James B. Hertzog

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James Barry Munnik Hertzog
Image illustrative de l'article James B. Hertzog
Fonctions
3e Premier ministre d'Afrique du Sud
30 juin 19245 septembre 1939
Prédécesseur Jan Smuts
Successeur Jan Smuts
Biographie
Date de naissance 6 avril 1866
Lieu de naissance Soetendal près de Wellington
Cape Colony flag.png colonie du Cap
Date de décès 22 novembre 1942 (à 76 ans)
Lieu de décès Pretoria,
province du Transvaal
Flag of South Africa 1928-1994.svg Afrique du Sud
Nationalité Sud-Africain
Parti politique Parti sud-africain
(1910-1914)
Parti National
(1914-1934/1939-1940)
Parti uni
(1934-1939)
Conjoint Wilhelmina Jacoba Neethling
Enfant(s) 3 enfants
dont Albert Hertzog
Diplômé de université d'Amsterdam
Profession Avocat
Magistrat
Militaire
Religion Calviniste membre de
l'Église réformée hollandaise
Résidence Bloemfontein
Coat of Arms of South Africa (1932-2000).svg

James Barry Munnik Hertzog (né le 6 avril 1866 à Soetendal près de Wellington dans la colonie du Cap - mort le 22 novembre 1942 à Pretoria au Transvaal), KC, est un avocat, un général boer, un homme politique et un chef de gouvernement d'Afrique du Sud. Membre du parlement de l'Union Sud-Africaine (1907-1940), fondateur du Parti national en 1914, il est ministre de la justice (1910-1912) et des affaires indigènes (1912 et 1924-1929), avant de devenir premier ministre de l'Union d'Afrique du Sud (1924 à 1939) ainsi que le premier ministre des affaires étrangères du pays (1927-1939).

Défenseur de la cause afrikaans, créateur du prix Hertzog, il est l'un des pères du nationalisme afrikaner.

Famille et études[modifier | modifier le code]

James Barry Hertzog durant dses années d'études à Amsterdam
James Barry Hertzog, jeune avocat à Pretoria

James Barry Munnik (JBM) Hertzog était le 8e enfant de Johannes Albertus Munnik Hertzog, descendant d'immigrés allemands et de Susanna Maria Jacoba Hamman. C'est à Kimberley, où il passa son enfance, qu'il développa une certaine aversion pour les mineurs étrangers en particulier les britanniques.

En 1881, ses parents l'envoient avec ses 3 frères faire des études supérieures à Stellenbosh où il s'intéressa à la politique et prit fait et cause pour le recouvrement de l'indépendance de la république sud-africaine du Transvaal. En 1889, renonçant à sa première vocation qui était la théologie, il part étudier le droit à l'université d'Amsterdam aux Pays-Bas. En 1892, il passe sa thèse de doctorat et revient en Afrique du Sud. Inscrit comme avocat au barreau du Transvaal, il ne peut pratiquer dans la colonie du Cap et s'établit donc en 1893 à Pretoria. En 1894, il épouse Wilhelmina Jacoba (Mynie) Neethling, rencontrée à Stellenbosch, et aura 3 fils dont Albert, futur ministre.

En 1895, il est nommé juge dans l'État libre d'Orange où il se lie d'amitié avec le président Marthinus Steyn.

Le général boer[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la deuxième Guerre des Boers, il est nommé conseiller juridique des forces de l'État libre à Kimberley. Nommé général le 17 juin 1900 où, sur le front Sud de l'État libre d'Orange, des milliers de Boers déposaient les armes, il réussit à y rétablir la situation.

En octobre 1900, il est à la tête d'une force de 12000 combattants avec laquelle il attaque les garnisons britanniques. Puis il traverse le fleuve Orange le 16 décembre 1900 et avance jusqu'à la voie ferrée au nord de De Aar. Il lance ensuite un raid vers Calvinia. Le 19 janvier 1901, il atteint la côte de l'océan Atlantique à Lamberts Bay. À cette époque, De Wet opère également dans la Colonie du Cap et Hertzog décide de le rejoindre, mais il est contraint de repasser le fleuve Orange et d'abandonner son projet.

Lors des pourparlers de paix à Vereeniging, il réclame auprès des Britanniques une égalité de traitement entre les langues anglaise et néerlandaise dans la future administration, ce que refuse Lord Milner qui ne veut qu'une langue officielle, l'anglais. Hertzog est d'accord mais pour le néerlandais. En fin de compte, il sera quand-même un des signataires du traité de Vereeniging mettant fin à la guerre et à l'indépendance des républiques boers, désormais colonies britanniques.

Ascension politique (1907-1914)[modifier | modifier le code]

J.B.M. Hertzog

En 1904, Hertzog commence à s'engager activement dans la vie politique de ce qui est devenue la colonie britannique de la rivière Orange.

En 1907, il est élu au parlement pour la circonscription de Smithfield qu'il représentera pendant 33 ans. Ministre de l'éducation de la colonie de la rivière Orange, il impose le bilinguisme anglais/afrikaans dans l'enseignement provincial.

Grand militant de l'afrikaans néerlandais il propose la création d'un organisme capable de « promouvoir la langue et la littérature néerlandais en Afrique du Sud ». Cet organisme, nommé académie sud-africaine pour la langue, la littérature et les arts, se réunira pour la première fois le 2 juillet 1909 à Bloemfontein.

En 1908-1909, il est aussi délégué à la convention nationale chargé de proposer une constitution commune pour les 4 grandes colonies d'Afrique du Sud. Il fait partie de la délégation qui se rend à Londres pour suivre l'adoption du South Africa Act par le parlement britannique. Après la formation de l'Union de l'Afrique du Sud le 31 mai 1910, il est nommé ministre de la justice et des affaires indigènes dans le premier gouvernement du nouveau pays formé par Louis Botha. En novembre 1911, la coalition des partis afrikaners qui avait porté Louis Botha à la victoire fusionne en un seul mouvement, le Parti sud-africain. Sous la direction de Botha et de Smuts, le parti milite pour la réconciliation et l'union des communautés blanches, la coopération avec la Grande-Bretagne et le traitement de la population noire avec une bienveillance paternaliste. Hertzog se distancie très vite de cette politique. Pressé de libérer l'Afrique du Sud de ce qu'il estime être la domination des "aventuriers étrangers en quête de fortune", il veut que les Afrikaners et les Anglais soient autonomes les uns des autres mais égaux tout en maintenant à l'écart les populations noires. Il craint d'ailleurs une alliance entre la minorité anglophone et les populations de couleurs pour imposer leur domination sur les Afrikaners. Il se fonde notamment sur le fait qu'au Cap, où les noirs ont le droit de vote sous condition restrictive, ceux-ci ont toujours voté avec la minorité anglophone contre les aspirations des communautés afrikaans.

Le 14 octobre 1912, Hertzog en appelle dans un discours à Smithfield au nationalisme sud africain et à l'indépendance desafrikaners en dehors des frontières de l'empire britannique. Sa version de l'égalité linguistique créait des crises dans le système éducatif de l'État libre d'Orange ce qui force Botha à présenter sa démission et à reconstituer un gouvernement sans Hertzog. Celui-ci n'est pourtant pas sans soutien prestigieux comme les généraux Christiaan de Wet, Koos de la Rey ou l'ancien président Steyn.

Le fondateur du Parti National (1914)[modifier | modifier le code]

Dans le contexte de l'Afrique du Sud de l'époque marquée par les atrocités commises durant la guerre des Boers, un chef de file afrikaner était jaugé par ses compatriotes sur son discours à l'égard des Britanniques et sur les relations préconisé entre les Afrikaners et la minorité anglophone. Le fait que la population noire soit majoritaire dans le Dominion et exclue de tous les leviers de pouvoirs n'était pas alors un problème central. Pour Hertzog, les Afrikaners étaient « une nation distincte » avec une langue distincte et un caractère distinct et indépendant. Pour Hertzog, le destin de l'Afrikaner était défini par une lutte sévère et constante pour la domination de l'Afrique du Sud.

En janvier 1914, Hertzog rompt définitivement avec Louis Botha et avec le parti sud-africain. Il fonde avec plusieurs anciens généraux Boers le Parti national (NP) dont il prend la direction.

Le représentant des aspirations afrikaners (1914-1924)[modifier | modifier le code]

DF Malan et JBM Hertzog en 1919

Au moment du déclenchement de la Première Guerre mondiale, il s'oppose à l'implication de l'Afrique du Sud dans le conflit et manifeste sa sympathie avec la cause allemande, avec les Allemands du Sud-Ouest africain et à la rébellion Maritz. Il mène une délégation en Angleterre pour plaider sa cause auprès du premier ministre Lloyd George mais sans mandat du premier ministre sud-africain, il ne peut s'exprimer sur les affaires internationales.

Aux élections générales de 1915, le parti national remporte 27 sièges puis en 1920 devient la première force politique du parlement avec 44 sièges contre 41 au parti sud-africain de Jan Smuts qui profite de l'appoint de partis minoritaires pour se maintenir au gouvernement.

La rébellion des mineurs du Rand en 1922 dans le Witwatersrand débouche sur une alliance inattendue entre Hertzog et Frederic Creswell, le chef du Parti Travailliste sud-africain qui avaient tous deux soutenus les grévistes contre le gouvernement de Smuts. Cette alliance aboutit à un pacte de candidature unique lors des élections générales de 1924 qui débouchent sur la victoire d'Hertzog contre le parti sud-africain du premier ministre sortant Jan Smuts et à l'inclusion de 2 ministres travaillistes dans le nouveau cabinet formé par Hertzog[1].

Le chef de gouvernement nationaliste (1924-1933)[modifier | modifier le code]

Devenu chef du gouvernement, la priorité d'Hertzog est d'arracher les quelque 160 000 petits blancs à leur misère en embauchent massivement des Blancs non qualifiés dans les services publics et en étendant la législation sur les emplois réservés (aux Blancs) dans l'industrie et le commerce. Une de ses premières mesures symboliques est aussi de remplacer le néerlandais par l’afrikaans comme langue officielle au côté de l'anglais. Il met également en œuvre une consultation populaire pour choisir un hymne national sud-africain et un drapeau national en remplacement du drapeau colonial aux couleurs britanniques. Le nouveau drapeau national d'Afrique du Sud qu'il fait adopter par le parlement en 1927 avec le soutien de Jan Smuts[2] est relativement consensuel, symbolisant l'histoire blanche du pays. L'hymne national adopté est « Die Stem van Suid-Afrika » dont les paroles proviennent d'un poème de l'écrivain sud-africain Cornelis Jacobus Langenhoven[3].

Conférence impériale de 1926 :
Le roi George V entouré des premiers ministres des dominions britanniques
Debout (de gauche à droite) : Walter S. Monroe (Terre-Neuve), Gordon Coates (Nouvelle-Zélande), Stanley Bruce (Australie), J. B. M. Hertzog (Afrique du Sud), William T. Cosgrave (état libre d'Irlande).
Assis au 1er rang : Stanley Baldwin (Royaume-Uni), le Roi George V, William Lyon Mackenzie King (Canada).

En 1926, JBM Hertzog participe à la conférence impériale qui met au point la déclaration Balfour. Il renonce à demander un régime républicain pour l'Afrique du Sud estimant que le pays a atteint un degré suffisant d'indépendance concrétisé notamment par la création du ministère des affaires étrangères et l'ouverture de représentations diplomatiques aux États-Unis, en Italie et aux Pays-Bas (1928).

Sur le plan intérieur, ce sont des années de prospérité pour les Afrikaners, notamment pour les petits blancs pour lesquels le gouvernement Hertzog manifeste tout autant un souci de promotion sociale que celui de protéger la classe moyenne blanche laborieuse face au « dumping racial » pratiqué par les compagnies minières[4]. L'État investit dans l'économie et encourage la fondation de grands conglomérats industriels comme South African Iron and Steel Industrial Corporation (ISCOR). Mais en 1928, il provoque lui-même la chute de son gouvernement à la suite des négociations entamées par son ministre chargé du travail avec Industrial and Commercial Workers Union, le syndicat de couleur de Clements Kadalie.

Aux élections de 1929, le Parti National obtient la majorité absolue des sièges sans avoir la majorité en voix (41 % des suffrages contre 47 % au Parti sud-africain de Smuts). Les travaillistes restent néanmoins au gouvernement[5] en dépit de l'hostilité de la section nationaliste de la province du Cap. En 1931, Hertzog obtient que l'Afrique du Sud bénéficie du Statut de Westminster. C'est cette même année qu'il fait accorder par le parlement le droit de vote aux femmes.

Cette politique qui permet au niveau de vie des Afrikaners de s'améliorer va se heurter à la crise économique qui frappe le pays dans les années 1930. La chute des cours du maïs et de la laine combinée à une terrible sécheresse en 1932 ruine de nombreuses exploitations et accélère l'exode rural. Parallèlement, le commerce du diamant s'effondre tout comme les prix agricoles et les exportations se raréfient. L'abandon de l'étalon-or par la Grande-Bretagne provoque en Afrique du Sud une fuite de capitaux vers l'étranger. La rentabilité des mines est menacée, le chômage augmente.

L'union nationale derrière Hertzog (1933-1939)[modifier | modifier le code]

James B. Hertzog, premier ministre

À la fin de l'année 1932, suite à la Grande Dépression et à la crise financière mondiale, l'Union sud-africaine abandonne l'étalon-or. La dévaluation de la livre sud-africaine permet une reprise des exportations alors que les cours mondiaux remontent. Le doublement du prix de l'or entre 1933 et 1938 stimule l'ouverture de mines nouvelles tandis que la dette publique s'efface et que les budgets deviennent excédentaires. Pour en arriver à ce résultat, JBM Hertzog a dû se rapprocher de ses adversaires politiques. En 1933, estimant nécessaire de fédérer les aspirations de l'ensemble des petits Blancs, qu'ils soient afrikaners ou anglophones, JBM Hertzog et Jan Smuts font alliance et forment un gouvernement d'union nationale. JBM Hertzog reste chef de gouvernement mais Jan Smuts devient vice-premier ministre. Aux élections de mai 1933, avec 136 députés sur un total de 150, les deux partis marginalisent les travaillistes de Cresswell et les centristes de Tielman Roos. En 1934, le parti sud-africain et le parti national fusionnent pour former le Parti uni[6]. C'est la formalisation par Hertzog de l'abandon du principe de distinction des 2 nations blanches d'Afrique du Sud (afrikaners et anglais) pour celui de son unité. Cependant, le parti national ne disparait pas car ce ralliement provoque un schisme politique. Des dissidents, emmenés par le chef de la section de la province du Cap, Daniel Malan, ne rejoignent pas la nouvelle formation et forment un « parti national purifié » réaffirmant leur volonté de rompre avec le Royaume-Uni, d'instaurer un état républicain, de promouvoir le social-christianisme et d'institutionnaliser la domination des Afrikaners sur toute l'Afrique du Sud[7].

En 1936, le gouvernement Hertzog obtient la radiation des électeurs noirs des listes électorales communes de la Province du Cap. Réinscrits sur des listes séparées, ils ne peuvent plus qu'élire trois députés blancs pour représenter leurs intérêts à la chambre basse du parlement. En contre partie, d'une part des conseils de représentations indigènes (Native Representative Councils), purement consultatifs et composés de noirs élus, d'autres nommés, et de fonctionnaires, sont instaurés dans les provinces et d'autre part le gouvernement favorise l'extension des réserves noires dont la surface avoisine désormais 13 % du territoire national (Native Trust and Land Act).

Lors des élections de 1938, si les électeurs renvoient 111 candidats du Parti Uni au parlement, les nationalistes de Malan gagnent dix élus grâce aux voix des Blancs ruraux ou des plus démunis, confirmant leur statut d'opposition officielle. L'année 1938 est aussi marquée par les célébrations du centenaire du Grand Trek, rassemblant autour du même thème, des communautés blanches disparates dont les seuls dénominateurs communs sont la religion et la langue[8]. Ces célébrations marquées par un déferlement sans précédent du nationalisme afrikaner à travers tout le pays se terminent à la date symbolique du 16 décembre par la pose à Pretoria de la première pierre des fondations du Voortrekker Monument, dédié aux pionniers boers.

Depuis longtemps hostile aux termes du traité de Versailles trop dures selon lui envers l'Allemagne, JBM Hertzog estime que l'Angleterre s'est trop longemps aligné sur les positions françaises. A la veille du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, JBM Hertzog se prononce pour la neutralité de l'Afrique du Sud contre l'avis de Jan Smuts. Cependant, il ne parvient pas à convaincre la majorité des membres de son parti ni le parlement qui, emmené par le vice-premier ministre, vote par 80 voix contre 67, contre la neutralité et pour l'entrée en guerre.

Cet échec oblige Hertzog à laisser son poste de premier ministre à Jan Smuts et à quitter les bancs du gouvernement.

L'échec de la nouvelle union nationaliste (1939-1943)[modifier | modifier le code]

Refusant d'apporter son soutien à l'entrée en guerre, Hertzog quitte le Parti uni avec 37 autres parlementaires neutralistes pour former avec D.F. Malan le « parti national réunifié ».

Mais contesté pour des positions estimées trop modérées concernant les relations avec les anglophones, Hertzog ne tarde pas à être mis de nouveau en minorité, réussissant cette fois à se fâcher à la fois avec les ultra-Afrikaners mais aussi avec ceux qui veulent combattre Hitler. Il se retire du parti en 1940. Vingt cinq de ses anciens partisans qui l'avaient suivi en 1939 demeurèrent au Parti National alors que 10 autres suivirent son ami fidèle Nicolaas Havenga pour former le Parti afrikaner en 1941.

Isolé politiquement, James Barry Hertzog se retire sur sa ferme de Waterval où il vit reclus et dans une solitude quasi complète. Le 4 avril 1942, son épouse meurt. Sept mois plus tard, il se rend seul à l'hôpital de Pretoria pour subir une intervention chirurgicale. Il y meurt le 22 novembre 1942[9].

Héritage contemporain de James Barry Hertzog[modifier | modifier le code]

Statue de James Barry Hertzog à son emplacement originel (1977-2013) devant le palais présidentiel de Pretoria
Statue de James Barry Hertzog à son nouvel emplacement dans les jardins des Union Buildings
Musée JBM Hertzog situé dans sa maison du 19 Goddard Street à Bloemfontein où il résida de 1895 à 1924
  • Le prix Hertzog
  • Une statue de JBM Hertzog trône à Bloemfontein (Hertzog Square), à proximité du musée Hertzog.
  • Une autre statue est située dans les jardins des Union Buildings de Pretoria depuis 1977. Œuvre de Coert Steynberg, elle a été déplacée en novembre 2013 sur une autre terrasse des jardins, pour laisser place à une statue en bronze de Nelson Mandela (inaugurée le 16 décembre 2013 à l'occasion du centenaire du palais présidentiel)[10].
  • Jusqu'en 1995, l'aéroport de Bloemfontein s'appelait « JBM HERTZOG airport ».

Descendance[modifier | modifier le code]

En 1969, son fils Albert Hertzog, ministre des postes, quittera le parti national pour protester contre la décision de John Vorster d'autoriser la présence de joueurs et de spectateurs Maoris lors de la tournée de l'équipe de Nouvelle-Zélande de rugby à XV en Afrique du Sud en 1970. Il fondera alors le parti national reconstitué (HNP)

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. The 1924 Pact Agreement, SA History
  2. Paul Coquerel, L'Afrique du Sud des Afrikaners, Complexe, 1992, p 106
  3. Historique de Die Stem van Suid Afrika
  4. FX Fauvelle-Aymar, Histoire de l'Afrique du Sud, Seuil, Paris, 2006, p 344 et s.
  5. Paul Coquerel, ibid, p 102 et s.
  6. Paul Coquerel, ibid, p 107 à 110.
  7. Paul Coquerel, ibid, p 127 et s.
  8. Le Monument aux Voortrekkers, cinquante ans plus tard : histoire d’une auto-réconciliation, article de Rehana Vally, Histoire, mémoire, réconciliation en Afrique du Sud, Cahiers d'études africaines, pp 173-174, 2004
  9. Jacob Manenzhe, The politicisation of funerals in South Africa during the 20th century (1900-1994), Faculty of Humanities, Université de Pretoria, janvier 2007, p 18
  10. Zuma: Hertzog statue removed after exhaustive consultation process, Mail and Guardian, 16 décembre 2013

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Lawrence E. Neame, General Hertzog: Prime Minister of the Union of South Africa since 1924, 1930
  • C. M. van den Heever, General Hertzog, 1946, A.P.B. Bookstore, Johannesburg
  • Oswald Pirow, James Barry Munnik Hertzog, Allen & Unwin, Le Cap, 1958,
  • Bernard Lugan, La guerre des Boers, Perrin, France, 1998 (ISBN 2-262-00712-8)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]