KwaZulu

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KwaZulu

19771994

Drapeau

Hymne : Nkosi sikelel'iAfrika
(Dieu bénisse l'Afrique)

Description de cette image, également commentée ci-après

Carte de localisation du KwaZulu.


Informations générales
Capitale Ulundi
Langue afrikaans, zoulou
Monnaie Rand (ZAR)
Fuseau horaire UTC+2 (EET)
Domaine internet .za
Indicatif téléphonique +27
Démographie
Population 5 748 950 (1992)
Superficie
Superficie 36 074 km2 (1994)[1]
Histoire et événements
Autonomie
Réintégration

Entités précédentes :

Entités suivantes :

Le KwaZulu (parfois Kwazulu, KwaZoulou ou Kwazoulou[2]) était un bantoustan situé dans l'ancienne province du Natal d'Afrique du Sud, aujourd'hui dans la province du KwaZulu-Natal. Le KwaZulu fut un état autonome non reconnu de 1977 à 1994 dans le cadre du régime d'apartheid. Il regroupait principalement des africains de l'ethnie zouloue.

KwaZulu signifie la terre des Zoulous en zoulou. Au début de l'existence du bantoustan, celui-ci s'appelait Zululand (pays des Zoulous). On rencontre parfois l'orthographe francisée Zoulouland.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le bantoustan fut créé le 9 juin 1970 sous le nom de Zululand avec Nongoma pour capitale. Le 1er avril 1972, il prend le nom de KwaZulu et acquiert l'autonomie le 1er février 1977. La capitale est alors déplacée à Ulundi.

Le KwaZulu réintègrera l'Afrique du Sud le 27 avril 1994.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte du KwaZulu

Le KwaZulu se situait dans l'Est de l'Afrique du Sud, dans les Monts Drakensberg et en bordure de l'océan Indien. Son territoire était le plus morcelé de tous les bantoustans avec une dizaine d'enclaves dont la plus septentrionale avait une frontière avec le Mozambique et le Swaziland et les plus méridionales avaient une frontière avec deux des enclaves du bantoustan du Transkei.

Politique[modifier | modifier le code]

Le parti au pouvoir du KwaZulu était l'Inkatha Freedom Party. Son dirigeant, Mangosuthu Buthelezi, était à la fois le chef de la tribu Zoulou et fut à la tête du bantoustan durant toute son existence.

Liste des chefs d'État du KwaZulu[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

Le KwaZulu avait été créé pour les Zoulous d'Afrique du Sud.

En 1978, il y avait 4 026 058 Zoulous en Afrique du Sud dont 2 057 471 dans le KwaZulu (51,1 %), 77 480 dans les autres bantoustans (1,9 %) et 1 891 107 dans les zones blanches (47 %).

Au recensement de 1992, le KwaZulu avait une population de 5 748 950 habitants.

Les langues les plus parlées étaient le zoulou et l'afrikaans.

Drapeau[modifier | modifier le code]

Drapeau du KwaZulu (1977-1985)

Le drapeau du KwaZulu est défini dans la section deux du KwaZulu Flag Act de 1977. Le 14 janvier 1985, le drapeau a été modifié selon le KwaZulu Flag Amendment Act de 1984 et est resté en vigueur jusqu'au 27 avril 1994, date où il a été abandonné lors de la réintégration du bantoustan dans l'Afrique du Sud.

Le parti au pouvoir au KwaZulu, l'Inkatha Freedom Party, étant la branche zouloue du Congrès national africain (ou ANC), le drapeau du bantoustan a été construit sur le modèle de celui de l'ANC : dans le premier drapeau, les trois bandes horizontales reprennent les couleurs de l'ANC mais les couleurs sont inversées. Dans le drapeau modifié, les couleurs reprennent le bon ordre.

Le noir représente le peuple zoulou, le vert la terre et le jaune les ressources naturelles. Le rouge et le blanc sont les couleurs de l'Inkatha. Le bouclier et les lances font référence au peuple zoulou et à sa combativité.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Butler, Jeffrey, Robert I. Rotberg, et John Adams, The Black Homelands of South Africa : The Political and Economic Development of Bophuthtswana and Kwa-Zulu, Berkeley : University of California, 1991, Ouvrage en ligne

Référence[modifier | modifier le code]

  1. Site de la police sud-africaine
  2. Bernard Baertschi, François Dermange, Pierre Dominicé, Comprendre et combattre l'exclusion, 1998 : « […] des personnalités locales de style « chef de guerre » qui cultivaient auparavant leurs relations avec le gouvernement du KwaZoulou pour s'assurer des ressources […] ». Charles Zorgbibe, Les Derniers Jours de l'Afrique du Sud, 1986 : « Vous avez accepté le système des homelands, puisque M. Buthelezi, président d'Inkatha, est en même temps chef du gouvernement du Kwazoulou ? ». Soline de Thoisy, Sale hiver à Bulawayo, 2011 : « La radio annonce la visite d'état de Maseru II, monarque du petit royaume voisin du Kwazulu, perché dans les montagnes du Sud. »