Jemappes

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Jemappes
L’ancien hôtel de ville
L’ancien hôtel de ville
Blason de Jemappes
Héraldique
Drapeau de Jemappes
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Commune Mons
Code postal 7012
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Jemappien(ne)
Population 10 220 hab. (31/12/2009)
Densité 1 521 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 26′ N 3° 53′ E / 50.433, 3.883 ()50° 26′ Nord 3° 53′ Est / 50.433, 3.883 ()  
Superficie 672 ha = 6,72 km2
Localisation

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Jemappes

Jemappes (prononcé /ʒɘmap(ɘ)/) est une section de la ville belge de Mons située dans la province de Hainaut en Région wallonne.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Au cours du XIe siècle et du XIIe siècle, Jemappes est attestée sous les formes Gamappium (lors d'un premier archivage en 1065), Gamapium (1122) ou Gamapia (1150).

Jemappes tirerait son nom de la situation spéciale qu’il occupe sur les rives de la Haine et de la Trouille. C’est en effet, au centre de son territoire, que les deux rivières se rencontrent. Dès le VIIe siècle, le village est mentionné sous des graphies diverses, mais ayant toutes une origine identique. On transcrit également : Gemapna, Jemappes, etc., ("Gemapia" signifierait confluent, ce nom s'explique par sa situation au confluent de la Haine et de la Trouille)

On identifie deux racines indo-européennes : l'élément indo-européen gam qui a été rapproché du grec gamein (marier) par Dittmaier[1]et apia, apa qui signifient 'eau' et qui serait un équivalent du latin aqua 'eau', dans une langue qui ne serait ni celtique, ni germanique propre au Nord-Ouest de l'Europe, considéré comme « vieil européen » (cf. Bloc du nord-ouest) et qui a donné les terminaisons -ape, -appe, -eppe, -affe voire -ache de l'Allemagne à la Belgique jusqu'en Normandie[2]. L’union des deux radicaux peut donc marquer « la double eau », « les deux eaux ».

Dialectalement cette forme est wallonne (avec Jemeppe), les équivalents picards et normands sont Gamaches, Gamaches-en-Vexin et Guémappe, néerlandais Gempe[3].

L'instabilité constante de la graphie : Jemmape, Jemappe, Jemmappes, Jemmappe, Jemapes, etc. explique la forme française qui conserve un m géminé, d'où la prononciation [ʒemap] avec é.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville be Jemappes.svg
Le scel échevinal de Jemappes, qui fut en usage du XVIIe au XVIIIe siècle, était un blason d'or à l'aigle bicéphale éployée de sable chargée en cœur d'un écusson écartelé; aux 1e et 4e : d'or au lion de sable, armé et lampassé de gueules ; aux 2e et 3e : d'or au lion de gueules armé et lampassé d'azur[4].
C'est ce sceau qui sera accordé comme blason communal par l'Arrêté royal en 1920.
Blasonnement : D'or à l'aigle éployée de sable chargé en abyme d'un écusson d'or à quatre lions posés 2 et 2, le premier et le quatrième de sable, le deuxième et le troisième de gueules[5].
  • Délibération communale : 9 mars 1914
  • Arrêté royal : 22 mars 1920
ArmoiriesJemappes1114.png
La carte du Hainaut élaborée en 1114 attribuait à Jemappes de nouvelles armoiries. Il s'agissait d'un coupé ayant en chef un gironné d'or et de gueules de dix pièces et en pointe, l'azur plain[6].


Histoire[modifier | modifier le code]

Situation des Nerviens au Ier siècle avant JC.

40 siècles auparavant, à "Gamapia", il existait des carrières de silex au "Campiau", au "Mont Genestroit" et à "la Morette", c'est là qu'ont été retrouvés quelques outils en silex taillé de l'époque préhistorique tels que des haches, des pointes de fer et des grattoirs. Durant l'Antiquité, les romains conquirent le territoire que les Nerviens de "Gamapium" avaient transformées, c'était la plus puissante des cinq tribus qui se partageaient la Belgique ancienne et elle vivait dans les parages de la Haine et de la Trouille avant de devenir un territoire de L'Empire romain jusqu'en 476 ap. J.-C.. La Pax Romana, laissera d'ailleurs, des fragments de céramique sigillée[7], des jattes à rebords, des cruches, une amphore, des médailles de bronze et des pièces de monnaies à l’effigie de l’empereur Commode[8] attestant ainsi l'existence d'habitations aux IIe siècle.

Au Moyen Âge, Jemappes formait une seigneurie attribuée au comte de Hainaut à titre d'abbé séculier et haut avoué du chapitre de Sainte-Waudru en remerciement du soutien de Régnier 1er de Hainaut lors des menaces d'invasion au IXe siècle[9]. C'est ensuite qu'il obtint rapidement un droit de propriété élevant Jemappes au rang de seigneurie dont l'autorité était exercée par un petit seigneur (un maïeur). En 1279, les archives stipulent que les 46 courtils qui y sont établis doivent fournir un demi-mouton au comte à la mi-mai de chaque année. Jemappes comptait environ 250 habitants et formait alors une mairie héréditaire qui appartint aux familles de la Motte, de Beaurieu, de Vertaing, de Griffon, de Masnuy, etc.

Progressivement, les Comtes du Hainaut appauvris durent vendre leurs terres, Jemappes fût retranché en fiefs et en domaines: Dormon, de la Motte, Bagenrieux et Le Louchier (ces deux derniers de Jéricho)[10]. La charte de franchises et libertés de Jemappes date du 16 avril 1328.

XIIIe siècle - exploitation agricole[modifier | modifier le code]

C'est sur 800 ha que s'étendait le village de Jemappes, voisin immédiat de Mons formant une sorte de défense car constitué de marais provoqués par les débordements constants des rivières dont les eaux se déversaient dans les terrains. Les marécages étaient un élément stratégique de défense et s'étendaient du Fonds des Reines jusqu'à Ghlin. En 1379, Albert de Bavière fît réviser la navigation fluviale sur la Haine et la Trouille en faisant exécuter les premiers travaux près des rives en vue d’assécher les marais qui provoquaient des inondations dévastatrices est qui étaient la préoccupation constante des autorités. Les hauteurs boisées se prolongaient vers la forêt d'Eugies, le bois de Colfontaine et le bois de Flénu abritant une faune abondante, on pouvait y chasser des loups[11]

Le début des charbonnages[modifier | modifier le code]

En Europe, la houille est utilisée depuis le XIe siècle comme combustible pour le chauffage. À la fin du XIIe siècle, l'exploitation de la houille sous la ville débute et apparaissent déjà des concessions de droit de charbonnage, des vieux document parlent de "fosses de mort" exclusivement sous l'autorité du Comte de Hainaut qui en prélève une redevance. Après avoir décelé la présence de minerai, un seigneur accorde aux charbonniers le droit d'extraire la houille sous son terrain, des puits sont creusés jusqu'à 150 m de profondeur et surmontés de leviers manuels.

Sauf pour les galeries exhaures, on évacue par baquets et ensuite avec des pompes l'eau infiltrée dans la mine mais cela représente un réel danger. C'est vers le XVIe que certaines exploitations réussissent à moderniser les installations d'évacuation d'eau. Les petites mines de houilles se multiplient alors dans la région, les fosses "Griffon", "Moulin à vent", "Jean Monnecoy" et de "Mourette". Ensuite, les fosses "Horbette", "Damien", "Gillet", "Grande Pucelette", "Petite Pucelette", "Veine à Manches", à "Cayaux", "Veine du Renard", "Dure Veine", "Grand Buisson", "Hostenne" et la dernière créée en 1774 la "Belle et Bonne" (dont la concession date du 30 juin 1830)[12]. Les exploitations plus grandes se forment aussi "La Grande Auflette", la "Sorcière", "Rattend-tout", le "Grand Moulin", la "Veine à Forge" et "Les Rouges Veines". En 1866, Flénu est un hameau industriel de Jemappes, mécontents de la fiscalité Jemappienne, les dirigeants des houillères introduisent une demande de séparation.

1691 - La guerre de Neuf Ans[modifier | modifier le code]

Lors de la Guerre de la Ligue d'Augsbourg en 1691, les français occupent toutes les avenues qui aboutissent à Mons. C'est au matin du 16 mars qu'arrivent à Jemappes les premiers chariots transportant les munitions d’artillerie, le lendemain, pour faciliter leurs communications entre Mons et Nimy, les français détournent la Trouille pour empêcher les assiégés de provoquer des inondations protectrices[8].

1792 - La bataille de Jemappes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Jemappes.

La bataille de Jemappes du 6 novembre 1792 fut gagnée par les armées de la France révolutionnaire aux ordres du général Charles François du Périer dit Dumouriez contre celles des Autrichiens commandées par le duc autrichien de Saxe-Teschen et des généraux belges Clerfayt et Baulieu : les portes des provinces belgiques sont ouvertes à la Révolution. Celles-ci repasseront sous contrôle impérial après la bataille de Neerwinden (1793).

Cette bataille ne fit que 6 000 morts (2 000 français et 4 000 Autrichiens)[13], Elle se déroula le long de la vallée de la Haine depuis Elouges, Boussu, Hornu, Quaregnon, Jemappes, Cuesmes et Ciply.

En 1795, après le retour des Français et l'annexion de la Rhénanie et des Pays-Bas autrichiens, la bataille donne son nom au département de Jemappes formé approximativement de l’ancien Hainaut, ayant pour chef-lieu Mons et pour sous-préfectures Tournai et Charleroi.

À Jemappes, avant la première guerre, on voyait au chemin des Mal-Peignés (près du cimetière du Campiau-Flénu) une levée de terre autrichienne, une Redoute de 2 mètres de haut, vestige de la bataille. Depuis les transformation de la butte du Campiau, les vestiges ont été balayés, certaines fosses boraine auraient d'ailleurs pu servir de sépultures aux soldats tués lors du conflit, il s'agit des fosses du Turlupu situées face au cimetière de Flénu et du 20 des produits près de la rue de la fonderie à Quaregnon.

La ferme du Moulin[modifier | modifier le code]

Ferme de la marmite (Avenue Wilson)

Aujourd'hui disparu, le site était jadis à cheval sur Cuesmes et Jemappes délimité par la Trouille. La rive gauche était située sur Cuesmes et la rive droite sur Jemappes. Il s'agit du site de la Ferme du Moulin (ou de la Marmite) avec l'ancienne écluse de la Trouille dite aussi "barrage de la Trouille". Avant le détournement de la Trouille, au début du XXe siècle, l'affluent de la Haine passait par une arche visible sur la gravure de la bataille de Jemappes ci-contre.

1830 - Dans la Belgique indépendante[modifier | modifier le code]

Depuis la proclamation de l’Indépendance de la Belgique en 1830, Jemappes a connu quatorze bourgmestres :

  • 1830 : A. Beumier
  • 1855 : A. Cardinal
  • 1857 : A. Beumier
  • 1869 : A. Delaunois
  • 1884 : E. Scokaert
  • 1904 : E. Descamps
  • de 1908 à 1911 et en 1921 : G.Debersé
  • 1921 : Arthur Durant
  • 1924 : Léon Flament
  • 1926 : Fernand Pamart
  • 1939 : Félix Réghem
  • 1940 : J. Brasseur
  • 1945 : Félix Réghem
  • 1953 : Louis Lévêque
  • de 1959 à 1976 : Henri Deruelles, le mayorat de ce dernier a pris fin suite à la fusion des communes, depuis, Jemappes est intégrée à l’entité montoise

Le 25 octobre 1836 à 10h00 du matin, une émeute éclate sur la place de Jemappes à cause du règlement des houillères (faisant un mort). En avril 1948, une grève de deux semaines est déclenchée par les mineurs de Belle-et-Bonne, des Produits et du Haut-Flénu contre la réduction des salaires, l'interdiction des cabarets et la suppression des livrets et se termine le 17 avril.

En 1857, Jemappes fut le théâtre d'émeutes particulièrement violentes suite au vote de la « loi des couvents » par une chambre majoritairement catholique. Les opposants à la loi manifestaient alors violemment dans tout le pays (Bruxelles, Anvers, Gand, Liège), mais c'est à Jemappes que l'incident le plus grave eut lieu : les manifestants saccagèrent puis mirent le feu au couvent de frères de la doctrine chrétienne et les religieux durent s'enfuir pour échapper à la colère populaire.

Fin du XIXe siècle, les Jemappiens sont montés vers Mons avec des fourches pour protester contre le statut de l'ouvrier. Ils ont été reçus par la garde civique montoise à la hauteur du Pont-Canal, à proximité de l'actuel rond-point des Grands-Près. Fourches contre fusils, l'on comprend aisément qui a gagné... Cette émeute fratricide a donné son origine à la haine ancestrale des Jemappiens envers les Montois, estompée de nos jours avec les jeunes générations. Elle a souvent été matérialisée par des inscriptions brancardées dans le village telles que « Nuts à Mons ! » (surtout lorsqu'on a parlé de la fusion des communes) ou le célèbre « Vive d'Jumap', à-bas les Montois! » dont une chanson a été écrite et qui est encore chantée dans les milieux ou familles de Jemappiens purs et durs, encore une fois, rarement âgés de moins de 50 ans...

1869 - Les laminoirs de Jemappes[modifier | modifier le code]

1944 - La libération de Jemappes[modifier | modifier le code]

C'est le matin du 2 septembre 1944 que des pilotes alliés prennent en enfilade un convoi allemand entre l'institut St-Ferdinand et l'entrée de Quaregnon, l'avenue est couverte de débris d'engins militaire et de chevaux morts. A 17h30, alors que des camions sont incendiés, le front de l'indépendance s'engage dans un combat contre les allemands, causant 22 morts et 6 prisonniers. Vingt minutes plus tard une escouade se met en route pour rassembler les effectifs.

À 18h00, La "TF Lovelady" de la formation militaire "Combat Command B" (CCB), arrive de Flénu au coq de Jemappes pour faire feu sur les ambulances et le poste de secours allemands. En descendant sur la chaussée Mons-Valencienne, ils tombent sur un convoi allemand en provenance de Quaregnon. La colonne allemande est anéantie, des corps des soldats et des chevaux gisent près d'un immense brasier. La TF se dirige ensuite vers la place de Jéricho pour ensuite franchir le pont du canal de Mons à Condé pour se rendre à Ghlin.

Avec ce qu'il leurs reste d'armes, les membres de la résistance interviennent à nouveau et font 27 prisonniers dont un major et 14 officiers, quelques allemands ripostent et se lancent à l'assaut et incendient la villa du Dr Martin. Des patrouilles arrivent finalement à chasser l’ennemi qui se tient à présent à l'ouest de la localité, d'autres troupes ennemies contourneront la ville pour éviter les troupes alliées. En début de soirée, la gare de Jemappes est prise d'assaut par les alliés qui délogent quelques Allemands. Cette nuit-là, les résistants ouvriront le feu sur les SS de la Luftwaffe au Château Frère.

Bilan du 2 septembre 1944

  • Exécution sommaire : 2 hommes exécutés
  • Rue Croisette et rue Danau : 6 hommes tués
  • Avenue Foch, Château Frère et villa du Dr Martin : 5 hommes, une femme et deux frères tués

Les Tueries de Jemappes[modifier | modifier le code]

Dans la matinée du 3 septembre 1944, des forcenés se livrèrent au pillage et au massacre de plus de soixante personnes. Des documents militaires retrouvés sur les lieux des massacres démontrent que les auteurs des crimes appartenaient au Fallschirmjäger à la 17. Luftwaffen-Feld-Division ainsi qu'à la Stabskompanie du Wolga-Tartaren Bataillion dépendant de la Kustenschutz

Bilan du 3 septembre 1944

  • Avenue Demerbe : 16 hommes fusillés en représailles
  • Parc communal : 12 hommes fusillés en représailles

1961 fermeture des charbonnages[modifier | modifier le code]

Fermeture définitive des dernières mines, les mines qui étaient exploitées avec concessions sont celles d'Ostennes (1820), Auflette (1812), Produits (1813), Horiau (1811), Bonnet Roi (1812) et Grand Buisson (1811)[14].

En 1971, Flénu fusionne avec Jemappes, le 18 février, lors de la première fusion des communes, Flénu revient dans le giron de Jemappes et forme à nouveau la ville de Jemappes, conservant les armes octroyées par A.R. du 22 mars 1920.

En 1977, l'entièreté de la commune de Jemappes fusionne avec 18 autres communes pour former le « Grand Mons ». Actuellement, Jemappes fait partie intégrante de la ville de Mons.

Curiosités[modifier | modifier le code]

Le coq[modifier | modifier le code]

Le coq de Jemappes en 2008

Un monument dressé sur la butte du Campiau sur l'initiative du socialiste Jules Destrée, le "Coq de Jemappes", commémore la victoire française de la bataille de Jemmappes. Il s'agit d'un obélisque en pierre bleue d'Ecaussines, surmonté de la statue métallique d'un coq gaulois de plus de deux mètres créé par le sculpteur Jean Gaspar. Une inscription sur le socle mentionne « Jemappes 1792 » l'ensemble d'une hauteur de plusieurs mètres a été conçu par l'architecte Eugène Bodson, de Saint-Ghislain et sa construction fût réalisée par l'entreprise FAC (Fernand Abel Carmon) à Frameries. Le monument fut inauguré une première fois le 24 septembre 1911, lors du congrès montois de l'association Les Amitiés françaises. Le coq, tourné vers l'Est, nargue les peuplades germaniques qui ont perdu la bataille et qui s'en empareront en août 1914 lors de la Première Guerre mondiale. Il sera reconstruit en 1922, sculpté par Charles Samuel et sera remis en état pour la seconde inauguration du 21 mai par les mêmes bâtisseurs et chaque année le 6 novembre, une commémoration a lieu sur le site[15]. N.B.: Le coq est un coq français car il a les deux pieds au sol. Le coq wallon a toujours une patte levée.

Un canon de la bataille de Jemappes se trouve au pied de l'édifice, vestige de l'affrontement entre l'Autriche et la France. Il fut découvert par Arsène Bruniau en 1934 à Wasmes et enterré à proximité. En 1955, il fut à nouveau exhumé et vendu à l'administration communale de Jemappes[16] et placé sur la façade de l’hôtel de ville, c'est sur l'initiative de la ville de Mons qu'il est désormais installé sur le site du coq.

La Cité du Coq[modifier | modifier le code]

C'est après la 1re Guerre mondiale que sont construites à l'entour du site les premières cités ouvrière, appelées "baraquements" ou "pavillons", car construite sur des socles en maçonnerie et revêtues d'une toiture en tuile. Après la Seconde Guerre mondiale, la société de logements "Le Foyer Jemappiens" construit sur des terrains ayant appartenu en majeure partie aux charbonnages, les premières habitations de la « cité du Coq ». Celles-ci sont de deux types : des maisons unifamiliales, conçues pour des familles nombreuses ou plus restreintes et des appartements au sein des blocs de 3 ou 4 étages. Les constructions les plus récentes sont les tours à 12 niveaux, les Résidences Elsa Triolet et Flora Tristan construites en 1977 et rénovées en 1997.

Les monuments[modifier | modifier le code]

Le nouveau buste en résine du roi Albert Ier à Jemappes

Le buste du roi Albert Ier Casqué, situé le long de l'Avenue qui porte son nom.

C'est sur initiative de l'association nationale "Les Vétérans du Roi Albert" qu'il a été permis de construire ce monument, suite à une tombola nationale afin de récolter les fonds nécessaires à sa construction. C'est au sculpteur montois Gustave Jacob que s'est adressée l'association, lui qui était déjà à l'origine du buste du souverain se trouvant dans la Pelouse d'Honneur du cimetière de Mons. La commune a cédé une partie de son territoire pour installer ce projet, sur l'avenue du Roi Albert, au lieu-dit "La Cloque au Feu", où un petit square a été aménagé.

Le socle du buste n'est autre qu'un fragment de roche de Marche-les-Dames, pris sur les lieux où le roi Albert Ier est mort le 17 février 1934. A l'intérieur de celui-ci, une cartouche a été dissimulée, comportant l'acte officiel du monument et la liste des personnes qui ont permis sa construction. En septembre 1950, le prince Baudouin est venu inaugurer le monument érigé en mémoire de son grand-père, en présence du gouverneur de la province de Hainaut, des autorités communales, de la Musique et de la Force Navale

Parce qu'il est en bronze, a été volé dans la nuit du vendredi 18 au samedi 19 mai 2007[17]. Probablement fondu pour rapporter quelques euros en cette période de crise métallurgique, il a fait le bonheur d'un ferrailleur mais l'indignation de toute la population. Le 11 novembre 2008, une reproduction identique en résine a pu être établie sur base du plâtre du buste que possède la ville et a été placée sur l'ancien socle[18].

Le monument des déportés et victimes civiles, situé à l'intersection de l'avenue du Roi Albert, de l'avenue Wilson et de la rue de Cuesmes porte l'inscription suivante: "JEMAPPES À SES ENFANTS - PASSANT SOUVIENS-TOI" il s'agit d'un monument dédié aux victimes des deux guerres qui remplace l'ancien monument qui était dédié aux déportés et victimes civiles de la Première Guerre Mondiale et dont les inscriptions se limitaient à PASSANT SOUVIENS-TOI. L'actuel monument est bordé par deux plaques comémoratives , l'une (a gauche) pour les déportés et victimes civiles des guerres et l'autre (à droite) pour les soldats prisonniers de guerre et politiques et des résistants. L'ancien monument a été détruit par les allemands lors de la seconde guerre mondiale, il s'agissait d'un monument sculpté qui comportait le noms des cinquante-huit victimes[19].

Parmi les nombreuses victimes on pouvait compter le jeune Maurice Delhaye qui a été tué lors des Atrocités allemandes en 1914, sur sa tombe située au cimetière de Jemappes, on peut lire la mention suivante: "Candidat notaire lâchement mis à mort par les barbares de la Germanie le 23 août 1914", il avait 23 ans. Le petit Léon Delalieux, victime de guerre, mort à l'âge de douze ans, Ida Bouillez une jeune de fille de treize ans abattue devant la porte de sa maison et son père Clément Bouillez, fusillé en voulant la transporter chez un médecin.

Le monuments des combattants 1914-1918, situé sur la place des fusillés, au croisement de la rue Clémenceau et de la rue du couvent, il porte les inscriptions suivante "AUX SOLDATS DE JEMAPPES 1914-1918" et les cinquante-deux noms des victimes[20]. Le monument ressemble à une tourelle d'église soutenue par six casques militaires ornés d'une tête de lion. Le parterre qui entourait la sculpture était garni d'arbustes mais devenu aride de nos jours, il est cependant toujours garni de fleurs le 11 novembre de chaque année.

Le parc communal[modifier | modifier le code]

Vue du Parc de Jemappes

À quelques minutes du centre ville en direction de Ghlin, se trouve le parc communal de Jemappes, ensemble arboré de 20 ha, Il comporte en effet deux vastes étangs de pêche, un parcours de santé, un club de tennis, un arboretum comptant des arbres centenaires d’essences multiples et de magnifiques parterres floraux assurent sa réputation auprès des botanistes. Le centre de loisirs est établi sur l'ancien domaine de la famille Guillochin conçu pour le comte du Val de Beaulieu (fin du XVIIIe siècle), dont subsistent des vestiges fort intéressants : le splendide corps de logis "La Roseraie", une demeure à la française construite par l’architecte Dubelle en 1785, la chapelle œcuménique de Style néogothique construite en 1869 et une glacière surmontée d'une gloriette.

C'est la station de pompage de Cuesmes qui alimente les points d'eau où gardons, tanches, carpes, brochets, ablettes, goujons et truites font la joie des pêcheurs.

Le Château Guillochain[modifier | modifier le code]

Le Château Guillochain en 2014

En 1785, Monsieur Fontaine, alors financier de la ville de Mons, fait construire par l’architecte Dubelle sa seconde demeure sur un terrain ayant des points d’eau alimentés par la Haine. Le parc qui l’entoure est élaboré avec l’aide du Comte du Val de Beaulieu et permet d’abriter la famille dès 1787.

En 1919, le Conseil Communal de Jemappes décide d’acheter les ruines du château pour 122 000 francs belge et le bourgmestre de l’époque, Monsieur Debersé, acquiert 6 hectares de prairies. En 1923, le château restauré est donné en location par l’Administration Communale

En 1923, La famille est anoblie par le Guillaume Ier des Pays-Bas, cette famille qui n’a qu’une descendance féminine est succédé par la famille des Comtes de Guillochin, puis à Paternostre Guillochin et en 1914, la propriété appartient alors à Monsieur Legrand.

La construction est incendiée par les allemands lors de la Première Guerre mondiale épargnant une chapelle gothique érigée en 1869 en mémoire de Charle-François Guillochain et un Belvédère sous lequel était établie une glacière où déposer des marchandises périssables, l’hiver, cette cave accueillait en période de gel, des gros blocs de glace issus de l'étang adjacent qui se conservaient grâce à la basse température qu’elle abritait tout au long de l'année.

En 1958, la gestion de ce parc est confiée à une asbl : " Parc communal Jemappes ". Des travaux de rénovation sont entrepris (pont bien connu des photographes de mariage, curage des étangs, renforcement des berges, éclairage, démolition de constructions vétustes, création d'une plaine de jeux pour enfants…).

En 1976, une zone attenante de 6 hectares 30 est aménagée pour y accueillir le futur arboretum et compte alors 20 hectares de superficie actuellement.

Plan d'aménagement de l'arboretum du Parc de Jemappes

En 1991, le Parc devient arboretum[21] comprenant quatre zones distinctes: européenne, méditerranéenne, asiatique et américaine. On y distingue des Chêne de Hongries, des Pterocarya stenoptera, des Chênes Daymio, des Elaeagnus umbellata, des Peupliers de Chine, des Érables à écorce de papier, des Érables de Freeman, des Pterostyrax hispidus, des plaqueminiers du Levant, des Ébénacées, des Séquoias géant, des Cupressinées, des Taxodiums, des Metasequoias et des Frênes rouge de Pennsylvanie. Au total, on y plante 345 essences différentes, totalisant près de 11 000 plants. Un club de pétanque y est aménagé derrière l'ancien château et le Royal Tennis Club de Jemappes qui propose 11 terrains situé au-delà d'un parc de jeux pour enfants.

C’est en 2010, que la dernière restauration organisée par la ville de Mons, permet la réparation de la toiture, de pont en béton et aussi d’aménager une salle de réception à l’étage.

La maison communale[modifier | modifier le code]

La Maison communale de Jemappes date de 1876. L'édifice a subi une restauration en 1920-1922 qui a été exécutée par l’architecte Emile Mahieu. À l’intérieur se trouvent cinq grands tableaux allégoriques (1921-1922), œuvre du peintre Fernand Allard l'Olivier. La dernière restauration date de 2009.

Le salon communal[modifier | modifier le code]

Après la Seconde Guerre mondiale, l’Administration communale envisage de créer un espace permettant d’accueillir les manifestations locales de tous genres. Les salles d’avant guerre avaient été vendues, étaient devenues vétustes ou simplement disparues. C’était le cas pour la Maison du Peuple, le Salon de l’Union, le Cercle Catholique, le cinéma Huart..

L’ancien salon Libéral (à côté de l’école industrielle communale) fut acquis car il était en vente et offrait, par sa situation centrale, sa superficie et sa très large ouverture à front de l’Avenue du Roi Albert, la possibilité de réaliser un complexe répondant aux besoins de l’époque.

Le projet du nouveau salon communal, conçu par les architectes Masquelier et Delferrière, comprenait une salle de bal, une salle de réunion, un local colombophile, un grand café, diverses annexes situées au sous-sol et une salle de spectacles de huit cents places. La construction du complexe, programmée en plusieurs phases fut entamée dès 1952 et l’ouverture du café et de la salle colombophile eut lieu en 1953.

L’ouverture du Salon proprement dit eut lieu en 1957 mais le théâtre ne fut pas terminé par manque de subsides, la phase terminale fut abandonnée après la fusion avec Mons.

Le premier bal organisé par les Gilles Commerçants le 24 décembre 1957 comptait 900 entrées et le second fut organisé pour le nouvel an 1957-58 par la Clique des Écoles communales de Jemappes et comptant alors 1 200 entrées. De grands orchestres à la mode y animèrent les diverses éditions du Plus Grand Bal du Borinage, le Grand Bal du 1er mai et autres manifestations dansantes.

Radio Hainaut y installa son plateau pour y produire l’émission "Arc-en-Ciel", Jacques Brel fut invité pour la fancy-fair en 1958. Au début des années 1960, on y produisait des matchs de catch, la Foire Commerciale en 1974 au Foyer d’Actions Culturelles et Sportives (FACS).

Centre d'Accueil Local pour la Vie Associative[modifier | modifier le code]

Le salon possède toujours deux salles de réception, la Redoute et la Rotonde (construction circulaire à dômes et à colonnes), le salon reste le lieu de prédilection des mouvements associatifs locaux. Devenu aujourd'hui Centre d'Accueil Local pour la Vie Associative, sa rénovation et le complet réaménagement de ses salles ont été entrepris en 2003. Dans le cadre de la rénovation urbaine et de la relance du commerce local, il est appelé à jouer un rôle essentiel et s’inscrit dans les projets d’avenir entrepris par la Ville de Mons par le biais du budget participatif et de la politique des grandes villes.

La gare de Jemappes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gare de Jemappes.

La gare fut construite en 1898, sur la façade on remarque encore au-dessus de la porte à gauche et à droite de l’entrée principale, les deux écussons, deux lions qui tiennent un écusson plus petit qui représente la roue ailée (sigle de la Société nationale des chemins de fer belges) et au-dessous la lampe de mineur.

Détail de la façade de la gare

Sur la droite de la gare, il y avait le bureau du télégraphe avec cette inscription « Télégraphe et Télégraaf » comme la plupart des gares de Belgique, utilisant les deux langues nationales.

La gare de Jemappes était une gare charbonnière, elle entretenait dès 1907, un trafic conséquent lié à l’extraction de la houille au puits 28 (voir Chronologie des charbonnages en Belgique), il existait aussi un faisceau de voies de triages actuellement disparu.

Lors de la Première Guerre mondiale, la gare fut bombardée et il y eut beaucoup de dégâts, en effet la gare de Jemappes se situe entre Bruxelles-Mons et Saint-Ghislain-Lille-France, et en 1944, les lignes principales furent bombardée à nouveau mais cette fois, la gare de Jemappes fut épargnée, c’est la gare de Saint-Ghislain qui fut entièrement détruite.

Au XIXe siècle les wagons étaient tirés par des locomotives à vapeur et consommaient beaucoup de charbon, ensuite vint les locomotives "DIESEL" et actuellement c’est tout le réseau qui est électrifié et la technologie actuelle permet la construction de voie pour le THALYS.

Le 12 novembre 2001, le conseil communal avait voté les travaux de restauration de la gare de Jemappes. Les autorités communales, fortes d'un subside de plus d'1 000 000 €[22], y créent une antenne décentralisée de police, font restaurer la salle d'attente et proposent d'y aménager un centre d'accueil. Le bâtiment neuf est inauguré en 2004.

Signification des rues et places de Jemappes[modifier | modifier le code]

  • Cité Morette: cité charbonnière exploitée par un certain monsieur Mourette,
  • Place de la Citadelle: la Citadelle vient de la déformation du vocable Sainte Adèle.
  • Place de la perche: dite place de l’Happart, lieu de tir à la perche verticale, l’oiseau placé au sommet de la perche s’appelait tout simplement « Appaa ».
  • Place de l'attaque: place où eut lieu une échauffourée entre un détachement autrichien et une escouade franco-belge en 1792.
  • Place Edouard Arcq: ancienne Place Mansart (exploitation agricole "Cinse Mansart"), elle salue un Résistant Jemappien de la Seconde Guerre mondiale, Edouard Arcq.
  • Rue à charrettes: vers la fin du 19e, des charrettes de charbon descendaient cette rue vers le canal de Mons à Condé.
  • Rue croisette: dite rue à "l’Manique", au XVIIIe siècle, il y avait une manufacture de sel et plusieurs chemins s’y croisaient.
  • Rue de la gobeleterie: une ancienne gobeleterie était établie sur la rive droite du canal Mons Condé.
  • Rue de la quewette: en vieux français, la quewette signifiait le bout, donc la rue du bout du village.
  • Rue de l'heaume: anciennement Vieille rue de Valenciennes, c’était une rue où se trouvait "l'Hostellerie de l’Heaume" au XVe siècle
  • Rue des veuves: rue en hommage aux veuves des mineurs.
  • Rue du 6 novembre: date de la Bataille de Jemappes.
  • Rue du Fort Mahon: dans cette rue, Il y avait un four à pain utilisé en coopérative géré par Mr Mahon.
  • Rue du pont Beumier: au début du XXe siècle, Le brasseur Beumier était installé sur la rive droite de la Trouille près d’un pont qui sera détruit en 1918.
  • Rue Louis Levêque: anciennement rue Du Moulin, elle est surnommée rue Pepete.
  • Rue Mac Donald: anciennement "Rue de l’Homme de Fer", "Chemin des Postes" et "Rue de Ghlin" cette rue aura finalement un nom d’enseigne que portait l'une des maisons.
  • Rue Tierne Saint Hubert: le Tierne St Hubert était un petit tertre près de la Grand’Route. Une placette contiguë servait de lieu de palabres.
  • Rue tournante: nom donné à une rue qui tourne assez fort.

Les géants[modifier | modifier le code]

Les géants de Jemappes qui déambulent lors des fêtes à Jemappes, ont été créés pour représenter la population au début du XIXe siècle. Dominique, le « chef de famille » est en costume de mineur et porte l'écharpe de maïeur avec le blason de Jemappes

  • Dominique

Le plus ancien géant d'osier est Dominique. Il est né en 1902 pour donner plus d'éclat au carnaval, À l'époque, le « Dominique » signifiait la paie du mois en raison de l'inscription sur les écus « domine salvum fac regem ». c'est un géant classique supporté par un seul homme, construit d'abord en carton-pâte et ensuite en osier par l'atelier de vannerie de l'Institut des aveugles de Ghlin.

Les géants
  • Dominica

Après un énorme succès, les Jemappiens décident de marier Dominique avec Dominica en 1911 par un authentique contrat de mariage chez un notaire et entre dans la tradition.

  • Dominicus

C'est en 1913 que l'idée d'un nouveau-né germe sur la place communale et est aussi lancée l'idée de le nommer Dominicus.

  • Dominicienne

Le 27 février 2006 sur la Place de Jéricho, en présence de son parrain Elio Di Rupo, Dominicienne, seul géant à ne pas avoir été fait d'osier, voit le jour lors du carnaval des enfants, Dominicus avait besoin d'une petite sœur.

Le Carnaval[modifier | modifier le code]

Avant 1902, le Comité des fêtes et l'administration communale organisaient tous les Lundi Gras, une cavalcade qui prit place ensuite le jour de Pâques. Néanmoins, la société de musique "La Concorde" prit la décision de maintenir le carnaval traditionnel du Lundi Gras.

Dès lors le jour du carnaval des enfants, les géants, les majorettes, la clique et les sociétés de gilles sortent, pour ces derniers, c'est leur première soumonce générale. La dernière a lieu une semaine avant le dimanche des Rameaux. Les gilles Commerçants sortent une troisième fois, entre les deux soumonces officielles, les autres sociétés de gilles et de fantaisies ont des soumonces complémentaires également.

La Cavalcade de Jemappes[modifier | modifier le code]

La Cavalcade de Jemappes est une manifestation folklorique propre à la ville de Jemappes et fondée le 30 mars 1862 par la société Saint-Éloi pour créer un cortège folklorique et religieux dans le but de récolter des fonds pour aider les démunis. C'est en 1880 que l'aspect religieux disparu et laissa place à la cavalcade proprement dite (on l'appelle « cavalcade » car il y avait des centaines de chevaux à l'époque). En 1902, un groupe de quatre cents figurants représenta la guerre des anglais et des Boers, des canons, tirés par des chevaux, lançaient des oranges et quatre ans plus tard, la fête se déroulait alors le lundi de Pâques et un programme imprimé par les établissements dans la localité, avait été mis en vente au profit des pauvres, au prix de dix centimes.

L'extinction des chevaux dans la ville a amené les organisateurs à modifier le défilé et c'est à cette époque que se sont constitués les groupes de gilles et de musique ainsi que l'apparition du géant Dominique. Actuellement, les festivités s'étendent sur trois jours, Le dimanche de Pâques (sortie en travesti), le lundi de la Cavalcade suivie des groupes de gilles et le mardi suivant (jour du brûlage des bosses).

En 2006, Jemappes a fêté la centième édition de la Cavalcade (et non son centenaire) lors d'une manifestation enrichie par des dizaines de groupes en tous genres et des chars élaborés par les Passeurs de Rêves et l'école de promotion sociale, cette manifestation sera coordonnée jusqu'en 2009 par Yves Coumans, le réalisateur de la Zinneke Parade de Bruxelles. Depuis 2010, la Cavalcade est réalisée par la Compagnie Enchantée sous la direction de Julien Vanbreuseghem

Les participants[modifier | modifier le code]

  • Les Géants de Jemappes
  • La clique de Jemappes

Fondée par l’Amicale des Anciens Élèves des Écoles Communales de Jemappes, la Clique effectua sa première sortie officielle le 3 juillet 1949. La jeune société musicale comptant plus de 100 jeunes musiciens se produisait à l'époque dans le Borinage, aux quatre coins de la Belgique et à l'exposition universelle de Bruxelles en 1958. Appelée à se produire en France, elle y recueillit de forts nombreux succès.

  • Les majorettes de Jemappes

En 1968, La Clique de Jemappes est complétée par un groupe de majorettes, une vingtaine de jeunes filles qui ont collaboré à tous les grands événements locaux tels que le jumelage avec Briare, le 200e anniversaire de la Bataille de Jemappes et d'autres manifestations patriotiques.

Concours de beauté créé lors de la 100e Cavalcade, Élection toujours en activité dont la lauréate et ses dauphines sont présentes lors du cortège.

  • La Féerie de Jemappes (anciennement Mini Miss Jemappes en Carnaval)
Les sociétés de fantaisies[modifier | modifier le code]
  • L'asbl Récré-Action
  • Les sorcières de l'Appart
  • Les Amies Réunies
  • Les Joyeux Jemappiens
  • Les Pierrots
Les sociétés de gilles[modifier | modifier le code]

Les sociétés de gilles qui participent ou ont participé à la Cavalcade (plus de 500 gilles) par ordre d'ancienneté:

  • La société royale des gilles de Jemappes (les « Cagniots »)
  • La société royale des gilles commerçants (formé à l'origine par les commerçants de Jemappes exclusivement)
  • Les cadets gilles de Jemappes (à l'origine, les enfants des commerçants)
  • Les Copains
  • Les Bons-Vivants
  • Les Paysans (créé dans les années 2000 et dissout en 2007)
  • Les Marins (créé dans les années 1990)
  • Les Chipies (société de femmes apparue pour la dernière fois en 2006)
  • Les arlequins

Les festivités[modifier | modifier le code]

14h00 Sortie des sociétés de Gilles et Sociétés de Fantaisie en tenues travesties
21h30 cortège nocturne avec feux de Bengale
22h00 Rondeau et feu d'artifices
  • Le lundi de Pâques (Jour du gille et de la cavalcade)[23]
10h00 Rondeau
15h00 Grand cortège carnavalesque
16h00 Départ du cortège des gilles et des sociétés de fantaisie
17h00 Parade finale des chars, fanfares et chevaux
19h00 Parade des gilles
21h30 Cortège nocturne avec feux de Bengale
22h30 Rondeau final des sociétés locales et feu d'artifices de clôture
Logo de Carnavalcade
  • Le mardi, le "raclot" ou "la dernière sortie"
10h00 Sortie des sociétés locales en tenue burlesque, musique et viole de Binche
22h00 Brûlage des bosses par les « Cagniots »
23h00 Brûlage du gille par les cadets
02h00 les gilles Commerçants finissent le carnaval en dansant les « pierrots »

À propos de la Cavalcade[modifier | modifier le code]

  • Après une période sombre, la cavalcade a connu une bienfaitrice renaissance grâce à son 100e anniversaire, facilitant l'impulsion de la ville de Mons et d'une équipe dynamique.
  • C'est le Comité Carnavalcade qui a repris l'organisation des manifestations.
  • Sous l'impulsion de l'UCI, union des commerçants et indépendants de Jemappes, la confrérie des Capitaines et Dames de Place (nouveauté qui reprend en fait une vieille tradition), anime l'après-midi du samedi de Pâques en se déplaçant dans toute la ville en musique et tirant des coups de canon. Il s'agit d'ailleurs du nom de la boisson qu'ils offrent à goûter. Ils sont habillés en tricorne et jaquette ou en cantinières, fidèles aux costumes de la « bataille de Jemmapes ».

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Le pont-canal de Briare

Jemappes est jumelée avec la commune française de Briare, au bord de la Loire (région Centre). Point commun : les deux communes possèdent un « pont-canal ». Le pont-canal de Briare a été inscrit monument historique par arrêté du 12 mai 1976[24]. Le 50e anniversaire de ce jumelage s'est fêté en 2011.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Dès la fin de la première moitié du XIXe siècle, l'enseignement à Jemappes est marqué par l'implantation de deux grandes institutions scolaires libres qui étaient dirigées par les frères des Écoles Chrétiennes et les Sœurs de Notre-Dame de Namur. C'est vers 1921 qu'apparu l’École moyenne de l'état, l'établissement instaurant l'enseignement laïc pour la première fois dans la commune.

  • Institut Notre-Dame : enseignement catholique primaire et maternel
  • Institut Saint-Ferdinand : enseignement catholique secondaire et primaire
  • Athénée royal de Jemappes : enseignement communal
  • École fondamentale Robert André : enseignement communal
  • École Notre-Dame : enseignement catholique maternel
  • École de la Place de la Citadelle : enseignement communal maternel
  • École Henri Pohl  : enseignement communal primaire et maternel
  • IEPSCF Jemappes: enseignement professionnel
  • École Félix Reghem : enseignement maternel

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Naissance à Jemappes[modifier | modifier le code]

Salvatore Adamo dans les années 60
Voir la catégorie : Naissance à Jemappes.

Personnalités liées à Jemappes[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Das Apa-problem, Louvain 1955
  2. François de Beaurepaire, Les Noms des communes et anciennes paroisses de l'Eure, éditions Picard 1981. p. 114-115.
  3. Pour ce genre de convergences toponymiques normanno-picardo-wallonnes, voir aussi Verviers.
  4. Description héraldique de Robert Louis (déposée en 1962)
  5. Lieve Viaene-Awouters et Ernest Warlop, Armoiries communales en Belgique, Communes wallonnes, bruxelloises et germanophones, t. 2 : Communes wallonnes M-Z, Communes bruxelloises, Communes germanophones, Bruxelles, Dexia,‎ 2002, p. 557
  6. PONCELET S.A. H. tome XXXIV, p. 259
  7. Pièces découvertes lors de l'établissement d'un chemin de fer en 1857
  8. a et b Raymond Mahieu (Jemappes - Archéologie - Histoire) Jean Godet - Hainaut, terre de Bataille.
  9. Archives - Ville de Mons
  10. Si Jemappes m"était comté - Arthur Leclercq (p9)
  11. Texte sur Jemappes - Montois-Cayaux 25/02/1965
  12. http://books.google.be/books?id=9msUAAAAQAAJ&pg=PA55&lpg=PA55&dq=charbonnage+la+sorci%C3%A8re&source=bl&ots=9-CikMvkfW&sig=zsu3bb-ymFwcHwwfPtO9LCDzoPI&hl=fr&sa=X&ei=YR3LUJ73POW10QXiwICwCg&ved=0CGgQ6AEwCQ#v=onepage&q=jemmapes&f=false
  13. Si l'Histoire Boraine m'était comtée, Raymond G.W. Mahieu (page 192)
  14. http://books.google.be/books?id=9msUAAAAQAAJ&dq=charbonnage+la+sorci%C3%A8re&hl=fr&source=gbs_navlinks_s
  15. Raymond Mahieu (Jemappes - Archéologie - Histoire) Jean Godet - Hainaut, terre de Bataille
  16. Tiré du livre La Bataille de Jemappes par Raymond G.W. Mahieu
  17. http://www.telemb.be/index.php?iddet=1346&qp=23&lim_un=198
  18. http://www.lavenir.net/article/detail.aspx?articleid=211723
  19. http://www.bel-memorial.org/names_on_memorials/display_names_on_mon.php?MON_ID=1605
  20. http://www.bel-memorial.org/names_on_memorials/display_names_on_mon.php?MON_ID=1610
  21. http://archives.lesoir.be/un-arboretum-a-jemappes-trois-cents-essences-du-monde-e_t-19910927-Z04FXA.html
  22. http://www.dhnet.be/dhjournal/archives_det.phtml?id=70369
  23. Les photos de la cavalcade (plus de mille) sont disponibles sur le site de Jemappes, espace galeries.
  24. « Notice no PA00098723 », base Mérimée, ministère français de la Culture
  25. boxrec.com/media/index.php?title=Human:425208

Liens externes[modifier | modifier le code]

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