lieu-dit "A Mina" (embranchement de Galgaccio), le Parc Aventure Indian Forest Corse de Ghisoni propose un divertissement convivial et sportif avec ses 41 ateliers pour le parcours adulte (dont une tyrolienne de +250 m au-dessus du Fiumorbu) et 12 ateliers pour le parcours junior.

Cyclisme[modifier | modifier le code]

Le Tour de Corse cycliste est plusieurs fois passé par Ghisoni. En 2010, le village a été concerné par deux étapes : Ota-Ghisoni (4e étape - 127 km - 2 800 m de dénivelé positive) et Ghisoni-Col de Bavella (5e étape - 105 km - 1 800 m de dénivelé positive).

Automobile[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960 à 80, Ghisoni était une des plaques tournantes des Tours de Corse avec le col de Verde, le col de Sorba, et bien évidemment la descente sur le défilé de l'Inzecca et sa spectaculaire épingle vers Lugo. Aujourd'hui encore, même si le rallye ne passe plus qu'épisodiquement, Ghisoni reste une épreuve du Tour de Corse historique (en 2010 : ES8 Ghisoni-Lugo-Poggio-Abbazia - 28,7 km).

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Le village a donné à la France de multiples polytechniciens, mathématiciens et philosophes. Les bergers de Ghisoni rêvaient tous de l'agrégation pour leurs enfants. « À la fin des années 1960, j'ai été le 80e agrégé du village », se souvient Marie-Jean Vinciguerra, inspecteur général honoraire de l'Éducation nationale[33].

Un conteneur-poubelle décoré par Nénette
  • Vincent-Marie Costantini[34] (né à Ghisoni le 24 février 1751 - décédé à Grenoble le 25 juin 1825) : enrôlé comme simple soldat au Royal Corse en 1769, il gravit tous les échelons de la hiérarchie militaire de caporal (1770) à général de brigade (1803). Fait chevalier puis officier de la Légion d'honneur par Napoléon alors 1er Consul. Retraité le 17 juillet 1810.
  • Daniel Farioli (né en 1949) : artiste plasticien proche de l'École de Nice (œuvres dans de nombreux musées dont le Mamac de Nice)
  • Pierre Guilhemon (1904-1989) : résistant de la Seconde Guerre mondiale, chevalier de la Légion d'honneur, compagnon de la Libération, né à Ghisoni.
  • Pierre-Louis Filippi : ingénieur en chef des Ponts et chaussées de la ville de Paris, officier de la Légion d'honneur, à l'origine de la création de la Défense dont il a été directeur général de l'EPAD (Établissement public d'aménagement de la Défense).
  • Antoinette Charlet-Martelli, dite Nénette : artiste peintre octogénaire à qui l'on doit la décoration de chacune des poubelles du village, initiative unique en France, très appréciée des visiteurs. Elle aurait également développé la fibre artistique du célèbre styliste et créateur Pierre Hardy.
  • Marc-François Martelli : ingénieur général honoraire de la ville de Paris. Officier de la Légion d'honneur. Ancien maire de Ghisoni. Auteur d'une monographie Ghisoni éditée par les Archives départementales de la Corse en 1960.
  • Roger Martelli (né en 1950) : historien du communisme, ancien membre du Comité exécutif national du Parti communiste français. Il est codirecteur de la rédaction du mensuel Regards et copréside la fondation Copernic avec Anne Le Strat.
  • Raoul Maymard : chirurgien ; fondateur de la clinique Maymard de Bastia.
  • Alex Mucchielli, né en 1943, fils aîné de Roger Mucchielli, docteur en philosophie, docteur ès lettres et sciences humaines (sociologie), professeur d'université ; auteur de 70 ouvrages (12 traduits en 10 langues dont le chinois, l'espagnol, l'arabe et le russe). En 2011, il est co-fondateur, avec son fils Raphaël, d'une start-up de formation à distance.
  • Le Vénérable Franceschino de Ghisoni, Franceschinu Mucchielli[35] (né à Ghisoni le 17 décembre 1777 - décédé à Civitella, Italie, le 25 janvier 1832). Clerc profès avec le nom de Ours-François. L’Église lui a donné le titre de Vénérable en 1848, premier degré vers la canonisation. Orphelin en 1789, il quitte la Corse pour Rome en 1798. Devenu moine franciscain, en 1800. Il est sujet à des crises d'épilepsie et ne peut être nommé prêtre. En 1801, il se retire au couvent de Bellegra Civitella, où il décède en 1832. L'héroïcité de ses vertus est proclamée par décret en 1848. Sa statue est érigée sur la place de Ghisoni en 1897 (après la Première Guerre mondiale, elle sera installée au-dessus de la porte principale de l'église). Plusieurs livres retraçent sa vie[36],[37].
  • Hercule Mucchielli (né à Ghisoni en 1903 - décédé à Ghisoni en 1990) : distributeur et producteur de films, il a dirigé de prestigieuses maisons en France comme Pathé, Universal, Metro-Goldwyn-Mayer et Cocina. Il a aussi créé deux maisons de distribution : Cyrnos Films (L'Île d'amour avec Tino Rossi) et Valoria Films (de 1962 à 1975) avec laquelle il a coproduit ou distribué de grands films populaires (La Grande Vadrouille; Z; Le Corniaud; Le Rapace; Les 55 jours de Pékin).
  • Jean-Louis Mucchielli, (né en 1950), fils de Roger Mucchielli, docteur ès sciences économiques, diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, agrégation de l'enseignement supérieur de sciences économiques. Depuis 1989, professeur à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, conseiller culturel à l'ambassade de France au Japon (2004-2006); président du jury d'agrégation de sciences économiques et sociales (2008-2010). Chevalier de l'ordre national du Mérite, commandeur des palmes académiques, nommé recteur de l'Académie d'Amiens au conseil des ministres du 16 février 2010.
  • Roger Mucchielli (1919-1981) : officier dans la division Leclerc et psychosociologue. Participe à la libération de Paris, grièvement blessé au Bourget il reçoit les insignes de commandeur de la Légion d'honneur à titre militaire avec citations. Agrégé de philosophie à l'âge de 30 ans, docteur en médecine en 1959, puis docteur-ès-lettres en 1965, professeur des universités en psychologie, qualifié neuropsychiatre.
  • Jacques Philippe Ottavi[38] (né à Ghisoni le 24 juin 1767 - décédé à Montpellier le 13 novembre 1855) : engagé en 1782 au Royal Corse Infanterie. Général de brigade le 22 décembre 1800. Général de division le 20 mai 1808. Lieutenant-général le 11 décembre 1816. Campagnes d'Italie de 1797 à 1800 sous Bonaparte. 12 campagnes, aucune blessure. Chevalier de la Couronne de Fer. Baron du Royaume d'Italie et du Royaume des Deux-Siciles (21 avril 1813)[39]. Retraité en 1817. Son fils Bonaventure (né à Nice le 18 août 1796), lieutenant, a été son aide de camp à compter du 8 mai 1813.
  • Pierre Ottavi : inspecteur général de la police nationale (France). Ancien directeur de la sécurité publique de Paris. Officier de la Légion d'honneur.
  • Jean Paolini (né le 3 mars 1921) : préfet de police de Paris du 2 juillet 1973 au 2 mai 1976 et du 17 juillet 1986 au 15 août 1988.
  • Nonce Paolini (né le 1er avril 1949) : dirigeant d'entreprises de télécommunication et de télévision.
  • Jacques-Philippe Pieri[40] (né en 1846 à Ghisoni - décédé le 9 avril 1887 à Monaco) : Ingénieur. Entre 1867 et 1886 il déposa 12 brevets visant à améliorer les armes à feu (cartouches, mécanismes de mise à feu et d'alimentation, système de visée, fusil...). Ses brevets et inventions (principalement déposés en France et aux États-Unis) lui ont permis de financer la construction en 1878 du "Palazzu", ancien centre administratif du canton de Ghisoni (Notaire, Perception, Tribunal...).
  • Roger Romani (né le 25 août 1934 à Tunis) : ministre français des Relations avec le Parlement de 1993 à 1997. Sénateur de Paris entre 1977 et mai 1993, réélu depuis 2002. conseiller de Paris de 1971 à 2001.
  • Marie-Jean Vinciguerra (né en 1931 à Bastia) : inspecteur général de l'Éducation nationale. Il a eu une carrière à la fois universitaire, diplomatique et politique.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

Confréries[modifier | modifier le code]

La vie religieuse se manifestait, comme nombre de lieux en Corse, par des confréries. Marc-François Martelli en a dénombré au moins trois, toutes disparues depuis la fin de la guerre 1914-1918. Ces confréries chantaient à la messe, participaient aux processions et aux enterrements. Contre une contribution modeste (1 franc par an en 1900), elles venaient en aide à leurs membres nécessiteux ou malades, et, en cas de décès, se chargeait des funérailles.

  • Confrérie de la Chapelle Sainte-Croix : constituée d'hommes qui revêtaient une grande blouse blanche avec cagoule.
  • Confrérie des Femmes : habillées d'une demi-robe bleue attachée à la ceinture.
  • Confrérie des Filles de Marie : habillées de blanc.

Aujourd'hui, même si Ghisoni a la chance d'encore disposer d'une chorale pour chanter à la messe, les tenues des confréries devaient, à l'époque, rehausser la solennité des fêtes religieuses.

Musée[modifier | modifier le code]

  • Exposition sur le thème de la forêt[41] à la maison forestière de Marmano.

Littérature[modifier | modifier le code]

  • Gustave Flaubert (Œuvres complètes : Par les champs et par les grèves - Ghisoni, octobre 1840). « J'avais éteint mon flambeau, et la lune avec tous ses rayons entrait dans ma chambre et m'éclairait comme en plein jour. Je me levais et regardais la campagne, je voyais les chèvres, j'entendais leurs chants; il faisait si beau qu'on eût dit le jour, mais un jour tout étrange, un jour de lune. »

Relatant son trajet en Ghisoni et Isolaccio il écrit : « La route est étroite, monte et descend continuellement. Nous sommes au fond d'une vallée dont les deux côtés sont couverts de pins immenses qui font partie de la forêt de Sorba. Nous nous arrêtons à une rivière, le Fium'Orbu, qui sépare celle-ci de la forêt de Marmano", "à nos pieds s'étendait la plaine d'Aléria, immense et blanche comme une vue de l'Orient", "on ne saurait dire ce qui se passe en vous à de pareils spectacles; je suis resté une demi-heure sans remuer, a regarder comme un idiot la grande ligne blanche qui s'étendait à l'horizon."»

  • André Gide (Journal, 27 août 1930). « La route entre Zonza et Ghisoni est très belle. J'aurai vingt ans de moins, je viendrais m'installer à l'Ospedale, Cozzano ou Ghisoni, dans la forêt de châtaigniers. »
  • Marc-François Martelli (Ghisoni, 1960).
  • Pierre-Dominique Cervetti (Ghisoni, Légende et réalités - Décembre 1997)
  • Audrey Spodigi (Carnet de Corse, récits de voyage, 2000). « Ghisoni est un cri sorti des gorges du Fium'Orbo. Un cri figé par la pierre et la neige. Les gardiens sont légions par ici. Plusieurs monts à plus de deux mille mètres : l'Oro, l'Oriente, le Renoso, l'Incudine au sud. Placides geôliers assistés dans leur tâche par les forêts de Marmano, Pietra Piana, Rospa et Vizzavona qui encerclent Ghisoni. Les pics et les fût de la montagne pour barreaux, les rivières pour lignes de fuite. »
  • Abert Quantin (La Corse : la nature, les hommes, le présent, l'avenir - 1914) : « Là-bas, tout au fond des forêts qui couvrent les pentes, comme des tas de perles jetées dans une fabuleuse coupe de malachite, brillent au soleil les maisons de Ghisoni. Sur la gauche, une entaille noire, qui est le défilé de l'Inzecca, ouvre au Fiumorbo son passage vers la mer qui scintille. Les pierres éperdues de tant de gloire, se dressent en rochers formidables, le Kyrie et le Christe Eleison, pour entonner l'hosanna de la montagne. On peut courir loin avant de rencontrer quelque chose de plus beau. »

Filmographie[modifier | modifier le code]

Synopsis : En Albanie, un jeune homme hérite d'une vendetta vieille de quarante ans : il doit tuer un homme, puis se soumettre à son tour à une nouvelle vendetta. Parallèlement, une jeune mariée en voyage de noces, révoltée par cette loi ancestrale, s'immisce dans la tradition.

  • Le contre-la-montre de Nicolas Mucchielli (coproduction Symphonia Films et France 3 Corse), avec Jean-Claude et Jérôme Falchetti
  • Au bord du Fium'orbo de Angelo Caperna (coproduction Symphonia Films et France 3 Corse), avec la participation des habitants de Ghisoni

Discographie[modifier | modifier le code]

  • U Pastore di Ghisoni (Le berger de Ghisoni) - I Muvrini (1987) extrait de l'album A l'encre rouge.
  • Ghisoni - Viaghju (extrait de l'album Viaghju)
  • Kyrie e Criste - Voce Ventu (extrait de l'album Rughju di Vita)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Joseph Cosimi, La Toponymie grecque de la Corse, Lyon, Audin,‎ 1953, 53 p. (notice BnF no FRBNF31971187x)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Ghisone est l'orthographe employée dans l'Histoire de la Corse - Tome I de l'abbé Letteron
  2. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  3. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Joseph Cosimi in La Toponymie grecque de la Corse - Imprimerie de Audin, Lyon 1953
  2. M. Nentien in Résumé des travaux sur la géologie de la Corse - Bulletin de la Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse – XXIe année - Octobre 1901, 250e fascicule, Imprimerie et librairie Ollagnier – Bastia 1902
  3. Annuaire-Mairie.fr
  4. Marc-François Martelli, Ghisoni, Archives départementales de la Corse, 1960
  5. Mgr Giustiniani in Dialogo nominato Corsica, traduction de l'Abbé Letteron in Histoire de la Corse, Description de la Corse - Tome I, page 33
  6. Giovanni della Grossa in Histoire de la Corse - Chronique, traduction de l'Abbé Letteron - Tome I, pages 196-197
  7. Cronica di a Corsica - Orsu Ghjuvanni Caporossi
  8. Société des Sciences historiques et naturelles de la Corse - Pièces et documents divers pour servir à l'histoire de la Corse pendant les années 1737-1739, recueillis par M. Abbé Letteron
  9. Archives départementales
  10. Histoire illustrée de la Corse, abbé Jean-Ange Galetti - 1863
  11. Une plaque commémorative placée sur le groupe scolaire leur rend hommage ainsi qu'une stèle érigée au lieu-dit « Pinzalone »
  12. Pierre Dominique Cervetti, Ghisoni, Légende et réalités, 1997.
  13. Paul Silvani, Et la Corse fut libérée, édition Albiana
  14. Almanach bastiais 2005
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. habitants.fr, « Haute-Corse > Ghisoni (20227) » (consulté le 6 novembre 2011)
  18. Archives Communales
  19. Le Parc naturel régional de Corse sur le site de l'INPN
  20. ZNIEFF 940004171 - Cirques et lacs glaciaires du Monte Renoso sur le site de l’INPN.
  21. ZNIEFF 940004247 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du massif de l'Incudine sur le site de l’INPN.
  22. ZNIEFF 940004214 - Crêtes et hauts versants asylvatiques du monte Renoso sur le site de l’INPN.
  23. ZNIEFF 940004218 - Défilé des Strette et de l'Inzecca sur le site de l’INPN.
  24. ZNIEFF 940004169 - Forêt de Ghisoni sur le site de l’INPN.
  25. ZNIEFF 940004231 - Forêt de Marmano sur le site de l’INPN.
  26. ZNIEFF 940004212 - Hêtraie du col de Vizzavona sur le site de l’INPN.
  27. ZNIEFF 940004220 - Sapinière du haut ravin de Marmano sur le site de l’INPN.
  28. Christie's, lot 280/ Sale 2034
  29. « Notice no IA2B001771 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  30. « Notice no IA2B000397 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  31. « Notice no PA00099201 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. Franceguide.com
  33. Le Point du 27/06/2003 no  1606 : La diaspora des Corses
  34. Fastes de la Légion d'honneur : Biographie de tous les décorés - Tome 3 (1844)
  35. CORSE : Dictionnaire des noms propres de A.-D. MONTI, préface de J. FUSINA
  36. Une gloire de la Corse : vie du vénérable Franceschino de Ghisoni, franciscain, par le T.R.P. Candide Mariotti
  37. Une fleur séraphique au jardin de Cyrnos : Le Vénérable Franceschino de Ghisoni : O.F.M., 1777-1832 de François-Marie Petrignani
  38. Histoire illustrée de la Corse - Abbé Jean-Ange Galetti (1863)
  39. La Corse militaire et ses Généraux - Albertini, Rivolet - 1958
  40. Étude de François Battesti (C.I.I.A.M) : Pieri l'inventore
  41. Fiche Quid.fr