Bataille de Jemappes

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Bataille de Jemappes
Bataille Jemmapes.jpg
Informations générales
Date 6 novembre 1792
Lieu Jemappes, près de Mons (Belgique actuelle)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de la France République française Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Commandants
Charles François Dumouriez
Jean Becays Ferrand
Louis Philippe d'Orléans
Albert de Saxe-Teschen
Forces en présence
40 000 hommes
100 canons
13 716 hommes
56 canons
Pertes
650 morts
1 300 blessés
305 morts
513 blessés
423 prisonniers
5 canons perdus
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Coordonnées 50° 27′ 21″ N 3° 53′ 19″ E / 50.4559, 3.888650° 27′ 21″ Nord 3° 53′ 19″ Est / 50.4559, 3.8886  

Géolocalisation sur la carte : Hainaut

(Voir situation sur carte : Hainaut)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Jemappes.

Géolocalisation sur la carte : Belgique

(Voir situation sur carte : Belgique)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Jemappes.

La bataille de Jemappes (ou Jemmapes) a eu lieu à Jemappes près de Mons en Belgique entre l'Autriche et la France le 6 novembre 1792.

La bataille[modifier | modifier le code]

Bas-relief de la bataille de Jemappes sur l'arc de triomphe de l'Étoile, par Carlo Marochetti

L'armée révolutionnaire française, constituée de 40 000 volontaires et commandée par Dumouriez remporte la victoire, notamment grâce à son avantage numérique, contre l'armée autrichienne aux Pays-Bas autrichiens sous les ordres du duc Albert de Saxe-Teschen, qui doit évacuer le pays.

La victoire de Jemappes aboutit à la libération ou l'occupation (selon le point de vue) des Pays-Bas autrichiens. Mais ces derniers repasseront sous le contrôle de l'empereur à l'issue de la bataille de Neerwinden (18 mars 1793).

Nommé maréchal de camp par Charles François Dumouriez, le 20 août 1792, le général Ferrand commande l'aile gauche de l'armée. Il contribua au succès de cette bataille par l'intrépidité avec laquelle il emporta à la baïonnette les villages de Carignan (que l'on peut désigner comme la commune actuelle de Quaregnon) et de Jemappes, et par l'habileté qu'il déploya en manœuvrant sur le flanc droit de l'ennemi.

Louis Philippe d'Orléans (1773-1850), duc de Chartres, âgé à l'époque de 19 ans et connu comme le « général Égalité », ainsi que son frère cadet, Antoine d'Orléans (1775-1807), duc de Montpensier, qui venait d'être promu au grade d'adjudant général, y participèrent du côté des révolutionnaires. Se distinguant dans le commandement de son aile droite, Louis-Philippe, futur roi des Français en 1830 sous le nom de Louis-Philippe Ier, devait s'enorgueillir jusqu'à la fin de sa vie d'avoir été l'un des artisans de cette victoire décisive. Mais le spectacle du sang versé et de la tuerie devait aussi lui inspirer une profonde aversion pour la guerre.

En 1795, après le retour des Français et l'annexion de la Rhénanie et des Pays-Bas autrichiens, la bataille donne son nom au département de Jemappes.

La mémoire[modifier | modifier le code]

Le « Coq de Jemappes ».

En 1911, l'un des principaux leaders du Mouvement wallon, le socialiste Jules Destrée, inaugura sur les lieux de cette bataille un obélisque surmonté d'un coq gaulois (coq chantant).

Ce monument, comme l'a montré l'historien Philippe Raxhon[réf. souhaitée], a plusieurs dimensions mémorielles.

Hommage à la victoire française qui était aussi la première victoire de la République consciente d'elle-même (à Valmy, les soldats n'apprirent qu'après la victoire que la royauté avait été abolie à Paris).

Ce monument est également un hommage aux idées de la Révolution que les initiateurs du monument en Wallonie opposaient à l'époque à une Flandre jugée réactionnaire et conservatrice, et considérée comme imposant cette manière de voir à toute la Belgique grâce à sa majorité numérique.

Mais la dimension patriote belge est également présente dans le monument parce que, bien qu'élevé à la gloire des armées françaises, il s'inscrit, a posteriori, dans la fraternité d'armes entre la Belgique et la France à l'occasion de la Première Guerre mondiale et de la Seconde Guerre mondiale.

Depuis son inauguration en 1911, le Coq de Jemappes (orthographié Jemmappes sur le monument), a été l'objet de célébrations particulières du Mouvement wallon de manière intermittente et aussi du mouvement ouvrier (qui par exemple chanta tant L'Internationale que La Marseillaise, dans ses grands rassemblements et ses grandes grèves).

L'affiche du 150e anniversaire de la bataille (en 1942 ?)[Quand ?] est cravatée aux seules couleurs belges et françaises.

Enfin, un odonyme local (Rue du 6-Novembre Page d'aide sur l'homonymie) rappelle cet événement.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arthur Chuquet, Jemappes et la conquête de la Belgique (1792-1793), L. Cerf, Paris, 1890
  • Christian de La Jonquière, La Bataille de Jemappes, R. Chapelot, Paris, 1902 (réimpression anastatique Éd. du Miroir, Mons, 1982)
  • Claude Sorgeloos, Jemappes et la première occupation française – 6 novembre 1792-18 mars 1793, Université de Mons-Hainaut, Mons, 1992 (ISBN 9782873250034)

Article connexe[modifier | modifier le code]