Rosneft

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
РИТЭК
logo de Rosneft
illustration de Rosneft

Création 1995
Personnages clés Roman Abramovitch
Forme juridique société anonyme (MICEX-RTS : [1]
Action London Stock Exchange
Siège social Moscou (quai Sainte-Sophie)
Drapeau de Russie Russie
Direction Igor Setchine
Actionnaires Gouvernement russeVoir et modifier les données sur Wikidata
Activité Extraction de pétrole
Filiales Iouganskneftegas
Site web www.rosneft.ru

Rosneft est une société d'État russe[1] spécialisée dans l'extraction, la transformation et la distribution de pétrole. C'est le deuxième plus grand producteur de pétrole russe. Son siège se trouve à Moscou sur l'île de Baltchoug de l'autre côté de la Moskova, en face du Kremlin. Le président du conseil d'administration est actuellement M. Igor Setchine, vice-premier ministre de la Fédération de Russie. La compagnie est dirigée depuis septembre 2010 par M. Eric Liron. Elle est valorisée à 83 milliards de dollars au début 2011.

Exploitations[modifier | modifier le code]

Rosneft effectue des exploitations de pétrole et de gaz sur l'île de Sakhaline, en Sibérie, dans le bassin d'extraction de Timan-Petchora (en) (au sud-est de la mer de Barentz), dans le sud de la Russie et en Tchéchénie. Elle possède et opère deux raffineries. L'usine située à Touapse (Russie de l'Ouest), s'occupe principalement de raffiner le pétrole dit lourd en provenance de Sibérie. Faisant de la mise en marché, Rosneft opère également des entreprises maritimes de transport et de pipelines.

Histoire[modifier | modifier le code]

Siège de Rosneft, 26 quai Sainte-Sophie (Sophiiskaïa naberejnaïa), à Moscou

En 2004, elle accepte de fusionner avec Gazprom. Cependant, en mai 2005, ces plans sont abandonnés, car son président, Sergueï Bogdantchikov (1998-2010), souhaitait être le PDG de la nouvelle entité.

Elle se prépare à entrer en bourse fin 2006. Elle propose alors environ 10 % de son capital, soit 9 milliards USD. Finalement, elle réalise une introduction en bourse qui est une des plus importantes de l'histoire financière en plaçant 15 % de son capital sur le Russian Trading System (RTS) et le London Stock Exchange. Le résultat aboutit à une valorisation de Rosneft de 79,8 milliards de dollars.

Autrefois entreprise de taille moyenne dans ce marché de l'énergie, elle augmente sa taille en absorbant le groupe Yuganskneftegaz lors d'un achat téléguidé depuis le Kremlin. Pour cette raison, plusieurs investisseurs redoutent à l'époque d'y investir[2], et ratent une occasion. Elle achète une partie de Youkos en juin 2007 (731 millions de dollars)[3], triplant ses capacités de production, avec des projets d'installation en Chine et un objectif d'extraction de 140 millions de tonnes de pétrole pour 2012, pour devenir la troisième entreprise mondiale.

Le 15 janvier 2011, la surprise vient de BP qui échange 5 % de ses actions contre 9,5 % de celles de Rosneft. L'affaire porte sur 7,8 milliards de dollars, donnant ainsi accès à l'entreprise britannique à l'exploitation de la zone arctique et provoquant le mécontentement des Américains[4]. M. Chris Huhne, secrétaire d'État anglais à l'énergie, qualifie l'affaire de « bonne nouvelle pour l'Europe, pour la sécurité énergétique du Royaume-Uni, et du monde. »... Cet accord a toutefois été bloqué par un tribunal arbitral après une plainte de la coentreprise russe de BP, TNK-BP[5].

En avril 2011, Rosneft et Lukoil ont annoncé la création d'un consortium afin de réaliser des projets communs en Arctique, en mer Noire, en mer Caspienne et en mer d'Azov[5].

En 2012, Rosneft annonce le rachat de TNK-BP pour 61 milliards de $. BP passe ainsi sa participation de 1,25 % à 19,75 % dans Rosneft et reçoit 12,3 milliards de $. Le consortium AAR reçoit lui 28 milliards de $ en numéraire[6].

En 2013, Rosneft lance une opération de rachat jusqu'à 21 % de participation de la compagnie pétrolière italienne Saras, appartenant majoritairement à la famille Moratti, qui en conserve 50,02 %, en leur rachetant 13,7 % de participation et le reste via une offre publique d'achat[7].

En septembre 2013, Alrosa a vendu ses actifs gaziers à Rosneft pour 1,4 milliards de dollars[8]. Dans le même mois, Rosneft a acquis la participation d'Enel dans le groupe gazier russe SeverEnergia pour 1,8 milliard de dollars[9].

Fin décembre 2014, l'entreprise annonce la commande de 160 hélicoptères AgustaWestland AW189 (en). Ces appareils seront assemblés en Russie[10].

En 2016, En mars Rosneft vend une participation de 35 % dans le gisement de Vankor à ONGC, Oil India, Indian Oil et Bharat Petroleum ; ONGC détenant déjà 15 % du projet depuis 2015. Dans le même temps, Oil India, Indian Oil et Bharat Petroresources annonce l'acquisition à Rosneft de de 30 % du gisement de Taas-Yuriakh[11].
En octobre 2016, Rosneft annonce l'acquisition d'une participation majoritaire dans Bashneft pour 5,3 milliards de dollars[12]. Le même mois, Rosneft, Trafigura et UCP annoncent l'acquisition des activités pétrolières de Essar pour 12,9 milliards de dollars. Rosneft recevra une participation de 49 %, de même pour le duo Trafigura et UCP qui recevra également une participation de 49 %[13],[14].
En novembre 2016, l'État russe annonce vende 19,5 % de Rosneft pour la fin 2016. 748,3 milliards de roubles sont espérés au minimum pour cette vente, somme qui doit compléter le budget russe, en difficulté suite au prix bas des hydrocarbure[15] et en raison de sanctions occidentales induites par la crise ukrainienne. Le samedi 10 décembre 2016, la Qatar Investment Authority (QIA) achète ces 19,5 % au prix de 11,37 milliards de dollars.

En 2017, CEFC China Energy (l'une des principales entreprises énergétiques de Chine, basée à Shanghai) acquiert en septembre une participation de 14,16 % dans Rosneft pour 9 milliards de dollars (7,8 milliards d'euros selon un communiqué de Glencore d'octobre) au consortium contrôlé par la Qatar Investment Authority et Glencore[16]. (3,9 milliards d'euros de ventes de participation et quelque 4,58 milliards de dollars (3,9 milliards d'euros au cours actuel) de contre-valeur en euros selon Glencore qui ajoute que cet argent sera "principalement" utilisé pour rembourser un financement octroyé lors de l'acquisition initiale (en décembre 2016) notamment auprès de la banque italien Intesa Sanpaolo et de "plusieurs banques russes"[17]. Cette vente doit ensuite être validée par les régulateurs[17]. Fin 2017, Rosneft est donc propriété de l'État pour moitié (50%) avec CEFC et BP (près de 20%)[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean Radvanyi, La nouvelle Russie, Paris, Armand COlin, 2007, page 171
  2. (en) Going twice, The Economist, 25 mai 2006
  3. (en) Article de juin 2007
  4. (en) Dépêche de Reuters, 15 janvier 2011
  5. a et b Rosneft et Loukoïl créent un consortium pour des projets communs en Russie, consulté le 27 avril 2011.
  6. http://www.lemonde.fr/economie/article/2012/10/22/le-petrolier-russe-rosneft-rachete-tnk-bp-pour-61-milliards-de-dollars_1779274_3234.html
  7. Rosneft to Buy Into Italian Refiner Saras, publié par Reuters via The Moscow Time le 15 avril 2013
  8. Rosneft says buys Alrosa gas assets for $1.4 billion, Reuters, 27 septembre 2013
  9. Rosneft buys Enel's stake in Russia gas firm for $1.8 billion, Vladimir Soldatkin, Reuters, 24 septembre 2013
  10. Boursorame, 31 décembre 2014
  11. Russia's Rosneft sells nearly half of Vankor field to Indian firms, Katya Golubkova, Reuters, 16 mars 2016
  12. Russia's Rosneft to pay up to $5.3 billion for Bashneft stake: Ifax, Reuters, 6 octobre 2016
  13. India and Russia sign energy, defense deals worth billions, Reuters, 15 octobre 2016
  14. India's Essar agrees to sell oil arm to Rosneft-led group, Douglas Busvine et Denis Pinchuk, Reuters, 15 octobre 2016
  15. Russia signs decree to sell 19.5 percent Rosneft stake, Reuters, 7 novembre 2016
  16. Henry Foy et Neil Hume, « CEFC China Energy buys $9bn stake in Rosneft », sur The Financial Times,
  17. a, b et c Communiqué Glencore : Glencore et le Qatar cèdent 14% de Rosneft pour 7,8 milliards d'euros, aussi repris par une brève AFP 16 oct. 2017

Liens externes[modifier | modifier le code]