DuPont

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logo de DuPont

Création 1802
Fondateurs Éleuthère Irénée du Pont de Nemours
Personnages clés Charles O. Holliday Jr., président du conseil d’administration (depuis 1999)
Ellen J. Kullman, directeur général (depuis 2009)
Gary M. Pfeiffer, CFO
Richard R. Goodmanson, Exec. VP & COO
Thomas M. Connelly, CTO
Phuong Tram, CIO
Forme juridique Société anonyme (NYSE : DD)
Action New York Stock Exchange (DD)Voir et modifier les données sur Wikidata
Slogan The miracles of science
Siège social Wilmington (Delaware)
Drapeau des États-Unis États-Unis
Activité Chimie - Plastiques - Adhésifs
Anciennement : Textile
Produits Néoprène, Nylon, Lucite, Téflon, Mylar, Kevlar, Lycra, Corian et Tyvek
Filiales Danisco, Pioneer Hi-Bred, DuPont Canada (d), DuPont Deutschland (d), DuPont Australia (d), DuPont Brazil (d), DuPont Japan (d), DuPont Italy (d), DuPont Denmark (d), DuPont Netherlands (d), DuPont Brazil (d), DuPont Finland (d), DuPont Hong Kong (d) et DuPont (United Kingdom) (d)
Effectif 65 000 (2014)
Site web www.dupont.com

Chiffre d’affaires 35,734 milliards $ (2013)[1]
Résultat net en augmentation 4,862 milliards $ (2013)[1]

DuPont, de son nom complet « E.I. du Pont de Nemours et compagnie », est une entreprise américaine, fondée en juillet 1802 à Wilmington, dans le Delaware, par Éleuthère Irénée du Pont de Nemours.

À l'origine, c'est une usine de fabrication de poudre à canon. Après évolution, la Société DuPont devient l'un des plus grands groupes de chimie. Au cours du XXe siècle, elle a été un pionnier dans la révolution des « matières plastiques », avec la découverte du nylon, puis en développant d'autres matériaux polymères tels que le néoprène, le Téflon, le Kevlar ou le lycra.

Pendant la Seconde Guerre mondiale, DuPont développe une expertise dans le nucléaire en construisant l'usine de production de plutonium sur le complexe nucléaire de Hanford pour le projet Manhattan. Elle construit par la suite le complexe nucléaire de Savannah River Site.

Aujourd'hui, DuPont est une firme transnationale de la science, de la chimie et de la biologie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Éleuthère Irénée du Pont de Nemours, fondateur de l'entreprise.
Wagon aux couleurs de DuPont.

DuPont est fondée en juillet 1802 par Éleuthère Irénée du Pont de Nemours[2], deux ans après son départ en famille de France pour échapper à la Révolution. L'activité débute près de Wilmington (Delaware) à Brandywine dans d'anciens moulins à farine avec une usine de fabrication de poudre noire ou poudre à canon.

L'entreprise est cofondée avec un des réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique, Pierre de Bauduy de Bellevue (1769-1833)[3] sur sa propriété d'Eden Park à Wilmington[4], rachetée au financier Robert Morris. Plusieurs lettres font état du « rafraîchissement » des relations entre les associés[5] de Bauduy et son gendre fondant ensuite une sucrerie à Cuba, dans la province de Matanzas.

Irénée du Pont avait noté que l'industrie en Amérique du Nord suivait ce qui se passait en Europe et anticipe un marché pour son activité de fabrication de poudre à canon. La société se développe rapidement et, au milieu du XIXe siècle, devient le plus gros fournisseur de poudre de l'armée américaine, en fournissant la moitié de sa poudre pendant la guerre civile américaine. Le site de Brandywine restera en activité jusqu'en 1921[réf. nécessaire].

DuPont continue à croître, avec la production de dynamite et de poudre sans fumée. En 1902, au décès du président de DuPont Eugène du Pont, les associés survivants vendent la société à trois arrière-petits-fils du fondateur (Coleman, Pierre et Alfred du Pont de Nemours). Elle achète alors plusieurs petites sociétés chimiques. Mais en 1912, le procureur général des États-Unis, en vertu de la loi anti-trust de Sherman, fait reconnaître par les tribunaux que la prééminence de la compagnie dans le domaine des explosifs entraîne une situation de monopole : un démantèlement est ordonné, avec pour résultat la création de Hercules Powder et d'Atlas Chemical. DuPont conserve les poudres à nitrocellulose, tandis qu'Hercules s'occupe des poudres à double base combinées de nitrocellulose et nitroglycérine.

DuPont établit également deux des premiers laboratoires industriels aux États-Unis, où débutent des travaux sur la chimie de la cellulose, des laques et d'autres produits non explosifs.

En 1914, Pierre Samuel du Pont de Nemours (nommé comme son grand-père) investit dans l'industrie automobile débutante en achetant des actions de General Motors (GM). L'année suivante il est invité à siéger au conseil d'administration de GM, dont il est par la suite élu président. DuPont aide la société automobile en difficulté par un achat de vingt-cinq millions de dollars d'actions de GM et en 1920, avec les conseils de DuPont, GM devient le numéro un de l'automobile dans le monde. Cependant, en raison du contrôle de DuPont sur GM, la loi anti-trust de Sherman oblige DuPont à céder ses parts dans General Motors.

Usine DuPont où est fabriqué l'Orlon. Période de 1930-1945.

De 1919 à 1927 DuPont a développé une alliance avec le comptoir des textiles artificiels (CTA). Les deux entreprises ont partagé des brevets et de l'équipement qui se sont révélés très important dans l'évolution des affaires de DuPont en direction de la production de la rayonne (soie artificielle) et de la cellophane. Cette collaboration ne s'est pas limitée à des échanges techniques mais a été un véritable mélange de culture entre les dirigeants des deux entreprises. L'échange de correspondance entre Walter S. Carpenter, Jr. (en (en)) et Charles Gillet à l'occasion du décès de son frère Edmond en 1931 est un beau témoignage de l'amitié qui s'était forgée au cours des années entre les dirigeants de ces deux entreprises[6].


Dans les années 1920, DuPont continue à se focaliser sur la science des matériaux. En 1921, il s'associe à General Motors et à Exxon comme opérateur technique pour construire et gérer une usine de production de plomb tétraéthyle pour le compte de la société Ethyl Gasoline Corporation qui deviendra rapidement et pour longtemps le premier mondial pour la production et la vente de cet additif (le plus utilisé durant plusieurs décennies comme antidétonant dans l'essence (essence plombée), en dépit de sa toxicité. Il est encore utilisé pour certains carburants et pour l'essence automobile dans plusieurs grands pays en développement[7]. où il pose de graves problèmes de santé[8]). L'entreprise est présidée par Thomas Midgley, Jr. assisté de Charles Kettering, qui sont les deux inventeurs du produit.

Vers 1923, DuPont débaucha des techniciens senior de BASF pour construire des sites de synthèse d'ammoniac aux États-Unis[9]. La société embauche en 1928 Wallace Carothers pour travailler sur les polymères. En 1927, la société passe de nombreux contrats avec IG Farben, notamment celui portant sur « les colorants et les produits chimiques industriels comme l’acide prussique, utilisé dans la métallurgie et la lutte contre les parasites ». En 1928, Carothers découvre le néoprène, le premier caoutchouc synthétique, le premier polyester superpolymère et, en 1935, le nylon. La découverte du Lucite et du Téflon suivront quelques années plus tard.

Durant cette période, la société reste un producteur important d'armements au cours de la Première Guerre mondiale (80 % de la production était représentée par les explosifs) et ce jusqu'à la Seconde Guerre mondiale (25 % de la production), tout en investissant le marché civil[10].

En partenariat avec la firme allemande IG Farben créée en 1927, DuPont forme un cartel international[11] pour s'accorder sur le marketing et la politique tarifaire, même durant la guerre. Le Congrès américain lancera juste avant le conflit des enquêtes sur les échanges internationaux des membres de la famille. Les trois frères DuPont se verront reprocher, entre autres, le commerce illicite de munitions avec IG Farben, mais sans que des preuves n'aient pu être apportées sur la constitution d'un cartel[réf. nécessaire].

La firme joue un rôle important dans le Projet Manhattan en 1943, en concevant, construisant et exploitant l'usine de production de plutonium d'Hanford dans l'État de Washington ainsi que le laboratoire national d'Oak Ridge au Tennessee.

Au cours des années 1930, DuPont fut l'un des principaux acteurs du lobbying anti-chanvre, aux côtés des magnats de l'industrie papetière (qui détenaient une partie de la presse et des forêts), dont l'aboutissement fut en 1937 le Marihuana Tax Act. Harry J. Anslinger, commissaire du bureau de lutte contre les narcotiques de 1930 à 1962, promoteur de cette loi qui rendit la culture du chanvre impossible économiquement, était le neveu du banquier Andrew Mellon, lui-même l'un des principaux financiers de DuPont. Cette législation eut son rôle dans la déforestation massive du Canada et des États-Unis. Aujourd'hui, les États-Unis sont le premier pays producteur de papier au monde (80,8 Mt/an), majoritairement à partir d'arbres venant du Canada, loin devant le second, la Chine, pourtant inventeur du papier (37,9 Mt/an)[12].

En 1938, DuPont invente le Téflon, commercialisé à partir de 1949.

Après la guerre, DuPont développe d'autres matériaux innovants : le Mylar, le Dacron, l'Orlon et le Lycra dans les années 1950, puis le Tyvek, le Nomex, le Qiana, le Corfam et le Corian dans les années 1960. Les matériaux de DuPont ont joué un rôle important dans le succès du programme spatial Apollo.

En 1981, DuPont a acquis Conoco Inc., un important pétrolier et gazier américain. Cette compagnie lui a donné un accès durable au pétrole, utilisé dans la fabrication de nombreux produits comme les fibres polymères et les plastiques. Cette acquisition a fait de DuPont un des dix principaux groupes pétroliers américains.

Histoire récente[modifier | modifier le code]

En 2004, la compagnie a vendu son activité textile à Koch Industries, perdant certaines de ses marques les plus connues comme Lycra (Spandex), Dacron (le polyester), Orlon (l'acrylique), Antron (le nylon) et Thermolite.

La société DuPont a été condamnée en 2005 et en 2008 par la justice américaine à 16,5 millions de dollars d'amende pour avoir notamment dissimulé des informations sur la toxicité de certains composants chimiques entrant dans la composition du Téflon. Elle a également été condamnée à plus de trois cents millions de dollars d'amende à la suite d'une action en justice engagée par environ 60 000 habitants qui résidaient à proximité de ses usines et qui ont été victimes de pollutions causées par le même composé chimique. DuPont s'est engagé à ne plus employer ce composé d'ici 2015.

En 2011, Dupont acquiert l'entreprise danoise Danisco, spécialisée dans la production d'enzymes et d'excipient pour 6,3 milliards de dollars[13].

Le , DuPont annonce la vente de son théâtre à Wilmington, dont il est propriétaire depuis plus d'un siècle[14]. Ce théâtre avait notamment vu passer Fred Astaire, Bette Davis ou encore Orson Welles.

En avril 2015, DuPont acquiert Taxon Biosciences, une entreprise de micro-biologie pour un montant indéterminé[15]. En juillet 2015, DuPont scinde une partie de ses activités chimiques qui regroupe la production de Téflon et de Ti-Pure dans une nouvelle société appelée Chemours[16].

En décembre 2015, Dow Chemical et DuPont annoncent leur fusion dans une opération valorisant les deux entreprises à cent trente milliards de dollars. L'opération vise à fusionner les deux entreprises puis à les scinder en trois nouvelles entreprises spécialisées. La première se consacrera aux sciences des matériaux pour un chiffre d'affaires de 51 milliards de dollars. La seconde sera spécialisée dans les produits spécialisés notamment pour les matières premières pour l'électronique ou dans le matériel de protection. Enfin, la troisième sera spécialisée dans les semences et les pesticides. Cette structure de l'opération vise notamment à bénéficier de réductions de taxes et répond à des pressions des actionnaires des deux entreprises notamment Nelson Peltz et Dan Loeb. Le nouvel ensemble sera détenu à 52 % par Dow Chemical et 48 % par DuPont[17]. La nouvelle entité dédié aux sciences des matériaux aura son siège social à Midland, dans le Michigan, à l'actuel siège social de Dow Chemical, alors que les deux autres nouvelles entités auront leur siège social à Wilmington dans le Delaware, siège social de DuPont[18]. Pour tenir l'accord des autorités de la concurrence européenne, DuPont annonce la vente de son unité dédié aux pesticides à FMC contre les actifs de ce dernier dans la santé et la nutrition ainsi que 1,6 milliards de dollars[19].

Activité[modifier | modifier le code]

DuPont est une firme scientifique transnationale avec un chiffre d'affaires, en 2008, de 28,1 milliards de dollars US. Elle emploie 60 000 personnes dans le monde[20] et est la 237e plus grande société aux États-Unis. L'activité de DuPont est organisée en cinq branches : électronique et technologies de communication, matériaux d'exécution, enduits et technologies de couleur, sûreté et protection, et agriculture et nutrition.

Critiques[modifier | modifier le code]

DuPont figure en 2016 au deuxième rang du Top 100 des pollueurs atmosphériques aux États-Unis publié par l'Institut de recherche en politique économique de l'Université du Massachusetts à Amherst[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Formulaire fiscal 10-K
  2. « Du Pont de Nemours et la part française de l'histoire des Etats-Unis », sur lesechos.fr, (consulté le 2 août 2017)
  3. (en) http://garesche.com/rick/ps01/ps01_258.html
  4. [PDF] http://www.latinamericanstudies.org/book/Garesche-Bauduy.pdf
  5. (en) http://www.hagley.lib.de.us/library/collections/manuscripts/findingaids/acclong5eidupontnemoursrec.html
  6. Advancing Chemistry Through Camaraderie: French Corporate Influence in the Origin of Du Pont Rayon and Cellophane Dr Jacqueline McGLADE College of Saint Elizabeth, New Jersey http://mtpf.mlab-innovation.net/en/summary/an-approach-by-geographic-areas-of-the-diffusion-processes-of-managerial-practices/advancing-chemistry-through-camaraderie.html
  7. Tuakuilca J. & al. (2010) Blood lead levels in the Kinshasa population: a pilot study ; Arch Public Health. 2010; 68(1): 30–41. ; doi:10.1186/0778-7367-68-1-30 ; PMCID:PMC3436702 (résumé)
  8. Kitman JL (2000). The secret history of lead. Article du journal Nation New-York date du 20 mars 2000, 270(11), 11-11.
  9. (en) Thomas Hager, The Alchemy of Air: A Jewish Genius, a Doomed Tycoon, and the Scientific Discovery That Fed the World but Fueled the Rise of Hitler, New York, Harmony Books, , 1e éd., 336 p. (ISBN 978-0-307-35178-4 et 9780307351784, LCCN 2008003192), p. 207
  10. Pap Ndiaye Du nylon et des bombes. DuPont de Nemours, le marché et l'État américain, 1900-1970
  11. Jean-Christophe Defraigne, De l'intégration nationale à l'intégration continentale: Analyse de la dynamique d'intégration supranationale européenne des origines à nos jours, L'Harmattan, 2004, p. 112
  12. Production mondiale de papier
  13. « DuPont bets on food, fuel with Danisco deal », Ernest Sheyder et Jon Acher, Reuters, 10 janvier 2011.
  14. « Rideau sur le théâtre du chimiste Dupont », Le Monde, 13 janvier 2015.
  15. DuPont buying microbiome firm, seeks edge in emerging crop products, Carey Gillam, Reuters, 22 avril 2015
  16. DuPont Spinoff Chemours Seen Testing Dividend Pledge, Jack Kaskey, Bloomberg, 14 juillet 2015
  17. Dow, DuPont set 130 billion $ megamerger, could spark more deals, Swetha Gopinath, Reuters, 11 décembre 2015
  18. DuPont, Dow set home towns for units to be spun off, Reuters, 19 février 2016
  19. DuPont in asset deal with FMC, delays close of Dow merger, Vishaka George, Reuters, 31 mars 2017
  20. (en) DuPont – Compagnie d'un coup d'œil. (Accédé le 29 mars 2006).
  21. (en) « Toxic 100 Air Polluters Index », sur www.peri.umass.edu (consulté le 14 novembre 2016)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Arora, Ashish ; Landau, Ralph et Nathan Rosenberg (éds) (2000), Chemicals and Long-Term Economic Growth: Insights from the Chemical Industry.
  • Cerveaux, Augustin (2013), Taming the Microworld: DuPont and the Interwar Rise of Fundamental Industrial Research, Technology and Culture, 54 (avril 2013), 262–88.
  • Chandler, Alfred D. (1971), Pierre S. Du Pont and the making of the modern corporation.
  • Chandler, Alfred D. (1969), Strategy and Structure: Chapters in the History of the American Industrial Enterprise.
  • du Pont, B.G. (1920), E.I. du Pont de Nemours and Company: A History 1802–1902, Boston and New York: Houghton Mifflin Company. Kessinger Publishing Rare Reprint (ISBN 1-4179-1685-0).
  • Grams, Martin, The History of the Cavalcade of America: Sponsored by DuPont, Morris Publishing, 1999 (ISBN 0-7392-0138-7).
  • Haynes, Williams (1983), American chemical industry.
  • Hounshell, David A. et Smith, John Kenly, Jr. (1988), Science and Corporate Strategy: Du Pont R and D, 1902–1980, Cambridge and New York: Cambridge University Press (ISBN 0-521-32767-9).
  • Kinnane, Adrian (2002), DuPont: From the Banks of the Brandywine to Miracles of Science, Willimington: E.I. du Pont de Nemours and Company (ISBN 0-8018-7059-3).
  • Ndiaye, Pap (trans. 2007), Nylon and Bombs: DuPont and the March of Modern America.
  • Ndiaye, Pap, « Du nylon et des bombes : Du Pont de Nemours, le marché et l'État américain, 1900-1970 », Paris, Belin, 2001, 400 p. (étude de la firme à travers la carrière de ses ingénieurs).
  • Zilg, Gerard Colby, DuPont: Behind the Nylon Curtain, Prentice-Hall, 1974, 623 p. (ISBN 0-13-221077-0).
  • Zilg, Gerard Colby, Du Pont Dynasty: Behind the Nylon Curtain, Secaucus NJ: Lyle Stuart, 1984, 968 p. (ISBN 0-8184-0352-7).

Liens externes[modifier | modifier le code]