Bataille de Montmirail
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La bataille de Montmirail a lieu le 11 février 1814 lors de la Campagne de France et voit la victoire de l'armée française de Napoléon Ier sur les troupes russes du général Osten-Sacken et les Prussiens du général Johann Yorck.
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Contexte [modifier]
Après avoir détruit complètement le corps russe du général Olsouviev à Champaubert, Napoléon choisit de se retourner contre les troupes russo-prussiennes d'Osten-Sacken et de York.
Forces en présence [modifier]
Du côté français [modifier]
Napoléon dispose d'environ 16 000 hommes répartis de la manière suivante :
- 1ère division (6e corps) de Ricard
- 1ère division (Vieille Garde) de Friant
- Division Michel (Vieille Garde) appartenant au corps d'armée de Mortier
- Division de cavalerie Defrance (gardes d'honneur) appartenant au corps d'armée de Mortier
- Cavalerie de la Garde impériale commandée par Nansouty et Laferrière-Lévesque (grenadiers à cheval, dragons, mamelouks et chevau-légers lanciers polonais)
- 36 canons
Les deux divisions de la Jeune Garde commandées par le maréchal Ney ne participeront pas à la bataille.
Du côté allié [modifier]
Pour Osten-Sacken :
- 2e corps d'infanterie
- 6e corps d'infanterie
- 60 canons
Pour York :
- 1er corps de l'armée de Silésie
- 44 canons
Soit environ 30 000 hommes et 104 canons.
La bataille [modifier]
Napoléon arrive à huit heures du matin à Montmirail, précédé par les cavaliers de Nansouty et accompagnés par quelques escadrons de la Garde et par une partie de la division Ricard. Face à la supériorité numérique de l'adversaire, l'Empereur décide d'attendre l'arrivée des troupes encore en arrière avant de débuter l'attaque.
À dix heures, la Vieille Garde et le reste de la division Ricard se présentent à Montmirail. Cependant, vers midi, les Russes attaquent et occupent Marchais. Napoléon envoie Ricard reprendre le village. Ce dernier réussi à s'en emparer mais est repoussé à la suite d'une contre-attaque. Les Français perdent et reprennent le village cinq fois de suite. La Vieille Garde de Friant envoyée à son secours menace d'être submergée par la masse ennemie. Aux alentours de trois heures, des éléments du corps de Mortier arrivent sur le champ de bataille : la division Michel de la Vieille Garde et la cavalerie de Defrance. Suite à ces précieux renforts, Napoléon ordonne l'attaque générale : la Vieille Garde s'élancent sur les Russes qui sont enfoncés : la cavalerie de la Garde qui suit poursuit les fuyards, les dragons de Letort tombent sur les carrés russes qui sont taillés en pièces. L'Empereur en profite pour donner l'ordre à Bertrand de reprendre Marchais avec les grenadiers de la Vieille Garde. Les deux bataillons d'élite chargent à la baïonnette et reprennent le village. L'artillerie russe est dispersée par la cavalerie.
Cependant, York, qui arrive à Montmirail, ordonne l'offensive pour stopper les Français dans leur progression, mais il subit de lourdes pertes suite à la contre-attaque de Michel appuyée par la cavalerie. À la nuit, les Prussiens se retirent après avoir perdu un millier des leurs.
Conséquences [modifier]
Au lendemain de la bataille de Champaubert, avec la victoire de Montmirail, Napoléon porte un coup très dur à l'armée de Silésie de Blücher, en infligeant une nouvelle humiliation aux Prussiens et aux Russes pourtant deux fois plus nombreux. Les pertes subies ce jour-là par Osten-Sacken et Yorck sont importantes. Le succès français sème la discorde entre les alliés.
Mais les effets de la victoire de Montmirail demeurent cependant limités par l'inaction de MacDonald et ne portent pas un coup décisif à Blücher.
Aujourd'hui [modifier]
Un monument en forme de colonne commémorant cette bataille est situé sur le bord de la route de Paris.
Biographie [modifier]
- Jean Tranié et Juan-Carlos Carmigniani, Napoléon 1814 - La campagne de France, Pygmalion/Gérard Watelet, 1989, 315 p. (ISBN 2-85704-301-5)