Bataille de Montmirail

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Bataille de Montmirail
Battle of Montmirail 1814.jpg
Informations générales
Date 11 février 1814
Lieu Montmirail (Marne)
Issue Victoire française
Belligérants
Drapeau de l'Empire français Empire français Drapeau de la Prusse Royaume de Prusse
Drapeau de l'Empire russe Empire russe
Commandants
Napoléon Ier Johann Yorck
Osten-Sacken
Forces en présence
16 300 hommes
36 canons
32 000 hommes
104 canons
Pertes
2 000 morts ou blessés 4 500 morts, blessés ou prisonniers
30 canons
6 drapeaux
Sixième Coalition
Batailles
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· Mormant · Montereau · Bar-sur-Aube · Craonne · Laon · Reims · Arcis-sur-Aube · Fère-Champenoise · Meaux · Claye · Villeparisis · Paris
Front italien : Trieste · Mincio
Coordonnées 48° 53′ 45″ N 3° 28′ 50″ E / 48.8958, 3.4806648° 53′ 45″ Nord 3° 28′ 50″ Est / 48.8958, 3.48066  

Géolocalisation sur la carte : Marne

(Voir situation sur carte : Marne)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Montmirail.

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
 Différences entre dessin et blasonnement : Bataille de Montmirail.

La bataille de Montmirail a lieu le 11 février 1814 lors de la Campagne de France et voit la victoire de l'armée française de Napoléon Ier sur les troupes russes du général Osten-Sacken et les Prussiens du général Johann Yorck.

Contexte[modifier | modifier le code]

Après avoir détruit complètement le corps russe du général Olsoufiev à Champaubert, Napoléon choisit de se retourner contre les troupes russo-prussiennes d'Osten-Sacken et de York.

Forces en présence[modifier | modifier le code]

Du côté français[modifier | modifier le code]

Napoléon dispose d'environ 16 000 hommes répartis de la manière suivante :

Les deux divisions de la Jeune Garde commandées par le maréchal Ney ne participeront pas à la bataille.

Du côté allié[modifier | modifier le code]

Pour Osten-Sacken :

  • 2e corps d'infanterie
  • 6e corps d'infanterie
  • 60 canons

Pour York :

  • 1er corps de l'armée de Silésie
  • 44 canons

Soit environ 30 000 hommes et 104 canons.

La bataille[modifier | modifier le code]

La cavalerie de la Garde se jette sur les carrés russes (peinture de Wojciech Kossak).

Napoléon arrive à huit heures du matin à Montmirail, précédé par les cavaliers de Nansouty et accompagnés par quelques escadrons de la Garde et par une partie de la division Ricard. Face à la supériorité numérique de l'adversaire, l'Empereur décide d'attendre l'arrivée des troupes encore en arrière avant de débuter l'attaque.

À dix heures, la Vieille Garde et le reste de la division Ricard se présentent à Montmirail. Cependant, vers midi, les Russes attaquent et occupent Marchais. Napoléon envoie Ricard reprendre le village. Ce dernier réussi à s'en emparer mais est repoussé à la suite d'une contre-attaque. Les Français perdent et reprennent le village cinq fois de suite. La Vieille Garde de Friant envoyée à son secours menace d'être submergée par la masse ennemie. Aux alentours de trois heures, des éléments du corps de Mortier arrivent sur le champ de bataille : la division Michel de la Vieille Garde et la cavalerie de Defrance. Suite à ces précieux renforts, Napoléon ordonne l'attaque générale : la Vieille Garde s'élancent sur les Russes qui sont enfoncés : la cavalerie de la Garde qui suit poursuit les fuyards, les dragons de Letort tombent sur les carrés russes qui sont taillés en pièces. L'Empereur en profite pour donner l'ordre à Bertrand de reprendre Marchais avec les grenadiers de la Vieille Garde. Les deux bataillons d'élite chargent à la baïonnette et reprennent le village. L'artillerie russe est dispersée par la cavalerie.

Cependant, York, qui arrive à Montmirail, ordonne l'offensive pour stopper les Français dans leur progression, mais il subit de lourdes pertes suite à la contre-attaque de Michel appuyée par la cavalerie. À la nuit, les Prussiens se retirent après avoir perdu un millier des leurs.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Vue de la colonne.

Au lendemain de la bataille de Champaubert, avec la victoire de Montmirail, Napoléon porte un coup très dur à l'armée de Silésie de Blücher, en infligeant une nouvelle humiliation aux Prussiens et aux Russes pourtant deux fois plus nombreux. Les pertes subies ce jour-là par Osten-Sacken et Yorck sont importantes. Le succès français sème la discorde entre les alliés.

Mais les effets de la victoire de Montmirail demeurent cependant limités par l'inaction de MacDonald et ne portent pas un coup décisif à Blücher.

Aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Un monument en forme de colonne commémorant cette bataille est situé sur le bord de la route de Paris. Une table d'orientation dans Marchais-en-Brie, une commémoration pour le bicentenaire de la bataille à eu lieu.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Tranié et Juan-Carlos Carmigniani, Napoléon 1814 - La campagne de France, Pygmalion/Gérard Watelet,‎ 1989, 315 p. (ISBN 2-85704-301-5)

Lien externe[modifier | modifier le code]