Starmania

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Starmania
Image décrite ci-après

Livret Luc Plamondon
Musique Michel Berger
Mise en scène Tom O'Horgan
Chorégraphie Serge Gubelmann
Décors Bill Stabile
Costumes Randy Barcelo
Lumières John McLain
Production Roland Hubert
Première
Palais des congrès de Paris
Langue d’origine français
Pays d’origine Drapeau de la France France
Drapeau du Québec Québec
Versions successives
  • 1980 : première mouture québécoise
  • 1988 : 1er revival au théâtre de Paris
  • 1991 : version allemande
  • 1992 : Tycoon, version anglophone
  • 1993 : 2nd revival au théâtre Mogador
  • 2004 : adaptation symphonique au Québec
  • 2008 : Starmania Opéra au Québec
  • 2022 : 3ème revival à La Seine musicale
Personnages

Airs

Starmania est un opéra rock de Michel Berger sur un livret de Luc Plamondon. Le spectacle est présenté pour la première fois le au Palais des congrès de Paris.

Introduction[modifier | modifier le code]

Joué à différents endroits dans le monde, Starmania a fait l’objet de multiples adaptations tant en anglais qu’en français. L’album studio original de 1978 s’est vendu à plus de 2,2 millions d'exemplaires rien qu’en France, se positionnant ainsi à la septième place des meilleures ventes d’albums au niveau national[1]. Starmania est l'un des tout premiers opéras-rock francophones entièrement chantés[2].

Le projet initial de Michel Berger, Angélina Dumas, qui date de 1974, était une réflexion autour du syndrome de Stockholm et de l'histoire de l'enlèvement de Patricia Hearst, qui en 1975 s'est finalement ralliée à la cause de ses ravisseurs. La bande à Baader est aussi une référence de Starmania pour Plamondon et Balavoine[3],[4].

Contexte[modifier | modifier le code]

Michel Berger est resté insatisfait après l'échec du projet de comédie musicale Angelina Dumas, titre sorti en 1975[5], mais il est bien conscient que ce genre n'est pas du tout en vogue à cette époque en France. France Gall lui conseille de trouver un auteur capable de traduire la violence qu'il cherche à exprimer, et lui ayant fait écouter Diane Dufresne, il découvre le nom de Luc Plamondon, auteur de ses chansons[6]. Ils se rencontrent à Montréal en novembre 1976, puis travaillent ensemble au printemps 1977.

Selon L'Avenir, Starmania, qui sera joué en 1979, représente une nouveauté, car il s'agit d'un des premiers opéra rock créé originellement en français. Jusqu'alors, ces créations étaient l'apanage des Américains et elles étaient transposées ensuite en français, comme par exemple Hair, créé en 1967 et dont la version française est jouée en 1969 à Paris avec Julien Clerc et Gérard Lenorman, ou encore Jésus-Christ Superstar, créé en 1971, avec une version française de Pierre Delanoë la même année[7]. D'après La Vie, lorsque Michel Berger songe à créer un opéra-rock en 1974, « personne ne croit au succès de ce genre de spectacle en français de ce côté de l'Atlantique », et les créateurs de Starmania rencontrent des difficultés à trouver un producteur pour ce spectacle[8].

Synopsis de la version originale (1979)[modifier | modifier le code]

Dans un futur proche, l’Occident est unifié en un seul État. Beaucoup de gens rêvent, d’une façon ou d’une autre, de « devenir une star ».

À l’approche de l’élection présidentielle, Monopolis, la capitale de l'Occident, est terrorisée par la bande des Étoiles Noires. Le chef de la bande, Johnny Rockfort agit sous l’emprise de Sadia, une étudiante agitatrice, issue de la haute société, qui est en fait un homme travesti en femme. Dans les souterrains de Monopolis, Marie-Jeanne, serveuse de l’Underground Café écoute les bulletins d’information en continu du télévangéliste (présentateur du journal télévisé) Roger Roger sur la chaîne Télé-Capitale. Elle assiste aussi aux préparations d’attentats de Sadia et Johnny.

Au-dessus de ce café souterrain s’élève la tour dorée du milliardaire et ancien militaire Zéro Janvier. Celui-ci annonce sa candidature à l’élection présidentielle et défend un modèle de société sécuritaire, raciste, économiquement libérale et résolument éloignée de toute conception écologiste : le « nouveau monde atomique ». Son principal adversaire, le Gourou Marabout, prône quant à lui un retour à la nature et une plus grande liberté des mœurs.

Sur Télé-Capitale, l’animatrice vedette Cristal présente l’émission Starmania, promettant à des candidats de devenir « la star d’un soir ». Ziggy, un jeune disquaire homosexuel dont Marie-Jeanne est amoureuse, rêve de passer à Starmania et d’accéder à la gloire en tant que premier danseur de rock au monde. L’entendant parler de ses projets, Sadia décide de lui voler la vedette et appelle Cristal pour lui proposer une interview exclusive et clandestine avec Johnny. Cristal et Johnny ont immédiatement un coup de foudre : elle s’enfuit avec lui, alors que la presse croit à un enlèvement. Un désaccord éclate avec Sadia lorsqu’elle décide de pirater la fréquence de Télé-Capitale pendant un débat entre Zéro Janvier et le Gourou Marabout pour revendiquer au monde entier qu’elle est avec Johnny Rockfort : celui-ci prend le parti de Cristal, et Sadia laisse apparaître sa jalousie.

Dans le même temps, Stella Spotlight, actrice de cinéma hypersexualisée et dépressive annonce la fin de sa carrière. Zéro Janvier voit en elle un atout de communication, et lui propose de devenir son égérie politique. Elle apparaît publiquement avec le milliardaire, puis mène une campagne active pour lui. Mais Stella, psychologiquement détruite, prend part à des séances de thérapies de groupe à la limite de l’orgie, organisées par le Gourou Marabout. Zéro la demande alors en mariage. Les noces seront fêtées dans la discothèque située au sommet de la tour dorée, le Naziland.

Cristal est devenue une héroïne populaire. Elle et Johnny, qui est maintenant séparé de Sadia, décident de faire exploser la tour ce soir-là. Ziggy, qui a disparu sans plus donner de nouvelle à Marie-Jeanne, est devenu disc-jockey du Naziland. Sadia apprend l’attentat préparé par les Étoiles noires et, furieuse de jalousie, dénonce Johnny et Cristal à Zéro Janvier. Les hommes armés de Zéro Janvier se mettent à la poursuite des Étoiles noires. Cristal perd la vie au cours de la poursuite, jetée du haut de l’édifice. Pendant que son corps est porté en procession, Marie-Jeanne quitte l’univers souterrain et l’aliénation de son travail.

Peu après ces événements, Zéro Janvier est élu président de l’Occident. Johnny tente de l'assassiner, mais il est abattu par ses hommes de main. La scène finale voit l’esprit de Johnny s’élever vers d’autres cieux, pendant que les Terriens chantent à l’univers leur désespoir vis-à-vis de leur condition.

Personnages[modifier | modifier le code]

Principaux[modifier | modifier le code]

(chanteurs leaders)

Secondaires[modifier | modifier le code]

(souvent choristes et danseurs)

  • Les Étoiles Noires
  • La Servante de Stella Spotlight
  • L'Homme de main de Zéro Janvier
  • Les foules diverses - au bar l'Underground Café, au Naziland, sur l'émission Starmania, dans l'orgie du grand gourou marabout, lors des meetings politiques ou encore dans la rue

La première version scénique de 1979 avait d'autres personnages comme « la speakerine de Télé Capitale » ou encore les parents de Cristal. Ils disparaissent définitivement des versions ultérieures.

Dans la version studio enregistrée avant la création du spectacle, figurait une chanson intitulée Air de l’extraterrestre. Elle faisait apparaître un personnage supplémentaire, observant la vanité humaine, mais qui n’est apparu dans aucune des versions du spectacle (exceptée celle présentée au Québec en 1980). Toutefois, la chanson finale de la version scénique de 1979 reprend des airs de cette chanson, notamment le refrain, aux paroles identiques interprétées par les « terriens », et le couplet interprété par le personnage de Johnny Rockfort, dont les paroles sont adaptées au contexte de la fin de l’intrigue. L’Air de l’extraterrestre et la chanson finale sont reprises dans la version studio québécoise, mais disparaissent des suivantes[réf. souhaitée].

Détail des personnages[modifier | modifier le code]

Cristal[modifier | modifier le code]

Le personnage de Cristal est inspiré du destin de Patricia Campbell Hearst[10],[11]. Petite-fille du magnat de la presse américain William Randolph Hearst (dont la vie servit de base au film d'Orson Welles Citizen Kane et plus tard de David Fincher Mank), cette jeune étudiante de l'université de Berkeley est enlevée par l'Armée de libération symbionaise (ALS) qui exige que la famille Hearst distribue pour 70 dollars de vivres à chacun des « économiquement faibles » de Californie, ce qui représente une somme de 6 millions de dollars.

Pendant sa séquestration, alors qu'elle a subi des sévices de la part de ses ravisseurs, Patricia Campbell Hearst est gagnée par le syndrome de Stockholm. Elle prend le pseudonyme de Tania et se met à lutter au sein de l'ALS[12].

De la même manière, Cristal, l'animatrice vedette de Télé Capitale, présentatrice de l'émission Starmania, va rejoindre le groupe terroriste des Étoiles Noires, adhérer à leur cause et finalement proposer de faire exploser la Tour Dorée de Zéro Janvier. Elle passe peu à peu d'une vision superficielle de l'existence (« vous serez peut-être / Ma star d'un soir ») à une vision nihiliste (« On les f'rait tous danser / Au milieu du brasier » ; réplique de la version 1988 et non de la version 1979 mais qui appuie nettement l'évolution du personnage)[réf. nécessaire].

Numéros musicaux[modifier | modifier le code]

Version originale[13][modifier | modifier le code]

Acte I[modifier | modifier le code]

  • Ouverture (instrumental)
  • Il se passe quelque chose à Monopolis (la speakerine, l'évangéliste)
  • Quand on arrive en ville (Johnny Rockfort, Sadia)
  • Communiqué de l'évangéliste (la speakerine, l'évangéliste, Marie-Jeanne, Zéro Janvier)
  • Travesti (Sadia)
  • Banlieue nord (Marie-Jeanne, Johnny Rockfort)
  • Sadia et Johnny (Sadia, Johnny Rockfort)
  • La Serveuse et les Clients (Marie-Jeanne, troupe)
  • Complainte de la serveuse automate (Marie-Jeanne)
  • Le Blues du businessman (Zéro Janvier, Cristal, Marie-Jeanne, troupe)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Starmania-Starmania (la speakerine, Cristal, troupe)
  • Un garçon pas comme les autres (Marie-Jeanne)
  • Voulez-vous jouer avec moi ? (Cristal)
  • La Chanson de Ziggy (Ziggy)
  • Le Coup de téléphone (Sadia, Johnny Rockfort, Cristal, Marie-Jeanne)
  • Interview de Johnny Rockfort (Cristal, Johnny Rockfort)
  • Un enfant de la pollution (Johnny Rockfort)
  • Coup de foudre (Cristal, Johnny Rockfort)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Le Meeting de Zéro Janvier (Zéro Janvier)
  • Le Bulletin spécial de Télé Capitale (la speakerine, Marie-Jeanne)
  • Besoin d'amour (Cristal, Johnny Rockfort)

Acte II[modifier | modifier le code]

  • La Procession du grand gourou / Paranoïa (le grand gourou, troupe)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste, le grand gourou, troupe)
  • Marie-Jeanne et les clients du café (Marie-Jeanne, Ziggy, troupe)
  • Les Adieux d’un sex-symbol (Stella Spotlight)
  • Le Télégramme de Zéro à Stella (Stella Spotlight, Zéro Janvier)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste, Marie-Jeanne)
  • Trio de la jalousie (Je suis avec Johnny Rockfort) (Sadia, Cristal, Johnny Rockfort, troupe)
  • SOS d'un terrien en détresse (Johnny Rockfort)
  • Jingle de Stella (Si vous voulez un homme nouveau) (Stella Spotlight, Zéro Janvier, troupe)
  • Le Débat télévisé (l'évangéliste, Zéro Janvier, le grand gourou, Cristal, Marie-Jeanne, troupe)
  • Sex shops, cinémas pornos (Stella Spotlight)
  • Les Parents de Cristal (On était des vieux si heureux) (l'évangéliste, les parents de Cristal)
  • Quand on n’a plus rien à perdre (Johnny Rockfort, Cristal)
  • L'Adieu de Marie-Jeanne à Ziggy (Marie-Jeanne)
  • Les Uns contre les autres (Marie-Jeanne, Ziggy)
  • La Demande de Zéro à Stella (Zéro Janvier, Stella Spotlight)
  • Ego Trip (Stella Spotlight, Zéro Janvier)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Petite musique terrienne (Marie-Jeanne)
  • Monopolis (Cristal)
  • Communiqué de l'évangéliste (l'évangéliste)
  • Disc-jockey’s song (Ziggy)
  • Ce soir on danse à Naziland (Sadia, Zéro Janvier)
  • Tango de l'amour et de la mort (Stella Spotlight, Sadia)
  • Ce soir on danse à Naziland (suite) (Sadia)
  • Victoire électorale (Stella Spotlight, Zéro Janvier)
  • Le Rêve de Stella Spotlight (Stella Spotlight)
  • Le monde est stone (Marie-Jeanne)
  • Final (troupe)

Version anglaise[14][modifier | modifier le code]

Chronologie[modifier | modifier le code]

1978[modifier | modifier le code]

Le premier album, intitulé Starmania, ou la passion de Johnny Rockfort selon les évangiles télévisés, est enregistré en studio mi-78 et mis en vente en octobre, sous la forme d'un double album vinyle (pochette bleue), suivi d'une édition simple (pochette rose, comprenant une version ré-enregistrée du titre Paranoïa). La critique, plutôt tiède, reproche l’absence de cohésion et de consistance dans la narration[15], et espère que le spectacle « sera éventuellement le révélateur de ces petits bouts de musique jusqu'ici dénués d'envergure[15]. » Longtemps, les détracteurs de Starmania diront qu'il s'agit d'une œuvre « mièvre », « ridicule »[16]. Au début, les ventes ne décollent pas. Les compositeurs ont alors l'idée d’ajouter deux titres interprétés par deux stars du moment : la québécoise Diane Dufresne et la française France Gall. Un passage télé est également organisé. La réédition du double album comportant le single Besoin d'amour interprété par France Gall connaît très rapidement le succès[17],[15],.

Les interprètes sont :

Il existe un enregistrement vidéo d’une émission télé où Luc Plamondon et Michel Berger présentent ce qui va devenir Starmania.

1979[modifier | modifier le code]

Le spectacle est présenté à partir du 10 avril pendant un mois au Palais des congrès de Paris[18] avec 40 chanteurs, danseurs, musiciens et choristes évoluant dans une mise en scène « à l’américaine » : audiovisuel Akai (3 écrans géants, 60 téléviseurs), affichage électronique, un laser et une scène inclinée s’ouvrant lors des actions à l’Underground Café et à la discothèque géante Naziland[19]. Son succès est controversé dans la presse[20],[21]. Il n'existe pas de version intégrale filmée de ce spectacle mais seulement son enregistrement audio disponible sous la forme d'un album : Starmania, le spectacle (live).

D'après Paris Match, le spectacle fait salle comble[22] et, selon Le Monde, le spectacle est un « franc succès », même s'il ne reste à l'affiche que quatre semaines, ce qui provoque la frustration des créateurs, Berger et Plamondon[16].

Distribution
Production

Il n’existe aucun enregistrement vidéo complet de ce spectacle.

1980-1981[modifier | modifier le code]

Le spectacle est joué à la Comédie Nationale (Station C) de Montréal (Québec) dans une mise en scène d’Olivier Reichenbach avec, comme interprètes :

Distribution

Production

  • Producteurs : Yves Blais et Percival Broomfield
  • Mise en scène : Olivier Reichenbach
  • Direction musicale : Jimmy Tanaka
  • Chorégraphie : Ceil Gruessing
  • Décors : Claude Girard
  • Éclairage : Michel Beaulieu

Cette version a éliminé le personnage du « Gourou marabout » et celui de la « speakerine ». En conséquence, les pièces de la version originale Paranoïa et Le débat télévisé ont été retirées du livret, en plus de la chanson Un enfant de la pollution. De plus, les interventions de la « speakerine » de la version originale sont maintenant interprétées par Roger-Roger. Un personnage d'extraterrestre y fait son apparition à la fin du spectacle. Les autres chansons ont été réorganisées dans un ordre plus dramatique, similaire à ce qui sera présenté dans les versions subséquentes.

1986-1987[modifier | modifier le code]

Le spectacle est présenté au Festival de Lanaudière à Joliette durant l'été 1986, puis en 1987 au théâtre Maisonneuve de Montréal dans une mise en scène de Claude Girard avec, comme interprètes :

Cette version reprend le livret de la version de 1980, en y ajoutant Un enfant de la pollution. Le personnage de l'extraterrestre est abandonné. En fait, il est révélé à la fin du spectacle que Roger-Roger est un extraterrestre.

1988-1989[modifier | modifier le code]

Michel Berger et Luc Plamondon mettent en scène une nouvelle et deuxième version de Starmania, gommant l'aspect BD et naïf du Starmania de 1979[16]. Le spectacle est joué au théâtre de Paris puis au théâtre Marigny avec, comme interprètes :

Diffusion à la télévision sur La Cinq (partenaire du spectacle), le [26],[27]. Rediffusion le à l'occasion de la Fête de la musique[28].

1990[modifier | modifier le code]

Le spectacle est présenté à travers toute la France ainsi qu’à Moscou et à Saint-Pétersbourg en langue française, une tournée qualifiée d'« énorme » par le journal Le Monde[29].

1991[modifier | modifier le code]

Starmania est présenté en allemand au Théâtre Aalto (opéra d’Essen), dans une mise en scène de Jurgen Schwalbe. La longueur des phrases en allemand étant contraignante par rapport au tempo des chansons, la musique, sur le modèle de la version 1988, est arrangée par Achim Gieseler.

Distribution

1992[modifier | modifier le code]

Tycoon est l’adaptation en anglais par Tim Rice de Starmania, jamais montée en territoire anglophone, mais jouée au théâtre Mogador par la troupe française tous les vendredis soirs de la saison 1993-1994 de Starmania. Les titres Only The Very Best par Peter Kingsbery, tout comme The world is stone, par Cyndi Lauper, sont un succès mondial.

Sortie de l’album concept Tycoon, adaptation anglaise de Starmania, sur des textes de Tim Rice.

Les interprètes sont :

En 1997, le disque est rebaptisé Starmania, version anglaise.

1993[modifier | modifier le code]

Le , une nouvelle version de Starmania, la troisième en France, est créée au théâtre Mogador, mise en scène par Lewis Furey avec des costumes de Philippe Guillotel (cérémonies d’ouverture et de clôture des Jeux olympiques d’Albertville).

Un album studio est édité. À la scène, ses interprètes sont :

Ces mêmes interprètes joueront en alternance les versions française et anglaise sur la scène du théâtre Mogador. Interprétée tous les vendredis soirs à la rentrée 1993, la version anglaise ne restera cependant que quelques semaines à l’affiche, afin de servir de « vitrine » pour d'éventuelles productions à l'étranger. C’est Muriel Robin qui prête sa voix à Roger-Roger, et Tim Rice pour les représentations anglophones.

1993-2001[modifier | modifier le code]

Le vendredi la comédie vient à la Halle de Martigues.

  • En 1996 puis 1997, cette version reçoit une Victoire de la musique pour le spectacle ayant attiré le plus grand nombre de spectateurs. La troupe triomphe également au théâtre Mogador et au Canada.
  • En 1997, cette version fut vue et applaudie par plus de 3,5 millions de spectateurs.
  • Deux saisons ont été exclusivement parisiennes (saison 1993/1994 au théâtre Mogador, saison 1998/1999 et 1999/2000 au Casino de Paris), et en 2000/2001, le spectacle a été joué uniquement en tournée. Les autres saisons, le spectacle a d’abord été joué à Paris (généralement d’octobre à janvier) avant de faire l’objet d’une tournée (de février à juin).
  • En 1998, cette version du spectacle fait l’objet d’un nouveau CD Live pour le 20e anniversaire de Starmania.

2004[modifier | modifier le code]

En novembre 2004, le 25e anniversaire de Starmania est souligné par une adaptation symphonique présentée en version concert à la salle Wilfrid-Pelletier de la Place des Arts à Montréal. L'Orchestre symphonique de Montréal, sous la direction de Jacques Lacombe, fait entendre l'orchestration de Simon Leclerc avec Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Lyne Fortin, Gino Quilico, Raphaëlle Paquette, Dominique Côté et Renée Lapointe. Ce concert servira de point de départ à l’élaboration de la version opéra. En , cette version est présentée à Paris avec un orchestre et un chœur français, ainsi qu’un chef d'orchestre et des solistes québécois.

2005[modifier | modifier le code]

Dix représentations du concert sont données au Palais des Congrès de Paris avec des musiciens de l’Orchestre de l’Opéra de Paris, dirigés par Simon Leclerc.

Le Festival d’été de Québec en fait son ouverture sur les Plaines d’Abraham devant 50 000 personnes avec l’Orchestre symphonique de Québec.

2006[modifier | modifier le code]

L’Orchestre du Centre national des Arts d'Ottawa reprend le concert avec la même troupe.

2007[modifier | modifier le code]

Toute la troupe s’envole vers l'Asie pour chanter trois soirs avec le Philharmonique de Séoul. Le public coréen suit les surtitres en écoutant les chansons.

2008[modifier | modifier le code]

Première mondiale de Starmania opéra au Grand Théâtre de Québec dans la saison régulière de l’Opéra de Québec et à l’occasion du 400e anniversaire de la Ville de Québec. Un total de dix représentations seront données en mai et juillet, un record dans l'histoire de l'Opéra de Québec. Les interprètes sont : Marie-Josée Lord (Marie-Jeanne), Étienne Dupuis (Johnny Rockfort), Marc Hervieux (Zéro Janvier), Lyne Fortin (S. Spotlight), Raphaëlle Paquette (Cristal), Pascal Charbonneau (Ziggy), Krista de Silva (Sadia), James Hyndman (Roger Roger).

2009[modifier | modifier le code]

Le , France 2 diffuse une émission consacrée aux trente ans de Starmania, présentée par France Gall, parcourant tous les plus grands tubes de l’opéra-rock, interprétés par des chanteurs de la nouvelle génération (Christophe Willem, Amel Bent, Julien Doré, Amandine Bourgeois, Nolwenn Leroy, Jenifer, Grégoire, Pauline, la troupe de la comédie musicale Mozart), mais aussi des chanteuses confirmées (Lara Fabian, Catherine Ringer) ainsi que des chanteurs qui ont participé aux spectacles de 1979 (Diane Dufresne) et 1988 (Maurane, Renaud Hantson) ou à la version anglaise en studio (Peter Kingsbery). Starmania opéra revient à l'affiche lors de six représentations à l'Opéra de Montréal, qui était coproducteur avec l'Opéra de Québec dans l'aventure de la version lyrique l'année précédente. Le succès ne se dément pas.

2016[modifier | modifier le code]

Reprise de la production de 2008 au 6e Festival d'opéra de Québec, avec la même distribution qui avait fait son succès en 2008 : Marie-Josée Lord, Marc Hervieux, Lyne Fortin, Étienne Dupuis, Raphaëlle Paquette, Pascal Charbonneau et Krista de Silva[30].

2018[modifier | modifier le code]

2019[modifier | modifier le code]

  •  : 40e anniversaire de la première représentation de l'œuvre au palais des Congrès de Paris.

2022[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Initialement prévue le 6 octobre 2020 à La Seine musicale à Boulogne-Billancourt, elle est reportée à cause de la pandémie de Covid-19 en France[31],[32]. La tournée, encore en rodage[33], débute le 7 octobre 2022 à Nice[34].

Les Échos note la difficile gestation d'une comédie musicale et l'énorme pari pour Fimalac, en raison des coûts de production ayant explosé pendant la pandémie de Covid-19 et l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022[35].

Distribution[modifier | modifier le code]

Certains chanteurs font partie de l'ensemble (Étoiles noires, figurants...) lorsqu'ils ne remplacent pas les artistes titulaires[36]:

  • Lilya Adad en alternance avec Gabrielle Lapointe : Cristal,
  • Côme (doublure : William Cloutier) : Johnny Rockfort,
  • Miriam Baghdassarian (doublure : Ambriel) : Sadia,
  • Alex Montembault puis Heidi Jutras (doublure : Louise Charbonnel) : Marie-Jeanne,
  • David Latulippe (doublure : Aurel Fabregues) : Zéro Janvier,
  • Adrien Fruit (doublure : Nicolas Dorian) : Ziggy,
  • Maag (doublure : Jeanne Jerosme): Stella Spotlight,
  • Simon Geoffroy (doublure : Malaika Lacy) : Gourou Marabout,
  • Thomas Jolly : L'intelligence artificielle Roger-Roger
  • Alice NGuyen et Max Carpentier (doublure : Maag) : Étoiles noires, assistants de Zéro
  • Jeanne Jerosme (doublure : Alice NGuyen / Gabrielle Lapointe) : Assistante de Stella Spotlight

Le casting est composé entre autres de plusieurs interprètes issus de l'émission The Voice : La Plus Belle Voix en France ou au Québec (Lilya Addad, Alex Montembault, Côme, Manet-Miriam Baghdassarian, Adrien Fruit, Malaïka Lacy, Ambriel, Alice Nguyen Louise Charbonnel, Aurel Fabregues, David Latulippe, Maag). BFM TV précise que Raphaël Hamburger a réalisé le casting[37] avec Victor le Masne, qui rappelle, que l'émission Starmania, sur Télé Capitale, est un télé crochet diffusé sur une chaîne d'Information en continu[38].

En plus de ces chanteurs, une troupe de danseurs professionnels[39] les accompagne sur scène. Ils interviennent sur plusieurs tableaux :

Danseuses :

  • Sorna Condevaux Ndoye
  • Jade Gaumet
  • Sarah Nait Hamoud
  • Nathalia Meneses Gonzales
  • Nadège Bergé
  • Christelle Khamis
  • Sephora Kibebe

Danseurs :

  • Matys Kaïbo
  • Jade Bayonne
  • Jocelyn Laurent
  • Yoan Grosjean
  • Isaies Santamaria Perez
  • Raffaello Vieriu

Critiques[modifier | modifier le code]

Critiques positives[modifier | modifier le code]

Radio France salue une mise en scène entre futurisme russe, Metropolis de Fritz Lang et Le Projet Blair Witch, de Daniel Myrick et Eduardo Sanchez, un « travail haute couture tout en finesse », qui bouscule cependant les convictions[40].

Le Parisien se montre également plutôt laudateur lors de son reportage dans les coulisses[41]. Par la suite, la critique du journal sera très élogieuse, séduite par cette version « ultra-spectaculaire, tout à la fois fidèle et moderne »[42].

Var Matin oppose la mise en scène gentillette d'origine à l'ultra-violence d'un film comme Orange mécanique de Stanley Kubrick[43].

Le Point loue les interprétations de Côme (« le successeur de Balavoine navigue dans les octaves avec une facilité déconcertante »), Alex Montembault (« une profondeur douce et remarquable ») et Maag (« une des présences les plus tragiques de la production »), un trio au service d'« une version épurée et actualisée, [...] totalement transgénérationnelle »[44].

Malgré une légère réserve sur la direction des acteurs-chanteurs, Les Échos est emballé par la proposition : « la force de Starmania est surtout dans ces chansons, inscrites dans la mémoire collective. Accompagnée de six musiciens en live, la distribution met en avant de jeunes talents comme Côme (Johnny Rockfort) ou Alex Montembault (Marie-Jeanne, l'attachante serveuse de l'Underground Café). [...] Le futur imaginé par Berger et Plamondon il y a quarante-cinq ans n'était pas très optimiste. Il ne l'est pas plus aujourd'hui. Mais Starmania, le temps d'une soirée, nous aura fait croire qu'il pouvait au moins se chanter »[45].

Télérama est également dithyrambique, saluant « un spectacle éblouissant et vénéneux [...], [d'une] mise en scène étourdissante, tout en lumières et virtuosité » qui « éblouit littéralement »[46].

Atlantico consacre un long article élogieux au spectacle : « Ce qui peut vous frapper, c'est l'actualité du thème de Starmania : excès de l'ultra libéralisme, pression écologique, dérive des sectes, violences de rues, pouvoir de la télévision et désillusion du monde... [...] Il y a cette scène hypnotisante de la destruction de l'immeuble de Zéro Janvier - au sommet duquel est perchée la boîte de nuit le Naziland, qui évoquera à beaucoup de spectateurs l'effondrement des tours du World Trade Center un certain 11 septembre 2001 ; dans une atmosphère saturée de poussière, avec une pluie de débris de papier comme décors de la chanson Le monde est stone. Il y a enfin, la mise en lumière de la scène, vraiment remarquable : forte, omniprésente, inventive. Sous réserve de l'avis des fans de concerts d’électro, elle compose de façon très innovante les ambiances et les décors. [...] Armes brandies, lynchages en direct, décors aux éclats de lumière, la tonalité de ce spectacle est sombre : miroir de nos années marquées par le terrorisme et le réveil des dictatures ? »[47].

Critiques négatives[modifier | modifier le code]

Vanity Fair trouve le son trop fort et déconseille le décor aux photosensibles[48].

Marianne pense que les costumes de Nicolas Ghesquière « ne racontent rien » et que la dimension politique est « gommée au profit des histoires de cœur » et « formatée pour la génération Instagram »[49].

Paris Match est perplexe devant une mise en scène « qui ne fait pas dans la dentelle », jugeant très sévèrement la direction musicale : des débuts « timides, murmurants », « drôlement faux », « inexpérimentés »; une scénographie à la Thriller de Michael Jackson, « tutoyant le kitsch, vintage », « pas toujours juste » et « ne permettant pas de savoir sur quel pied danser »[50].[réf. à confirmer]

Critiques mitigées[modifier | modifier le code]

Le Figaro juge que « l’Opéra rock renaît avec un casting réussi et des tubes intergénérationnels », mais ressent « une certaine froideur et un manque de projection vocale », trop de « basses slapées » et d’arrangements « balourds » à la sauce « funk-rock façon années 1990 », des chansons qui ont mal vieilli, une première partie froide et lente et un second acte pétaradant[51]. La raison est que les producteurs Aurélien Binder et Thierry Suc ont eu tellement d'ennuis qu'ils ne peuvent se permettre qu’un succès. Sans Marc Ladreit de Lacharrière, la superproduction aurait été abandonnée, tant la malédiction la suit : « Entre l’inflation et la crise énergétique, notre point d’équilibre est de plus en plus haut »[52].

Le New York Times titre que « la France applaudit une comédie musicale qu'elle aime mais qu'elle n'a pas regardée » et considère que « mis à part la facture d'électricité exorbitante », la mise en scène « impressionne au début », mais « offre des rendements décroissants au cours du spectacle de trois heures », une production « qui n'est peut-être pas subtile », mais est suffisamment générique et spectaculaire pour faire de la place aux nouveaux arrivants ainsi qu'aux membres du public qui ont grandi avec Starmania[53].

Le Masque et la plume salue largement la qualité du spectacle mais critique également un « récit trop compliqué » et des voix « pas suffisamment à la hauteur des créateurs »[54].

Numéro salue le succès du spectacle qui a accueilli 300 000 spectateurs mais déplore « un casting inégal dont les chanteurs choisis pour ce nouveau Starmania sont en effet loin d'être aussi talentueux et passionnants que les interprètes de la toute première version de l'opéra rock. Des éléments architecturés sombres, un fond noir, des jeux de lumière frénétiques (il ne faut pas être épileptique), des projecteurs entamant une danse, une voiture couverte de graffiti »[55].

Projet de film[modifier | modifier le code]

En 2010, c'est au journal La Charente libre que Luc Plamondon annonce l'adaptation cinématographique de Starmania et dans un format 3D. Il aurait trouvé des producteurs prêts à investir dans le projet. Ni la liste des comédiens, ni les dates de tournage ou de sortie ne sont connues[56].

Le 12 novembre 2013, lors d'une interview relative au montage du spectacle en version concert par une troupe amateur, Luc Plamondon confirme la préparation d'un film : « Aujourd'hui, on n'a plus besoin de se demander comment on va construire Monopolis au cinéma. […] Ça n'a plus besoin d'être futuriste. »

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Comme l’a expliqué Luc Plamondon lui-même à la télévision française (France 2) pendant le spectacle, à l’occasion des 25 ans de l’opéra-rock, il y a des similitudes prophétiques entre Starmania et certains événements s'étant déroulés bien après, comme les attentats contre les tours jumelles du 11 septembre 2001, rappelant la Tour Dorée du milliardaire Zéro Janvier, que Johnny Rockfort et les Étoiles noires veulent détruire. Dans le DVD du spectacle de Marigny, la représentation physique même de Zéro Janvier fait penser à certains leaders politiques d’aujourd’hui qui possèdent les médias et savent bien en jouer. Avec ses réflexions au sujet de l’influence des manipulations médiatiques sur l’opinion publique, de l’utilisation par des politiciens de la peur pour se maintenir au pouvoir, la comédie musicale Starmania reste d’actualité[57],[7].

Cette modernité de l’œuvre plusieurs décennies après sa création tient à l'intemporalité des thèmes évoqués — célébrité, argent, pouvoir, etc. — et à des personnages ou scènes jugées parfois prémonitoires[29] : Le Monde compare les Black Blocks qui ont manifesté lors du sommet de l'OTAN à Strasbourg en 2009 aux jumeaux des Étoiles noires qui sèment la terreur sur Monopolis, capitale de l'Occident[16]. Dans Starmania, un président de la République épouse un sex-symbol[16]. En 2009, France Gall déclare lors d'une interview : « Quand le président Sarkozy a épousé Carla Bruni, j'ai tout de suite pensé à l'histoire d'amour entre Zéro Janvier et Stella Spotlight, la sex-symbol. » Dans Starmania, Stella Spotlight disait à Zéro Janvier : « Moi j'suis avec toi parce que tu me fais du bien. Toi tu te sers de moi pour arriver à tes fins. »[7]

Pour La Vie, les sujets abordés par l’œuvre demeurent d'actualité : l'histoire s'inscrit dans une société urbaine violente, où des technologies nouvelles portent atteinte à la qualité des relations humaines, tandis que les médias braquent les projecteurs sur des vedettes sans grand intérêt[8]. Quarante ans après la création de Starmania, en 2019, la RTBF décrit l’œuvre comme « toujours moderne », car elle décrit un monde où les pauvres, méprisés par les riches, se rebellent, sabotent, et s'imposent dans les médias, ce qui rappelle le mouvement des Gilets jaunes. Pour la RTBF, le personnage de la serveuse automate poétesse Marie Jeanne a un rôle central, représentant une destinée commune : un boulot abrutissant et une difficulté à vivre dans le monde tel qu'il est. Le spectacle était prophétique, car représentant le monde d'aujourd'hui où « des humains à la dérive » « chantent leur lamento en faisant des prières punks, c’est-à-dire à la non-existence de Dieu, puisqu’ils n’y croient plus », et la RTBF estime que l'œuvre se voulait sombre comme le 1984 de George Orwell mais est finalement moins effrayante que la situation réelle en 2019[58].

La mort de Cristal[modifier | modifier le code]

Le destin tragique d'une des héroïnes a évolué au fil des mises en scène. En 1979, elle est jetée du haut de l'édifice par les gardes, alors que Marie-Jeanne et Stella Spotlight errent au milieu des ruines de la surface. En 1988, elle est touchée par les tirs des gardes lors de la soirée au Naziland. Dans la mise en scène de Lewis Furey (1993), elle est touchée par l'explosion alors qu'elle s'échappe de la soirée avec Johnny. Dans celle de la tournée de 2000-2001, elle est étranglée par Zéro Janvier en personne. Enfin, en 2022, elle est abattue d’une balle par Sadia. Dans certaines représentations de la version de 2022, Cristal meurt avec Johnny dans l’explosion (dans cette dernière version, ne reste en vie à la fin que Marie-Jeanne).

Le Naziland[modifier | modifier le code]

Le Naziland est une gigantesque discothèque tournante qui surplombe Monopolis, du haut de la Tour Dorée de Zéro Janvier. Le club s'inspirerait du célèbre Studio 54.[réf. nécessaire]

Les musiciens[modifier | modifier le code]

Enregistrements[modifier | modifier le code]

L’année est celle où l’enregistrement a été réalisé.

Discographie[modifier | modifier le code]

Les chansons supprimées ou modifiées[modifier | modifier le code]

Le tout premier album vinyle contient des titres qui n'ont pas été réédités. Starmania (L'Air de l'extra-terrestre) est présent sur les deux éditions québécoises ultérieures, alors que le personnage de l'extra-terrestre ne fait partie d'aucune mise en scène, sauf la production québécoise de 1980 ; c'est la raison pour laquelle Le Rêve de Stella Spotlight (« toi qui sais déjà la fin de mon histoire, emmène-moi avec toi dans le ciel... ») est raccourci par la suite. L'album contenait également le titre Paranoïa (supprimé des versions ultérieures, dans la mesure où le personnage du Grand Gourou n'a jamais été repris, mais conservé dans le spectacle au palais des congrès de 1979) ainsi qu'un final avec la version instrumentale de Monopolis. Le titre Starmania sera remplacé sur les éditions CD par SOS d'un terrien en détresse, alors que le titre Besoin d'amour interprété par France Gall sera ajouté à la liste finale des titres après la sortie de l'album. La chanson Paranoïa interprétée par Michel Berger sera la seule à être réarrangée lors de la sortie de l'album simple (pochette rose).

En dehors des aménagements de mise en scène et de la refonte totale de 1988, la chanson Duo d'adieu sera modifiée, renommée et rallongée à l'occasion du single Nos planètes se séparent en 1998. Ce single comporte en second titre une version studio remixée de Ce soir on danse interprétée par Kwin et F. Sherbourne.

Certains titres écrits et composés par Michel Berger : Au revoir Angélina, Comme des loups, et À qui donner ce que j'ai ? faisaient partie du projet originel intitulé Angélina Dumas. Cela constituait une première ossature du projet Starmania. L'album Angélina Dumas, enregistré à Los Angeles, n'est jamais sorti, Michel Berger trouvant le travail insuffisamment abouti, notamment au niveau des textes. France Gall appréciait la chanteuse québécoise Diane Dufresne et la qualité des textes de ses chansons écrites par un certain Luc Plamondon. C'est comme cela que Michel Berger a pris un premier contact par téléphone avec Luc Plamondon (en le réveillant à cinq heures du matin, heure locale au Québec) pour lui proposer d'écrire le livret de la comédie musicale.

DVD du spectacle[modifier | modifier le code]

  • Starmania, intégrale live de la deuxième version 1988-1989 (Warner Vision), seule version commercialisée à ce jour en DVD, parue en 2000 après remastérisation. La VHS date quant à elle de 1989.
  • Il existe aussi un enregistrement privé (non commercialisé) en public au Zénith de Lille le , en présence de Luc Plamondon, Lewis Furey (metteur en scène) et Eduardo Torroja (chorégraphe), remis en « souvenir » aux artistes présents lors de cette saison[69].

Documentaire[modifier | modifier le code]

Lauréats et nominations[modifier | modifier le code]

Gala de l'ADISQ[modifier | modifier le code]

artistique[modifier | modifier le code]

Année Catégorie Pour Résultat
1979[70] chanson de l'année Le blues du businessman (pour Michel Berger et Luc Plamondon) lauréat
Le monde est stone (pour Michel Berger et Luc Plamondon) nomination
disque de l'année / coproduction Starmania lauréat
1981[71] microsillon de l'année Starmania made in Québec nomination
microsillon de l'année - rock lauréat
spectacle de l'année - musique et chansons Starmania made in Québec lauréat
1987[72] spectacle de l'année - musique et chansons rock Starmania nomination
1994[73] spectacle de l'année - interprète Starmania - Mogador 94 lauréat

industriel[modifier | modifier le code]

Année Catégorie Pour Résultat
1987 concepteur éclairage de l'année Claude Girard pour Starmania nomination
metteur en scène de l'année nomination
scénographie de l'année nomination
sonorisateur de l'année Harvey Robitaille pour Starmania nomination
1994 concepteur d'éclairage de l'année Alain Lortie pour Starmania - Mogador 94 nomination
metteur en scène de l'année Lewis Furey pour Starmania - Mogador 94 lauréat

Victoires de la musique[modifier | modifier le code]

Année Catégorie Pour Résultat
1994 spectacle musical de l'année Starmania au théâtre Mogador lauréat

Les Trophées de la comédie musicale[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie Catégorie Pour Résultat
2023 Les Trophées de la comédie musicale 2023 Comédie musicale de l'année Starmania à la Seine Musicale lauréat
Artiste féminine Maag lauréat
Artiste masculin Côme nomination
Second rôle féminin Manet-Miriam Baghdassarian nomination
Malaika Lacy
Second rôle masculin Adrien Fruit lauréat
Révélation masculine Alex Montembault lauréat
David Latulippe nomination
Mise en scène Thomas Jolly lauréat
Chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui nomination
Scénographie Emmanuel Favre, Thomas Dechandon, Guillaume Cottet, Guillaume Marien, Nina-Lou Giachetti lauréats
Création Costumes de Comédie Musicale Léo Buchet et Nicolas Ghesquière nomination
Trophée du public Starmania à la Seine Musicale nomination

Nuit des Molières[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie Catégorie Pour Résultat
2023 Molières 2023 Molière du spectacle musical Starmania à la Seine Musicale lauréat
Molière de la création visuelle et sonore Mise en scène Thomas Jolly, chorégraphie Sidi Larbi Cherkaoui, direction musicale Victor Le Masne, décors Emmanuelle Favre, scénographie Emmanuelle Favre, costumes Nicolas Ghesquière, lumière Thomas Dechandon, vidéo Guillaume Cottet, musique Michel Berger, son Madje Malki - La Seine Musicale

Récompenses diverses[modifier | modifier le code]

Année Cérémonie Catégorie Pour Résultat
2023 Q d'or - la cérémonie de Quotidien Q d'or 2023 du spectacle Starmania à la Seine Musicale[74] lauréat

Certifications[modifier | modifier le code]

Année Album Certification Pays/Association Ventes/Équivalence
1979 Starmania or[75] France (SNEP) 100 000
1988 Starmania 88 or France (SNEP) 100 000
1993 Starmania diamant[76] France (SNEP) 1 000 000
1994 Starmania - Mogador 94 or France (SNEP) 100 000
1995 Starmania - Mogador 94 platine[77] France (SNEP) 300 000
1998 Starmania 20ème anniversaire or France (SNEP) 100 000

Ventes[modifier | modifier le code]

En 2018, Le Monde affirme que l'album s'est vendu à 3 millions d'exemplaires depuis 1978[29]. En 2019, La Vie indique que le disque est classé parmi les 10 meilleures ventes francophones de tous les temps[8]. En 2020, France info estime que l'album s'est vendu à plus de 5 millions d'exemplaires[18].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Source : infodisc.fr.
  2. Précédemment, il y a eu le double album de Johnny Hallyday, Hamlet (1976), qui ne fut jamais monté sur scène.
  3. Starmania : Johnny Hallyday a failli piquer la place de Daniel Balavoine !, Closermag
  4. 50 mn inside, Telescoop
  5. Brigitte Prost, « Le legs de Molière à la comédie musicale », dans Comédie musicale : les jeux du désir, Presses universitaires de Rennes, (lire en ligne), p. 221–235
  6. France Gall, muse et musicienne, Alain Wodraska, Ed. Didier Carpentier, 2010 p. 113
  7. a b et c « Trente ans de Starmania », sur L'Avenir.net, (consulté le )
  8. a b et c « Starmania », sur revue La Vie, (consulté le ).
  9. Camille Kaelblen, « Qui est Ziggy Stardust, l'avatar iconique de David Bowie ? », RTL, 11 janvier 2016.
  10. Valérie Dudoit, « Starmania – Fresque visionnaire de cette fin de siècle »(Archive.orgWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur regardencoulisse.com, (consulté le ).
  11. Laurent Valière, « Comment est né Starmania, l'opéra-rock de Michel Berger et Luc Plamondon ? », sur franceinter.fr, (consulté le ).
  12. Clément Mathieu, « L'étrange et violente histoire de l'héritière Patty Hearst », sur parismatch.com, (consulté le ).
  13. Ordre chronologique des textes du spectacle original mis en scène par Tom O'Horgan et présenté au Palais des congrès de Paris au printemps 1979.
  14. a et b Titres figurant sur l’album paru en 1992.
  15. a b et c « Sud Ouest de Bordeau », Aujourd'hui magazine,‎ , p. 22.
  16. a b c d et e « "Starmania" avait tout prévu », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  17. « Starmania. « Les paroles parlent à tous » : 42 ans après, pourquoi le phénomène séduit encore », sur Ouest France, .
  18. a et b « La reprise de "Starmania", prévue à l'automne 2020, est reportée d'un an », sur Franceinfo, (consulté le ).
  19. Source : France-Soir du .
  20. Dans le no 1271 du magazine hebdomadaire Jours de France du Michel Berger et France Gall figurent en couverture, le journaliste Paul Giannoli consacre un article à Starmania et écrit (extrait) : « Chaque soir près de quatre mille spectateurs sont magnétiquement attirés par le Palais des Congrès. Les indices de location laissent deviner qu'il en sera ainsi pendant les trente représentations. Lorsque le rideau ne se baissera pas (car il n'y a pas de rideau) sur la dernière représentation, mais que la constellation de projecteurs s'éteindra, toute une troupe de garçons et de filles pourront s'embrasser ; ils auront gagné, ils auront fait plus que cela en prouvant que le « musical » peut réussir ailleurs qu'à Broadway. »
  21. Tandis que Le Parisien consacre sa une à Starmania se jouant « devant des salles vides », photos à l'appui.[réf. nécessaire] Cela étant, aucune prolongation n'aurait été possible, les ballets du Bolchoï prenant immédiatement le relai.
  22. « France Gall, l'éternelle Cristal de "Starmania" », sur Paris Match.com, (consulté le ).
  23. Décès en octobre 2011, inhumation le à l'Église Saint-Pierre-de-Chaillot de Paris (XVIe arr.). Source : article Le Post.fr du .
  24. « Serge Gubelmann – Broadway Cast & Staff | IBDB », sur ibdb.com (consulté le ).
  25. « John McLain – Broadway Cast & Staff | IBDB », sur ibdb.com (consulté le ).
  26. « Starmania », sur inatheque.ina.fr, (consulté le ).
  27. « Programme du 28 décembre 1990 au 3 janvier 1991 », Ciné Télé Revue, no 52,‎ , p. 97 (ISSN 0778-5526)
  28. « Fête de la musique, Starmania », sur inatheque.ina.fr, (consulté le ).
  29. a b et c « Dans « Starmania », France Gall n’était « pas heureuse de jouer Cristal » », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  30. Sauf l'information sur l'émission consacrée aux 30 ans de Starmania présentée en 2009 par France 2, les mentions inscrites pour les années 2005 à 2016 ont été obtenues dans le programme de Starmania opéra présenté en et lors du 6e Festival d'opéra de Québec.
  31. Luc Plamondon annonce une nouvelle version de «Starmania» pour 2020, sur lavoixdunord.fr, consulté le 11 novembre 2019
  32. Le retour de «Starmania» repoussé à l’automne 2022, sur leparisien.fr, consulté le 3 mai 2021
  33. Ludovic Mercier, « On a vu l'avant-première de Starmania 2022 à Nice, et ça va faire du bruit! » Accès payant, sur Nice-Matin (consulté le ).
  34. L’opéra-rock de Berger et Plamondon entièrement réinventé : on a vu Starmania, version 2022, en avant-première, sur radiofrance.fr, 8 octobre 2022
  35. « « Starmania » : la difficile gestation d’une comédie musicale hors normes », Les Échos,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  36. « Starmania (Critique) », sur Le Monde Du Cinéma, (consulté le ).
  37. https://www.bfmtv.com/culture/starmania-fait-son-grand-retour_VN-202210100142.html
  38. "Starmania" les 14 et 15 octobre au Dôme de Marseille : interview de Victor le Masne, Maritima
  39. « Participez au casting pour le retour de STARMANIA ! », sur Starmania (consulté le ).
  40. Julien Baldacchino, « L’opéra-rock de Berger et Plamondon entièrement réinventé : on a vu Starmania, version 2022, en avant-première », sur France Inter, (consulté le ).
  41. Par Eric Bureau et envoyé spécial à NiceLe 6 octobre 2022 à 08h16, « «Starmania» est de retour : nous avons assisté aux répétitions de la nouvelle version de l’opéra rock », sur leparisien.fr, (consulté le ).
  42. Grégory Plouviez, « «Starmania» : pourquoi on a adoré la nouvelle version de la comédie musicale », sur leparisien.fr, (consulté le )
  43. La rédaction, « On a vu l'avant-première de Starmania 2022 à Nice, et ça va faire du bruit! », sur Var-Matin, (consulté le ).
  44. Anne-Sophie Jahn, « Les trois voix révélées par le nouveau Starmania », sur Le Point, (consulté le )
  45. « Starmania, retour vers le futur », sur Les Echos, (consulté le )
  46. « “Starmania”, le retour : un spectacle éblouissant et vénéneux », sur www.telerama.fr, (consulté le )
  47. Atlantico, « Starmania : une quatrième version, une réussite ! », sur Atlantico, (consulté le )
  48. Valentine Servant-Ulgu, « «Starmania» : le retour flamboyant d'un spectacle culte, plus que jamais d'actualité », sur vanityfair.fr, (consulté le ).
  49. Bérengère Viennot, « Comédie musicale : "Starmania 2022", le retour (de trop ?) », Marianne,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  50. https://www.parismatch.com/culture/spectacles/hier-soir-nice-starmania-217246
  51. Olivier Nuc, « Notre critique de «Starmania» : un monde encore plus stone », sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le ).
  52. Léna Lutaud, « Starmania : les petites histoires d’une production maudite » Accès payant, sur lefigaro.fr, Le Figaro, (consulté le ).
  53. (en) Laura Cappelle, « France Cheers For ‘Starmania,’ Its Favorite Musical », The New York Times,‎ (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  54. « "Starmania" par Thomas Jolly  : le célèbre opéra-rock n'a pris aucune ride selon Le Masque ! », sur France Inter, (consulté le ).
  55. « Pourquoi le nouveau Starmania a conquis 300 000 spectateurs », sur Numéro Magazine (consulté le ).
  56. M.H, « Starmania, bientôt au cinéma et en 3D ! », sur programme-tv.net, (consulté le ).
  57. « Starmania » avait tout prévu, LeMonde.fr, publié le 23 avril 2009
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  59. a b c d et e Studio 1978, live 1979.
  60. a et b Tycoon 1992.
  61. Live 1988/1989, Tycoon 1992.
  62. Live 1988/1989.
  63. Studio 1978, live 79, live 1988/1989, Tycoon 1992.
  64. Dominique Gastrein.fr
  65. a et b (en) « PianoBass.com is for sale », sur HugeDomains (consulté le ).
  66. « The home page of Lewis Furey, Scriptwriter, Director, Songwriter. », sur lewisfurey.com (consulté le ).
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  74. « Les Q d’Or : découvrez le palmarès de la cérémonie de Quotidien », sur www.diverto.tv, (consulté le )
  75. « InfoDisc : Les Certifications Officielles des Albums au Niveau Or », sur infodisc.fr (consulté le ).
  76. « InfoDisc : Les Certifications Officielles des Albums au Niveau Diamant », sur infodisc.fr (consulté le ).
  77. « InfoDisc : Les Certifications Officielles des Albums au Niveau Platine », sur infodisc.fr (consulté le ).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Il existe une catégorie consacrée à ce sujet : Starmania.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Alquier, préface de Maurane, L'aventure Starmania, Hors Collection, 2017, 160 pages (ISBN 2258142857)
  • Bernard Jeannot, sous la direction de Carole Auroy, "Le monde est stone" mais "Aimer c'est qu'il y a de plus beau" : formes, usages et enjeux des clichés dans la comédie musicale à la française (1971-2021)", thèse de doctorat en langue et littérature françaises et en arts du spectacle, université d'Angers, 2021, volume 1 (586 p. texte intégral avec photos couleurs) et volume 2 (180 p. annexes et analyses de chansons).
  • Bernard Jeannot, « “Mirabel ou Roissy, tout est partout pareil ” ? Art de la variation et expressivité de la plume de Luc Plamondon dans les différentes versions de Starmania », dans Laurence Cros, Johanne Melançon et Stéphane Hirschi (dir.) « Airs et ondes entre le Canada et la France », Études Canadiennes / Canadian Studies, AFEC (Association française d'études canadiennes), n°93, 2023.
  • Florent Malburet, sous la direction de Richard Demarcy, Starmania, opéra rock, mémoire de maîtrise en Études théâtrales, Paris III-Sorbonne Nouvelle, 1996, volume 1 (130 p. avec photos couleur) et volume 2 (42 p., texte intégral).
  • Luc Plamondon et Michel Berger, Starmania : texte intégral, Le Cherche midi, Paris, 1995, 92 pages (ISBN 2-86274-357-7)
  • Alain Wodrascka, Starmania d'hier et d'aujourd'hui, Editions City, 2018
  • Fabienne Thibeault, Mon Starmania, éd. Pygmalion, .

Liens externes[modifier | modifier le code]