René Dary

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René Dary
Nom de naissance Anatole Antoine Clément Mary
Naissance
Paris, France
Nationalité Drapeau de la France France
Décès (à 69 ans) inhumé à l'Isle sur la Sorgue (Vaucluse).
Plan-de-Cuques, France
Films notables Le Révolté
Touchez pas au grisbi
120, rue de la Gare
Le Carrefour des enfants perdus
Belphégor ou le Fantôme du Louvre
Les Cinq Dernières Minutes

Anatole Antoine Clément Mary, dit René Dary, est un acteur et réalisateur français, né le à Paris 6e et mort le à Plan-de-Cuques (Bouches-du-Rhône)[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

René Dary est fils de l’artiste de café-concert Abélard (né Abélard Clément Mary), dit le Comique idiot.

Il est l'une des vedettes cinématographiques les plus précoces. Au temps du cinéma muet, il apparaît à l'écran dès l'âge de trois ans dans Bébé Abelard, sous la direction de Louis Feuillade. Avec lui, il tournera en trois ans près de 80 courts-métrages. Le contrat est résilié en 1913 au profit d'un garçon plus jeune aux cachets moins élevés, René Poyen, qui interprète Bout de Zan.

Dès 1916, René Dary débute au théâtre avec Lucien Guitry. Il abandonne assez vite ce métier pour aider son père dans la gestion d’un cinéma du XXe arrondissement de Paris. Plus tard, il remontera sur les planches dans Le Temps des cerises de Jean-Louis Roncoroni, Marius de Marcel Pagnol et Ce soir à Samarcande de Jacques Deval.

Sportif accompli, il pratique la boxe dans les années 1930 sous le nom de Kid René. Il fréquente également le music-hall sous le pseudonyme de René Duclos. Il participe aussi à des opérettes comme Normandie de Paul Misraki et Trois valses d'Oscar Straus. Entre 1934 et 1937, il joue dans la troupe du Théâtre des Bouffes-Parisiens.

Il revient au cinéma dans Le Révolté (1938), en matelot anarchiste à la forte tête, puis Le Carrefour des enfants perdus (1944), qui relate la difficile création d'une maison de correction. Il est considéré comme le probable remplaçant de Jean Gabin, qui a émigré aux États-Unis pendant l'Occupation. Le , il se joint aux comédiens alors en vogue (tels Suzy Delair, Junie Astor, Danielle Darrieux, Albert Préjean et Viviane Romance) qui répondent à l'invitation du gouvernement allemand et partent pour Berlin[2]. Ses rôles les plus marquants seront Nestor Burma dans 120, rue de la Gare (1946), Riton, complice de Jean Gabin dans Touchez pas au grisbi (1954) et le maire du village dans Les Risques du métier (1967).

Il participe également à des séries télévisées comme Les Cinq Dernières Minutes (épisodes On a tué le mort et Les Enfants du Faubourg). En 1965[Lien à corriger], son rôle du commissaire Ménardier, dans la série Belphégor ou le Fantôme du Louvre de Claude Barma, lui vaut la notoriété. On le revoit ensuite dans La Bête du Gévaudan (1967), où il incarne le brave curé du Malzieu, puis dans Les Compagnons de Baal (1968), où il joue le commissaire Lefranc.

Il assure aussi un bon nombre de doublages dans des westerns, films policiers ou séries télévisées telle Les Incorruptibles.

Il apparaît pour la dernière fois au cinéma en 1968 dans Goto, l'île d'amour de Walerian Borowczyk, et à la télévision en 1974 dans Une affaire à suivre.

Il écrit également des romans, comme Express 407.

Second rôle durant l'essentiel de sa carrière, il incarne le Français-type : petit, râleur, bagarreur mais homme au bon cœur.

Il repose au cimetière de L'Isle-sur-la-Sorgue (Vaucluse)[3].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Cinéma[modifier | modifier le code]

(01): Bébé Apache, (02): Bébé fume, (03) : Bébé moraliste, (04) : Bébé nègre, (05) : Bébé pêcheur
(06) : Bébé à la ferme ou Bébé campagnard, (07) : Bébé a la peste, (08) : Bébé a le béguin ou Bébé reçoit le coup de foudre, (09) : Bébé a lu la fable ou L'aveugle et le paralytique, (10) : Bébé agent d'assurances , (11) : Bébé au Maroc, (12) : Bébé candidat au mariage, (13) : Bébé chemineau, (14) : Bébé corrige son père, (15) : Bébé court après sa montre, (16) : Bébé devient féministe, (17) : Bébé est au silence, (18) : Bébé est myope, (19) : Bébé est neurasthénique, (20) : Bébé est socialiste, (21) : Bébé est somnambule, (22) : Bébé est sourd, (23) : Bébé et la Danseuse, (24) : Bébé et le vieux marcheur, (23) : Bébé et sa propriétaire, (24) : Bébé et ses grands-parents, (25) : Bébé et son âne, (26) : Bébé fait chanter sa bonne, (27) : Bébé fait du cinéma, (28) : Bébé fait son problème, (29) : Bébé fait visiter Marseille, (30) : Bébé flirt, (31) : Bébé Hercule, (32) : Bébé hypnotiseur, (33) : Bébé la terreur, (34) : Bébé marchand des quatre saisons, (35) : Bébé marie son oncle, (36) : Bébé millionnaire, (37) : Bébé philanthrope, (38) : Bébé pratique le jiu-jitsu, (39) : Bébé prestidigitateur, (40) : Bébé protège sa sœur, (41) : Bébé roi ou bébé fils d'empereur, (42) : Bébé tire la cible, (43) : Bébé veut imiter Saint-Martin, (44) : Bébé fait une fugue, (45) : Le Noël de Bébé,
(46) : Bébé adopte un petit frère, (47) : Bébé artiste capillaire, (48) : Bébé chez le pharmacien, (49) : Bébé colle les timbres, (50) : Bébé est perplexe, (51) : Bébé est ange gardien, (52) : Bébé et la carpe reconnaissante, (53) : Bébé et la lettre anonyme, (54) : Bébé et la levrette, (55) : Bébé et le financier, (56) : Bébé et le satyre, (57) : Bébé fait du spiritisme, (58) : Bébé jardinier, (59) : Bébé et la Gouvernante ou Bébé et sa gouvernante anglaise, (60) : Bébé juge, (61) : Bébé marie sa bonne, (62) : Bébé pacificateur, (63) : Bébé persécute sa bonne, (64) Bébé roi des policiers, (65) : Bébé se noie, (66) : Bébé s'habille tout seul, (67) : Bébé soigne son père, (68) : Bébé trouve un portefeuille, (69) : Bébé veut payer ses dettes, (70) : Bébé victime d'une erreur judiciaire, (71) : Bébé voyage, (72) : Bébé, Bout de Zan et le Voleur, (73) : Bout de Zan revient du cirque, (74) : C'est Bébé qui boit le muscat, (75) : Les Chefs d'œuvre de Bébé, (76) : Napoléon, Bébé et les cosaques,
(77) : Bébé en vacances ou Bébé s'en va, (78) : Bébé se venge

Télévision[modifier | modifier le code]

Théâtre[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yvan Foucart, Dictionnaire des comédiens français disparus, Mormoiron, éditions Cinéma, 2008, 1185 p. (ISBN 978-2-9531-1390-7).

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]