Prato-di-Giovellina

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Prato-di-Giovellina
U Pratu di Ghjuvellina (co)
Vue du village de Prato
Vue du village de Prato
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Corse
Département Haute-Corse
Arrondissement Arrondissement de Corte
Canton Canton de Niolu-Omessa
Intercommunalité Communauté de communes Aghja Nova
Maire
Mandat
José Simoni
2014-2020
Code postal 20218
Code commune 2B248
Démographie
Gentilé Pratais
Pratesi (co)
Population
municipale
45 hab. (2011)
Densité 3,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 25′ 28″ N 9° 09′ 51″ E / 42.4244444444, 9.1641666666742° 25′ 28″ Nord 9° 09′ 51″ Est / 42.4244444444, 9.16416666667  
Altitude Min. 235 m – Max. 848 m
Superficie 12,21 km2
Localisation

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Prato-di-Giovellina (en corse U Pratu di Ghjuvellina, prononcé [u ˌbraː.du i ju.we.ˈliː.na]) est une commune française située dans le département de la Haute-Corse en région Corse. Le village appartient à la microrégion de la Giovellina dont il est historiquement le chef-lieu.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Prato-di-Giovellina est une petite commune de la Giovellina (Ghjuvellina), ancienne pieve, un des bassins versants du Golo composé des communes de Piedigriggio, Prato-di-Giovellina, Popolasca et Castiglione. Des quatre communes, seule Popolasca se trouve dans le Parc naturel régional de Corse. Prato appartient au canton de Niolu-Omessa.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Popolasca Piedigriggio Piedigriggio Rose des vents
Castiglione N Saliceto
O    Prato-di-Giovellina    E
S
Castiglione Castirla Omessa

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les aiguilles de Popolasca et le village de Prato

Prato-di-Giovellina se trouve dans la « Corse cristalline », à l'est des aiguilles de Popolasca, sur les contreforts du massif du monte Cinto. Perché à flanc de montagne au pied des aiguilles de Popolasca, son territoire est fait de nombreux vallons ouverts vers le nord, l'est et le sud, dans lesquels s'écoulent autant de ruisseaux qui alimentent le Golo. La partie orientale qui est délimitée par le Golo, fait partie de la zone dépressionnaire centrale de l'île, composée de sédiments, étroite et longue, axée sur le sillon de Corte.

Le point culminant de la commune se situe à 846 m d'altitude, au-dessus de Prato Soprano. Le Mont Sant'Angelo (825 m) se situe quant à lui au sud du village.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique est dense, fait de petits ruisseaux à forte déclivité, beaucoup prenant naissance sur la commune. Le plus important est le ruisseau de Canavaghjola[1] au nord, alimenté par le ruisseau de Vignola (source sous le village). Ce ruisseau forme un petit lac au lieu-dit Chiostrone avant de se jeter dans le Golo, au nord du Pont du Golo.

Au sud de la commune, trois autres rus : le ruisseau de l'Oio qui prend sa source sous Croce d'Arbitro à 696 m d'altitude, et à sa droite, les ruisseaux de Valle Maio et de Corniolo (source sous la chapelle Santa Maria).

Climat et végétation[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Accès routiers[modifier | modifier le code]

L'entrée du village

Non loin de la RN 193 qui traverse son territoire sur près d'un kilomètre le long du Golo, le village se situe à 5 km de Francardo (Omessa), 12 km de Ponte-Leccia (Morosaglia) et 20 km de Corte.

La D118 est la seule route qui traverse le village de Prato. L'accès se fait principalement à partir de Francardo (Omessa) sur la RN 193. On y arrive également depuis Popolasca ou de Ponte-Castirla (Castirla) par la D18, et de Castiglione par la D118.

Transports[modifier | modifier le code]

La gare des Chemins de fer de Corse la plus proche est la gare de Francardo, distante de 6 km.

L'aéroport le plus proche est l'aéroport de Bastia Poretta, distant de 44 km, et le port de commerce celui de Bastia (59 km).

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Prato Soprano et Castello di Serravalle (à droite)
Le village Prato Mezzo

Le village domine la vallée du Golo. Il est un remarquable belvédère sur la région de la Castagniccia et son sommet culminant, le Monte San Petrone, situés sur la montagne en face. Les habitations sont majoritairement des constructions anciennes rénovées, avec murs crépis et couvertures en tuiles rouges. Du bâti ancien, subsistent beaucoup de ruines disséminées sur tout le territoire de la commune tels le Castello di Serravalle, la Tour de Monte Albano, la chapelle Sant'Angelo, la chapelle San Martino ou encore l'église piévarie San Cervone et la Tribuna au lieu-dit Pieve. La faible population de Pratp se répartit entre trois hameaux : Prato Mezzo le village à proprement dit, et ses hameaux Pratro Soprano et Casanova. D'autres habitations aux lieux-dits Chiostrone et San Martino.

L'ancienne décharge d'ordures ménagères à l'entrée du village a été réhabilitée avec mise en place de bennes de tri sélectif.

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

De nombreux vestiges témoignent de l'occupation du site depuis le début du Moyen Âge.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
  1952 Jean-Baptiste COLOMBANI   Commerçant
1952 1964 Nicolas ROLLES   Retraité de la marine
1964 1979 Jean SIMONI   Cadre à la Sécurité Sociale
1979 1980 Jean-Pierre SIMONI   Radiologue
1980 1995 Francine SANCHEZ   Directrice d'école
1995 2000 Eric SANCHEZ   Ingénieur
2000 2008 Jean-Pierre GRAZIANI   Agriculteur
2008 ... José SIMONI   Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 45 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
204 379 393 368 386 356 290 440 427
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
411 410 421 419 361 337 421 412 519
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
525 534 406 190 167 156 134 109 73
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 - -
57 54 47 39 40 51 45 - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Le seul culte pratiqué est le catholicisme. L'(église paroissiale de l'Annonciation) relève du diocèse d'Ajaccio.

La fête patronale se déroule le 15 août, Festa di l'Assunta Gloriosa, reine céleste de la Corse.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Castello di Serravalle[modifier | modifier le code]

Le castello di Serravalle ou château de Serravalle est un ensemble fortifié en ruine composé du château moyenâgeux avec son enceinte, construit peut-être du XIIIe siècle. Il se situe au sommet d'une colline, à 553 m d'altitude, au nord de la commune. Il a été occupé par les Gênois au XVe siècle, puis abandonné au XVe siècle. Il est un des édifices militaires médiévaux les mieux conservés de l'île. Le site est propriété de la commune. Au centre, le donjon carré présente une maçonnerie révélant deux campagnes de construction. Donjon et enceinte sont inscrits et protégés monuments historiques par arrêté du 9 juillet 1996[4].

Tour de Monte Albano[modifier | modifier le code]

Tour de Monte Albano

La tour génoise de Monte Albano ruinée est située comme son nom l'indique, sur le Monte Albano (483 m), à 3 km distance orthodromique au sud-est du castello di Serravalle. Elle a été édifiée par les Génois lors de leur passage dans la région. C'est une des rares tours qui se trouvent à l'intérieur des terres, l'usage étant plutôt de les bâtir sur le littoral.

Cette tour, avec celles de Caporalino, d'Omessa, et du castello di Serravalle, constituaient le réseau défensif de l'intérieur de l'île (pievi de Caccia, Ghjuvellina, Rustinu, Vallerustie et Talcini), donc de Corte la principale ville. D'ailleurs, depuis la tour de Monte Albano, on peut voir la tour de Caporalino, une tour carrée en ruines sur les hauteurs de Caporalino (Omessa), le Turon (Tourrone) d'Omessa, ainsi que le castello di Serravalle.

En 2013, la tour était en cours de restauration comme on peut le voir sur l'image ci-contre.

Elle a servi de décors lors des batailles pour le téléfilm Colomba.

La Tribuna[modifier | modifier le code]

La Tribuna est l'appellation locale du lieu nommé "Pieve" sur les cartes IGN qui se situe sur un petit plateau (347 m) au-dessus du vallon du ruisseau de Canavaghiola. Les vestiges de ce tribunal religieux, -pieve désignant le lieu de pouvoir et de justice, datent de l'épopée romane. Ils paraissent représenter une bourgade romaine[5].

L'église piévane était à nef unique avec une petite abside orientée à l'est, « vers Rome ». La façade principale présente encore un portail surmonté d'un tympan et des murs dont leur appareillage de dalles de parement a été dépouillé à de nombreux endroits depuis longtemps[6].

Église de l'Annonciation[modifier | modifier le code]

Église de l'Annonciation

L'église paroissiale de l'Annonciation (A Nunziata) d'architecture baroque, est située au cœur du village, construite au-dessus de l'actuelle route D47. Elle a été restaurée (toit et clocher) en 2013.

À l'intérieur on peut admirer deux tableaux datant de la Renaissance, un chemin de croix datant du XVIIe siècle, et les fonts baptismaux qui sont exceptionnels.

L'église recèle deux tableaux datant de la Renaissance, un chemin de croix datant du XVIIe siècle, et des fonts baptismaux remarquables.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Un comité des fêtes organise diverses manifestations culturelles l'été.

Un petit journal estival :"le Petit Pratais Déchaîné" raconte la vie du village sur le mode humoristique.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]