Plozévet

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Plozévet
Mairie de Plozévet.
Mairie de Plozévet.
Blason de Plozévet
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Quimper
Canton Plonéour-Lanvern
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Pays Bigouden
Maire
Mandat
Pierre Plouzennec
2014-2020
Code postal 29710
Code commune 29215
Démographie
Gentilé Plozévétiens
Population
municipale
2 972 hab. (2012)
Densité 109 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 59′ 00″ N 4° 25′ 32″ O / 47.98333, -4.425424747° 59′ 00″ Nord 4° 25′ 32″ Ouest / 47.98333, -4.4254247
Superficie 27,18 km2
Localisation

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Liens
Site web Site de la commune

Plozévet [plozevɛt] est une commune française du département du Finistère, dans la région Bretagne, située à mi-distance entre Quimper et la Pointe du Raz, dans le pays Bigouden.

Plozévet fait partie, avec neuf autres communes, de la communauté de communes du Haut Pays Bigouden.

Cette commune est célèbre dans le monde universitaire parce qu'elle a été l'objet, au début des années 1960, d'une vaste enquête pluridisciplinaire sous la direction de Monique et Robert Gessain du musée de l'Homme, avec la participation d'Edgar Morin.

Géographie[modifier | modifier le code]

Plozévet fait partie du Pays Bigouden.

Article détaillé : Pays Bigouden.

Situation[modifier | modifier le code]

Plozévet est une commune littorale de l'Océan Atlantique, en bordure de la Baie d'Audierne entre Pors Poulhan et le Palud Gourinet ; son littoral assez rectiligne est formé d'un cordon de galets bordé de falaises généralement basses (moins de 15 mètres d'altitude), bloquant l'écoulement de l'eau des petits cours d'eau côtiers, ce qui a provoqué la formation de paluds maritimes et d'étangs. Le bourg est situé à une certaine distance de la côte, sur un plateau : c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Ploaré, Plouhinec, Poullan, Combrit, Beuzec-Conq, Nizon, etc..), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[1]. Il en est de même pour la plupart des hameaux, le littoral étant longtemps inhospitalier en raison de l'insécurité, d'un climat rude et des paluds, à l'exception des deux petits ports de Canté (aménagé sommairement dans une anse naturelle) et de Pors Poulhan (ce dernier partagé avec la commune voisine de Plouhinec) et de quelques hameaux de pêcheurs-goémoniers comme Poulhan, Poulbrehen, Kerbouron et Keristenvet.

Article détaillé : Baie d'Audierne (Bretagne).
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Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Plouhinec Mahalon Guiler-sur-Goyen Rose des vents
N Landudec
O    Plozévet    E
S
Pouldreuzic

Géologie[modifier | modifier le code]

Des granulites gneissiques affleurent à Plozévet et Pouldreuzic : la roche est feuilletée comme du gneiss et contient des grenats, du mica blanc, de la tourmaline , du feldspath et du quartz[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de Plozévet provient du breton ploe ("paroisse" en français) et de saint Dyved[3] (dénommé aussi saint Démet), saint breton qui serait un moine originaire du Pays de Galles venu entre le Ve siècle et le VIIe siècle[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Antiquité[modifier | modifier le code]

Une voie romaine partait de Pont-l'Abbé et allait jusqu'à la Pointe du Raz en passant par Plonéour, Tréogat, Pouldreuzic et Plozévet[5].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1741, une épidémie de dysenterie sévit : « Dans chacune des paroisses de Goulien, Plogoff, Esquibien, Plouinec, Plozévet, Mahelon, Poulan, Beuzet-Cap-Sizun, Pouldergat, Douarnenez, on compte le chiffre énorme de dix à douze morts par jour »[6].

Révolution française[modifier | modifier le code]

Les premières décisions révolutionnaires concernant Plozévet[modifier | modifier le code]

La loi du « relative à la circonscription des paroisses du district de Pont-Croix » donne à la paroisse de Plozévet comme succursale Lababan[7].

Noël-Thomas Le Blouch est nommé instituteur à Plozévet et déclare le 9 pluviôse an IV () : « J'ai eu, suivant les saisons, tantôt cinquante élèveset tantôt vingt et environ. (...). Quelques-uns commencent à lire et à entendre le français ; à ces derniers, je fais apprendre par mémoire les Droits de l'homme et du citoyen, les actions héroïques, les travaux de l'agriculture (...) »[8].

Le drame du naufrage des Droits de l'Homme[modifier | modifier le code]

Le menhir des Droits de l'Homme sur la plage de Canté
Le menhir des Droits de l'Homme et son inscription commémorative

Le , le vaisseau de 74 canons "Droits de l'Homme", qui participait aux Guerres de la Révolution française (Première Coalition), s'échoue sur un banc de sable sur la commune de Plozévet. La revue Le Monde illustré raconte ainsi le drame en 1882 lors d'une cérémonie au pied du menhir commémorant le drame :

« En janvier 1797, un drame des plus émouvants avait pour théâtre le fond de la Baie d'Audierne (...). Le vaisseau français Les Droits de l'Homme, parti de Brest avec 650 hommes d'équipage et 580 soldats de la légion des Francs qu'il devait débarquer en Irlande, fut empêché par les tempêtes d'atteindre le lieu de sa destination. Il erra pendant plusieurs jours, faisant voile vers la France, lorsqu'à 25 lieues de Penmarch il fut attaqué par deux vaisseaux anglais, L'Indéfatigable et L'Amazone. (...) La lutte dura treize heures. L'Indéfatigable finit par s'éloigner, L'Amazone s'échoua, mais les Droits de l'Homme [démâté] n'était pas en meilleur état. L'inhospitalité des riverains d'alors ne leur fut pas moins funeste que la lutte contre les Anglais : le feu de l'ennemi, les coups de mer qui faisaient chavirer les canots, la cruauté des habitants qui coupèrent les câbles de sauvetage, il n'en fallait pas tant pour expliquer comment les cadavres de 650 hommes furent rejetés sur la grève de Canté. (...) Déjà en 1840, une pierre mégalithique avait reçu de la part d'un Anglais sauvé par l'équipage du Droits de l'Homme, le major Pipon, une inscription commémorative. (...) Cette année, les députés du Finistère, MM Hémon et Arnoult, ont réussi à faire classer ce vieux menhir au nombre des monuments historiques (...). Quatre boulets provenant du combat du ont été déposés au pied du menhir[9]. »

Sur le menhir est écrit : « Ici, autour de cette pierre druidique, sont inhumés environ six cent naufragés du vaisseau Les Droits de l'Homme, brisé par la tempête le . Le major Piron, né à Jersey, miraculeusement échappé à ce désastre, est revenu sur cette plage le , et dûment autorisé, a fait graver sur la pierre ce témoignage durable de sa reconnaissance ».

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Article détaillé : Naufrage du Droits de l'Homme.

Le , à la faveur d'une très basse mer, trois canons ayant appartenu à la frégate Amazone ont été extraits, sur le rivage, de la profonde excavation où ils se trouvaient enfouis, depuis 90 ans, sous une couche de sable de 1,60 mètre. Ces canons étaient comme soudés au fond rocheux sur lequel ils reposaient, et recouverts d'une épaisse croûte, aussi dure que le fer qu'elle enveloppait, et composée d'un mélange calciné de résidus de graviers, de coquillages et de fragments de rocs[10].

L'enseignement à Plozévet[modifier | modifier le code]

L'église paroissiale de Plozévet en 1899 (photographie de Louis Rousselet)

L'enseignement à Plozévet[11] :

  • 1835 : acquisition de la maison du curé pour l'ouverture d'une école publique ;
  • 1861 : construction d'une école publique mixte route d'Audierne ;
  • 1882-1884 : l'école mixte devient école de filles, une école de garçons est construite à l'emplacement de l'actuelle mairie ;
  • 1903 : laïcisation de l'école de filles ;
  • 1926 : construction d'une école à Pors-Poulhan. Elle fonctionnera jusqu'en 1968 ;
  • 1928 : construction de l'école de Saint-Démet, qui sera ouverte jusqu'en 1974. Une école primaire libre de filles est ouverte ;
  • 1933 : inauguration de l'école Georges-Le Bail, route de Pont-l'Abbé, qui accueille les garçons. Les filles occupent désormais l'actuelle mairie, jusqu'alors école de garçons ;
  • années 1960 : les écoles deviennent mixtes ;
  • 1968 : début de la construction du CES, actuel collège ;
  • 1978 : fermeture de l'ancienne école de filles.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

Henri Collin, alors âgé de 23 ans, qui se comportait en tyran à l’égard de sa femme et de ses beaux-parents qui continuaient à vivre dans la ferme dont ils lui avaient légué l’exploitation par une donation, étrangla le son beau-père Jacques Bourdon, dont le corps fut retrouvé dans un champ, parce que ce dernier lui réclamait de l’argent et des livraisons de céréales, ce qui était prévu par le contrat de donation. Condamné à mort par la Cour d’assises du Finistère le , il fut guillotiné publiquement à Quimper le [12].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

Plozévet au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Gustave Geffroy parcourt la région en 1904 et la décrit ainsi :

« Je poussai plus loin que Plouhinec, toujours suivant la côte, par le sentier des douaniers. C'est d'une désolation, d'une solitude sans pareilles. J'ai marché, je crois bien, toute une journée sans rencontrer un être humain, en dehors des arrêts dans les villages, et encore les villages donnaient-ils, eux aussi, l'impression de la solitude, tant ils étaient mornes ce jour-là, tous les hommes à la mer, toutes les femmes aux champs, des enfants assis sur les seuils, graves comme des vieillards, une femme derrière un comptoir, des visages entrevus plutôt que vus, à quelque vitre sombre. Pour arriver à l'un de ces villages, il fallait quitter le bord sauvage de la mer, s'engager dans des sentiers bordés de petits murs faits de pierres superposées, ou franchir ces landes dont la rude verdure peut seule résister à l'âpreté et à la violence du vent. Il y avait seulement, de temps à autre, quelque pauvre champ de pommes de terre ou de blé, clos de pierre, où se lisait le dur et touchant effort du laboureur pour arracher un peu de vie à cette terre déshéritée. L'un de ces villages est Plozévet, je devrais dire l'un de ces abris. Les maisons sont réunies autour d'une église au fin clocher[13]. »

La foire de la Trinité et la quête du beurre à la Belle Époque[modifier | modifier le code]
La foire de la Trinité à Plozévet en 1900 (photographie d'Augustin de Croze)
La foire de la Trinité à Plozévet vers 1900, la "Saint-Herbot" (quête de beurre, de génisses et de veaux)

La foire de la Trinité était alors un événement très important à Plozévet comme en témoigne ce texte datant de 1900 :

« Hier a eu lieu le pardon de la Trinité ; aujourd'hui, sur le vaste quadrilatère (...) qui se détache en avant du hameau de la Trinité, c'est la foire. Splendide débauche de couleurs et de soleil ; parmi les deux boulevards formés latéralement et à angle droit par les tentes de feuillage et de toile, se heurtent en le plus pittoresque fouillis tous les costumes du Cap Sizun. De la poussière, d'âcres odeurs humaines, des fumées de cuisine en plein vent ; puis de véritables troupeaux dont la vente en détail suscite d'assourdissantes clameurs. Des files et des files de charrettes et de chars à bancs, quelques bicyclettes même. (...) Plus loin, près d'un talus (...), des paysans, des enfants, des citadins et des gendarmes, spectateurs attentifs, c'est la danse qui se déroule, éblouissante de coloris, dans un rectangle formé par une quadruple rangée de curieux. (...) Ceux qui ne veulent plus danser s'en vont, sans que la danse en soit troublée et ils rentrent ensuite quand ils ont repris haleine, c'est-à-dire quand hommes et femmes ont bu de pleins bols de bière[14] et surtout d'eau-de-vie. »

« Trois heures viennent de sonner. (...) Le curé de Plozévet va procéder à la vente aux enchères du beurre, des œufs, des volailles et, me dit-on, de quelques génisses, tous dons apportés en fétichiste volition à saint Herbot de la Trinité. (...) Sur l'autel [de la chapelle][15], des molettes et des molettes de beurre, 400 livres me dit-on. Va-et-vient de sabots, des gens entrent et sortent qui enlèvent tout ce beurre sous la surveillance du curé (...)[16]. »

Une vie politique parfois agitée[modifier | modifier le code]

Des incidents éclatèrent lors des élections législatives de juillet 1907 à Plozévet et dans des communes voisines (les principaux candidats étaient Georges Le Bail, maire de Plozévet, du parti de la Gauche radicale, qui fut réélu député, et Jean Hénaff, conseiller d'arrondissement : le journal Ouest-Éclair écrit :

« Quant aux bagarres qui ont éclaté (...) dans différentes communes du canton de Plogastel, elles ont été cette année d'une violence inouïe. Vraiment M. Le Bail peut être fier de ses électeurs et particulièrement de ceux de Plozévet, Plovan et Plogastel, où ils se sont bien démenés. Il fallait à tout prix que M. Le Bail fut élu et, pour arriver à ce résultat, tous les moyens étaient bons. À Plozévet, les électeurs douteux étaient contraints de montrer leur billet [bulletin de vote], quantité ont été chassés à coups de pied et de poing. (...) M. de Chamaillard, sénateur, son fils (...) et quelques amis s'étaient rendus dimanche, à 9 heures, à Plozévet, pour se rendre un peu compte de la manœuvre électorale dans cette commune. Mais l'alarme avait été donnée. Aussi, quand les survenants voulurent pénétrer dans la cour qui donne accès à la salle de vote, ils trouvèrent le passage interdit, une haie humaine menaçante formait rempart ; malgré leurs réclamations, force leur fut de battre en retraite et de regagner au plus vite leur hôtel, sous une grêle de pierres et tandis que les coups de rotin et de matraques pleuvaient dru. Dans la bagarre, M. de Chamaillard a été atteint à la tempe par un gros caillou[17]. »

L'opposition entre les "Blancs", majoritaires parmi les électeurs ruraux, et les "Rouges", majoritaires parmi les marins, fut longtemps très forte : en 1910, le marquis de L'Estourbeillon, député royaliste, dénonce les incidents survenus lors des élections législatives dans la deuxième circonscription de Quimper : « ce furent les voies d'accès aux salles de vote et même aux bourgs gardés par des groupes d'individus menaçant et frappant les électeurs ruraux qui venaient voter comme à Treffiagat, Peumerit et Plozévet ; des bureaux et des urnes pris violemment et gardés par des bandes de marins étrangers aux sections de vote, comme à Plobannalec, pour empêcher le vote des cultivateurs »[18].

Le journal L'Aurore dans son édition du écrit : « Des incidents se sont produits dans la deuxième circonscription, notamment dans les communes de Plozévet, Treffiagat, Peumerit, Plovan et Plobannalec. Des rixes se sont produites. Plusieurs électeurs ont été blessés »[19].

Le naufrage du Cormoran 1[modifier | modifier le code]

Le , le Cormoran 1, un chalutier à vapeur anglais, s'échoua sur les rochers de Kerbouron. À marée basse, le sable découvre parfois les restes de son squelette métallique. Soumis aux vents dominants d'ouest-sud-ouest et à la houle du large, de nombreux bateaux en perdition se sont au fil du temps échoués sur Le littoral plozévétois, où parviennent également de nombreux déchets à la dérive. Ces fortunes de mer étaient vécues comme une aubaine par les populations littorales qui devenaient des pilleurs d'épaves en dépit des sermons en chaire et des menaces pénales[20]

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Plozévet : le monument aux morts

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

Un soldat de Plozévet, Étienne Le Gouil, du 128e régiment d'infanterie, trouva la mort dans la catastrophe ferroviaire de Sillé-le-Guillaume, survenue le et provoquée par la collision entre un train militaire français et un train militaire américain (la catastrophe fit en tout 6 morts parmi les soldats français et 15 parmi les militaires américains et de nombreux blessés)[21].

Le , un orage d'une extrême violence ( certains grêlons étaient gros comme les galets de la grève toute proche) qui dura environ deux heures, de 8 heures à 10 heures du matin, saccagea les récoltes de blé noir, blé, avoine, pommes de terre, petits pois, sur des dizaines d'ha entre Plozévet et Lababan ; les dégâts furent considérables[22].

La vie traditionnelle pendant l'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]
Plozévet : la Reine des Bruyères et ses demoiselles d'honneur (probablement en 1925, carte postale collection Villard)

Léontine Salaun, du hameau de Keristenvet, témoigne ainsi de la vie des habitants à cette période :

« Mes parents habitaient une petite chaumière à Keristenvet, sur la côte. Mon père était pêcheur et goémonier. Il possédait un bateau qu'il avait nommé La volonté de Dieu. Il était également cultivateur et louait ses bras, pou dix centimes par jour, aux fermes environnantes pour les travaux des champs. Dans le quartier, on le connaissait aussi comme coiffeur et dentiste. Il arrachait les dents. Ma mère s'occupait des cinq enfants et, lorsqu'elle avait du temps, elle aidait mon père. J'ai commencé à vendre le poisson de ferme en ferme avec ma mère dès l'âge de dix ans. À 13 ans, à la veille de mon certificat d'études, j'ai arrêté l'école pour aider mon père à récolter le goémon. Les familles étaient nombreuses et il n'y avait pas de terres ni de travail pour tout le monde sur la côte. Beaucoup de jeunes de ma génération ont quitté le pays pour faire leur vie. À 20 ans, entre 1937 et 1939, j'ai fait trois saisons dans une conserverie en Vendée, à L'Herbaudière sur l'île de Noirmoutier. De nombreuses jeunes bigoudènes et plozévétiennes se retrouvaient dans les usines vendéennes pour la saison de la sardine entre mai et octobre. Elles payaient mieux que les conserveries du Pays Bigouden. Nous étions nourries et logées dans un dortoir par l'employeur. Au début de la guerre, je suis revenue à Plozévet. Durant une quinzaine d'années, j'ai gagné ma vie en faisant du picot. Je réalisais des gants, des guirlandes et des motifs divers. En 1956, je suis retournée à l'usine, chez Larzul à Plozévet. La vie était dure sur la côte, mais nous étions heureux.[23] »

Le port de Canté[modifier | modifier le code]
Plozévet : l'anse de Canté, ancien petit port de pêche abandonné dans les années 1950
Le port de Canté : treuil installé par la municipalité dans les années 1930 pour hisser les canots des pêcheurs sur la rive

Jean Bourdon, fils d'un pêcheur de Canté, témoigne :

« Les pêcheurs de Canté habitaient entre Porzembréval et le palud Pellan, sur la côte sud de la commune. La plupart possédait un peu de terre, comme mes parents qui cultivaient deux hectares, mais la pêche constituait, avec le goémon, l'essentiel de leurs revenus. À la fin des années 1940, il y avait six bateaux à Canté dont celui de mon père, l'Annette. Un canot de 6 m 50 avec voiles et moteur qui embarquait 4 hommes. Mon père prenait la mer entre mai et novembre lorsque le temps le permettait. Il pêchait de nuit au filet droit et à la traîne et ramenait quelques kilos de maquereaux, lieus et sardines... Certains pêchaient aussi les crustacés. La baie était alors beaucoup plus poissonneuse. C'est ma mère qui vendait le poisson. Le matin, elle partait sur les chemins, de ferme en ferme, transportant la pêche sur une charrette à bras. »

« Le port de Canté est une petite anse naturelle dans laquelle les pêcheurs ont aménagé un chenal par déroctage du plateau rocheux. Durant la saison de la pêche, si le temps le permettait, les canots étaient amarrés dans le chenal. Si une forte houle ou une tempête s'annonçaient, les bateaux étaient ramenés sur la grève. L'hiver arrivant, ils étaient mis à l'abri sur la rive à l'aide du treuil installé par la municipalité dans les années 1930. Il fallait 13 hommes et femmes pour hisser un bateau. Toutes les familles s'entraidaient. C'était un travail très dur physiquement. Le port de Canté a cessé de fonctionner dans les années 1950.[24] »

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le , un avion américain coule à l'ouest de Plozévet. Neuf aviateurs sont recueillis par la Marine allemande et fait prisonniers[25].

Le gendarme Pierre Brasquer[26], en poste à Pont-Croix, est mort le à l'hôpital de Douarnenez des suites de ses blessures reçues alors qu'il ripostait à l'attaque par une colonne allemande des habitants de Plozévet qui s'étaient rassemblés pour fêter l'arrivée prochaine des troupes alliées[27]. La 63ème Promotion de l' Ecole de Gendarmerie de Châteaulin lui a rendu un hommage solennel en le prenant pour Parrain en juin 2015.

Pierre Trépos, né en 1913 à Plozévet, instituteur à Pont-l'Abbé, puis professeur d'anglais à Quimper, fut fait prisonnier en 1940 et libéré en 1943. Dès son retour, il participa à la Résistance et fut décoré de la Croix de guerre 1939-1945. Il fut ensuite un universitaire spécialiste de la langue bretonne. Il est décédé en 1966[28]

L'après-Seconde-Guerre-mondiale[modifier | modifier le code]

Les enquêtes socio-culturelles de Plozévet[modifier | modifier le code]

L'enquête se déroule entre 1961 et 1965. Une centaine de chercheurs se sont succédé pendant 5 ans. Environ 40 rapports ont été écrits. Sous la direction de Roger Morillère, 5 films ont été tournés dans le cadre : Le Bourg, Les Pêcheurs, Les Agriculteurs, Les Gestes du repas et Le Costume. Un sixième film a été réalisé en 1999 par Ariel Nathan, Retour à Plozévet[29]. En 2000, une partie des archives de l'enquête (fonds Robert Gessain) a été déposée au Centre de recherche bretonne et celtique de l'Université de Bretagne occidentale.

Le sociologue Edgar Morin y a séjourné pendant près d'un an à partir du printemps 1965 pour y mener une étude qui a fait l'objet d'un livre : Commune de France, la métamorphose de Plodémet (sic)[30]. Il y décrit une population atypique par sa forte scolarisation (avec en particulier un grand nombre d'agrégés).

Le choix de Plozévet s'est fait notamment en raison de sa position reculée et du fort taux de luxation congénitale de la hanche dans le Finistère sud, dont la cause supposée à l'époque est la consanguinité[31]. L'ensemble de ces facteurs étaient le signe d'une culture rurale intacte.

À la suite de tous ces travaux et enquêtes se sont déroulées diverses manifestations ; par exemple, en mars 2005, Plozévet a reçu une délégation de chercheurs japonais ; en septembre 2005, l'université de Nishinomiya a organisé un colloque consacré à la commune. Une délégation de chercheurs mexicains a également parcouru récemment le territoire de Plozévet. Le projet Plozarch valorise, complète et actualise les enquêtes, en lien avec les habitants.

La conserverie Paul Larzul[modifier | modifier le code]

En 1984, Paul Larzul[32] crée une conserverie moderne à Plozévet[33].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires de Plozévet depuis 1790[modifier | modifier le code]

Période Maire
1790-1791 Louis Le Guirriec[34]
1791-1794 Henri Strullu[34]
1794-1800 ? Alain Hénaff[35]
1800-1821 Charles Le Guellec[34]
1821-1829 Alain Strullu
1829-1833 J. Le Guellec
av.1839-1841 Roland Le Bail[36]
1841-?? Le Guellec[36]
1870-1874 Lucien Le Bail[36]
1874-1876 Yves Le Goff
1876-1898 Lucien Le Bail[36]
1898-1937 Georges Le Bail (fils de Lucien)[36]
1937-1952 Albert Le Bail (fils de Georges)
1958- Noël Larzul
1963-1969 Hervé Henry
1971-1989 Corentin Le Guellec
1989-2001 Marcel Le Floch
2001-en cours Pierre Plouzennec

Démographie[modifier | modifier le code]

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 746 2 336 1 664 1 992 1 496 2 675 2 779 2 863 2 979
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 083 3 242 3 384 3 254 3 518 3 482 3 783 4 058 4 210
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
4 390 4 575 4 699 4 604 4 355 4 259 4 323 4 078 3 804
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2012
3 675 3 541 3 249 3 102 2 838 2 748 2 900 2 943 2 972
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2004[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Personnalités[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Église paroissiale Saint-Démet[modifier | modifier le code]

En forme de croix latine, dévouée à saint Démet, elle est inscrite à l'Inventaire supplémentaire des Monuments historiques depuis le 4 août 1951.

Elle est surmontée d'un clocher gothique. La façade ouest est du début du XVe siècle tandis que la file de colonnes provient d'un édifice antérieur remontant probablement au XIIIe siècle. La porte basse à l’ouest et le porche au sud sont tous les deux de style ogival (gothique). La nef avec son bas-côté date de la toute fin du XVIe siècle et est séparée du transept par un arc diaphragme. Récemment[Quand ?], une inscription a été découverte indiquant 1750 pour la construction de la charpente.

À l'intérieur de l'église, cinq arcades dont quatre romanes et une gothique (fin du XIIe et début du XIIIe siècle) séparent la nef de son bas-côté qui se trouve au nord. À noter des fonts baptismaux très anciens avec une curieuse tête de démon. L'église abrite des statues anciennes dont un saint Démet en évêque, une ancienne Pietà (du XVe siècle). Saint Alar, statue (XVIe siècle), tient une patte de cheval qu'il a coupée pour mieux la ferrer. Le maître autel semble être de la fin du XVIIIe siècle ainsi que les autels de transept. À l’autel de la Vierge, à droite, un tableau représente Marie donnant le rosaire à saint Dominique. L’enfant Jésus qu’elle porte en ses bras le donne à sainte Catherine de Sienne.

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Plozévet : le calvaire du bourg et le monument aux morts

Un calvaire se dresse dans l’ancien cimetière, près de l’église : au milieu du fût, quelques grotesques personnages font saillie, des anges recueillent en des calices le sang qui sort des plaies du Sauveur ressuscité qui écarte des mains les pans de son manteau. Dans cet enclos également se trouvent les monuments aux morts des deux guerres et deux canons du vaisseau Les Droits de l’Homme.

Une fontaine sacrée dédiée à saint Théleau se trouve près du portail sud. D'après la légende, elle guérit les fièvres.

Chapelle de la Trinité[modifier | modifier le code]

La chapelle de la Trinité est l’une de ces multiples chapelles de dévotion et de pardon qui parsèment la campagne de Basse-Bretagne. Elle fut l’un des fleurons religieux de l’extrême ouest cornouaillais. La Trinité constituant l’un des mystères de la foi chrétienne (en témoigne le signe de croix) on aurait pu imaginer ce culte bien établi. En fait, dans le Finistère, seules deux églises paroissiales et une douzaine de chapelles furent placées sur ce vocable. Cela tient peut-être à ce que le maillage des paroisses et lieux de culte locaux est souvent antérieur à l’instauration d’une fête de la Trinité. La chapelle de la Trinité a été partiellement classée monument historique en 1914. Les deux statues représentant la Trinité, le bas-relief de la crucifixion, le maître-autel, le retable à 7 bas-reliefs de 1666, la statue de la Vierge et l’enfant et saint Démet ont été classés en 1991. Onze autres statues ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire en 1983 et 1989[39].

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Chapelle de Saint-Démet[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Démet se trouve presque à la limite sud de la commune, à six kilomètres environ du bourg. Elle est bâtie sur la crête d’un mouvement de terrain qui va de Keristenvet à Lababan en Pouldreuzic. La chapelle a sans doute été implantée à cet endroit en raison du nombre de hameaux très populeux en cette région : Lesneut, Kéronguard, Kerveugard, Kéristin, Penlan et toute la bande côtière où la population était moitié paysans, moitié marins. Elle porte le nom du Saint Patron de la paroisse. C’est une bâtisse du XVIe siècle, orientée vers l’est. Elle est en forme de tau avec un chevet peu accentué et un clocher à dôme sur meneaux d’aspect XVIe siècle. L’enclos qui entoure la chapelle servait de cimetière. De nombreuses dalles funéraires ont été récupérées par les familles et dispersées aujourd’hui dans les villages avoisinants. Sur la face nord, la sacristie, tombée en ruines, a été rasée.

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Chapelle de Saint-Ronan[modifier | modifier le code]

La chapelle de Saint-Ronan se trouve dans la campagne, à quatre kilomètres à l'est du bourg. La chapelle a été bâtie à partir des pierres du manoir de Keringard, vendu en 1702 par son propriétaire, Guy de Lopriac, chantre et chanoine de Quimper. Sur le pignon de la chapelle, une pierre gravée indique 1720. Plusieurs indications attestent qu'elle fût construite sur un édifice plus ancien, notamment quatre pierres ovoïdes, signe d’un lieu de culte païen ou druidique. Elle fut restaurée en 1979.

Un sarcophage taillé dans le granit sied, avec son couvercle, près de la chapelle.

À quelques pas derrière la chapelle, se trouve une fontaine sacrée, avec niche et console à godrons.

Sculptures de René Quillivic[modifier | modifier le code]

La commune compte plusieurs œuvres du sculpteur René Quillivic, natif de la commune voisine de Plouhinec :

  • Monument aux morts de la Grande Guerre, il fut inauguré le 12 septembre 1922 près de l'église, au centre du bourg. Comme souvent chez ce sculpteur et ceux de sa mouvance, l'œuvre insiste sur les effets réels de la guerre et non sur la gloire, la bravoure ou la victoire ; elle représente un vieil homme, Sébastien Le Gouill, digne, mais foudroyé par la perte de trois fils et d'un gendre.
  • Monument aux morts de la dernière guerre, stèle de granit dont la partie supérieure représente le buste d'une bigoudène éplorée.
  • Groupe des sonneurs bretons. Statue en bronze représentant deux sonneurs de biniou et bombarde, les frères Pascal et Philibert Guéguen. Inaugurée en grande pompe en 1937[40], elle a depuis été déplacée de quelques mètres près de l'office du tourisme.
  • Statue de la bigoudène, près du port de Pors-Poulhan, inaugurée le 6 août 1961. Elle porte un blason avec l'hermine, symbole de l'Armor, et des épis de blé, hommage de Quillivic à son père. Gravée en breton et en français de ces mots : Amañ echu ar Vro Vigoudenn (« Ici finit le pays Bigouden »), elle symbolise l'extrémité ouest du pays Bigouden. Cette frontière avec le Cap Sizun se poursuit par le ruisseau de Kersandy. Son modèle, selon la tradition locale, aurait été la cousine de l'écrivain Pierre-Jakez Hélias, employée de la famille de Georges et Albert Le Bail, anciens députés-maires de Plozévet.
  • Buste en bronze de l'ancien député-maire Georges Le Bail.

Autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Menhir commémoratif du naufrage du vaisseau les Droits de l'Homme, coulé pendant la Révolution devant la plage de Canté, dans la baie d'Audierne ; les restes des victimes (entre 300 et 600 marins) du naufrage ont été inhumés dans l'ancien cimetière, derrière l'église, où on peut voir une dalle de granite gravée d'une inscription rappelant cet événement, flanquée de chaque côté de vieux canons rongés par la mer, en provenance de l'épave. Le menhir a été classé par les Monuments historiques en 1881[41].
  • Calvaires : divers calvaires (bourg, la Trinité, Kermao, Kerguinaou, etc.) Celui de Lesneut, hélas tronqué, porte une Descente de Croix datée de 1306, ce qui en ferait le calvaire le plus ancien du département du Finistère[42].
  • Statue de la Vierge, à la sortie du bourg, vers Audierne.
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Culture[modifier | modifier le code]

Langue bretonne[modifier | modifier le code]

  • L’adhésion à la charte Ya d’ar brezhoneg a été votée par le conseil municipal le 23 novembre 2007.
  • À la rentrée 2013, 71 élèves étaient scolarisés dans la filière bilingue publique (soit 29,7 % des enfants de la commune inscrits dans le primaire) [43].

Divers[modifier | modifier le code]

  • Chaque été, depuis 1982, a lieu le festival Mondial'Folk dont le thème est la musique folklorique du monde. Ce festival dure une semaine et rassemble plusieurs centaines de musiciens et danseurs venus de l'étranger.
  • Fin 1999, Plozévet a été choisie pour être une des douze villes de France commémorant le centenaire de la loi de 1901 relative aux associations.
  • C'est dans cette commune qu'ont lieu les rencontres « Sciences et citoyens » Bretagne-Pays de Loire du CNRS, en 2002, 2005, 2009 et en 2011.
  • Parmi les nombreux peintres ayant immortalisé les paysages de la commune nous noterons : Claudine Béréchel (1925-2011) avec une aquarelle Marée-basse à Plozévet.

Villes jumelles[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  2. Charles Barrois, Notice explicative de la feuille géologique de Quimper, "Bulletin de la Société des sciences naturelles de l'Ouest de la France", 1894, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k112503n/f311.image.r=pouldreuzic.langFR
  3. Un royaume de Dyfed a existé entre le Ve siècle et le IXe siècle dans la pointe sud-ouest du Pays de Galles, voir en.wikipedia.org/wiki/Kingdom_of_Dyfed et Dyfed est le nom d'un comté actuel du Pays de Galles
  4. http://www.infobretagne.com/plozevet.htm
  5. René Kerviler, Le réseau des voies romaines dans la presqu'île armoricaine, "Armorique et Bretagne : recueil d'études sur l'archéologie, l'histoire et la biographie bretonnes, publiées de 1873 à 1892", consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57842440/f295.image.r=Pouldreuzic.langFR
  6. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIème siècle", revue "Annales de Bretagne", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k214900h/f31.image.r=Plogoff.langFR
  7. " Collection complète des lois promulguées sur les décrets de l'assemblée nationale, imprimée par ordre de l'assemblée nationale", tome 12, 1791, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5685361x/f428.image.r=Pouldreuzic.langFR
  8. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f180.image.r=Pouldreuzic.langFR
  9. Le Monde illustré du 19 août 1882, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6377056d/f6.image.r=Penmarch.langFR
  10. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", C. Thèse, Rochefort, 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f319.image.r=Pouldreuzic.langFR
  11. "Sur le chemin des écoliers", consultable sur Plozarch
  12. Lénaïg Gravis, "Les grandes affaires criminelles du Finistère", De Borée éditions, 2008 [ISBN 978-2-84494-808-3]
  13. Gustave Geffroy, La Bretagne du Sud, "Le Tour du monde", Paris, 1904, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k344479/f484.image.r=Penmarch.langFR
  14. Étonnant à l'poque ; ne s'agirait-il pas plutôt de cidre ?
  15. http://fr.topic-topos.com/chapelle-de-la-trinite-plozevet
  16. Augustin De Croze, La Bretagne païenne : le fétichisme et le clergé en Cornouaille, "La Revue (Paris. 1900)", Paris, 15 octobre 1900, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6275757c/f139.image.r=Landudal.langFR
  17. Journal Ouest-Éclair n° 3121 du 30 juillet 1907, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k641510b/f4.image.r=Pouldreuzic.langFR
  18. "Journal officiel de la République française. Débats parlementaires. Chambre des députés", séance du , consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65530867/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  19. Journal L'Aurore n° 4554 du 25 avril 1910, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7522439/f2.image.r=Plobannalec.langFR
  20. Paul Le Bescond, Cent ans de naufrages, 2000,[ISBN : 978-2-9515195-0-3]
  21. Journal Ouest-Éclair no 7198 du 19 avril 1919, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k645790t.r=Landudal.langFR
  22. Journal Ouest-Éclair n° 13372 du 17 juin 1933, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k499647b/f4.image.r=Lababan.langFR
  23. Panneau d'information touristique situé le long du littoral sur le territoire de la commune de Plozévet
  24. Témoignage de Jean Bourdon, fils d'un pêcheur de Canté, panneau d'information touristique situé à Canté
  25. Éric Rondel, La Bretagne bombardée, 1940-1944, éditions Ouest et Cie, 2011, [ISBN 9-782364-28007-6]
  26. Pierre Brasquer, né le à Riantec (Morbihan
  27. Memorialgenweb.org - Pierre BRASQUER
  28. Jean-Jacques Monnier, "Résistance et conscience bretonne, Yoran Embanner, Fouesnant, 2007, [ISBN 978-2-916579-09-2]
  29. Visible sur Dailymotion.
  30. Edgar Morin, Commune de France, la métamorphose de Plodémet, Fayard, 1967.
  31. Sutter J., Goux J-M., et de Desse G., Giot P-R., Reynès F., La luxation congénitale de la hanche, Paris, Presses universitaires de France, 1972.
  32. Paul Larzul (fils) est né le à Plonéour-Lanvern ; son grand-père Noël Larzul conditionnait des sardines, des cuisses de grenouille et des escargots dans le Pays Bigouden ; son père Paul Larzul rachète la conserverie René Bézier à Doëlan en 1946, qui devint La Doëlanaise, qui met en boîtes sardines, thons blancs, maquereaux, mais aussi haricots verts et petits pois et rachète d'autres petites conserveries à Scaër, Agde et Étel ; Paul Larzul (fils) succède à son père en 1962 à la tête du groupe, rachète la marque Capitaine Cook et crée en 1984 une nouvelle conserverie à Plozévet ; en 1985 Paul Larzul est contraint de vendre ses usines de Scaër, Agde et Étel ; en 1988 les usines de Doëlan, qui fabriquait des plats cuisinés et mettait du thon en conserve et de Plozévet sont à son tour vendues au groupe Intermarché ; Paul Larzul conserve toutefois une usine spécialisée dans des produits cuisinés haut de gamme dans la zone industrielle de Keranna à Clohars-Carnoët. Paul Larzul (fils) est décédé en février 2015
  33. http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/conserverie-paul-larzul-fondateur-capitaine-cook-est-decede-27-02-2015-196416
  34. a, b et c « Charles Le Guellec », sur sourdaine.org.
  35. Christian Mens, http://www.cadsic.fr/Maire-de-Plozevet
  36. a, b, c, d et e Renée Rochefort, Géographie sociale d'une commune bretonne d'après les délibérations de son conseil municipal. Différent de ce qu'indiquent les départementales du Finistère
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2012.
  39. La chapelle et ses beaux retables
  40. Le Cheval d'orgueil : mémoires d'un Breton du pays Bigouden, Pierre-Jakez Hélias, 1995.
  41. Classement par arrêté du 25 novembre 1881
  42. http://fr.topic-topos.com/calvaire-de-lesneut-plozevet
  43. http://www.opab-oplb.org/98-kelenn.htm

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Commune en France : la métamorphose de Plodémet, Edgar Morin, Fayard, 1967.
  • Bretons de Plozévet, André Burguière, Flammarion, 1975.
  • Le Cheval d'orgueil, Pierre-Jakez Hélias, Plon.
  • Journal de Plozévet : Bretagne 1965, Edgar Morin, éditions de l'Aube, 2001.
  • L'Odyssée du vaisseau Droits de l'Homme, Jakez Cornou, Bruno Jonin, Éditions Dufa, 1996.
  • Quand s'essoufflait le train carottes, Serge Duigou, Quimper, Ressac, 1984.
  • Quand les Bigoudens étaient pilleurs d'épaves, Serge Duigou, Ressac, 1985.

Article connexe[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]