Purgatoire

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Illustration du purgatoire dans Les Très Riches Heures du duc de Berry.

Dans le christianisme, le purgatoire est le lieu de purification[1] où les âmes des défunts morts en état de grâce, et assurés du salut éternel, vont expier les péchés dont ils n'ont pas fait une pénitence suffisante avant leur trépas[2], à la suite d'un jugement particulier. L'idée de purgatoire est une vérité de foi pour le catholicisme[3] mais elle n'est pas acceptée par les différents courants du protestantisme ni par l'Église orthodoxe[4]. Les catholiques avancent certains versets des Écritures pour justifier leur croyances[5]. Ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, c'est-à-dire avec des résistances à l'amour de Dieu, bien qu’assurés de leur salut éternel, connaissent après leur mort un temps de purification qui les libère complètement du mal. Ainsi ils obtiennent la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du paradis.

Depuis la bulle Exsurge Domine, fulminée le par le pape Léon X contre Martin Luther[6], l'Église catholique reconnaît que « le purgatoire ne peut être prouvé par aucune autorité scripturaire qui soit canonique »[7],[8]. La datation de la « naissance » du purgatoire est discutée par les historiens qui hésitent entre, d'une part, une « datation haute », qui est celle, par exemple, de Pierre Chaunu, pour lequel le purgatoire serait dès Augustin d'Hippone (-), avec la notion de peines expiatrices dans l'au-delà, et, d'autre part, une « datation basse », qui est celle de Jacques Le Goff, pour lequel le purgatoire « proprement dit » ne serait né que dans la seconde moitié du XIIe siècle, vers l'an , avec le mot servant le nommer[9]. Les premières représentations artistiques du purgatoire apparaissent au milieu du XIIIe siècle [9].

À partir du Moyen Âge, le purgatoire est symboliquement illustré comme étant un lieu de feu purificateur, tandis qu'il était représenté chez les premiers chrétiens par un lieu de rafraîchissement appelé le refrigerium et constituait un objectif à atteindre pour les défunts. Jacques Le Goff a étudié la naissance du concept de purgatoire en tant que lieu au Moyen Âge, à travers l'évolution du mot purgatoire : l'épithète purgatorius puis le nom neutre purgatorium. La notion de purgatoire aurait été redéployée au milieu du XIXe siècle par le clergé face à la montée du spiritisme ou invocation des âmes trépassées par des moyens ésotériques, non chrétiens[10].

Fondements scripturaires[modifier | modifier le code]

Saint Pierre tenant en main la clef des portes de l'Hadès

Bien que le mot de « purgatoire » soit absent de la Bible, quelques passages de l'Écriture suggéreraient l'existence d'un feu purificateur intervenant après la mort corporelle et l'existence d'un temps d'expiation entre la mort et le pardon des péchés.

Le Livre des Maccabées, qui n'a pas été retenu par Luther dans le canon biblique de 1534[Note 1], mais qui est officiellement intégré au canon catholique lors du concile de Trente, parle d'un sacrifice accompli en faveur de défunts, ce qui laisse entendre l'existence d'un lieu de purification distinct de l'enfer et du paradis : « Puis, ayant fait une collecte d'environ 2 000 drachmes, il l'envoya à Jérusalem afin qu'on offrît un sacrifice pour le péché, agissant fort bien et noblement d'après le concept de la résurrection. Car, s'il n'avait pas espéré que les soldats tombés dussent ressusciter, il était superflu et sot de prier pour les morts, et s'il envisageait qu'une très belle récompense est réservée à ceux qui s'endorment dans la piété, c'était là une pensée sainte et pieuse. Voilà pourquoi il fit faire ce sacrifice expiatoire pour les morts, afin qu'ils fussent délivrés de leur péché[11]. »

Dans l'Évangile selon Matthieu (Mt) : « Hâte-toi de t’accorder avec ton adversaire, tant que tu es encore avec lui sur le chemin, de peur que l’adversaire ne te livre au juge, et le juge au garde, et qu’on ne te jette en prison. En vérité, je te le dis : tu ne sortiras pas de là que tu n’aies payé jusqu'au dernier centime[12]. » Cette phrase a été appliquée dans l'Église au purgatoire : l'homme reste en prison, c'est-à-dire l'âme au purgatoire tant que tous les péchés n'ont pas été expiés.

En Mt 12:31, Jésus enseigne que « le blasphème contre l’Esprit-Saint ne sera pardonné ni en ce monde ni en l’autre », ce qui implique que, dans l’autre monde, des péchés sont encore pardonnés et qu'entre la mort et ce pardon – et donc l'accès au paradis –, il existe un temps que les catholiques assimilent au purgatoire. L’âme, une fois le temps de la vie terrestre fini pour elle, ne peut plus rien faire pour changer son sort, acquérir de nouveaux mérites ; elle est alors dépendante de la charité et des mérites des êtres humains encore sur la terre, et qui eux, jouissant encore de la liberté, peuvent agir en son nom pour offrir à Dieu des actes. D'où le fait que l’Église catholique considère comme efficace les prières pour les âmes du purgatoire…

C'est Paul de Tarse qui fait allusion le premier à un « feu », interprété pafois comme le purgatoire, dans l'Épître aux Corinthiens.

Chez les premiers chrétiens[modifier | modifier le code]

Le Refrigerium[modifier | modifier le code]

Les premiers chrétiens avaient la notion de refrigerium, un lieu de rafraîchissement pour les âmes défuntes[13],[14]. Cette tradition liée aux banquets funéraires subsisterait en Roumanie[15]. Le mot utilisé déjà par les païens, puis par les chrétiens, était tout d'abord « refrigerare », rafraîchir la mémoire (entretenir le souvenir de morts), et il évoquait la pratique romaine puis chrétienne des banquets funéraires, la célébration de cérémonies liturgiques et d'anniversaires des défunts. Il s'agissait peut-être de prières pour que l'âme parvînt enfin au lieu de rafraîchissement et de repos après un temps préalable de purification qui correspondrait au feu du purgatoire. Le mot « refrigerium » semble ensuite utilisé par les chrétiens pour symboliser soit le banquet funéraire, notamment dans les catacombes, soit le rafraîchissement par l'eau, ou par l'ombre, mais ensuite, la paix, le repos et enfin, plus tardivement, le bonheur céleste et les joies de l'au-delà. Les âmes dans le refrigerium sommeillent, ne souffrent aucun tourment et restent là avant leur résurrection. Pour Tertullien, refrigerium est synonyme de giron d'Abraham. « Dieu éternel, ' vers toi je me suis élancée dès le sein de ma mère '. Toi que mon âme a aimé de toute sa force, à qui j'ai consacré ma chair et mon âme depuis ma jeunesse, mets auprès de moi un ange lumineux qui me conduise par la main au lieu du rafraîchissement, là où se trouve l'eau du repos , dans le sein des saints patriarches. »...( Grégoire de Nysse,Vie de sainte Macrine, 23-25)

On a rapproché de cela la Parabole évangélique du pauvre Lazare et du riche (Luc 16, 19-31), où ce dernier, souffrant cruellement dans les flammes, demande à Abraham d'envoyer Lazare lui « rafraîchir » la langue du bout de son doigt trempé dans l'eau, ce qui lui est refusé parce qu'il est en enfer et non au purgatoire. Toutefois, dans cette parabole, il n'est pas question de « prier pour les morts » ; au contraire, c'est le « mort » qui voudrait « prier pour les vivants »[Note 2]. Il semble d'ailleurs en enfer et non au purgatoire. François de Sales rappelle que ce mot est issu du psaume 63 : « Transivimus per ignem et acquam et eduxisti nos in refrigerium ». Ce lieu est interprété comme correspondant à la peine du Purgatoire par Origène[16]. Saint Ambroise perçoit dans le psaume 36 et le psaume 115 des références au Purgatoire[17].

Par ailleurs, le refroidissement ne sera pas toujours associé au salut des âmes mais parfois à un châtiment en lui-même. Une enluminure de la Bibliothèque Sainte-Geneviève, le Pèlerinage de l'âme de Guillaume de Digulleville, possède sept enluminures sur le Purgatoire sous la forme de flammes, mais aussi une enluminure montrant un homme prisonnier d'un bain d'eau glacée, en froidure et « en glace enclos » : ceci serait le châtiment des paresseux[18]. Es en feu ou en ardeur/ es en glace ou en froidure. Jacques de Voragine fait allusion à une âme perdue dans un glaçon pour ses péchés et délivrable du glaçon par trente messes.

Prière pour les morts[modifier | modifier le code]

La prière pour les morts existe depuis les premiers temps du christianisme comme l'indiquent des graffiti : sur la paroi extérieure de la « crypte des papes », dans la catacombe de Saint-Calixte à Rome, on peut lire ces mots : « Ô Saint Sixte, souviens-toi d'Aurelio Repentino dans tes prières…, Ô Saintes âmes, souvenez-vous de Marcien, de Successo, de Sévère et de tous nos frères… »[19]. Peu à peu l'expression : « Que Dieu rafraîchisse ton âme », qu'on trouve sur les épitaphes paléochrétiennes, fut remplacée par la seule expression familière « Qu'il repose en paix », requiescat in pace, ou « Donne-lui le repos éternel », en gardant seule l'idée de « repos » et de « paix » après la mort, et non plus celle de « fraîcheur », liée à toutes les prières pour les défunts. Cela donna son nom aux messes de Requiem dites à un enterrement, ou en mémoire d'un mort. Cependant cette expression figure explicitement après la consécration, dans le canon romain (ou « première prière eucharistique ») de la messe catholique, qui date des tout premiers siècles.

Témoignages écrits d'un état de purgation[modifier | modifier le code]

De nombreux témoignages écrits montrent que parmi les premiers chrétiens, certains auraient cru, sinon en l'existence d'un lieu, du moins d'un état où le pécheur devait expier ses péchés avant d'atteindre le paradis. Comme l'a montré l'historien Jacques Le Goff, le concept du purgatoire comme lieu spécifique est en effet beaucoup plus tardif, et n'a été entériné dans la doctrine qu'avec le deuxième concile de Lyon (1274) [20].

Un des témoignages les plus anciens est le récit de la passion de Perpétue et Félicité : en prison, Perpétue voit en songe son jeune frère, mort avant elle, sortir d'un puits sombre. À la suite de ce songe, elle va offrir des prières pour lui et ensuite un autre songe le montrera heureux : « je vis qu'il avait été soustrait à sa peine »[21],[Note 3]. « Si la localisation du purgatoire ne gênait pas les premiers chrétiens, ni le fait d'avoir un nom pour désigner ce lieu, la réalité de secourir les défunts par la prière et l'ascèse est clairement établie dès l'antiquité chrétienne. »

Origène (IIe siècle), qui n'évoque pas un lieu mais un état, est l’un des premiers à avoir introduit le concept de purgatoire en faisant de l’enfer un état provisoire : car, d’après lui, il n’y a pas de pécheur si mauvais qui ne soit sauvé, au terme d’un processus de paracatartase (du grec catharsis, purification), pour se retrouver finalement au Paradis[20]. Cette opinion d'Origène est considérée par l'Église comme hérétique car selon elle l'enfer est éternel, en ce sens qu'il ne finira jamais, et la punition aussi[22].

Augustin d'Hippone, qui n'évoque pas un lieu mais un état : « Certains subissent des punitions temporelles dans cette vie seulement, certains après la mort, pour certains avant et après, mais tous avant le jugement dernier, le plus rigoureusement mené. Mais ceux qui subissent des punitions temporelles après la mort n’encourront pas tous les punitions éternelles, qui doivent suivre ce jugement. »

Pour Augustin, seuls certains chrétiens, déjà acceptés au paradis, sont soumis à la purgation comme épreuve de purification, entre le jugement individuel se situant à la mort et le Jugement dernier, collectif[20]. Il souligne que les peines y sont très pénibles. Augustin fait la distinction entre un « enfer inférieur » et un « enfer supérieur » (ce qui perdurera entre le VIe et le XIIe siècle), ce qui se transformera en une « localisation » du Purgatoire en un lieu « au-dessus » ou « proche » de l’Enfer, avec des peines qui y ressemblent beaucoup, ce qui deviendra à la fin du XIIe siècle, le Purgatoire proprement dit[20]. Augustin distingue également un feu de la purgation provisoire, destiné aux pécheurs repentants, et le feu de la damnation éternel qui frappera les impénitents : Augustin pensait que seraient remis les petits péchés. Dans d'autres textes il admet la nature spéculative de l'idée de purgatoire ; au livre de la pénitence, parlant du feu du purgatoire, il écrit : « Il est meilleur que j'apprenne à bien vivre, que d'enseigner (semer) des choses non certaines du feu de cette nature. Car, si en faisant bien j'ai soin de me repentir, je ne craindrai pas les tourments du feu. »

Théologie catholique[modifier | modifier le code]

Manuscrit alsacien, XVe siècle, La Légende dorée.

Étymologie et apparition du mot[modifier | modifier le code]

Le Purgatoire vient du latin purgare, « purifier, nettoyer » - verbe qui a aussi donné le mot « purger » et l'expression « purger une peine de prison » ou encore du grec « pur », le feu par homophonie moyen de la purification. Si le concept de Purgatoire, en tant qu'épreuve de purification, est très ancien, le recours à ce mot est plus récent. Le substantif purgatorium est utilisé pour la première fois par l'archevêque de Tours, Hildebert de Lavardin en 1133. Le mot désignant le lieu « purgatoire » était en effet inconnu avant le XIe siècle : un des premiers documents à mentionner ce nom est une lettre du bénédictin Nicolas de Saint-Alban au cistercien Pierre de Celle en 1176 (Haggh, 1997). Selon l'historien Jacques Le Goff, c’est entre 1170 et 1180 qu’a lieu la « naissance » du Purgatoire dans le milieu intellectuel parisien. La purgation cesse d'être un état pour devenir un lieu. Cette évolution se fait conjointement à l'apparition progressive, au haut Moyen Age, du concept de péché léger (peccata levia, ou péché véniel), soulevant le problème théologique des chrétiens morts sans péché mortel mais sans s'être confessés auparavant, et pour qui l'Enfer est inapproprié [23].

Les peines purgatoires (poenae purgatoriae) ou de feu purgatoire (in igne purgatorio) deviennent au pluriel des « lieux purgatoires » : les âmes sont lavées et purifiées in purgatoriis – ou au singulier dans un purgatorium. Mais avant 1150, l'au-delà est conçu dans l'incertitude et le flou… Pierre le Chantre est le premier maître à intégrer le Purgatoire dans l’enseignement théologique à l’école Notre-Dame de Paris, il meurt en 1197[24].

Enseignement des papes[modifier | modifier le code]

« Ce n'est qu'à la fin du XIIe siècle qu'est apparu le mot du purgatoire et qu'il a été conçu comme un troisième lieu de l'au-delà, entre le ciel et l'enfer. L'Église a formulé la doctrine concernant l'existence du purgatoire aux conciles de Florence (8e session, 1439) et de Trente. (25e session, Décret du 4 décembre 1563) »[25].

Le concept de « purgatoire » fut repris au siècle du pape Grégoire le Grand. Il a établi un purgatoire comme lieu de guérison, qui acquit une grande importance culturelle et historique avant la Réforme : « Vous devez croire qu'il y a un feu purificateur pour certains péchés parce que la vérité éternelle affirme que, si une personne blasphème contre l'Esprit Saint, ce ne lui est pardonné ni dans le siècle présent, ni dans le monde futur » (Mt 12, 32) écrit Grégoire le Grand, dans Dialogi de vita et miraculis patrum Italicorum, (4, 39). Cette déclaration montre que certains péchés ne sont pas pardonnés ni en ce monde ni en l'autre mais que d'autres peuvent être expiés dans l'autre monde. Dans six anecdotes du IVe livre des Dialogues, il émet l'idée que les peines du péché sont subies sur les lieux du péché. Il préfigure le concept de purgatoire, défini plus tard, au XIIIe siècle[20].

En 1254, une lettre du pape Innocent IV au légat Eudes de Châteauroux à Chypre, qui demande que la définition du Purgatoire comme lieu où l’on purge ses péchés véniels mais non mortels soit acceptée par les Grecs est, selon Jacques Le Goff, « l’acte de naissance doctrinal du purgatoire comme lieu ». Elle est suivie par la reconnaissance officielle du Purgatoire par le deuxième concile de Lyon en 1274[26]. En 1336 la bulle Benedictus Deus (de) de Benoît XII propose un enseignement catholique des papes sur la vie après la mort, paradis, enfer et purgatoire.

Dans la lettre du pape Clément VI à Mekhitar d’Arménie du 29 septembre 1351, le pape écrit : « Nous demandons si tu as cru et si tu crois qu’il existe un purgatoire vers lequel descendent les âmes de ceux qui meurent en état de grâce et qui n’ont pas encore satisfait pour leurs péchés par une entière pénitence. » Le pape Clément VI écrit : « Nous croyons que c’est au purgatoire que descendent les âmes de ceux qui meurent en état de grâce et qui n’ont pas encore satisfait pour leur péché par une entière pénitence. De même, nous croyons qu’elles y sont tourmentées par un feu pour un temps et que, dès leur purification, avant même le jour du jugement, elles parviennent à la véritable et éternelle béatitude qui consiste à voir Dieu face à face et à l’aimer. » La bulle Iniunctum nobis de Pie IV du 13 novembre 1564 présente le purgatoire : « Je tiens sans défaillance qu’il y a un purgatoire et que les âmes qui y sont retenues sont aidées par les intercessions des fidèles ».

Le pape Benoît XV, dans sa bulle Incruentum altaris du 10 août 1915, traite du purgatoire ; il autorise les prêtres à célébrer trois messes le jour de la commémoration des fidèles défunts (2 novembre) ; il parle aussi des flammes du purgatoire : « Nous demandons instamment que tous les enfants de l'Église, se souvenant des nombreuses obligations qu'ils ont envers nos frères qui sont dans les flammes du purgatoire, interviennent en ce jour avec une grande foi dans les fonctions sacrées[27]. »

L'encyclique Spe Salvi du pape Benoît XVI fait allusion au purgatoire : croire au purgatoire c'est en effet avoir l'espérance chrétienne que la vie ne cesse pas après la mort, que les corps ressuscitent un jour, et qu'on puisse accéder un jour au ciel, à la béatitude et la communion des saints malgré une vie parfois imparfaite, en passant par une étape purificatrice, aidé par le prières de ses proches :

« Dans le judaïsme ancien, il existe aussi l’idée qu’on peut venir en aide aux défunts dans leur condition intermédiaire par la prière (cf. par exemple 2 M 12, 38-45 : Ier siècle av. J.-C.). La pratique correspondante a été adoptée très spontanément par les chrétiens et elle est commune à l’Église orientale et occidentale. L’Orient ignore la souffrance purificatrice et expiatoire des âmes dans « l’au-delà », mais connaît, de fait, divers degrés de béatitude ou aussi de souffrance dans la condition intermédiaire. Cependant, grâce à l’Eucharistie, à la prière et à l’aumône, « repos et fraîcheur » peuvent être donnés aux âmes des défunts. Que l’amour puisse parvenir jusqu’à l’au-delà, que soit possible un mutuel donner et recevoir, dans lequel les uns et les autres demeurent unis par des liens d’affection au-delà des limites de la mort – cela a été une conviction fondamentale de la chrétienté à travers tous les siècles et reste aussi aujourd’hui une expérience réconfortante. »

— Benoît XVI, Spe Salvi

Enseignement des conciles[modifier | modifier le code]

Michel Serre, Vierge à l'enfant et le purgatoire.

Une explication de la doctrine catholique sur le purgatoire a été présentée par le cardinal Julien Cesarini aux pères orientaux orthodoxes assemblés au conseil de Ferrara-Florence, lors de la Session VI, en juin (1438 ?) :

« Dès le temps des Apôtres, l'Église catholique enseignait que les âmes parties de ce monde, pures et franches de tout péché - c’est-à-dire les âmes des saints - entrent immédiatement dans la félicité. Les âmes de ceux qui après leur baptême ont péché, mais qui se sont ensuite sincèrement repentis et ont avoué leurs péchés, quoiqu'incapables d’exécuter l'epitimia prescrite par le confesseur, ou d’apporter des fruits de repentir suffisants pour expier leurs péchés, ces âmes sont épurées par le feu du purgatoire, tantôt rapidement, tantôt plus lentement, selon leurs péchés ; et ensuite, après leur purification, elles partent pour les lieux de bonheur éternel. Les prières du prêtre, les offices liturgiques et les actes de charité concourent dans une grande mesure à leur purification. Les âmes de ceux qui sont morts dans le péché mortel, ou dans le péché originel, vont directement à la damnation. »

Un décret canonique contenant une doctrine semblable est incorporé au « Décret d'Union » rédigé avant la clôture du concile de Florence, lequel avait donné un court instant l’espoir de mettre fin au Grand Schisme d'Orient. Un développement de la doctrine sur le Purgatoire se retrouva par la suite dans les canons du Concile de Trente (Session XXV) qui tire l’idée de Purgatoire « des Écritures Saintes [I Co 3, 12-17 et II Ma 12, 43-45] et de la tradition ancienne des Pères enseignée dans les Conciles. » Les Églises protestantes rejettent presque toutes cette conception. (voir ci-dessous).

Selon le concile œcuménique Vatican II : « L’union de ceux qui sont encore en chemin, avec leurs frères qui se sont endormis dans la paix du Christ, n’est nullement interrompue, au contraire, selon la foi constante de l’Église, cette union est renforcée par l’échange des biens spirituels… Tous cependant, à des degrés divers et sous des formes diverses, nous communions dans la même charité envers Dieu et envers le prochain » (Concile Vatican II, L’Église, no 49) »

Les prières pour les défunts[modifier | modifier le code]

La Vierge de grâces et le purgatoire, église Notre-Dame, La Ciotat.

L'Église catholique célèbre traditionnellement des messes pour le repos des défunts, et des indulgences peuvent leur être appliquées.

La prière pour les morts est l'étape nécessaire pour que le chrétien puisse contempler Dieu après sa mort : « À l'heure actuelle nous avons tendance à gommer plus ou moins ces valeurs des fins dernières, que ce soit le lieu de la purification, le purgatoire, ou même l'enfer. C'est parce que nous n'affirmons pas avec assez de force que nous adorons un Dieu qui est saint, un Dieu qui est transcendant et en même temps tout proche ! » (Marie-Joseph Le Guillou O.P.).

Catéchisme[modifier | modifier le code]

Église du Sacré-Cœur, Moulins.

La théologie contemporaine récente [28] rejette parfois l'idée de purgatoire comme un lieu de « punition temporelle » au sens d'un délai d'attente. Au lieu de cela, les théologiens parlent d'une étape de purification. Le processus de purification est un « aspect de l'union à Dieu » et une image de l'espérance du croyant en la purification par Dieu. Le catéchisme pour adultes, publié par la Conférence des évêques de France en 1991 avec l'accord de la Congrégation pour la doctrine de la foi qui a donné le l'approbation du Saint-Siège, indique simplement ce qui suit : « ...Pour parvenir à cette contemplation de Dieu, une "étape" de purification, appelée purgatoire, peut être nécessaire. Il ne s'agit ni d'un lieu, ni d'un temps ; on peut parler plutôt d'un état. En tout cas, le purgatoire, qui est bien une peine, n'est pas à concevoir comme une punition, par laquelle Dieu se vengerait en quelque sorte de nos infidélités. La communion avec Dieu, dans laquelle nous introduit la mort, nous fait prendre conscience douloureusement de nos imperfections et de nos refus d'aimer, et du besoin de nous laisser purifier par la puissance salvatrice du Christ. » « C'est Dieu lui-même qui purifie et transforme. Mais la Tradition de l'Église catholique affirme que ceux qui sont au purgatoire bénéficient des prières et des supplications adressées en leur faveur à Dieu par leurs frères, et aussi de l'intercession des saints déjà introduits dans la béatitude de la vision de Dieu ». En ce sens, le purgatoire n'est plus à comprendre comme une troisième alternative de l'au-delà mais bien comme une instrument du salut[29].

Le compendium du Catéchisme de l'Église catholique, d'abord publié en 2005, est un résumé du Catéchisme de l'Église catholique[30].

« 210. Qu'est que le Purgatoire ? : Le Purgatoire est l'état de ceux qui meurent dans l'amitié de Dieu, assuré de leur salut éternel, mais qui ont encore besoin de purification pour entrer dans le bonheur du Ciel.

211. Comment est-ce que nous pouvons aider les âmes à être purifiées au Purgatoire ? : À cause de la Communion des saints, les fidèles qui sont encore des pèlerins sur terre sont capables d'aider les âmes dans le purgatoire en offrant des prières en suffrage pour eux, spécialement dans le Sacrifice eucharistique. Ils peuvent aussi le aider par des aumônes, les indulgences, et les œuvres de pénitence. »

Ces deux questions et réponses résument les renseignements dans les sections 1020–1032 et 1054 du Catéchisme de l'Église catholique, publié en 1992, qui parle également de purgatoire dans les sections 1472 et 1473[31].

Déclin[modifier | modifier le code]

La croyance dans le purgatoire décline à la fin du XVIIIe siècle, après les grands moments de la piété baroque. Elle connaît un renouveau spectaculaire au milieu du XIXe siècle, en lien avec la dévotion mariale (Marie étant considérée comme la reine du purgatoire) et la rechristianisation du culte des morts : entre 1850 et 1914, les messes pour les défunts se multiplient. L'église des Âmes du Purgatoire à Naples témoigne de cette pratique. Le purgatoire s'efface peu à peu des consciences et des représentations avec la Grande Guerre dont les millions de « morts glorieux » de la patrie rejoignent directement la gloire céleste sans passer par le purgatoire. Il s'interrompt dans le deuxième tiers du XXe siècle[32].

Théologie orthodoxe[modifier | modifier le code]

L'orthodoxie distingue trois états, la béatitude paradisiaque et deux sortes d'enfers, l'un dont on peut se libérer grâce aux prières de l'Église en vertu d'un processus intérieur de l'âme et celui dont on ne peut pas se libérer[33].

L'existence d'un état intermédiaire après la mort est reconnue par le fait même de la croyance dans l'efficacité de la prière pour les défunts, caractéristique constante des liturgies de l'Orient et l'Occident.

L'enseignement orthodoxe est que, bien que tous subissent un arrêt particulier immédiatement après la mort, ni les justes, ni les méchants n'atteignent l'état final du bonheur ou de la peine avant le dernier jour[34], avec certaines exceptions pour les âmes justes comme la Théotokos, la Vierge qui a été emmenée par les anges directement au ciel.

Les âmes des justes sont dans la lumière et le repos, avec un avant-goût de bonheur éternel. Les pêcheurs, au contraire, demeurent tous en prison, dans une souffrance inconsolable, tels des hommes attendant la sentence du Juge et prévoyant leurs tourments. Certains parmi ces derniers, qui ont quitté ces âmes avec foi, mais "sans avoir eu le temps d'apporter des fruits dignes de repentance…, peuvent être aidés à la réalisation d'une résurrection bienheureuse [à la fin des temps] par des prières offertes en leur nom, surtout en union avec l'offrande du sacrifice sans effusion de sang du corps et du sang du Christ, et par des œuvres de miséricorde offertes en leur mémoire"[35].

Marc d'Ephèse, au concile de Florence, précisait : "Mais si des âmes ont quitté cette vie dans la foi et l'amour, tout en emportant cependant avec elles quelques péchés, – soit de petits péchés pour lesquels elles ne se sont pas repenties du tout, soit des péchés graves pour lesquels – bien qu’elles s’en soient repenties – elles n’entreprirent pas de montrer des fruits de repentance : de telles âmes, nous le croyons, doivent être purifiées de ce genre de péchés, mais non au moyen de quelque feu de purgatoire ou d'une punition précise en un certain endroit (car ceci, nous l'avons déjà dit, ne nous fut absolument pas transmis). Parmi ces âmes, certaines doivent être purifiées simplement lors de leur départ même du corps, grâce aux frayeurs de la mort, comme l'indique saint Grégoire le Grand dans ses Dialogues (Livre 4), tandis que d'autres doivent être purifiées après le départ du corps, soit en demeurant dans le même endroit terrestre, avant de venir adorer Dieu et d'être honorées avec l’ensemble des bénis, soit – si leurs péchés sont plus graves et les retiennent pour une plus grande durée – en étant maintenues en enfer, non de manière à y demeurer pour toujours dans le feu et les tourments, mais comme en y étant emprisonnées, détenues et sous garde." (Première homélie sur le Purgatoire)

Macaire Boulgakov, dans sa Théologie dogmatique orthodoxe (tome 2, Paris, 1860, p. 726-727) résume bien les principales différences entre les conceptions catholiques romaines et orthodoxes: "Selon la doctrine de l'Église orthodoxe, les âmes des morts dont nous parlons sont dans la souffrance, parce que, bien que s'étant repenties avant la mort, elles n'ont pas eu le temps de porter de dignes fruits de repentance, de mériter de Dieu un pardon complet de leurs péchés, de s'en purifier réellement, et par là, de s'affranchir des suites naturelles du péché, la punition; au lieu que suivant la doctrine de l'Église de Rome, les âmes de ces morts souffrent en purgatoire, proprement parce que [même le pardon de leurs péchés obtenu] elles n'ont pas souffert ici-bas de punition en satisfaction à la justice divine[36] , et souffrent nommément pour satisfaire à cette justice." D'autre part, selon l'Orthodoxie "ces âmes sont purifiées des péchés et méritent de Dieu leur pardon, non par elles-mêmes et par leurs souffrances, mais par les prières de l'Église et par la vertu du sacrifice non-sanglant; [...] au lieu que, selon la doctrine de l'Église romaine, c'est par leurs souffrances mêmes, quelle qu'en soit la nature, que les âmes sont purifiées en Purgatoire et satisfont à la justice divine, et les prières de l'Église ne servent qu'à leur procurer dans cet état quelque soulagement."

En ce qui concerne le Jugement particulier, l'Église orthodoxe, à partir de certains passages de la Sainte Ecriture et des Pères, décrit le sort de l'âme après sa séparation du corps comme un chemin à travers des espaces spirituels, où les démons (métaphoriquement nommés « douaniers » depuis Origène) cherchent à dévorer ceux qui sont faibles spirituellement, et qui ont donc besoin d'être défendus par les anges du Ciel et supportés par les prières des vivants (cf. saints Ephrem le Syrien, Macaire le Grand, Athanase d'Alexandrie, Basile le Grand, Jean Chrysostome, Cyrille d'Alexandrie...).

D'après une autre tradition, l'âme du défunt se prépare au Jugement divin pendant quarante jours[37]. Du 1er au 3e jour, l'âme du défunt reste dans les lieux de sa vie terrestre. Du 3e au 9e jour, il voit le paradis. Du 9e au 40e jour, il voit les souffrances de l'enfer. Le 40e jour, est prise une décision divine à l'égard de l'âme, qui déterminera l'endroit où se trouvera l'âme jusqu'au Jugement dernier. C'est pour cela que l'Église prescrit de marquer d'une commémoration particulière les 3e, 9e et 40e jours. Puis, chaque année, le jour du décès du défunt (on peut aussi voir dans ces nombres un symbolisme se rapportant, respectivement, au triduum pascal, aux neufs chœurs angéliques que l'âme est destinée à rejoindre, et à l'Ascension du Christ quarante jours après Pâques, prototype de celle du fidèle).

Théologie protestante[modifier | modifier le code]

Les fondements scripturaires[modifier | modifier le code]

Les Eglises chrétiennes issues de la Réforme (luthérienne, calviniste), ainsi que les Evangéliques, rejettent l'existence du purgatoire, étant donné qu'il n'est pas cité nommément dans la Bible. Le canon protestant et juif de l'Écriture considère les livres des Macchabées comme apocryphes, alors que les catholiques les reconnaissent. Si les catholiques voient dans le texte de 2 Macchabées 12, 39-45 une justification pour la prière au mort ainsi que les germes de la doctrine du purgatoire, le protestantisme, de son côté, n'y voit qu'une déviation dans la pratique de la prière. Le reste des écrits bibliques ne reprend jamais ce thème.

Quant au texte de l'apôtre Paul sur le salut « comme à travers un feu », le feu représente le jugement dans les Écritures, lequel est unique, c'est-à-dire réservé pour chaque homme « une seule fois », et à l'issue duquel Dieu l'accepte ou non dans sa présence (Hébreux 9, 27).

La préparation à ce jugement se fait uniquement pendant la vie sur terre, par les cinq solae. Après la mort, rien ne peut plus être changé[38] : « Le Seigneur (...) use de patience envers vous ne voulant pas qu'aucun périsse, mais voulant que tous arrivent à la repentance. » Le jour du jugement est aussi appelé le jour de la colère de Dieu, dont on ne peut être épargné que par la justice, qui s'obtient par la foi dans l'œuvre rédemptrice de Christ[39] : « Au jour de la colère, la richesse ne sert à rien. mais la justice délivre de la mort. »

La communion anglicane, à l'exception des anglo-catholiques ne reconnaît pas l'existence du purgatoire.

Le sommeil des âmes[modifier | modifier le code]

« Le sommeil de l’âme » est la croyance selon laquelle lorsqu’une personne meurt, son âme « dort » jusqu’à la résurrection et au jugement final. Le concept même du « sommeil de l’âme » n’est pas biblique. L'idée de ce « sommeil » après la mort, nommée « psychopannychie », est professée par plusieurs Églises baptistes mais réfutée par Jean Calvin.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Livres anciens[modifier | modifier le code]

  • Jacques de Voragine, La Légende dorée, « CLX, le 2 novembre, le Jour des Âmes » disponible sur Gallica
  • Johannes Kuen Refrigerium animae peregrinantis : trostreiche Wanderschafft, ausz dem Jammerthal in das himmelische Jerusalem… vorgestellt Munchen : bey Lucas Straub, 1674
  • Catherine de Gênes, Traité du Purgatoire, 1571. Traduction française aux Éditions de l'Emmanuel, 1993. (ISBN 978-2-914083-59-1)

Ouvrages contemporains[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

Livres en ligne[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Iconographie[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. En 1534, Luther, dans son édition de la Bible, extrait les livres apocryphes de leur place traditionnelle et les groupe à la fin de l'Ancien Testament sous l'entête:"Apocryphes : livres à ne pas considérer à l'égal des Écritures saintes, mais utiles et bons à lire."
  2. Il demande que l'on prévienne ses amis vivants.
  3. Le récit latin dit :« vidit Dinocratem...refrigerantem »

Références[modifier | modifier le code]

  1. « purgatoire » (sens 1) des Dictionnaires de français [en ligne], sur le site des Éditions Larousse (consulté le 20 janvier 2017].
  2. Entrée « Purgatoire » dans le Dictionnaire de l'Académie française, sur le site du Centre national de ressources textuelles et lexicales [consulté le 20 janvier 2017].
  3. Concile de Trente, session VI, canon 30, Denz. 840, et session 25, décret sur le purgatoire, Denz. 983. Repris et explicité dans le Catéchisme de l'Église catholique, no 1030-1032.
  4. « Doctrine de l’Église catholique orthodoxe », sur WikiSource
  5. Cinq passages de l'Écriture appuient l'existence du purgatoire: 1 Cor 3:15; 1 Pi. 1:7; Matt. 12:31; Job 1:5 et 2 Macc.12:46.
  6. Léon X, bulle Exsurge Domine du (« Erreurs de Martin Luther »), dans Gervais Dumeige, Textes doctrinaux du magistère de l'Église sur la foi catholique, Paris, Orante, (réimpr. avril 2000), 1 vol., XV-558 p., 14 × 19 cm (ISBN 978-2-70311068-2 (édité erroné) et 2-7031-1068-5, OCLC 408077322, SUDOC 003232395, présentation en ligne, lire en ligne), p. 513, § 37.
  7. Charles Journet, « La doctrine catholique sur le Purgatoire » [html], sur Salve Regina : pour une formation chrétienne,‎ (consulté le 21 janvier 2017).
  8. Charles Journet et Fondation Charles-Journet (éd.), L'Église du verbe incarné : œuvres complètes de Charles Journet, vol. 5 : Compléments et inédits, Saint-Maurice, Saint-Augustin (publ. avec le concours de la Fondation Louis-Cergneux, , 1e éd., 1 vol., IX-1088 p., 21 cm (ISBN 978-2-88011-308-3 (édité erroné) et 2-88011-380-6, SUDOC 107698102), p. 830, n. 21 [lire en ligne (page consultée le 21 janvier 2017)].
  9. a et b Cuchet 2014, § 1, no 7.
  10. Guillaume Cuchet, Les Voix d'outre-tombe. Tables tournantes, spiritisme et société au XIXe siècle, éd. du Seuil, , 458 p.
  11. 2M 12,43-45
  12. Mt 5,25-26
  13. Lire Histoire des persécutions pendant la première moitié du troisième siècle (Septime Sévère, Maximin, Dèce) (1905), pages 131 et 132) Author: Allard, Paul, 1841-1916
  14. Études sur le latin des chrétiens, vol. II, Latin chrétien et médiéval par Christine Mohrmann [lire en ligne]
  15. «  Refrigerium în mitologia şi în istoria poporului român » = Le « refrigerium » dans la mythologie et dans l'histoire du peuple roumain IONESCU I. ; Article INIST, langue roumaine : ''Permanence de la coutume funéraire du « rafraîchissement » (refrigerium) des morts en Roumanie ; coutume qui consiste notamment à placer un récipient d'eau sur la tombe… 1990, vol. 42, no4, p. 85-99 (dissém.)
  16. Origène, Homélie 25 sur les Nombres.
  17. François de Sales, Controverses, Discours LXXV
  18. Paris, Bibl. Sainte-Geneviève, ms. 1130, f. 115
  19. Crypte des Papes
  20. a, b, c, d et e Jacques Le Goff, «La naissance du Purgatoire XIIe – XIIIe siècle)», in Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, Année 1975 Volume 6 Numéro 1 pp. 7-10
  21. Jacques Le Goff, La Naissance du Purgatoire, Gallimard, coll. « Folio », Paris, 1991 (1re édition 1981) (ISBN 978-2-07-032644-0), p. 74-75.
  22. Voir Matth. 25, 41-46.
  23. Jacques Le Goff, «L'attente dans le christianisme : le Purgatoire», Communications, 2000 Volume 70 Numéro 1 pp. 295-301
  24. Le Purgatoire, pour quoi faire ?
  25. Site Cybercuré.
  26. La naissance du Purgatoire XIIe – XIIIe siècle) Jacques Le Goff, Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public, année 1975, vol. 6, no 6, pp. 7-10
  27. Incruentum altaris : en italien et en latin.
  28. Meinolf Schumacher : Souillure du péchés et pureté du cœur. Des études sur l'imagerie du péché dans la littérature latine et allemand du Moyen Âge ; Munich : Fink, 1996 ; (ISBN 978-3-7705-3127-1). p. 468-470.
  29. Père Nathanaël Pujos, « Que se passe-t-il au moment de la mort? », sur http://questions.aleteia.org (consulté le 28 avril 2016).
  30. 210-211
  31. Catéchisme de l'Église Catholique, sections 1020-1032 et Catéchisme de l'Église Catholique, section 1054 et Catéchisme de l'Église Catholique, sections 1472-1473
  32. Isabelle Saint Martin,, « Guillaume Cuchet, Le crépuscule du purgatoire », Archives de sciences sociales des religions, no 134,‎ avril - juin 2006, p. 147-299 (lire en ligne)
  33. L’Orthodoxie, Serge Boulgakov, Sergej Nikolaevič Bulgakov, Constantin Andronikof, page 205.
  34. John Meyendorff, Byzantine Theology (London: Mowbrays, 1974) p. 220-221. « At death man's body goes to the earth from which it was taken, and the soul, being immortal, goes to God, who gave it. The souls of men, being conscious and exercising all their faculties immediately after death, are judged by God. This judgment following man's death we call the Particular Judgment. The final reward of men, however, we believe will take place at the time of the General Judgment. During the time between the Particular and the General Judgment, which is called the Intermediate State, the souls of men have foretaste of their blessing or punishment » ( « The Orthodox Faith » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)).
  35. Catechism of St. Philaret of Moscow 372 and 376; Constas H. Demetry, Catechism of the Eastern Orthodox Church p. 37 ; John Meyendorff, Byzantine Theology (London: Mowbrays, 1974) p. 96 ; cf. "The Orthodox party… remarked that the words quoted from the book of Maccabees, and our Saviour's words, can only prove that some sins will be forgiven after death" (OrthodoxInfo.com, The Orthodox Response to the Latin Doctrine of Purgatory)
  36. L'Église orthodoxe ne reconnaît pas la distinction faite par la théologie latine entre la faute et la peine. Le péché étant pardonné, la peine doit être levée.
  37. L'Église gréco-russe, Avgustin Petrovich Golitsyn.
  38. Voir 2 Pierre 3, 7-14, verset 9.
  39. Proverbes 11, 4
  40. Repris dans Un autre Moyen Âge, Paris, 1999, p. 771-1225.