Bourse de Londres

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Bourse de Londres
London Stock Exchange
Image illustrative de l’article Bourse de Londres
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Fonction Bourse des valeurs
Pays Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Ville Londres
Coordonnées 51° 30′ 54″ N, 0° 05′ 57″ O
Fondation
Personnes clés David Schwimmer (en) (PDG)
Don Robert (PCA)
Propriétaire London Stock Exchange Group (en)
Devises Livre sterling
Indices FTSE 100 Index
FTSE 250 Index
FTSE 350 Index (en)
FTSE SmallCap Index (en)
FTSE All-Share Index (en)
Capitalisation 27 61 millions GBP (fin 2019)
Site web londonstockexchange.com
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(Voir situation sur carte : Royaume-Uni)
Bourse de Londres
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Bourse de Londres

La Bourse de Londres (en anglais : London Stock Exchange, abrégé en LSE) est un marché boursier situé à Londres, dans la City. Il est l'un des plus grands marchés boursiers de la planète, offrant les titres de plusieurs entreprises américaines et britanniques.

La société de gestion est cotée, faisant même partie de l'indice FTSE 250.

Son siège se trouve entre Newgate Street et Paternoster Square à deux pas de la cathédrale Saint-Paul et de l'actuelle Haute Cour criminelle de Old Bailey. Le dirigeant actuel du LSE est David Schwimmer (en).

Histoire[modifier | modifier le code]

Le London Stock Exchange en 1810.

Créée en 1776 sous sa forme actuelle, elle s'appuie sur des traditions nées lors de la révolution financière britannique, quand John Castaing, travaillant dans des bureaux du Jonathan's Coffee-House, publiait une liste de prix appelé The Course of the Exchange and other things (que l'on peut traduire par « Le cours des échanges et autres choses »).

La London Stock Exchange connaît une expansion dans les années 1840, qui voient l'Angleterre acquérir à elle seule la moitié des 9 500 kilomètres de rail européen en 1845, lors de l'épisode de la « railway mania », auquel contribuent aussi les capitaux échangés sur les places financières du nord de l'Angleterre. Les banques sont également très nombreuses à être cotées en Bourse dans la décennie qui précède ainsi que celles qui suivent. La London Stock Exchange subit cependant la forte concurrence de la place de Paris jusqu'à la Première Guerre mondiale.

La London Stock Exchange est très concurrencée par les marchés régionaux de valeurs mobilières au Royaume-Uni entre 1869 et 1929[1], car ils sont davantage spécialisés sectoriellement : le poids de ces marchés régionaux augmente jusqu’en 1900 environ, notamment grâce à la cotation de compagnies locales de chemins de fer, avant de décliner relativement au marché londonien. En effet, à partir de cette date, de plus en plus d’entreprises décident de ne se faire coter qu’à Londres, alors qu’un quart des sociétés nouvellement introduites en Bourse à la fin du XIXe siècle l’était simultanément à Londres et sur un marché régional[1].

Paternoster Square. La bourse se trouve dans le grand immeuble à la droite de l'image.

La London Stock Exchange a repoussé deux offres d'acquisitions lancée par le NASDAQ entre 2006 et 2007. La deuxième offre ayant un montant de 2,7 milliards de livres. Lors de cette deuxième offre le Nasdaq a acquis une participation de 0,41 %, auxquels s'ajoutent la participation de 28,75 % qu'il détenait avant cette deuxième offre[2],[3]. En septembre, le Nasdaq annonce la vente d'une participation de 28 % de LSE à la bourse de Dubaï, lui permettant de finaliser son offre sur l'opérateur boursier nordique OMX[4],[5].

En 2007, la LSE acquiert la bourse d'Italie basée à Milan pour 1,5 milliard d'euros pour créer le London Stock Exchange Group (LSEG)[6].

En décembre 2009, LSE Group lance une offre pour acquérir une participation de 60 % dans Turquoise avant de fusionner ce dernier avec sa filiale Baikal[7]. Dans le même temps, LSE annonce vendre à la suite de cette acquisition 9 % de celle-ci à d'autres investisseurs[8].

Le 9 février 2011, LSEG annonce sa fusion avec son homologue canadienne le Toronto Stock Exchange, en étant respectivement valorisé à 3,25 milliards de dollars et 2,99 milliards de dollars, créant un nouvel ensemble détenu à 55 % par les actionnaires du LSEG et à 45 % par ceux du TSX[9]. La fusion échoue finalement en juin 2011, Toronto Stock Exchange préférant être acquis avec un groupe d'investisseur canadien sous le nom de Maple Group[10].

En juin 2014, LSEG annonce l'acquisition de Russell Investments, une entreprise de services financiers gérant également un important fonds d'investissement, pour 2,7 milliards de dollars[11]. En juillet 2014, Qatar Holding annonce la vente d'un tiers des 15 % des parts qu'il détient dans LSE pour 260 millions de livres[12].

En février 2016, le LSEG et Deutsche Börse annoncent leur intention de fusionner[13]. En janvier 2017, LSE annonce la vente pour 510 millions d'euros de la chambre de compensation française, LCH, à Euronext dans le cadre de sa fusion avec Deutsche Borse[14]. En février 2017, LSE annonce revenir sur sa fusion avec Deutsche Börse, en refusant les ventes d'actifs en Italie demandées par la Commission européenne pour préserver la concurrence[15]. Suite à cela, les autorités de la concurrence de la Commission européenne s'opposent à la fusion[16].

En mai 2017, LSE annonce l'acquisition de Yield Book, filiale de Citigroup, pour 685 millions de dollars[17].

En juillet 2019, LSE est en négociation pour lancer une offre d'acquisition sur Refinitiv, pour 27 milliards de dollars, en plus d'une reprise de dette, détenue alors à 55 % par Blackstone et à 45 % par Thomson Reuters. Refinitiv est issue de la vente partielle d'activités d'information financière de Thomson Reuters à Blackstone en 2018[18].

Le 13 septembre 2019, le conseil d'administration du LSE Group rejette une offre de rachat émise par Hong Kong Exchanges and Clearings (Bourse de Hong Kong), formulée à 31,6 milliards de livres, rachat de dette compris. Le 8 octobre, après quelques jours de rumeurs de marché misant sur une revalorisation de l'offre, Hong Kong Exchanges and Clearings annonce finalement renoncer à son projet de rachat, initialement motivé par la nécessité de grossir d'une part, mais aussi de viser le LSE avant qu'il ne soit trop gros à absorber en cas de rachat de Refinitiv.

En septembre 2020, suite à l'acquisition de Refinitiv pour 27 milliard de dollars par London Stock Exchange Group, ce dernier souhaite vendre Borsa Italiana pour satisfaire les autorités de la concurrence. Deutsche Börse, SIX Group et Euronext se positionne pour acquérir la bourse italienne[19],[20], mais Euronext est choisi comme futur acquéreur pour 4,3 milliards d'euros[21].

Principaux actionnaires du LSE[modifier | modifier le code]

Au 31 décembre 2019[22]:

Qatar Holding 10,2%
Qatar Investment Authority 10,0%
Lindsell Train 6,89%
Capital Research & Management 6,38%
Horizon Kinetics Asset Management 5,93%
Kinetics Asset Management 4,60%
BlackRock Investment Management 4,57%
Invesco Asset Management 4,19%
Fidelity Management & Research 2,80%
The Vanguard Group 2,53%

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b "Le 17e Congrès mondial d’histoire économique", par Jérémy Ducros, doctorant à l’EHESS et à l’École d’Économie de Paris [1]
  2. Nasdaq fails in takeover bid for London Stock Exchange - Business - International Herald Tribune, The New York Times, 11 février 2007
  3. LSE rejects £2.7bn Nasdaq offer, BBC News, 20 novembre 2006
  4. Les Emirats investissent dans le London Stock Exchang, Le Monde, 20 septembre 2007
  5. Nasdaq sells LSE stake to Borse Dubai, Jonathan Sibun, The Telegraph, 20 septembre 2007
  6. London Stock Exchange buys Borsa, David Willey, BBC News, 23 juin 2007
  7. LSE buys Turquoise share trading platform, Jeremy Grant, Financial Times, 21 décembre 2009
  8. London Stock Exchange takes rival Turquoise off bankers' hands, Jill Treanor, The Guardian, 21 décembre 2009
  9. TSX, London Stock Exchange to merge, CBC News, 9 février 2011
  10. TSX, LSE takeover falls apart, CBC News, 29 juin 2011
  11. UK's LSE shares surge on historic $2.7 billion U.S. index deal, Freya Berry et Kirstin Ridley, Reuters, 26 juin 2014
  12. Qatar cuts stake in London Stock Exchange by a third, Freya Berry et Clare Hutchison, Reuters, 10 juillet 2014
  13. (de) Fredrik von Erichsen, « Deutsche Börse und LSE planen Fusion » [« Deutsche Börse et LSE prévoient une fusion »], Die Zeit,‎ (lire en ligne, consulté le 23 février 2016)
  14. Le LSE accepte de vendre LCH SA à Euronext pour 510 millions d'euros, Le Figaro, 3 janvier 2016
  15. LSE scuppers Deutsche Boerse merger hopes by rejecting EU demand, John O'Donnell, Pamela Barbaglia et Andreas Kröner, Reuters, 28 février 2017
  16. EU vetos Deutsche Boerse-London Stock Exchange merger deal, Foo Yun Chee, Reuters, 29 mars 2017
  17. LSE to buy Citi's bond data and indexes business for $685 million, Noor Zainab Hussain, Reuters, 31 mai 2017
  18. Noor Zainab Hussain et Simon Jessop, « LSE shares hit record high as investors cheer $27 billion Refinitiv bid », sur Reuters,
  19. « Deutsche Börse lance une offre concurrente d'Euronext sur la Bourse italienne », sur Les Echos,
  20. Elvira Pollina, Pamela Barbaglia et Francesca Landini, « Swiss exchange Six makes highest bid in Italy's Borsa battle: sources », sur Reuters,
  21. Maya Nikolaeva et Rachel Armstrong, « LSE agrees to sell Borsa Italiana to Euronext for $5 billion », sur Reuters,
  22. Zone Bourse, « LSE : actionnaires », sur www.zonebourse.com (consulté le 1er janvier 2020)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]