Plouhinec (Finistère)

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Plouhinec
L'église paroissiale Saint-Winoc.
L'église paroissiale Saint-Winoc.
Blason de Plouhinec
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Finistère
Arrondissement Arrondissement de Quimper
Canton Douarnenez
Intercommunalité Communauté de communes du Cap-Sizun
Maire
Mandat
Bruno Le Port
2014-2020
Code postal 29780
Code commune 29197
Démographie
Gentilé Plouhinécois
Population
municipale
4 062 hab. (2014en diminution de -3.68 % par rapport à 2009)
Densité 145 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 00′ 51″ nord, 4° 29′ 11″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 104 m
Superficie 28,05 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-plouhinec29.fr

Plouhinec [pluinɛk] est une commune française du cap Sizun, du département du Finistère en région Bretagne. Elle fait partie de la communauté de communes du Cap-Sizun.

Au dernier recensement de 2014, la commune compte 4 062 habitants. Elle a pour devise « War zouar, ha war vor » (« Sur terre, comme sur mer »).

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Plouhinec (Finistère)

Plouhinec est située à l'entrée sud du cap Sizun, près du Pays Bigouden ; la commune est baignée par l'Océan Atlantique (Baie d'Audierne) et limitée à l'ouest par la ria du Goyen qui la sépare d'Audierne.

Le bourg est situé à une certaine distance de la côte, sur un plateau : c'est là une caractéristique commune à de nombreuses communes littorales bretonnes (par exemple à Ploaré, Esquibien, Poullan, Plogoff, Combrit, Beuzec-Conq, Nizon, etc..), les premiers émigrants bretons fixèrent le centre de leurs plous à l'intérieur des terres, probablement par crainte des pirates saxons[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Plouhinec
Pont-Croix Mahalon
Audierne Plouhinec Plozévet
Baie d'Audierne

Description géographique[modifier | modifier le code]

La majeure partie de la commune est située sur un anticlinal délimité au Nord par la vallée du Goyen[Note 1] qui suit une ligne de faille parallèle à une grande partie de la côte sud de la Bretagne et le rivage de l'Océan Atlantique. Le plateau atteint 100 mètres (le point le plus haut est situé juste à l'est de l'agglomération de Plouhinec et les dénivelés de chaque côté sont importants pour parvenir jusqu'au niveau de la mer, tant côté Goyen (la vallée est très encaissée) que côté Océan atlantique. Au nord-est et à l'est, une bonne partie de la limite communale avec la commune voisine de Mahalon est formée par le ruisseau de Poulguidou (affluent de rive gauche du Goyen), qui alimente notamment l'étang de Poulgidou[2], qui est à cheval sur les deux communes.

Cette côte comporte deux parties distinctes, car, à l'ouest de la pointe du Souc'h, elle est composée de falaises rocheuses hautes et basses, formées principalement d'orthogneiss à fort pendage[3], bordées de plages (Plage de Guendrez ("Grève blanche" en français)[4], Plage de Mesperleuc, Plage de Kersiny) jusqu'à la pointe de Karreg Léon, tandis qu'à l'est elle est essentiellement sableuse avec des indentations rocheuses et elle fait partie d'un arc quasi parfait, d'une trentaine de kilomètres, composé essentiellement de sable et de galets et qui est appelée la baie d'Audierne[5]. Dans les zones proches de la côte sud, le granite est à fleur de sol et les parcelles de terres sont séparées par des murets de pierre sèche, écrit le chanoine Pérennès en 1942[6]. Ces parcelles proches du littoral sont désormais à l'abandon, sauf lorsqu'elles ont été construites depuis.

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Article connexe : Baie d'Audierne (Bretagne).

À l'extrême ouest, la limite est formée par l'estuaire du Goyen qui a infléchi son cours à angle droit pour suivre un tracé nord-sud. Ce petit aber, qui est aussi l'accès au port de Pont-Croix, offre un abri sûr pour la navigation, favorisant, depuis l'Antiquité, les ports jumeaux et se faisant face de Plouhinec (au lieu-dit Poulgoazec) et d'Audierne. L'actuel port de pêche, après avoir été longtemps, en majeure partie, sur la rive d'Audierne est maintenant principalement sur celle de Plouhinec, où se trouve notamment la criée.

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L'agglomération de Plouhinec, née à une bonne distance du littoral, est étirée en longueur le long de la RD 784 (ancienne Route nationale 784), formant une véritable "ville-rue", principalement vers l'ouest à partir du centre du bourg initial (quartiers successifs de Ty Frap, Trébeuzec, Kermézéven et Locquéran) jusqu'à la rive gauche de l'estuaire du Goyen, rejoignant ainsi l'agglomération de la ville voisine d'Audierne. Cette route est en cours d'aménagement en 2017[7]. L'agglomération de Poulgoazec forme un second centre qui s'est urbanisé en raison de la présence du port éponyme et de la proximité d'Audierne.

Le paysage agraire traditionnel était formé d'un bocage avec un habitat dispersé en de nombreux hameaux ; cet aspect subsiste partiellement dans la partie intérieure du finage communal, par exemple autour des hameaux de Kergoff et Kervennec. Mais la partie de la commune proche de la mer connaît une rurbanisation formée pour partie de résidences secondaires et de villas avec "vue sur mer", notamment autour de Menez Dregan au sud-est, de Mesperleuc dans la partie centrale du littoral communal, et de Lezarouan au sud-ouest.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Ploehinec en 1264 et Plozeineuc en 1287, Ploe-Yzineuc au XIVe siècle, Plebs-Ithinuc [8].

Selon une hypothèse, le nom de Plouhinec serait issu de l’ancien breton. Il s'agirait de la concaténation de ploe (« paroisse » en breton) et ethin « ajonc », avec le suffixe -ec. Ithinuc ou Ecthinoc signifie « endroit couvert d'ajoncs ». En breton, la commune se nomme Ploeneg. Selon une autre hypothèse, le nom proviendrait de ploe et de saint Winoc, patron de l'église paroissiale qui lui est consacrée[9].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Le site archéologique de Menez Dregan, la nécropole mégalithique de la Pointe du Souc'h et l'allée couverte de Menez Korriged montrent l'ancienneté du peuplement sur le territoire de l'actuelle commune de Plouhinec.

Article détaillé : Menez Korriged.
Article détaillé : Menez Dregan.

Menez Dregan est une ancienne grotte marine, aujourd'hui en partie effondrée, habitée par divers groupes humains successifs au Paléolithique inférieur, qui fait l'objet d'une fouille depuis 1988 ; elle se caractérise par une alternance de couches naturelles (galets marins, plage, dépôts d'érosion, attestant des variations successives du niveau de la mer) et anthropiques (sols d'occupations humaines successives) se répétant au moins à quatre reprises entre 500 000 et 250 000 av. J.-C. Les groupes humains ayant occupé cette grotte ont laissé un abondant mobilier lithique (galets aménagés, petit outillage formé de nombreux éclats de pierre et servant à la découpe de la viande, au travail de peaux et du bois) qu'ils ont abandonné sur les sols où ils s'installaient. « Les périodes d'installation des groupes humains se placent dans un contexte relativement tempéré, un climat océanique où l'influence du gel est peu marquée. (...) La bande côtière était sans doute fréquentée par des troupeaux de grands herbivores (...) ». Le site de Menez Dregan doit principalement sa notoriété aux vestiges de foyers qui y ont été découverts : ces structures de combustion sont en effet à ce jour parmi les plus anciennes traces actuellement connues dans le monde de la maîtrise du feu par l'homme[10].

Squelette trouvé à Plouhinec (Finistère), placé dans un coffre à rainures trouvé à Poullan-sur-Mer, datant de l'âge du bronze ou du néolithique (Musée de la préhistoire finistérienne de Penmarc'h)

Les deux cairns néolithiques de la Pointe du Souc'h ont été partiellement fouillés : les dalles des dolmens sont de gros galets prélevés sur l'estran voisin, les autres pierres proviennent de carrières d'orthogneiss situées sur place, la découpe des pierres ayant été facilitée par la présence d'un réseau de diaclases perpendiculaires ; des pierres ayant servi de percuteurs, certaines atteignant 50 kg, ont été retrouvées[11].

Pointes de flèche en silex trouvées dans le tumulus de Kersandy (Musée de la préhistoire finistérienne de Penmarc'h)

Le tumulus de Kersandy a été fouillé en 1975 par Jacques Briard : la butte funéraire, avant son arasement, mesurait quatre mètres de hauteur apparente pour un diamètre d'une quarantaine de mètres ; elle constituait un cairn comprenant une grande tombe centrale couverte d'une grosse dalle en granite dessinant un appendice céphalique et des épaulements ; il s'agit vraisemblablement d'une déesse-mère datant du mésolithique réutilisée comme dalle de couverture pour ce caveau datant de l'Âge du bronze. Ce caveau contenait les restes d'un grand coffre en bois, des pointes de flèche en silex de modèle armoricain ogival et les restes d'un poignard[12].

Un tumulus datant de l'âge du bronze ancien, situé près du bois de Lescongar, a été fouillé dès 1869 par le chanoine Abgrall qui y trouva, dans une chambre funéraire, notamment un vase et une hache en bronze. Les restes d'un autre tumulus, découvert en 1965 à l'emplacement d'un ancien moulin détruit qui était alors fouillé, furent alors découverts, livrant un caveau datant lui aussi de l'âge du bronze ; des tessons de poteries, des pointes de flèches et des poignards en os y ont été trouvés[13].

Antiquité[modifier | modifier le code]

Le journal Comœdia écrit en 1928 :

« À la suite de fouilles faites dans une pièce de terre près du manoir de Lescongar en Plouhinec, dans le Finistère, des substructions très apparentes révélèrent l'existence d'un village gallo-romain. On y a trouvé beaucoup de poteries, les unes épaisses et grossières, les autres fines et à couvertes rouges, dites samiennes, ainsi qu'un énorme galet rond qui a pu servir de broyeur ou de meule à main. Jusqu'alors, les paysans appelaient cet endroit le champ de tir parce qu'ils ont quelquefois exhumé des urnes contenant des cendres analogues à de la poudre de fusil. Cette poudre de fusil n'était tut simplement que des restes humains[14]. »

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge la paroisse de Plouhinec faisait partie du Cap Caval[15].

La réformation de 1426 cite les manoirs de Kergnisieuc (au sieur de Langueouez), de Kersandy (à la veuve d'Alain Cren), de Tuongouzien ( à Hervé de Saint-Alouarn), Kerambartz ( à la dame de Kervastar) et de Lezongar. La réformation de 1455 en cite plusieurs autres : Poultouzec, Kerguennec, Guermeur, Kergoazec, Kermazedo, Kerbiheuc, Kergorlay, Lezoualc'h. Le manoir de Lescongar (son nom signifie "cour de Congar", lequel serait peut-être saint Congar) a été bâti au XVe siècle, mais fut remanié plus tard ; il appartint, en raison des mariages à chaque fois des héritières, successivement à Yvon Kerrenniel en 1426, puis en 1455 à Rolland de Lescongar, en 1481 à Derien Le Dimanach, avant de passer au XVIe siècle aux mains de la famille de Kerhoant, puis en 1600 en celles de Vincent de Plœuc[6].

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Marie Hamon, veuve d'Allain Le Rougeart, écuyer et sieur de Loquéran, voit confirmer les titres de noblesse de son mari et de ses fils, Allain-Jean et René Le Rougeart, devant la chambre de réformation de la noblesse de Bretagne par le Parlement de Bretagne en janvier 1668, en prouvant que leurs ancêtres Henry Le Rougeart et Daniel Le Rougeart étaient déjà cités comme nobles de la paroisse de Plouhinec respectivement en 1481 et 1487[16].

En 1640, Jean de Plœuc, fils de Vincent de Plœuc de Tymeur et Suzanne de Coetanezre, vendit ses deux manoirs de Lescongar et de Poulguidou (ce dernier situé en Mahalon) à un riche marchand de Pont-Croix, Pierre Le Barz, sieur de Kerlambert[17]. Vers 1700, le manoir de Lescongar devint la propriété de Denys Riou, sieur de Kerlaban, puis fut vendu en 1765 à Jean-Louis Floc'h, capitaine d'infanterie garde-côte du bataillon de Pont-Croix ; il fut à nouveau vendu quelques années plus tard par Paul Chevalier, marquis de la Porte-Vezins, capitaine de vaisseau, qui émigra pendant la Révolution française, mais dont la femme Marie de Kerouartz, demeura à Lescongar et accepta de donner les grilles de l'enclos du manoir aux sans-culottes de Pont-Croix, ce qui permis au manoir de Lescongar de ne pas être vendu comme bien national[6].

Une confrérie du Rosaire existait dans l'église Saint-Winoc au XVIIe siècle. Le célèbre prédicateur Julien Maunoir prêcha une mission à Plouhinec en 1644[6].

Le , jour du pardon de Saint-Tujan (en Primelin), 52 personnes se noyèrent lors du naufrage du bac qui les transportait d'Audierne à Poulgoazec[6].

En 1741, une épidémie de dysenterie sévit : « Dans chacune des paroisses de Goulien, Plogoff, Esquibien, Plouinec [Plouhinec], Plozévet, Mahelon, Poulan, Beuzet-Cap-Sizun, Pouldergat, Douarnenez, on compte le chiffre énorme de dix à douze morts par jour »[18].

En 1759, une ordonnance de Louis XV ordonne à la paroisse de Plouhinec de fournir 26 hommes et de payer 170 livres pour « la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne »[19].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Plouhinec en 1778 :

« Plouhinec ; sur une hauteur ; à 6 lieues un quart à l'ouest de Quimper, son évêché et son ressort ; à 45 lieues de Rennes et à trois-quarts de lieue de Pontcroix, sa subdélégation. On y compte 2 000 communiants[20] ; la cure est à l'alternative. Ce territoire, bordé à l'ouest par la rivière d'Audierne et au sud par la mer, renferme des terres fertiles en grains de toutes espèces[21]. »

Les premiers naufrages sur la côte de Plouhinec dont l'histoire a conservé la trace sont ceux du Saint-Jacques (un voilier parti de Saint-Malo à destination de Chypre) le (un archevêque grec, Mgr Iustani, qui se trouvait à son bord et dont le corps fut retrouvé fut retrouvé, fut inhumé à Plouhinec), d'un autre Saint-Jacques, de Nantes (ses débris furent vendus le ), du Cathérine, du Croisic (les naufragés furent attaqués par « des gens couverts de poches qu'ils avaient par-dessus la tête ») le , du Saint-Antoine, de Barcelone, le , du Peggy le (ce bateau fut pillé par des riverains jusqu'à ce que le procureur terrien de Plouhinec, avisé du naufrage, ne fasse garder l'épave ; 29 habitants de Plouhinec et des paroisses voisines furent condamnés par le tribunal de Quimper), de la Vigilante, un navire corsaire de Bristol, le et de la Miséricorde (un bateau parti de Bordeaux ; ce naufrage fit neuf noyés et trois survivants) le . Une gwerz, Ar Vag Kollet (Le bateau naufragé) évoque un naufrage qui serait survenu dans le courant du XIXe siècle et les noyés inhumés dans le cimetière de la chapelle Saint-Julien de Poulgoazec[6].

Révolution française et Empire[modifier | modifier le code]

La paroisse de Plouhinec, qui comprenait alors 230 feux, élit quatre délégués (Denis Kerdreac'h, Yves Mourain, Henry Le Gouil, Guillaume Kerdreac'h), pour la représenter à l'assemblée du tiers état de la sénéchaussée de Quimper au printemps 1789[22].

Le 15 floréal an III (), un instituteur, Jean Donnars[23], est nommé à Plouhinec. Il déclare : « Depuis le 15 floréal dernier que je fais ces écoles dans la commune de Plouhinec, j'ai eu, lorsque j'en ai eu le plus, 97 élèves, et lorsque j'en ai eu le moins, 46 (...). Ils ont assez assidûment fréquenté mes écoles, si ce n'est pendant la récolte et dans le temps de l'ensemencement où plusieurs d'un certain âge étoient indispensables à leurs familles pour les travaux champêtres. Je vois avec plaisir et satisfaction que mes élèves ont, en général, profité de mes leçons ; ceux qui, à leur entrée à l'école, ne connaissaient pas leur alphabet, épellent assez bien ; ceux qui avaient quelques notions de leurs lettres commencent à lire ; ceux qui commençaient à lire se sont beaucoup perfectionnés et commencent à écrire et à faire quelque petit calcul. (...) »[24].

Jacques Kerdréac'h, né le à Ros Daniélou en Plouhinec, nommé vicaire de Pouldreuzic en 1784, fut un prêtre réfractaire qui, bien que pourchassé par le directoire du district de Pont-Croix, fut très actif, faisant notamment des baptêmes et des mariages clandestins, entre 1793 et 1798. Nommé recteur de Lababan le , il mourut le [6].

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Plouhinec en 1853 :

« Plouhinec ; commune formée par l'ancienne paroisse du même nom, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Poulgoazec, Keridreuff, Trohonan, Bourg, Kerouer, Kerfréost, Lesvoalic, Lesvoalc'h. Manoir de Lescongar. Superficie totale : 2 805 hectares, dont (...) terres labourables 1 034 ha, prés et pâtures 68 ha, bois 35 ha, vergers et jardins 30 ha, landes et incultes 1 506 ha (...). Moulins : 3 (de Keridreuff, de Remousin [sic, en fait Tréouzien], à eau). Un pont jeté sur le bras de mer qui sépare la commune de Plouhinec de celle de Pontcroix fait communiquer cette ville avec le village de Keridreuff[25] que, nous ne savons pour quelle raison, l'on prétend avoir été l'ancien Pontcroix, ou tout au moins, avoir eu une existence propre bien avant cette ville. Il y avait autrefois en Plouhinec, outre l'église paroissiale, les chapelles de Lambabu, de Saint-They et de Saint-Jean ; une seule de celles-ci existe encore [sic : les deux chapelles de Lambabu et de Saint-They existent encore de nos jours]. Géologie : constitution granitique. On parle le breton[26]. »

Plusieurs chapelles disparues de nos jours existaient alors à Plouhinec : la chapelle Saint-Mahal à Keridreuff (vendue le comme bien national), la chapelle Saint-Jean (à Loquéran ; elle relevait de la commanderie du Paraclet, située à Saint-Laurent, dépendant de l'Ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem[27]), la chapelle Saint-Jérôme (chapelle privée du manoir de Loquéran), ainsi qu'un oratoire Saint-Tugdual[9].

En 1839, Marie de la Porte-Vezins, fille de Jacques de la Porte-Vezins (lequel fut maire de Plouhinec), vendit le manoir de Lescongar à Théodore Hamel, lequel fit subir au manoir des transformations importantes. Alexandre Hamel, fils du précédent, le vendit en 1894 à Louis Nouët, ancien gouverneur des Indes françaises. Ce manoir a été par la suite revendu en 1922 à Pierre Quinquis, de Douarnenez[6].

Le bourg de Plouhinec était au XIXe siècle peu important : Benjamin Girard écrit en 1889 que sa population agglomérée n'était que de 312 habitants alors que la population totale de la commune était alors de 4 596 habitants. Les deux principaux centres de population étaient alors « le village de Kerydreuff, qu'un pont jeté sur le Goyen réunit à Pont-Croix, dont il peut être considéré comme le faubourg et le petit port de Poulgoazec (...) où il existe plusieurs établissements de pêche importants »[28].

Henri Colin, né le à Kervaguen en Plouhinec, fut guillotiné le à Quimper pour le meurtre de son beau-père Jacques Le Bourdon, commis le au lieu-dit Gouren Loch'h Kel en Plozévet.

L'insalubrité provoquait de fréquentes épidémies. Le "Bulletin de l'Académie nationale de médecine" écrit en 1886 qu'« à Audierne et à Poulgoazec (...), sur une population de 2 000 habitants, on observe par an près de 200 cas de fièvre typhoïde »[29]. L'habitat était souvent sale et encombré :

« À Poulgoazec, nous avons vu, au rez de chaussée, dans une même pièce, peu spacieuse et munie d'une seule petite fenêtre, deux grands lits-armoires, des filets mouillés, un grand nombre d'ustensiles de pêche, des poules, das carottes éparses dans la pièce, des amas de linge sale. Cette chambre est l'unique local où habitent trois personnes adultes et cinq enfants. Devant la maison, dont le rez de chaussée est en contre-bas, se trouve un amas de fumier ; le purin peut pénétrer à l'intérieur du logement. Derrière la maison existe une porcherie[29]. »

Une épidémie de choléra survint entre le et le , qui provoqua 49 décès dont 33 (pour 99 malades atteints) dans le seul village de Poulgoazec, les autres étant survenus dans les autres hameaux de la commune.

« Poulgoazec n'est séparé d'Audierne que par un bras de mer très étroit. Lorsque les marins viennent pêcher dans les eaux d'Audierne ou vendre leur poisson aux usines de cette ville, ils débarquent à Poulgoazec si les logements d'Audierne sont trop encombrés. (...). Le 16 novembre 1885, un marin pêcheur, âge de cinquante-deux ans, mourait du choléra. (...) Les décès se succèdent alors rapidement. (...) Les relations journalières des pêcheurs de Poulgoazec avec la population contaminée d'Audierne ont du renouveler sans cesse l'apport des germes morbides (...). À Poulgoazec, comme partout, l'absence de toute notion d'hygiène, l'insalubrité des maisons, la mauvaise tenue des voies publiques facilitaient la propagation de la maladie. Les immondices séjournaient aux alentours des maisons et dans les rues. Partout des eaux croupissantes ou s'écoulant doucement vers un des deux puits d'où les habitants tiraient leur eau de boisson. (...). L'un de ces puits se trouve près de la mer, au bas du village. La rue principale y aboutit. Ses abords, quand je le visitai pour la première fois, étaient dans un état de saleté repoussante. Pour en approcher, il fallait marcher dans un fumier. C'est que la rue principale, outre les immondices de toutes sortes qu'elle charriait, recevait par des ouvertures pratiquées dans les pignons, sur le bord du chemin, le purin s'écoulant des soues à porc que presque tous les habitants avaient installé dans leur logis. L'autre puits est situé à côté de l'école des filles. Il n'était pas moins malpropre. (...)[30] »

Quelques mesures sanitaires simples, comme la création de caniveaux et de remblais pour empêcher les écoulements des eaux putrides dans les deux puits suffirent pour juguler rapidement l'épidémie. Une autre épidémie, moins grave, survint toutefois en 1893[31].

En décembre 1894 à Audierne et en janvier 1895 à Poulgoazec, les ouvriers-soudeurs (qui soudaient les boîtes de sardines) se mettent en grève, protestant contre l'installation de sertisseuses[32]. En janvier 1899, Le Journal de la jeunesse évoque « le gros village de pêcheurs de Poulgoazec, enveloppé dans l'épais nuage de fumée odorante que dégagent ses deux ou trois usines à sardines »[33].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

Le port de Poulgoazec[modifier | modifier le code]

Les conséquences de la tempête de décembre 1913 à Poulgoazec (extrait du journal Le Journal)

Dans les premières décennies du XXe siècle, le port de Poulgoazec connu un essor important, la place manquant côté Audierne de l'estuaire du Goyen ; plusieurs conserveries s'y installèrent. En 1929, ce faubourg maritime de Plouhinec atteint près de 3 000 habitants. Mais l'entrée du port, commune aux deux ports d'Audierne et de Poulgoazec, était dangereuse, notamment en raison de brisants et de bancs de sable formant une barre, rendant à maintes reprises nécessaire l'aide du canot de sauvetage d'Audierne, dès que la mer était forte, comme le , où le Général Béziat (le canot de sauvetage d'Audierne) dût faire plusieurs sorties successives pour secourir des barques de pêche en difficulté[34]. Plusieurs bateaux de Poulgoazec furent victimes de cette barre, par exemple la chaloupe de pêche n° 702 le , l' Ange-Raphaël le , l' Élisabeth dans la nuit du 22 au [35], etc.., sans compter ceux survenus antérieurement, comme l'illustre par exemple cet extrait du Journal des débats politiques et littéraires, décrivant un naufrage survenu lors d'une tempête le  :

« (...) Vers une heure de l'après-midi, les vents soufflèrent en tempête ; la mer devint grosse. Les embarcations qui se trouvaient au vent du port y entrèrent facilement ; celles sous le vent louvoyèrent tout près de terre et purent rentrer, à l'exception de trois, dont une, n'ayant pu doubler la barre nommée Poul-du, y reçut un coup de mer qui la submergea, et les sept hommes qui la montaient furent engloutis sans qu'il fut possible à l'embarcation qui la suivait de porter secours à ces malheureux, qui périrent dans les brisants de la barre dans laquelle ils se trouvaient. (...). Cet équipage et la chaloupe appartenaient au village de Poulgoazec, rive gauche du port d'Audierne. Les sept cadavres sont venus s'échouer sur le rivage les 3 et 4 décembre[36]. »

La vie des marins était difficile : à la crise sardinière, qui frappa surtout en 1903 Poulgoazec comme les autres ports de pêche de la région[37], s'ajoutait les dangers et les dommages provoqués par les tempêtes : par exemple en janvier 1913 24 équipages de pêcheurs de Poulgoazec, qui avaient mouillé leurs filets en baie d'Audierne en profitant d'une accalmie, virent ceux-ci déchiquetés par la tempête, qui avait redoublé de force, les rendant inutilisables[38]. Pendant l'été 1932, le marasme de l'industrie sardinière frappa Poulgoazec comme les autres ports de la région ; la plus grande partie des pêcheurs de Poulgoazec désarmèrent leur bateau[39].

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L'Abri du marin de Poulgoazec

Le port de Poulgoazec passait pour être conservateur face à Audierne, surnommé "La Rouge" ; Albert Touchard décrit en ces termes Poulgoazec en 1930 :

« Cinquante mètres à peine séparent Poulgoazec d'Audierne. Un fossé ? Un abîme. Abîme de mœurs et de traditions divergentes, de particularités. (...) Le port de Poulgoazec compte aujourd'hui plus d'un millier de marins pêcheurs et 140 barques. (...) Lorsque survient l'hiver, un hiver de douces tempêtes comme celui de 1929-1930, si clément aux terriens, si dur aux gens de mer, livrera sans défense possible le pauvre et vaillant tâcheron de mer de Poulgoazec aux 74 débits de la localité, un pour treize habitants, dont trente ouvrent sur le quai pour happer le pêcheur, dès son débarquement, de leur gueule empoisonnée[40]. »

L'Abri du marin de Poulgoazec est inauguré le , béni par Mgr Cogneau, évêque auxiliaire de Quimper ; son financement a été difficile : une souscription lancée en 1930 par le journal Le Figaro[41] n'obtint pas le succès escompté ; c'est grâce à un prix décerné à Jacques de Thézac par l'Académie des sciences morales et politiques et à la vente de l'Abri du marin de l'Île-Tudy que le financement de sa construction fut assuré[42]. La première Résidence Sociale, donnant notamment des cours d'enseignement ménager, créée par les Abris du Marin fut créée à Poulgoazec en 1937[43]. L'Abri du marin de Poulgoazec ferma en 1985 et appartient désormais au Comité local des pêches, servant de local à plusieurs associations.

Poulgoazec et son église Saint-Julien-le-Passeur vus depuis le port d'Audierne

En 1937, Paul Nédélec décrit les différences entre le bourg de Plouhinec et le port de Poulgoazec :

« Sur la rive gauche du [Goyen], une cale modeste[44] accolée à un port minuscule constitue tout le port de Poulgoazec, dépendance cependant considérable du gros bourg [Plouhinec] situé sur la hauteur, à 4 kilomètres de l'océan, et dont la population semble différer totalement, par les habitudes, des paisibles cultivateurs du haut pays. Les arins de Poulgoazec ont le verbe plus haut et le geste plus prompt que leurs compatriotes terriens ; les mœurs y sont plus tapageuses et la boisson trop gaie. Néanmoins, de tout petit hameau, Poulgoazec, grâce aux puissantes usines élevées dans son enceinte, est devenu escale régulière, et il a fallu, en raison de l'éloignement de l'église paroissiale, fixer à la petite chapelle de Saint-Julien, posée sur la falaise, deux prêtres desservants[45]. »

Le port de Poulgoazec et sa criée vus depuis le port d'Audierne

La confection de la dentelle au début du XXe siècle[modifier | modifier le code]

Madame de Lécluse animant un atelier en plein air de guipure d'Irlande dans le parc du château de Locquéran en Plouhinec (vers 1910, carte postale Villard)
Broderie de guipure d'Irlande à Plouhinec (vers 1910)

En 1903, Mme Henri de Lécluse-Trévoëdal[46] fonde dans son château de Locquéran en Plouhinec un atelier de fabrication de dentelles irlandaises en vue de doter d'un métier les filles des pêcheurs, ainsi que les femmes mariées, créant même une variante du "point d'Irlande", appelé le "point breton"[47]. Le journal La Croix décrit, face à la crise sardinière, l'assistance par le travail grâce à la fabrication de dentelle en 1907 :

« [La fabrication de dentelle de Plouhinec] compte 420 ouvrières dont 120 travaillent en atelier et 300 chez elles. Les jeunes filles sont seules admises à l'atelier. (...) L'atelier de Plouhinec est en bois, bien éclairé, peint de claires couleurs. Il reçoit les ouvrières, le matin, de 8 h. à midi ; le soir de 1 h. ½ à 6 h. ½ ; un quart d'heure de repos leur est accordé à 4 heures. En été, lorsque le temps le permet, elles travaillent en plein air sous les frais ombrages du parc de Mme Henri de Lécluse[48]. »

Yves Le Floch, âgé de 34 ans, mi-cultivateur, mi-pêcheur, demeurant à Kerfandal, ivre au moment des faits, étrangla le 1er janvier 1930 à Plouhinec madame Collin et sa fille, avant de voler une somme de 930 francs et de mettre le feu à la maison. Condamné à mort par la cour d’assises, il fut le dernier guillotiné du Finistère le à Quimper[49].

La Première guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouhinec (œuvre de René Quillivic, il représente une personne du pays dans une attitude pensive et recueillie) porte les noms de 239 soldats et marins morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale. Parmi eux 34 au moins sont des marins disparus en mer (Jean-Marie Arhan, Pierre Burel, François Cabillic, Henri Cabillic, Louis Canevet, François Claquin, Yves Cossec, Jean-Yves Le Bis, François Salaun, Louis Pézennec, Vinoc Bourhis, Jacques Le Dem, François Loissy, Yves Le Moal, Yves Le Moigne, Jean Moalic, Daniel Trividic, Yves Joseph Violant et Yves Marie Violant sont des marins pêcheurs victimes du naufrage de leurs bateaux[50] torpillés le même jour le par un sous-marin allemand) et trois autres marins pêcheurs (Yves Burel, François Plouhinec et François-Marie Plouhinec) victimes du naufrage de leur bateau Trois-Frères survenu le [51]; 11 sont morts en Belgique (Henri Ansquer et Jean Ansquer à Dixmude dans le cadre de la bataille de l'Yser, Jean Gloaguen et François Saouzanet à Rossignol, Jacques Jaffry et Jacques Le Bihan à Ham-sur-Sambre, Jean Le Gall à Alveringem, Jean-Marie Le Gall et Jacques Le Lay à Maissin, tous dès 1914 et Louis Le Goff et Henri Trividic à Nieuport, le premier en 1916, le second en 1917) ; 5 sont morts dans le cadre de l'Expédition de Salonique dans les Balkans (Jean Arhan et François Buaré en Serbie, Louis Guillou en Bulgarie, François Gloaguen et Jean Le Corre en Grèce) ; 3 sont morts en Turquie lors de la Bataille des Dardanelles (Jacques Donnart, Yves Le Borgne [lors de la Bataille de Sedd-Ul-Bahr], Victor Stéphan) ; 2 en Tunisie (Guillaume Gloaguen, Yves Pichavant en Tunisie ; Jean Bourhis à Dakar (Sénégal) ; Pierre Gloaguen et Hervé Quillivic sont mort alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne ; la plupart des autres sont morts sur le sol français[52].

L'Entre-deux-guerres et la création de la paroisse de Poulgoazec[modifier | modifier le code]

La ligne ferroviaire à voie métrique surnommée "train carottes", exploitée initialement par les Chemins de fer armoricains, fut inaugurée le et ferma le , ne fonctionnant donc que 33 ans à peine. La voie ferrée partait de Pont-l'Abbé et desservait les gares de Plonéour-Lanvern, Tréogat, Pouldreuzic, Plozévet, Plouhinec, Pont-Croix, pour aboutir à Audierne ; la ligne desservait aussi des arrêts facultatifs supplémentaires comme celui de Plovan[53]. « C'était un train mixte de marchandises et de voyageurs, qui a eu un impact important sur la vie économique et sociale en pays bigouden et dans le cap Sizun » a écrit l'historien Serge Duigou.

La paroisse Saint-Julien de Poulgoazec est créée le par la scission de la paroisse de Plouhinec. L'ancienne chapelle du Passage dédiée à Saint-Julien le Passeur, qui était en ruines, avait été reconstruite en 1885-1886 sur les plans de Jean-Marie Abgrall. Elle fut totalement transformée par l'architecte Charles Chaussepied pour devenir en 1929 l'église paroissiale Saint-Julien de Poulgoazec[54].

Article détaillé : Église Saint-Julien-l'Hospitalier.

En 1930, le journal L'Ouest-Éclair écrit :

« Depuis quatre ans (...) Poulgoazec est paroisse distincte de Plouhinec. La Saint-Julien s'y célèbre le jour de la Pentecôte et le lendemain se déroulent les réjouissances consistant principalement en courses de bateaux à voiles et de canots à rames, dont les marins sont si friands. À cette occasion, toutes les barques arborent chaque année le grand pavois. (...)[55]. »

Un drame de la mer, les naufrages de trois barques de pêche de Poulgoazec, Joséphine-Yvonne, Pourquoi-Pas et Bien-Aimé, survenus le à cause d'une forte tempête, firent en tout 7 morts (7 veuves et 14 orphelins) et un seul rescapé[56].

Plusieurs faits divers dramatiques, souvent dus à l'alcoolisme, survinrent dans la décennie 1930, en particulier l'assassinat à Poulgoazec d'un conseiller municipal d'Audierne, Célestin Kersaudy, en juin 1930[57], celui d'un marin-pêcheur, François Lagadec, le [58] ou encore l'attaque au couteau de deux marins-pêcheurs par un électeur ivre un soir d'élection le [59].

En 1936, la paroisse de Plouhinec compte 3 672 habitants et celle de Poulgoazec 2 960 habitants, soit une population totale pour l'ensemble de la commune de 6 632 habitants[6].

387 réfugiés républicains espagnols furent hébergés dans le centre de colonies de vacances de Poulgoazec à partir de mai 1937[60]. Le curé de Poulgoazec défendit en chaire à ses ouailles de donner quoi que ce soit aux enfants espagnols sous peine de péché mortel[61] !

La Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Plouhinec porte les noms de 111 personnes mortes pour la France pendant la Seconde Guerre mondiale. Parmi elles, 20 au moins sont des marins disparus en mer ; un (Henri Mourrain[62], Louis Poulhazan[63], Jean Prigent[64] sont trois marins victimes de la Bataille de Mers el-Kébir le (ils se trouvaient tous les trois à bord du croiseur Dunkerque attaqué par les Anglais) ; Jacques Pennec et Allain Guillou, eux aussi marins, sont morts à Casablanca (Maroc), de même qu'Albert Guillou à Dakar (Sénégal), Yves Burel dont le bateau fut torpillé le au large de Mazagan (Maroc), Mathieu Cabillic dont le bateau fut sabordé le à Oran et qui mourut quelque mois plus tard le à El Biar (Algérie) et Alain Colin, mort lui aussi à El Biar ; Ange Gauffeny, membre des Forces françaises libres, marin à bord de la corvette Mimosa, est mort le à Glasgow (Royaume-Uni) ; Jean Bontonnou[65] est mort en déportation au camp de concentration de Ravensbrück le ainsi que Pierre Bourhis[66], mort au camp de concentration de Flossenbürg le [52].

Sept soldats britanniques, probablement des aviateurs, sont inhumés dans le carré militaire du cimetière de Plouhinec (six d'entre eux sont morts le et un le [67].

Le , Pierre Brossolette et trois de ses camarades sont arrêtés à Plouhinec alors qu'ils venaient de débarquer du chalutier Jouet des Flots, qui, parti de l'Île-Tudy en transportant 32 aviateurs et résistants, dont Pierre Brossolette, Yves Le Hénaff, Émile Bollaert et Edmond Jouhaud, s'était échoué, pris dans la tempête à Feunteun Aod en Plogoff[68].

Le , une forteresse volante britannique "Jaynee B" fut abattue au large de Plouhinec par les Allemands ; les aviateurs furent sauvés par l'équipage du bateau de pêche L'Avant-Garde partis de Pors-Poulhan pour se porter à leur secours[69].

L'après Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Deux soldats originaires de Plouhinec sont morts pour la France sur des théâtres d'opérations extérieures (Jean Guillou[70] le à Colomb-Béchar (Algérie) et P. Moalic dans des circonstances non précisées), un (Yves Moalic[71] pendant la Guerre de Corée et deux (Jacques Normant[72] et Jean-Pierre Youinou[73]) pendant la Guerre d'Algérie[52].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Plouhinec Blason Taillé : au premier de gueules à la gerbe de blé d'or, au second de sinople au thon d'or ; à la barre d'argent chargée de cinq mouchetures d'hermine de sable brochant sur la partition.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[74]
Période Identité Étiquette Qualité
31 décembre 1792 An VIII Pierre Cavarlé[75]    
An VIII An IX Jean Corentin Donnars[76]   Laboureur
An IX 1807 Jérôme André Le Borgne[77]    
1807 1810 Pascal Le Berre[78]    
1810 1818 Jacques Marie Paul Chrétien de La Porte-Vezins[79]   Comte
1818 1832 Pascal Le Berre   Déjà maire entre 1807 et 1810
1832 1840 Jean Marie Autret[80]   Cultivateur
1840 1870 Henri Colin[81]   Cultivateur
1870 1874 Guillaume Alexandre Piriou (père)[82]    
1874 1876 Pierre Schang[83]   Gendarme retraité
1876 1888 Guillaume Alexandre Piriou (père)    
1888 1904 Guillaume Piriou (fils)    
1904 1919 Henri de Lécluse-Trevoëdal[84]   Capitaine de cavalerie pendant la Première Guerre mondiale. Habitait le château de Locquéran
1919 1934 Jean Christophe Cosquer[85]    
1934 1945 Yves Guillou    
1945 1959 Pascal Burel    
1959 1965 Pierre Quéré    
1965 1995 Henri Cogan UDF  
mars 1995 mars 2014 Jean-Claude Hamon sans étiquette  
mars 2014 en cours Bruno Le Port sans étiquette[86],[87] Retraité

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 5 juin 2015, Plouhinec est jumelée avec[88]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Les habitants de la commune sont appelés les Plouhinécois en français et les Ploenegerien en breton.

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[89]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[90],[Note 2].

En 2014, la commune comptait 4 062 habitants, en diminution de -3,68 % par rapport à 2009 (Finistère : 1,32 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 854 1 792 1 826 2 304 2 579 2 732 2 815 3 014 3 052
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 190 3 378 3 736 3 744 4 023 4 262 4 596 4 921 5 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
6 042 6 435 6 512 6 549 6 783 6 738 6 573 6 219 6 319
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
6 036 5 792 5 361 4 900 4 524 4 106 4 177 4 114 4 062
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[91] puis Insee à partir de 2006[92].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • Fête du vent et de la mer
  • Route de l'Amitié
  • Souper du pêcheur

Loisirs[modifier | modifier le code]

  • Office municipal de tourisme
  • Salle omnisports
  • Stade municipal Robert Normant
  • Centre de loisirs Les Ajoncs
  • GAPAS
  • Centre équestre de Lambabu
  • Campings
  • Discothèque Le Tamary's

Associations[modifier | modifier le code]

  • Aviron (sport) Canoë-kayak Plouhinec Cap Sizun
  • FNACA
  • Association des anciens combattants
  • Association Arzourien Ploeneg (peinture)
  • Association École de musique du Cap Sizun
  • Association Voies de terre (poterie)
  • Association Art et création
  • Société de chasse de Ménez-Rheun
  • Association Ar C'hab E Tansal (danses bretonnes)
  • Association des horticulteurs et jardiniers de France
  • Association Les Voleurs de Feu (Culture & cinéma)
  • AS3P (Histoire et patrimoine)
  • Cap Sizun Cyclisme (cyclisme)
  • CRER (comité de restauration des édifices religieux)
  • Club Haltérophilie Musculation Plouhinec Pointe du Raz

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La commune compte deux monuments répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[93] et 35 lieux et monuments répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[94]. Par ailleurs, elle compte 6 objets répertoriés à l'inventaire des monuments historiques[95] et 68 objets répertoriés à l'inventaire général du patrimoine culturel[96].

L'église paroissiale Saint-Winoc[modifier | modifier le code]

Cette église construite du XVIe au XVIIIe siècle, en remplacement d'une église antérieure consacrée à saint Conogan avant le XIVe siècle[97]. Cette église en forme de croix latine est la seule du diocèse de Quimper à être consacrée à saint Winoc ; son portail et son clocher, ainsi que les deux branches du transept et l'abside, datent de la fin du XVe siècle ou du tout début du XVIe siècle. « La grande porte principale est entourée de nervures prismatiques et de guirlandes feuillagées qui se terminent en une arcade surmontée de deux rampants appliqués au mur, formant un fronton aigu. Le clocher a une base massive couronnée par une galerie à hautes arcatures » selon le style de Pont-Croix. « La nef se compose d'une foule de petites travées étroites formées par des piles carrées portant des arcades ogivales très frustes auxquelles il est difficile d'assigner une date »[98]. Le maître-autel date du XVIIIe siècle et est surmonté d'un retable à trois étages. Une statue en bois de saint Winoc, située à gauche du retable et datant du XVIIe siècle, le représente en robe de bénédictin et portant une crosse[9]. Une relique de saint Winoc, enfermée ans une châsse en bois, fut donnée en 1823 par la paroisse de Bergues à celle de Plouhinec sur décision de l'évêque de Cambrai sollicité à cet effet et reçue solennellement le dans l'église paroissiale Saint-Winoc[98]. Une autre relique du même saint fut reçue solennellement le , provenant également de Bergues, en présence d'une foule nombreuse et de Mgr Dubillard , évêque de Quimper et de Léon[99].

Le chanoine Pérennès a décrit longuement l'église Saint-Winoc, ainsi que les autres lieux de cultes de la paroisse, dans sa monographie consacrée aux paroisses de Plouhinec et Poulgoazec publiée en 1942[6].

L'église Saint-Julien-le-Passeur à Poulgoazec[modifier | modifier le code]

Cette église, dite aussi église Saint-Julien-l'Hospitalier, de la paroisse de Poulgoazec a été construite en 1885 et bénie en 1886, mais largement transformée et agrandie en 1929. Elle a été construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle Saint-Julien, vendue comme bien national le et totalement ruinée[6].

Article détaillé : Église Saint-Julien-l'Hospitalier.

La chapelle Saint-They[modifier | modifier le code]

Chapelle Saint-They.

Cette petite chapelle de plan rectangulaire date du XVIe siècle, mais a été largement remaniée au XVIIIe siècle ; elle possède un petit clocheton à dôme et abrite des statues de saint They et de saint Pierre. Une inscription est visible au-dessus de la porte de la chapelle : « Gvillavme 1676 ». Cette chapelle est dédiée à saint They, un saint peu connu du début du IVe siècle qui aurait été un disciple de saint Guénolé à l'abbaye de Landévennec[100].

Située à ses côtés, la fontaine Saint-They est vraisemblablement contemporaine de la chapelle. Néanmoins, elle a été remaniée en 1976. La niche de style ogival abritait une statue de bois drapée d'un ou plusieurs vêtements blancs de nourrissons locaux.

La légende veut que l'eau de la fontaine guérisse les personnes atteintes de rhumatismes. On y baignait les membres malades et on y plongeait même les enfants qui tardaient à marcher. D'ailleurs, la tradition voulait que la robe de baptême d'un nourrisson malade soit jetée à l'eau durant le pardon[Note 3]. Si le vêtement flottait, l'état du bébé allait s'améliorer. S'il coulait, l'enfant était condamné[101].

Vendue comme bien national le , elle fut redonnée à la paroisse en 1805 par son acquéreur, Jean Le Berre[6].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

La chapelle Saint-Tugdual au village de Lambabu[modifier | modifier le code]

Cette chapelle de plan rectangulaire date de 1553 et est surmontée d'un beffroi portant une flèche octogonale ; sa sacristie date de 1737 ; la chapelle abrite des statues de saint Tugdual et saint Sébastien[102]. À Lambabu, la chapelle avoisine des maisons en pierre qui datent des XVIIIe siècle et XIXe siècle ; à son sud, la fontaine Saint-Tugdual est réputée guérir les abcès et les furoncles[103]. Son pardon se déroule le premier dimanche de mai.

Corps de garde du Souc'h[modifier | modifier le code]

Corps de garde de la pointe du Souc'h.

Le corps de garde du Souc'h fut construit en 1747. Cette ancienne bâtisse servait aux garde-côtes pour surveiller les mouvements des navires ennemis et prévenir toute tentative d'attaque, principalement contre les invasions de pirates ou d’Anglais.

En 1815, il est déclassé et affecté aux services des douanes, puis est abandonné par la suite. La restauration date de 1997 pour les murs et de 1998 pour la toiture.

Les autres monuments[modifier | modifier le code]

  • Calvaire Kroas Beleg Gougen ou Croaz-Belec-Gouzien (1620 ou 1626)
  • Calvaire Croaz-ar-Vered-Coz (croix de l'ancien cimetière) du placître de l'église Saint Winoc de Plouhinec (XVIe siècle)
  • Croix de la maison du sculpteur XVIe siècle
  • Croix de mission (1893)
  • Croix du cimetière de Plouhinec, 1928
  • Croix Godec, 1926
  • Croix de Poulgoazec, 1932
  • Village de Lambabu (XVIIIe siècle), restauré au XIXe siècle[104].
  • Puits couvert (1733)
  • Fours à goémon, milieu du XIXe siècle.
  • Monument aux morts (1921), œuvre de René Quillivic
  • Moulins de Tréouzien (le moulin à eau a été restauré en 2015 ; la restauration du moulin à vent est projetée)
Article détaillé : Moulins de Tréouzien.
  • Le manoir de Lescongar

Sites préhistoriques[modifier | modifier le code]

Le gisement de Menez Dregan : site archéologique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Menez Dregan.

Ancienne grotte marine, correspondant à une occupation du Paléolithique inférieur à galets aménagés et ayant livré les témoignages de l’utilisation du feu parmi les plus anciens au monde (480 000 ans). Il appartient à un faciès régional peu connu, nommé Colombanien[105], localisé sur le littoral sud-armoricain. Les hommes préhistoriques ont laissé des milliers d’outils et d’éclats de taille (plus de 20 000 pièces).

La nécropole mégalithique de la Pointe du Souc'h[modifier | modifier le code]

Nécropole mégalithique datant du Néolithique composée de sept dolmens, elle est classée monument historique en 1979. On y a découvert un type de vase globuleux, baptisé vase du Souc'h.

Nécropole du Souc'h et corps de garde de Vauban.

L'allée couverte de Menez Korriged[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Menez Korriged.

Située à Pors Poulhan, l’allée couverte de Menez Korriged est une sépulture néolithique composée de 16 piliers sur 2 rangs parallèles qui supportent des dalles de couverture.

Ce tumulus fut dynamité par l’armée allemande durant la Seconde Guerre mondiale puis a été restauré depuis grâce à différents plans, dont une lithographie du XIXe siècle.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Serge Duigou, Quand s'essoufflait le train carottes, Éditions Ressac, 1984. [historique de la petite ligne de chemin de fer à voie étroite qui desservait Plouhinec entre 1912 et 1935].
  • Serge Duigou, Jean-Michel Le Boulanger, Le Cap-Sizun, Palantines, 2005.
  • H. Pérennès, Plouhinec et Poulgoazec - Monographie des deux paroisses, Le Livre d'histoire, 2003

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Goyen est la transformation du breton Gwazhienn, dont la forme locale est Gwaienn, (bras de mer ou chenal), et qui a donné le nom en breton moderne d'Audierne (Gwaien). Au XIVe siècle, on trouve la forme la forme Oezian (Roger Gargadennec, Histoire de Pont-Croix, Bulletin de la Société archéologique du Finistère).
  2. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  3. Le pardon de saint They se déroule le deuxième dimanche de juillet.

Références[modifier | modifier le code]

  1. René Largillière, "Les saints et l'organisation chrétienne primitive dans l'Armorique bretonne", 1925, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k914005/f185.image.r=Plougasnou.langFR
  2. https://www.ouest-france.fr/bretagne/mahalon-29790/la-commune-de-mahalon-interessee-par-letang-de-poulguidou-3880748
  3. Michel Le Goffic, Les carrières néolitiques de la pointe du Souc'h en Plouhinec (Finistère, France), "Bulletin de la Société géologique et minière de Bretagne", 2011, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96871690/f65.image.r=Pors%20Poulhan
  4. Jean-Paul Pérennou et Jean-Claude Bodéré, Les dépôts quaternaires de Guendrez, "Bulletin de la Société minéralogique de Bretagne", 1975, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96871371/f51.image.r=Pors%20Poulhan
  5. Dans le dictionnaire de Grégoire de Rostrenen, on voit que le nom breton de la baie est "Ar Gammell", ce qui s'explique parfaitement par sa forme courbe (breton kamm courbe) + ell objet). Le fait que le haut-fond (ou basse) sableux situé à l'entrée du Goyen soit appelé "La Gamelle") peut difficilement passer pour une coïncidence.
  6. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k et l Chanoine Pérennès, "Plouhinec et Poulgoazec, monographie des deux paroisses", Rennes, Imprimerie bretonne, 1942, consultable https://diocese-quimper.fr/bibliotheque/files/original/e852da2d1424e5f14209bc3ca4248bed.pdf
  7. http://www.letelegramme.fr/finistere/plouhinec/rd-784-les-amenagements-continuent-20-03-2017-11441189.php
  8. Extrait de Plouhinec et Poulgoazec - Monographie des deux paroisses (…) au Cartulaire de Quimperlé
  9. a, b et c http://www.infobretagne.com/plouhinec.htm
  10. Stéphane Hinguant et Jean-Laurent Monnier, Le site du Paléolithique inférieur de Menez-Dregan à Plouhinec, in Yves Menez et Stéphane Hingant, Fouilles et découvertes en Bretagne, éditions Ouest-France, INRAP, 2010 [ (ISBN 978-2-7373-5074-0)]
  11. Michel Le Goffic, Les carrières néolithiques de la pointe du Souc'h en Plouhinec (Finistère, France), "Bulletin de la Société géologique et minéralogique de Bretagne", 2011, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k96871690/f65.image.r=Ch%C3%A2teaubourg
  12. Charles-Tanguy Le Roux, Bretagne [autre], revue "Gallia préhistoire", 1977, consultable http://www.persee.fr/doc/galip_0016-4127_1977_num_20_2_1570
  13. Jacques Briard, Un tumulus du bronze ancien à Lescongar en Plouhinec (Finistère), revue "Gallia préhistoire", 1968, consultable http://www.persee.fr/doc/galip_0016-4127_1968_num_11_2_1320
  14. Journal Comœdia du 19 mars 1928, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7651521f/f2.image.r=Lescongar?rk=42918;4
  15. Aurélien de Courson, "La Bretagne du Ve au XIIe siècle", 1863, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65691822/f176.image.r=Plomelin?rk=3154522;0
  16. Georges Le Gentil, comte de Rosmorduc, "La noblesse de Bretagne devant la chambre de la réformation, 1668-1671 : arrêts de maintenue de noblesse", tome 2, 1896-1905, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5586668x/f568.image.r=Plouhinec.langFR
  17. http://www.infobretagne.com/mahalon-poulguidou.htm
  18. A. Dupuy, Les épidémies en Bretagne au XVIIIe siècle, revue Annales de Bretagne, 1886, [lire en ligne].
  19. "Ordonnance... portant imposition pour la dépense annuelle de la garde-côte de Bretagne", 1759, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97412315/f7.image.r=Plovan?rk=21459;2
  20. Personnes en âge de communier
  21. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1778, consultable https://archive.org/details/dictionnairehist03og
  22. "Archives parlementaires de 1787 à 1860 ; 2-7. États généraux ; Cahiers des sénéchaussées et bailliages", série 1, tome 5, 1879, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k49520z/f514.image.r=Plovan?rk=4206029;2
  23. Jean Donnars était, avant 1789, notaire et procureur à la juridiction de Pont-Croix, en résidence au Juch
  24. Daniel Bernard, L'enseignement primaire dans le district de Pont-Croix (Finistère) en l'an II et en l'an III, revue "Annales de Bretagne", 1936, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k115337d/f178.image.r=Pouldreuzic.langFR
  25. Keridreuff a été depuis annexé par la commune de Pont-Croix en 1946
  26. A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", 1853, consultable https://books.google.fr/books?id=361CAAAAYAAJ&printsec=frontcover&dq=bibliogroup:%22Dictionnaire+historique+et+g%C3%A9ographique+de+la+province+de+Bretagne%22&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwins7-l7IXXAhXQaVAKHbcbBukQ6wEIOTAD#v=onepage&q=Plouider&f=false
  27. http://www.palacret.com/home
  28. Benjamin Girard, "La Bretagne maritime", 1889, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5744832r/f318.image.r=Poulgoazec?rk=1266100;4
  29. a et b M. Proust, Épidémie de choléra dans le Finistère, "Bulletin de l'Académie nationale de médecine", 1886, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k408677x/f219.image.r=Poulgoazec?rk=1137344;4
  30. Henri Monod, "Le Choléra (histoire d'une épidémie, Finistère 1885-1886)", 1892, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k61500477/f333.image.r=Poulgoazec
  31. Académie nationale de médecine, Rapport général sur les épidémies de 1893, "Mémoires de l'Académie de médecine", 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6345459k/f534.image.r=Poulgoazec?rk=21459;2
  32. Alain Le Doaré, Les ouvrières d'usines de poissons de Saint-Guénolé-Penmarc'h, Douarnenez, Concarneau, revue "Micheriou Koz" no 24, été 2010
  33. Louis Rousselet, Excursions de vacances, "Le Journal de la jeunesse", janvier 1899, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k4238823/f419.image.r=Poulgoazec?rk=21459;2
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  38. Journal La Lanterne , n° du 27 janvier 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k75180397/f3.image.r=Poulgoazec?rk=343349;2 et journal Le Journal n° du 26 janvier 1913, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k7624505f/f4.image.r=Poulgoazec?rk=64378;0
  39. Journal Le Populaire du 12 août 1932, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k820904d/f6.image.r=Poulgoazec?rk=128756;0
  40. Albert Touchard, Parmi les pêcheurs bretons, journal Le Figaro du 29 septembre 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k296370j/f6.image.r=Poulgoazec?rk=407727;2
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  42. Frédéric Tanter, "Les pêcheurs bretons et les Abris du marin", éditions Sked, 1995, (ISBN 2-910013-00-8) édité erroné (notice BnF no FRBNF35781180)
  43. Fédération des centres sociaux de France, "Nos voisins, nos amis : bulletin trimestriel", septembre 1951, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6509374j/f57.image.r=Poulgoazec?rk=171674;4
  44. Elle n'existait pas encore en 1867 le Conseil général du Finistère en demande la création cette année-là, voir "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", 1867, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5564504g/f247.image.r=Poulgoazec?rk=42918;4 ; elle est construite en 1880, voir "Rapports et délibérations / Conseil général du Finistère", août 1880, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5668228b/f337.image.r=Poulgoazec?rk=64378;0
  45. Paul Nédellec, Visions de province : Audierne, journal La Croix du 19 septembre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k443126v/f3.image.r=Poulgoazec?rk=450646;0
  46. Mme Henri de Lécluse-Trevoëdal est née Jeanne Bertrande de La Brousse de Beauregard, le 21 août 1874, mariée le 30 octobre 1893 à Paris (8e) avec l'industriel Henri de Lecluse-Trevoëdal.
  47. Revue Le Correspondant, Paris, 1912, [lire en ligne].
  48. Journal La Croix, no 7424 du 13 juin 1907, [lire en ligne].
  49. Lénaïg Gravis, Les grandes affaires criminelles du Finistère, De Borée éditions, 2008, (ISBN 978-2-84494-808-3)
  50. Le Providence-de-Dieu pour les dix premiers cités ; le Jolie-Brise pour les six autres, coulés au large de l'Île de Sein ; ces naufrages firent 61 orphelins
  51. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=77068
  52. a, b et c http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?act=view&insee=29197&pays=France&dpt=29&idsource=8852&table=bp&lettre=&fusxx=&debut=300
  53. https://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-La-ligne-du-Train-Carottes-aurait-eu-100-ans-_29174-avd-20121229-64291986_actuLocale.Htm
  54. http://diocese-quimper.fr/images/stories/bibliotheque/pdf/pdf-archives_repertoires-numeriques/2P197b_poulgoazec_repertoire_numerique_v1.1.pdf
  55. Journal L'Ouest-Éclair, n° 11269 en date du 10 juin 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658209n/f4.image.r=Poulgoazec?rk=64378;0
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  57. Journal L'Ouest-Éclair, n° 11262 en date du 3 juin 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6582020/f4.image.r=Poulgoazec?rk=429186;4 et n° 11269 en date du 10 juin 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658209n/f4.image.r=Poulgoazec?rk=64378;0 et n° 11272 en date du 13 juin 1930, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k658212b.r=Poulgoazec?rk=64378;0
  58. Journal L'Ouest-Éclair n° 14257 en date du 19 novembre 1935, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6603509/f5.image.r=Poulgoazec?rk=42918;4
  59. Journal L'Ouest-Éclair n° 13851 en date du 9 octobre 1934, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k659791j/f5.image.r=Poulgoazec?rk=300430;4
  60. http://www.utl-morlaix.org/2014/12/08/les-refugies-republicains-espagnols-dans-le-finistere/ et journal L'Ouest-Éclair n° 14759 en date du 24 octobre 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6610545/f3.image.r=Poulgoazec?rk=1201722;4
  61. Journal Le Populaire n° 5217 en date du 26 mai 1937, consultable http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k822679b/f2.image.r=Poulgoazec?rk=107296;4
  62. Henri Mourrain, né le à Plouhinec
  63. Louis Poulhazan, né le à Plouhinec
  64. Jean Prigent, né le à Plouhinec
  65. Jean Bontonnou, né le à Plouhinec, réfractaire au STO, arrêté par les Allemands lors d'une rafle effectuée à Audierne le
  66. Pierre Bourhis, né le à Plouhinec, déporté depuis Compiègne d'abord à Auschwitz, puis à Buchenwald
  67. http://www.memorialgenweb.org/memorial3/html/fr/resultcommune.php?idsource=990214
  68. https://www.ouest-france.fr/le-jouet-des-flots-echouait-feuteun-aod-il-y-70-ans-1908798
  69. Une plaque commémorative placée sur le mur de l'ancien bâtiment qui servit à abriter le canot de sauvetage des Hospitaliers Sauveteurs Bretons jusqu'en 1946, puis d'école de hameau à classe unique jusqu'en 1968
  70. Jean Guillou, adjudant-chef dans k'armée de l'air, mort accidentellement alors que son avion est pris dans une tempête de sable
  71. Yves Moalic, né le à Meilars, caporal au bataillon français de l'ONU, tué à l'ennemi le ) à Myojang Myon (Corée)
  72. Jacques Normant, né le à Plouhinec, matelot à la demi-brigade de fusiliers marins, tué à l'ennemi le à Nemours (Algérie)
  73. Jean-Pierre Youinou, né le , mort le
  74. Bulletin municipal de la ville de Plouhinec 29, no 3, septembre 2012, p. 5.
  75. Pierre Cavarlé, né le à Keredan en Plouhinec, décédé avant 1813
  76. Jean Corentin Donnars, né le à Plouhinec, décédé le à Plouhinec
  77. Jérôme André Le Borgne, né le à Plouhinec
  78. Pascal Le Berre, né le à Kergoz en Plouhinec, décédé le à Plouhinec
  79. Jacques Marie Paul Chrétien de La Porte-Vezins, né le au château de Lézérazien en Guiclan, fils de Paul-Jules de la Porte-Vezins, commandant en second du port de Brest et d'Hortense de Kerouartz ; décédé le au manoir de Lescongar à Plouhinec
  80. Jean Marie Autret, né le à Plouhinec, décédé le à Plouhinec
  81. Henri Colin, né le à Kersandy en Plouhinec, décédé le à Kerybou en Plouhinec
  82. Guillaume Alexandre Piriou, né le à Plouhinec
  83. Pierre Schang, né le à Laning (Moselle), décédé le à Kerydreuff en Plouhinec
  84. Henri de Lécluse-Trevoëdal (fils d'Amédée de Lécluse-Trevoëdal, qui fut maire d'Audierne entre 1871 et 1898 et conseiller général du Finistère), né le à Paris, décédé aux États-Unis
  85. Probablement Jean Christophe Cosquer, né le à Plouhinec
  86. Hubert Orione, « Plouhinec. Une nouvelle liste avec Bruno Le Port », Le Télégramme, (consulté le 18 juillet 2016)
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