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Charles Brackett

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Charles Brackett (né le à Saratoga Springs, dans l'État de New York et mort le à Los Angeles, en Californie) est un scénariste et producteur de cinéma américain.

Né à Saratoga Springs, dans l'État de New York, Richard Brackett était le fils de Mary Emma Corliss et d'Edgar Truman Brackett (en), sénateur de l'État de New York, avocat et banquier. Sa famille était originaire de la colonie de la baie du Massachusetts, où Richard Brackett s'était installé en [1]. Son oncle maternel, George Henry Corliss, avait construit la machine à vapeur du Centenaire qui actionna le moteur de l'Exposition universelle de Philadelphie en 1876. Diplômé du Williams College en 1915, il obtient son diplôme de droit à l'université Harvard. Il s'engage dans le Corps expéditionnaire allié pendant la Première Guerre mondiale.

Après guerre, Brackett collabore régulièrement au Saturday Evening Post, à Collier's et à Vanity Fair, et a été critique dramatique pour le New Yorker. Il est l'auteur de cinq romans : The Counsel of the Ungodly (1920), Week-End (1925), That Last Infirmity (1926), American Colony (1929) et Entirely Surrounded (1934).

Brackett préside la Screen Writers Guild (en) (1938-1939) – le syndicat des scénaristes de Hollywood – et l'Academy of Motion Picture Arts and Sciences (1949-1955). Il a écrit et/ou produit plus de quarante films, parmi lesquels À chacun son destin, Ninotchka, Uniformes et Jupons courts, La Mère du marié (1951), Niagara, Anna et le Roi de Siam, 10, rue Frederick, The Remarkable Mr. Pennypacker et Blue Denim.

À partir d', Brackett collabore avec Billy Wilder à l'écriture des scénarios de plusieurs films, dont Le Poison et Boulevard du crépuscule, qui remportèrent tous deux l’Oscar du meilleur scénario. Brackett décrit ainsi leur processus de collaboration : « Il fallait proposer une idée, la voir démolie et rejetée. Quelques jours plus tard, elle réapparaissait, légèrement modifiée, sous la forme d'une idée de Wilder. Une fois habitué à cette méthode de travail, notre vie devint plus simple[2]. »

Sa collaboration avec Wilder prend fin en 1950 et Brackett rejoint la 20th Century-Fox en tant que scénariste et producteur. Son scénario pour Titanic (1953) lui vut un nouvel Oscar.

Il reçoit un Oscar d'honneur pour l’ensemble de sa carrière en .

Brackett meurt le [3]. Ses mémoires couvrant son travail d'écriture de scénarios et sa vie sociale de 1932 à 1949 ont été édités par Anthony Slide dans un livre intitulé It's the Pictures That Got Small : Charles Brackett on Billy Wilder and Hollywood's Golden Age.

Filmographie

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Comme scénariste

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Comme producteur

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Notes et références

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(en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Charles Brackett » (voir la liste des auteurs).
  1. (en) Drewey Wayne Gunn, Gay American Novels, 1870–1970: A Reader's Guide, Jefferson, Caroline du Nord, McFarland, ), p. 21-22.
  2. Ch. Brackett, It's the Pictures That Got Small, Columbia University Press, 2015, p. 92
  3. "Charles Brackett Dies at 77; Made Oscar-Winning Movies. 'Sunset Boulevard,' 'The Lost Weekend' and 'Titanic' among his successes". The New York Times. 10 mars 1969.

Liens externes

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