Petrobras

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Petrobras
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Création 1953
Forme juridique Société anonymeVoir et modifier les données sur Wikidata
Action BM&F Bovespa: PETR3, PETR4
NYSE: PBR, PBRA
BMAD: XPBR, XPBRA
MERVAL: APBR
Slogan O desafio é a nossa energia
Siège social Drapeau du Brésil Avenida República do Chile, 65, 24s Andar, Centro Rio de Janeiro, RJ BrésilVoir et modifier les données sur Wikidata (Brésil)
Direction Aldemir Bendine[1]
Activité énergie, hydrocarbures
Produits essence, diesel
Effectif 74 240[2] (2009)
Site web www.petrobras.com

Capitalisation 148 milliards USD (2011)
Fonds propres 313,041 milliards USD (2011)
Chiffre d’affaires 138,800 milliards USD (2010)
Résultat net 21,579 milliards USD (2010)
Puits de pétrole de la compagnie Petrobras

Petróleo Brasileiro S.A - Petrobras est une entreprise d'État brésilienne de recherche, d'extraction, de raffinage, de transport et de vente de pétrole. Son siège est situé à Rio de Janeiro. Elle est la première entreprise du pays.

Elle était en 2004 en tête des 200 premières entreprises brésiliennes et figurait jusqu'en 2014 parmi les 15 plus grandes entreprises pétrolières mondiales. Après la plus importante augmentation de capital de l'histoire, réalisée pour 70 milliards de dollars en septembre 2010 à Wall Street, c'est selon le Forbes Global 2000, la huitième entreprise mondiale[3]. Elle dispose d'une technique avancée pour le forage en eau profonde et ultra profonde, avec des records mondiaux de profondeur (2 km).

En 2015, après des années de limitation réglementaire des prix des carburants à la pompe, dans un contexte de baisse des prix du pétrole, une affaire de corruption impliquant une partie de l'élite politique du pays a coûté plus de 2 milliards de dollars de pertes au groupe, et un effondrement du cours de l'action Petrobras[4].
En mai 2016, après l'éviction de la présidente du pays, pour redresser l'entreprise le président par intérim du Brésil Michel Temer a nommé Pedro Parente (ancien ministre de l’énergie et ancien CEO de la filiale brésilienne du céréalier américain Bunge) à sa tête, en remplacement de Aldemir Bendine qui en février 2015 avait pris la place de Maria das Gracas Silva Foster[5].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'entreprise fut fondée en 1953 par l'État brésilien dans le but de gérer les activités du secteur pétrolier pour le compte de l'Union des États fédérés du Brésil (União en portugais), en remplacement de l'ancien Conseil national du pétrole (CNP).

En mai 2006, Evo Morales a décidé de nationaliser les ressources de gaz et pétrole de Bolivie, ce qui concerne au premier chef Petrobras.

En mai 2010, Petrobras annonce son souhait d'acquérir à terme jusqu'à 49 % d'Açucar Guarani, filiale spécialisée dans l'éthanol et l'industrie sucrière au Brésil de Tereos, pour 700 millions d'euros[6],[7].

Le 24 septembre 2010, la société a émis pour 70 milliards USD de titres pour financer la difficile et coûteuse exploitation des nouveaux gisements de pétrole découverts récemment en eaux très profondes sous une épaisse couche de sel dans l'océan Atlantique[8] (c'est alors la plus grande opération de capitalisation boursière jamais réalisée).

En 2014, une enquête de la Police Fédérale du Brésil révèle l'existence d'une opération de blanchiment d'argent équivalant à plus de 3 milliards de USD au bénéfice de partis ou de représentants des partis de la coalition au pouvoir[9] (principalement le PT et le PMDB) ainsi que des principales sociétés de construction du pays[10]. Scandale de corruption d'ampleur inédite, le petrolão a, dans ses premières phases, mené à l'emprisonnement des directeurs des entreprises  OAS, IESA Óleo e Gás, Camargo Corrêa Construções, UTC et Construtora Queiroz e Galvão ainsi qu'un des ex-directeurs de Petrobras, Paulo Roberto Costa.

Fin 2014, début 2015, les actions de la société pétrolière s'écroulent à la suite de la révélation du scandale et de l'implication de nombreuses personnalités politiques[11]. Fin février, la société de notations financières Moody's place la dette de Petrobras, en catégorie spéculative[12].

En mars 2016, Pampa Energia annonce l'acquisition de la participation de 67,2 % que detient Petrobras dans Petrobras Argentina pour 1,2 milliard de dollars[13].

En mai 2016 le président par intérim du Brésil Michel Temer nomme Pedro Parente comme nouveau PDG. Cet ancien ministre de l’énergie est aussi ancien CEO de la filiale brésilienne du céréalier américain Bunge. Il remplace Aldemir Bendine (ancien banquier) qui en février 2015 avait pris la place de Maria das Gracas Silva Foster[5].

En septembre 2016, Petrobras annonce la vente d'une participation de 90 % dans ses activités dans les gazoducs pour 5,2 milliards de dollars à un groupe d'investisseur[14].

En décembre 2016, Petrobras annonce la vente de sa participation de 50 % dans la coentreprise Nova Fronteira Bioenergia à son partenaire São Martinho, pour l'équivalent de 148 millions de dollars en action São Martinho[15].

Affaire Petrobras[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Lava Jato.

Production[modifier | modifier le code]

La production de pétrole :

  • en 2003, plus de 2 millions de barils par jour ;
  • en 2007, en moyenne 2,3 millions de barils/j.

Petrobras est présente dans 18 pays étrangers, notamment en Angola, en Tanzanie, en Turquie et en Inde où elle s'appuie sur sa maîtrise des forages en eau profonde[16].

Elle prévoit d'investir 112 milliards de dollars sur la période 2008-2012. Le nouveau gisement de Tupi en eaux profondes (6 000 m) recèle entre 5 et 8 milliards de barils de pétrole, ce qui permettrait à Petrobras de produire 4,3 millions de barils/j d'ici 2015.

Actionnariat[modifier | modifier le code]

Principaux actionnaires en 2004 : l'Union fédérale à hauteur de 32,22 % (55 % des droits de vote), bourse brésilienne 12,73 %, ainsi que la BNDES, 7,91 %.

Données financières[modifier | modifier le code]

  • Bénéfices 2007 : 14 milliards de dollars.
  • En 2009, le CA était de 104,81 milliards de dollars et les bénéfices de 16,63 milliards de dollars[17].

Formule 1[modifier | modifier le code]

L'entreprise avait conclu un partenariat avec l'écurie de Formule 1 Williams entre 1998 et 2008 puis avec Honda en 1999. Comme celle-ci s'est retirée de la compétition, l'entreprise s'est retirée de la Formule 1. Puis en 2014, elle signe son retour en étant sponsor de l'équipe Williams F1 team.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Aldemir Bendine nommé à la tête du géant pétrolier brésilien Petrobras, le Monde, 06.02.2015
  2. (pt) Efetivo Pessoal RH 2009, petrobras.com
  3. Le forbes global 2000 de 2011 sur le site web du magazine.
  4. L’élite politique brésilienne mouillée dans le scandale Petrobras, Le monde, 10.05.2016
  5. a et b AGEFI (2016), brève intitulée Pedro Parente prend la tête de Petrobras, publiée : 20.05.2016
  6. Tereos et le géant Petrobras alliés dans les biocarburants brésiliens, Les Échos, 3 mai 2010
  7. Brésil: le roi français du sucre carbure à l'éthanol, Chloé Hecketsweiler, L'Expansion, 16 septembre 2009
  8. Petrobras lance une émission monstre de 70 milliards, Le Devoir, 25 septembre 2010
  9. Brésil: le scandale Petrobras emporte la direction du géant pétrolier, rfi.fr, 5 février 2015
  10. (pt) « Lava Jato aperta cerco contra PT, PMDB e empreiteiras »
  11. Au Brésil, le scandale Petrobras fragilise le pouvoir, la-croix.com, 4 mars 2015
  12. Brésil: le tentaculaire scandale de corruption Petrobras, challenges.fr, 4 mars 2015
  13. Pampa offers Petrobras about $1.2 billion for its Argentine unit, Nicolas Misculin et Jeb Blount, Reuters, 2 mars 2016
  14. Brookfield-led group to buy $5.2 billion Petrobras unit: source, Tatiana Bautzer, Reuters, 6 septembre 2016
  15. Petrobras to sell ethanol unit stake to Sao Martinho for $133 million in shares, Reuters, 15 décembre 2016
  16. (en) Brazil's oil giant grows beyond its local roots, Paulo Prada, the New York Times, 7 juillet 2006
  17. http://www.forbes.com/lists/2010/18/global-2000-10_The-Global-2000_Prof.html

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]