Saudi Aramco

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Image illustrative de l'article Saudi Aramco
illustration de Saudi Aramco

Création 1933
Personnages clés Amin ben Hamad Al-Nasser et Ali Al-Naimi
Forme juridique Société publique
Slogan Energy to the world
Siège social Drapeau de l'Arabie saoudite Dhahran Voir et modifier les données sur Wikidata (Arabie saoudite)
Direction Amin ben Hamad Al-Nasser (P-DG)
Actionnaires État saoudien
Activité Pétrole et gaz
Produits Extraction de gaz et de pétrole
Effectif 56 066 (2011)
Site web www.saudiaramco.com

Capitalisation 3 000 Mds de $
Chiffre d’affaires 318 milliards de $ (2015)[1]
en augmentation

Saudi Aramco, officiellement Saudi Arabian Oil Company, est la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures (son nom est la contraction d'Arabian American Oil Company). Elle possède la quasi-intégralité des ressources en hydrocarbures du royaume et, du point de vue de ses réserves comme de celui de sa production, est de loin la première compagnie pétrolière mondiale. Son siège se trouve à Dhahran, dans l'est du pays. Son principal gisement pétrolier est Ghawar, plus grand gisement mondial.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saudi Aramco commence le 29 mai 1933, quand le gouvernement saoudien signe, avec l'intervention de Karl Twitchell, un accord de concession avec Standard Oil of California (Socal) lui permettant de faire des prospections pétrolières en Arabie saoudite. Standard Oil of California transmet cette concession à une de ses filiales appelée California-Arabian Standard Oil. En 1936, n'ayant obtenu aucun succès, la Texas Oil Company achète 50 % de la concession. Après quatre longues années de recherche infructueuse, la compagnie découvre un premier gisement à Dhahran en 1938, le puits est nommé « Dammam number 7 ». Le nom de la compagnie change en 1944 et devient Arabian American Oil Company (ou Aramco).

L'expansion internationale[modifier | modifier le code]

En février 1945, à bord du croiseur « USS Quincy », une entrevue entre Roosevelt et Ibn Saoud, une semaine après Yalta, scelle le pacte du Quincy par lequel les États-Unis s'engagent à protéger militairement la dynastie des Saoud en échange de l'exploitation de ses richesses pétrolières[2].

En 1948, Standard Oil of California et Texas Oil Company accueillent un nouveau partenaire. Standard Oil of New Jersey prend 30 % d'Aramco, et Socony Vacuum en acquiert 10 %, laissant ainsi une part égale de 30 % à Standard Oil of California et Texas Oil Company.

En 1950 est conclu un accord de partage des bénéfices nets à 50-50[2].

En 1972, le gouvernement saoudien prend, par décret royal, une part de 25 % dans Aramco par le biais d'une société ad hoc, puis monte à 60 % en 1973 en représailles au soutien américain à Israël lors de la guerre du Kippour et finalement procède à la nationalisation complète en 1980, avec effet rétroactif jusqu'en 1976[2]. En novembre 1988, la compagnie change son nom Arabian American Oil Company en Saudi Arabian Oil Company (ou Saudi Aramco).

Elle s'occupe de construire l'université des sciences et technologies du Roi Abdallah. La raffinerie de Ras Tanura, près de Dhahran, a été longtemps la seule du pays.

En septembre 2015, Lanxess vend pour 1,2 milliard d'euros, 50 % de ses activités dans le caoutchouc synthétique, où il est leader mondial, à Saudi Aramco[3].

En 2013, Saoudi Aramco s'associe à la société française Total pour la construction de ce qui va devenir la plus grande raffinerie du monde, d'un type nouveau : Jubail. Située en Arabie saoudite, elle devient opérationnelle en juillet 2014 et dirigée par la société Satorp (pour Saudi Aramco Total Refining and Petrochemical Company). Cette dernière est une coentreprise créée en 2008 et détenue à 62,5% par Saudi Aramco et à 37,5% par Total[4]. En novembre 2016, le roi Salmane ben Abdelaziz Al Saoud d'Arabie saoudite inaugure la raffinerie de Jubail[5]. La raffinerie devrait pouvoir produire 400 000 barils par jour.

En décembre 2016, Saudi Aramco informe qu'elle vient de livrer, en partenariat avec l’américain GE (General Electric), la première éolienne au Royaume d'Arabie saoudite. Cette dernière va être mise en service en janvier 2017. La turbine est située dans le nord-ouest du Royaume, à Turaif, et va alimenter l'usine de Saudi Aramco[6].

Alors que, en octobre 2016, l'Egypte et l'Arabie saoudite sont en désaccord au sujet du conflit syrien, la compagnie pétrolière saoudienne décide de ne plus approvisionner l’Égypte en octobre au moment où les deux pays avaient fait éclater leur désaccord au sujet du conflit syrien[7]. Ils venaient pourtant de se mettre d'accord, en avril 2016, pour la fourniture par la société de 700.000 tonnes de produits pétroliers par mois, pour une valeur totale de plus de 20 milliards de dollars, cela sur une période de cinq ans[8].

En mars 2017, Aramco annonce qu'il va reprendre ses livraisons de produits pétroliers à destination de l'Égypte[9].

Ouverture de capital[modifier | modifier le code]

Le vice-prince héritier Mohammed ben Salmane, fils du roi et homme fort du régime, annonce début janvier 2016 qu'un projet de privatisation partielle de Saudi Aramco est à l'étude et qu'une décision sera prise dans les prochains mois. Le 25 avril 2016, il confirme son projet de céder moins de 5 % du capital du groupe pétrolier dans le cadre d'un appel public à l'épargne intégré dans le plan national Vision 2030[10].

La vente de ces actifs permettra d'alimenter le fonds souverain à hauteur de 2000 milliards de dollars, ce qui en ferait le plus important du monde[11]. Ce fonds, sur le modèle qatari ou norvégien, serait chargé d'investir dans des secteurs comme les technologies, les transports, l'industrie ou l'immobilier afin d'assurer la transition économique vers l'après-pétrole[12].

En septembre 2016, le P-DG annonce qu'il planifie une entrée en Bourse de la compagnie en 2018[13].

Fin décembre 2016, Le gouvernement saoudien informe qui se prépare à céder 49 % de la société d'Aramco en dix ans[14].

Les différents P-DG de Saudi Aramco[modifier | modifier le code]

En novembre 2008, Abdallah S. Jum'ah, alors président et chef de la direction de Saudi Aramco, prend sa retraite et Khalid A. Al-Falih, qui occupait le poste de vice-président exécutif des opérations de Saudi Aramco, est nommé nouveau président et chef de la direction de la société. Un poste qu'il occupera officiellement à partir du 1er janvier 2009[15],[16].

En avril 2015, son excellence Khalid Al-Falih est nommé président du conseil d'administration de la compagnie et est remplacé au poste de P-DG, en mai 2015, par Amin H. Al-Nasser[17].

Le 25 février 2016, Energy Intelligence désigne Khalid A. Al-Falih dirigeant de l'année du secteur pétrolier 2016[18]. Le prix lui est remis, à Londres le 8 octobre, lors de la 37e conférence annuelle Oil & Money.

Production et réserves[modifier | modifier le code]

La production de pétrole d'Aramco est passée d'une moyenne de 547 000 barils par jour en 1950 à 3,55 millions de barils en 1970, puis 9,99 millions à l'orée des années 1980[2]. Saudi Aramco produisait 10,25 millions de barils par jour (Mb/j) en décembre 2015, soit deux fois plus que le numéro 2 mondial, le russe Rosneft, avec 5 Mb/j, suivi par l’américaine ExxonMobil, première major mondiale cotée en Bourse, avec 4 Mb/j. Ses réserves prouvées s’élèvent à 267 milliards de barils contre 40 pour Rosneft et 25 pour ExxonMobil. La valorisation du capital de Saudi Aramco pourrait atteindre 3 400 milliards de dollars[19].

Production[modifier | modifier le code]

Données 2014 d'après Aramco[20] :

Pétrole :

  • Production journalière moyenne de pétrole brut : 9,5 millions de barils (Mbl)
  • Production annuelle de pétrole brut : 3,48 milliards de barils, dont 2,54 exportés
  • Production annuelle de produits raffinés : 561 Mbl, dont 168 exportés
  • Capacités de raffinage (part Aramco, total mondial) : 3,104 Mbl/j

Gaz :

  • Production journalière moyenne : 320 millions de m³
  • Production annuelle de gaz : 116 milliards de m³

Réserves[modifier | modifier le code]

  • Réserves récupérables estimées de pétrole brut : 261,1 milliards de barils
  • Réserves estimées de gaz : 8330 milliards de m³ [20]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://biz.yahoo.com/ic/55/55881.html
  2. a, b, c et d Aramco, une saga en or noir, Les Échos, 13 janvier 2016.
  3. Lanxess sells 50 percent in rubber business to Saudi Aramco, Ludwig Burger, Reuters, 22 septembre 2015
  4. L'Usine Nouvelle, « Jubail : les dix chiffres vertigineux de l'une des plus grandes raffineries du monde - L'Usine de l'Energie », usinenouvelle.com/,‎ (lire en ligne)
  5. Jean-Guy Debord, « Synthèse de l'actualité du pétrole et du gaz semaine du 28 novembre au 4 décembre 2016 », sur www.euro-petrole.com (consulté le 8 décembre 2016)
  6. Anmar Frangoul, « Saudi Aramco and GE deliver first wind turbine to Saudi Arabia », sur CNBC,‎ (consulté le 22 décembre 2016)
  7. « Privée de pétrole saoudien, l’Égypte cherche une alternative », L'Orient-Le Jour,‎ (lire en ligne)
  8. « Égypte : deuxième mois consécutif sans pétrole saoudien - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  9. « L'Arabie saoudite reprend les livraisons de pétrole vers l'Égypte après cinq mois d'interruption - JeuneAfrique.com », JeuneAfrique.com,‎ (lire en ligne)
  10. « L'Arabie saoudite mettra en Bourse moins de 5% d'Aramco », sur Le Figaro Bourse (consulté le 25 avril 2016)
  11. « Mohamed Ben Salmane, le prince qui voulait changer l'Arabie saoudite », sur La Tribune (consulté en 2016-23-25)
  12. « Arabie saoudite : un fonds souverain plus grand et ambitieux pour préparer l’après pétrole », sur Les Echos (consulté en 2016-23-25)
  13. « Le patron d'Aramco estime que 2018 sera "le bon moment" pour l'introduction en Bourse », Challenges, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  14. Cours du baril, « L'Arabie envisage de vendre 49% d'Aramco en 10 ans », Prix du baril de pétrole, {{Article}} : paramètre « année » ou « date » manquant (lire en ligne)
  15. « Al-Falih Appointed President & CEO », sur aramcoexpats.com (consulté le 29 novembre 2016)
  16. « New Saudi Aramco CEO Named - U.S.-Saudi Arabian Business Council », sur www.us-sabc.org (consulté le 29 novembre 2016)
  17. « source »
  18. « Energy Intelligence | H.E. Khalid A. Al-Falih of Saudi Aramco is the 2016 “Energy Intelligence Petroleum Executive of the Year” », sur www.energyintel.com (consulté le 29 novembre 2016)
  19. L’Arabie saoudite pourrait mettre en Bourse le géant pétrolier Saudi Aramco, Les Échos, 7 janvier 2016.
  20. a et b (en) [PDF] Saudi Aramco 2014 Facts & Figures, ARAMCO, 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]