Saudi Aramco

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26° 18′ 37″ N 50° 07′ 57″ E / 26.3102, 50.1326

Saudi Aramco
Description de l'image Aramco logo new.jpg.
Création 1933
Personnages clés Amin H. Al-Nasser
(président et CEO)
Ali Al-Naimi
(ministre du pétrole
et des ressources minérales)
Forme juridique Propriété de l'Arabie saoudite
Slogan Energy to the world
Siège social Drapeau d'Arabie saoudite Dhahran (Arabie saoudite)
Activité Pétrole et gaz
Effectif 56 066 (2011)
Site web www.saudiaramco.com
Chiffre d’affaires en augmentation 311 milliards de USD (2011)[1]

Saudi Aramco, officiellement Saudi Arabian Oil Company, est la compagnie nationale saoudienne d'hydrocarbures (son nom est la contraction d'Arabian American Oil Company). Elle possède la quasi-intégralité des ressources en hydrocarbures du royaume et, du point de vue de ses réserves comme de celui de sa production, est de loin la première compagnie pétrolière mondiale. Son siège se trouve à Dhahran, dans l'est du pays. Son principal gisement pétrolier est Ghawar, plus grand gisement mondial.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de Saudi Aramco commence le 29 mai 1933, quand le gouvernement saoudien signe, avec l'intervention de Karl Twitchell, un accord de concession avec Standard Oil of California (Socal) lui permettant de faire des prospections pétrolières en Arabie saoudite. Standard Oil of California transmet cette concession à une de ses filiales appelée California-Arabian Standard Oil. En 1936, n'ayant obtenu aucun succès, la Texas Oil Company achète 50 % de la concession. Après quatre longues années de recherche infructueuse, la compagnie découvre un premier gisement à Dhahran en 1938, le puits est nommé « Dammam number 7 ». Le nom de la compagnie change en 1944 et devient Arabian American Oil Company (ou Aramco).

En février 1945, à bord du croiseur « USS Quincy », une entrevue entre Roosevelt et Ibn Saoud, une semaine après Yalta, scelle le pacte du Quincy par lequel les États-Unis s'engagent à protéger militairement la dynastie des Saoud en échange de l'exploitation de ses richesses pétrolières[2].

En 1948, Standard Oil of California et Texas Oil Company accueillent un nouveau partenaire. Standard Oil of New Jersey prend 30 % d'Aramco, et Socony Vacuum en acquiert 10 %, laissant ainsi une part égale de 30 % à Standard Oil of California et Texas Oil Company.

En 1950 est conclu un accord de partage des bénéfices nets à 50-50[2].

En 1972, le gouvernement saoudien prend, par décret royal, une part de 25 % dans Aramco par le biais d'une société ad hoc, puis monte à 60 % en 1973 en représailles au soutien américain à Israël lors de la guerre du Kippour et finalement procède à la nationalisation complète en 1980, avec effet rétroactif jusqu'en 1976[2]. En novembre 1988, la compagnie change son nom Arabian American Oil Company en Saudi Arabian Oil Company (ou Saudi Aramco).

Elle s'occupe actuellement de construire l'université des sciences et technologies du Roi Abdallah. La raffinerie de Ras Tanura, près de Dhahran, fut longtemps la seule du pays.

En septembre 2015, Lanxess vend pour 1,2 milliard d'euros, 50 % de ses activités dans le caoutchouc synthétique, où il est leader mondial, à Saudi Aramco[3]. Le même mois, Khalid A. Al-Falih est remplacé au poste de CEO par Amin H. Al-Nasser.

Le prince Mohammed ben Salmane, fils du roi et homme fort du régime, a annoncé au début janvier 2016 qu'un projet de privatisation partielle de Saudi Aramco est à l'étude et qu'une décision sera prise dans les prochains mois. Saudi Aramco produisait 10,25 millions de barils par jour (Mb/j) en décembre 2015, soit deux fois plus que le numéro 2 mondial, le russe Rosneft, avec 5 Mb/j, suivi par l’américaine ExxonMobil, première major mondiale cotée en Bourse, avec 4 Mb/j. Ses réserves prouvées s’élèvent à 267 milliards de barils contre 40 pour Rosneft et 25 pour ExxonMobil. La valorisation du capital de Saudi Aramco pourrait atteindre 3 400 milliards de dollars[4].

Production et réserves[modifier | modifier le code]

La production de pétrole d'Aramco est passée d'une moyenne de 547 000 barils par jour en 1950 à 3,55 millions de barils en 1970, puis 9,99 millions à l'orée des années 1980[2].

Production[modifier | modifier le code]

Données 2014 d'après Aramco[5] :

Pétrole :

  • Production journalière moyenne de pétrole brut : 9,5 millions de barils (Mbl)
  • Production annuelle de pétrole brut : 3,48 milliards de barils, dont 2,54 exportés
  • Production annuelle de produits raffinés : 561 Mbl, dont 168 exportés
  • Capacités de raffinage (part Aramco, total mondial) : 3,104 Mbl/j

Gaz :

  • Production journalière moyenne : 11,3 milliards de pieds cubes
  • Production annuelle de gaz : 4100 milliards de pieds cubes

Réserves[modifier | modifier le code]

  • Réserves récupérables estimées de pétrole brut : 261,1 milliards de barils
  • Réserves estimées de gaz : 294 billions de pieds cubes[5]

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://biz.yahoo.com/ic/55/55881.html
  2. a, b, c et d Aramco, une saga en or noir, Les Échos, 13 janvier 2016.
  3. Lanxess sells 50 percent in rubber business to Saudi Aramco, Ludwig Burger, Reuters, 22 septembre 2015
  4. L’Arabie saoudite pourrait mettre en Bourse le géant pétrolier Saudi Aramco, Les Échos, 7 janvier 2016.
  5. a et b (en) [PDF] Saudi Aramco 2014 Facts & Figures, ARAMCO, 2015.

Articles connexes[modifier | modifier le code]