Cabinet fantôme

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Dans les pays appliquant le système de Westminster, le cabinet fantôme (anglais : shadow cabinet) comprend les députés les plus importants du principal parti de l'opposition parlementaire, chacun chargé par le chef de l'opposition de surveiller et critiquer un ministre du gouvernement.

Le système du cabinet fantôme permet à l'opposition de surveiller attentivement et questionner chaque domaine de l'action du gouvernement. Les membres du cabinet fantômes deviennent souvent ministres quand leur parti gagne les élections[1].

Les membres du cabinet fantôme sont généralement appelés « ministre fantôme de… » (Shadow Minister for…). Au sein de la Chambre des Lords britannique[1] ou de la Chambre des Représentants de Nouvelle-Zélande, on les appelle « porte-parole » (spokesperson) et, au sein de la Chambre des communes du Canada, « critique ». Ils forment ce qu'on appelle l'avant-banc (frontbench) de leur parti. Ce terme vient du fait qu'ils siègent dans les premiers sièges au sein de la chambre.

Application[modifier | modifier le code]

Dans la plupart des partis, les membres du cabinet fantôme et leurs attributions sont désignés par le chef de l'opposition. À l'inverse, le groupe parlementaire du Parti travailliste australien élit les membres du cabinet fantôme en son sein et le chef de l'opposition répartit ensuite les portefeuilles[2].

Les partis d'opposition qui ne forment pas l'opposition officielle peuvent également former des cabinets fantômes, mais ceux-ci disposent généralement de moins de temps de parole au sein de la chambre. En Irlande, les partis d'opposition et les députés indépendants peuvent former un groupe technique afin de disposer de plus de droits au sein du Dáil Éireann[3].

En dehors des pays appliquant le système de Westminster, certains partis politiques ont adopté des pratiques similaires : c'est le cas des partis du Bundestag qui forment parfois des « équipes d'experts » (allemand : Kompetenzteam ou Spitzenteam) ou des partis français qui forment des contre-gouvernements. Au Japon, le Parti démocrate a formé un « cabinet suivant » en 1999 et le Parti libéral-démocrate un « shadow cabinet » en 2010.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Shadow Cabinet », sur Parliament.uk.
  2. (en) Joel Bateman, « In The Shadows: The Shadow Cabinet in Australia », sur Parliament of Australia: Department of Parliamentary Services (consulté le 22 September 2012)
  3. (en) Harry McGee, « Technical group makes voice heard and gives bigger parties run for their money », sur Irish Times,‎ 11 janvier 2012 (consulté le 18 May 2012)