BlackRock

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BlackRock
logo de BlackRock
illustration de BlackRock

Création 1988
Fondateurs Robert S. Kapito (en) et Laurence D. FinkVoir et modifier les données sur Wikidata
Personnages clés Larry Fink
Forme juridique Société anonyme avec appel public à l'épargneVoir et modifier les données sur Wikidata
Action New York Stock Exchange (BLK)Voir et modifier les données sur Wikidata
Siège social New York
Drapeau des États-Unis États-Unis
Direction Laurence D. Fink[1]Voir et modifier les données sur Wikidata
Actionnaires PNC Financial Services (0,21 ), banque centrale de Norvège (0,07 ) et Wellington Management Company (0,06 )Voir et modifier les données sur Wikidata
Activité Société d'investissement
Effectif 12 000
Site web www.blackrock.com

BlackRock est une société multinationale de gestion d'actifs dont le siège est situé à New York. Fondée en 1988, elle est devenue le plus important gestionnaire d'actifs au monde, avec plus de 5 000 milliards d'euros fin 2016[2]. Les principaux clients de l'entreprise sont des investisseurs institutionnels[3].

La société, premier actionnaire d’une société américaine sur cinq, possède des bureaux à travers 30 pays dans le monde[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

BlackRock démarre en 1988 sous l'impulsion d'anciens salariés de l'entreprise First Boston, dont Larry Fink, Robert S. Kapito et Susan Wagner[4]. L'entreprise veut alors fournir aux investisseurs institutionnels des services de gestion d'actifs et des risques[4]. Son nom initial est Blackstone Term Trust et le fonds, qui a levé 1 milliards pour se lancer, opère au sein de la banque Blackstone sous la filiale Blackstone Financial Management (BFM). En 1992, le fonds est renommé BlackRock[5],[6]. La même année, BlackRock cumule 17 milliards de dollars en actifs sous gestion, puis 53 milliards en 1994. BlackRock développe un outil de gestion global d'actifs, Aladdin (en), qui pose la base de la plateforme de gestion de la société[7].

BlackRock se détache de PNC Financial sous forme de filiale en 1995[7].

En 1999, la société est introduite en bourse. En 2004, elle rachète la société State Street Research - Management, puis reprend en 2006 la branche gestion d'actifs de la banque Merrill Lynch. En 2007, le co-fondateur, vice-président et directeur des investissements Keith Anderson annonce son départ du groupe pour l'année suivante. Il est remplacé par Scott Amero[8].

Lors de la crise bancaire et financière de 2008, la société maintient sa santé financière alors que la faillite touche plusieurs sociétés d’investissement. En 2009, au plus bas du marché, la société double sa taille en s'offrant, pour 13,5 milliards de dollars, la société Barclays Global Investors[4]. En 2010, l’entreprise annonce la création de sa propre bourse interne[9].

En 2015, le régulateur allemand des marchés inflige à la société une amende de 3,25 millions d'euros pour des déclarations erronées ou tardives des droits de vote réellement détenus[10]. En novembre 2015, BlackRock acquiert à Bank of America la gestion de 87 milliards de fonds monétaires[11].

En octobre 2016, le cumul d'actifs sous gestion de BlackRock dépasse les 5 000 milliards de dollars[12]. En octobre 2017, BlackRock et BlackStone annonce leur intention d'ouvrir des bureaux en Arabie saoudite pour contribuer à la diversification économique et financière du pays[13].

Activités[modifier | modifier le code]

La structure de BlackRock est très diversifiée. Les caisses de pension et autres institutions représentent 66 % de ses affaires, les investisseurs privés 12 % et les iShares 22 %. Sur le plan géographique, les États-Unis représentent 61 % du total des investissements, l’Europe 31 % et l’Asie 8 %. En termes de produits, 55 % sont liés aux actions, 34 % aux obligations, 8 % aux fonds mixtes et 3 % aux produits alternatifs. En 2012, elle a exercé ses droits de vote au sein de 14 872 assemblées générales d’actionnaires, dont 3 800 aux États-Unis. L'entreprise est le premier actionnaire d’une société américaine sur cinq. Elle possède aussi au moins 5 % du capital de quatre sociétés américaines cotées en bourse sur dix, comme JP Morgan, Chevron ou Walmart[5].

En Europe, BlackRock a investi dans la société Atos dont elle possède plus de 5% du capital[14]. En 2016, BlackRock était actionnaire au sein de 18 sociétés du CAC 40 (Atos, BNP Paribas, Vinci, Saint-Gobain, Société Générale, Sanofi, Michelin, Safran, Teleperformance, Total ...)[15]. BlackRock détient aussi 5% du groupe bancaire espagnol Santander[16].

Revolving doors[modifier | modifier le code]

En janvier 2017, BlackRock recrute le membre du parti conservateur britannique George Osborne qui rejoint le think tank de la société, la BlackRock Investment Institute[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.blackrock.com/corporate/en-fr/about-us/leadership
  2. Sarah Krouse, « Vanguard Reaches $4 Trillion for First Time », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne)
  3. « Pourquoi c’est peut-être le bon moment pour postuler chez BlackRock », Efinancial careers,‎ (lire en ligne)
  4. a, b, c et d Hélène Vissière, « Le fonds d'investissement qui a la puissance d'un Etat », Le Point,‎ (lire en ligne)
  5. a et b « Le pouvoir de BlackRock », sur letemps.ch
  6. (en) « BlackStone Financial Management changes name to BlackRock Financial Management », sur Thefreelibrary.com,
  7. a et b (en) « Our history », sur Blackrock.com
  8. (en) Andrew Gunter, « Fund Times: Big Changes at the Top for BlackRock », sur Morningstar.com,
  9. BlackRock va se doter de sa propre bourse - La Tribune, 29 décembre 2010.
  10. « BlackRock sanctionné en Allemagne ».
  11. BlackRock to buy Bank of America's $87 billion money-market fund business, Trevor Hunnicutt, Reuters, 3 novembre 2015
  12. Pierrick Fay, « BlackRock passe le cap des 5.000 milliards de dollars d'actifs gérés », sur Lesechos.fr,
  13. (en) Samia Nakhoul et Stephen Kalin, « BlackRock, Blackstone to open offices in Saudi Arabia: Crown Prince », sur Reuters.com,
  14. « Atos: BlackRock dépasse les 5% du capital. », sur votreargent.lexpress.fr (consulté le 19 octobre 2015).
  15. « BlackRock, le fonds de pension américain patron du Cac 40 », Ouest-France.fr,‎ (lire en ligne)
  16. Sophie Rolland, « Banco Popular : le curieux désengagement de BlackRock une semaine avant le sauvetage », sur Lesechos.fr,
  17. Anne Bodescot, « BlackRock recrute l'ancien ministre des Finances britannique », sur Lefigaro.fr,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]