Carnoët

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Carnoët
Carnoët
Église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul et son calvaire
Blason de Carnoët
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Guingamp
Canton Callac
Intercommunalité Communauté d'agglomération Guingamp-Paimpol Armor-Argoat Agglomération
Maire
Mandat
Isabelle Nicolas
2014-2020
Code postal 22160
Code commune 22031
Démographie
Population
municipale
672 hab. (2016 en diminution de 9,68 % par rapport à 2011)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 22′ 07″ nord, 3° 31′ 13″ ouest
Altitude Min. 87 m
Max. 235 m
Superficie 42,06 km2
Localisation

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Carnoët [kaʁnwɛt] est une commune française située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. La commune abrite le site de la Vallée des saints.

Géographie[modifier | modifier le code]

Carte de la commune de Carnoët

Située à la limite du Finistère, mais placée dans le département des Côtes-d'Armor, Carnoët fit partie historiquement du Poher en Cornouaille. Occupant les hautes vallées de l'Aulne et de ses affluents, sur les sommets les plus élevés de la Basse-Bretagne, le Poher s’étend d’est en ouest sur une cinquantaine de kilomètres, des frontières orientales de Glomel, Rostrenen, Kergrist-Moëlou et Maël-Pestivien dans les Côtes-du-Nord, aux limites occidentales de Châteauneuf-du-Faou, Plonévez-du-Faou, Loqueffret, Brennilis, et Botmeur, dans le Finistère, et sur une trentaine de kilomètres du nord au sud, des monts d’Arrée aux Montagnes Noires et au cours moyen de l’Aulne.

La commune se trouve dans le prolongement oriental des Monts d'Arrée. C'est une zone de divergence hydrographique, plusieurs cours d'eau ayant leur source dans la région . Des affluents de rive droite de l'Hyères drainent la partie orientale et méridionale du finage communal, notamment le ruisseau de Kerandraou et son affluent le ruisseau de Prajou Kerderrien qui servent de limite communale avec Plourac'h et Plusquellec. L'Hyères elle-même servant un temps de limite communale au sud-est avec Duault, Locarn et Trébrivan. Des affluents de rive gauche de l'Aulne, notamment le Voaz Venn et le ruisseau de Rospellem, drainent la partie nord-ouest du territoire communal. L'Aulne lui-même servit un temps de limite communale avec Scrignac (et de limite départementale entre les Côtes-d'Armor et le Finistère).

« Tout le versant de l'Hyères forme des paysages très pittoresques ; rien n'y manque : coteaux, collines, ravins, bois, prairies, ruisselets murmurant sous l'herbe, des champs bien cultivés, des vergers nombreux, dont les arbres, au printemps, se couvrent de neige, et à l'automne, de fruits dorés. Des clochers nombreux apparaissent à l'horizon (...)[1]. »

La colline dénommée antérieurement Tossen Sant Weltas ("colline de saint Gildas") et désormais appelée curieusement "Vallée des Saints" constitue, à l'ouest du finage communal, avec ses 238 mètres le point le plus élevé du territoire communal, dominant toute la région . Les altitudes s'abaissent progressivement vers l'est. Le bourg de Carnoët, situé en position relativement centrale dans le finage communal, s'élève à environ 200 mètres d'altitude. La déclivité augmente vers les périphéries de la commune, tant vers le nord (144 mètres dans la vallée du ruisseau de Prajou Kerderrien à l'extrême nord de la commune) que vers l'ouest (l'Aulne coule à 118 mètres d'altitude à sa confluence avec le ruisseau de Rospellem). Elle est encore plus marquée à l'est et au sud-est où l'Hyères coule à 102 mètres d'altitude à sa confluence avec le ruisseau de Kerandraou lors de son entrée et à 90 mètres au sud de Stanger Izella, à sa sortie du territoire communal).

La commune présente un paysage agraire de bocage avec un habitat dispersé en de nombreux écarts formés de hameaux et de fermes isolées. La forêt de Fréau, située pour l'essentiel dans la commune voisine de Poullaouen, déborde légèrement sur l'ouest du territoire communal.

Le sous-sol est principalement schisteux, parfois ardoisier. Des roches éruptives ont traversé par endroits le schiste ; des grès affleurent au sud et au sud-ouest du bourg.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune est Karnoed en breton. Le nom est formé sur le breton karn qui signifie tas de pierre, avec le suffixe -oed qui lui désigne un ensemble[2]. Selon une autre version, il signifierait "le rocher du bois" ou "le cairn du bois", les cairns étant nombreux dans la région[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

Le tumulus de Tossent Sant Weltas ("Vallée des Saints").

À la fin du XIXe siècle, on répertoriait à Carnoët deux menhirs de trois et cinq mètres de haut. Le premier se situe près du village de Toul-ar-C'hoat. Le second qui se trouvait près du village de Lein fut détruit vers 1875 lors de la construction de la route allant de Carnoët à Trévenec. On le brisa pour empierrer la nouvelle route[4]. La commune abrite également cinq tumulus: Saint-Gildas, Saint-Corentin et les trois tumuli de Trélan.

Le Poher eut pour capitale la ville de Carhaix. À l'origine,Vorgium, l’antique ville gauloise des Osismes, était le centre routier gallo-romain le plus important de l’Armorique occidentale. La voie menant vers Lannion, Coz Yaudet et Perros Guirec, au nord, avait un embranchement, à Carnoët,se dirigeant vers Morlaix et Saint-Pol-de-Léon.

Des traces d'occupation romaine existent. Trois voies romaines passaient par Carnoët) : Rospellem fournit de fréquents débris de briques romaines et un fragment de route pavée conduit de ce manoir à la chapelle Saint-Cadou[5]. Selon la tradition, un camp romain aurait existé sur la colline de Tossen Sant Weltas. Aucune fouille ne l'a découvert même si un enclos a été identifié en 1931. Par contre « les substructions d’une villa gallo-romaine avec conduits hypocaustes » ont été localisées près de la chapelle Saint-Gildas en 1959 par Roland Giot[6].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Carnoët, paroisse très ancienne, issue d'un démembrement de l'ancienne paroisse de l'Armorique primitive de Poullaouen, fut une prébende du chapitre de Quimper dès le XIIIe siècle.

Des chapelles ont existé à Croaspérou, Kerranna, Kerautem, Locmaria, Lok Miquel, le Pénity, Saint-Cado, Saint-Conogan, Saint-Corentin, Saint-Efflam et Saint-Gildas ou Sant Veltas. Entre Hibridou et Le Guermeur un enclos porte le nom de Parc ou Placen ar Chapel. Les chapelles de Croaspérou, Kerranna, Locmaria, Lok Miquel, Saint-Conogan de Gollod-ar-River, Saint-Efflam de Lestern, sont maintenant détruites.

Il a pu exister un établissement religieux à Trévenec. Le château et la chapelle n'existent plus aujourd'hui.

En 1197, la colline de Tossen Sant Weltas aurait été le lieu d'une bataille, dite "bataille de Saint-Gildas", opposant des troupes bretonnes qui auraient battu celles de Richard Cœur de Lion[7]. Arthur de la Borderie a cru, à tort, pouvoir affirmer l'existence d'un monastère au sommet de cette colline[8].

La motte féodale de Rospellem
Fossé de la motte castrale de Rospellem

Carnoët ou Carnot, était une chastellerie comprenant cette paroisse et celles de Plourac'h et de Trébrivan. Elle renfermait en Carnoët, les châteaux de terre (mottes féodales) de Rospellem, près de la chapelle Saint-Cado, encore utilisée au XVIe siècle, pendant la Ligue, et celui de Tossen Sant Weltas (sur le site de ce qui est désormais la Vallée des Saints), voisin de l'enceinte fortifiée de Parc Menez Bihan. En Plourac'h se trouvait le château de Castel ar Poder, près de Bourgerel, dont il ne reste que les douves. En Trébrivan une vaste enceinte de terre domine le bois de Kerhuel.

La chastellerie de Carnoët (l'ancienne forteresse de la châtellenie se trouvait sur la colline Tossen Sant-Veltas) relevait de Carhaix au bailliage de Duault, avec prééminences d'église et justice patibulaire à 4 piliers de justice au bourg de Carnoet. Elle appartint aux familles Riou (XIIIe-XIVe siècles), de Rostrenen (XVe siècle), du Pont-Labbé (XVe-XVIe), de Foix, du Chastel, du Quellenec, de Parthenay, Guynement, de Beaumanoir(XVIe- XVIIe), de Cossé, du Guémadeuc, Vignerot, de Gramac'h, Vignerot du Plessis-Richelieu, Le Bigot de Langle et Fleuriot de Langle (XVIIIe).

Les autres principaux fiefs de la paroisse étaient Kerandraon, Kerautem, et Langle. Kerandraon, manoir avec juridiction, fut incendié par les Bonnets Rouges en 1675. Ce fief appartenait, au XVIIIe siècle à la famille Cleuz du Gage.

Kerautem, connu dès 1421, appartint à la famille de ce nom jusqu'en 1730 où il passa par alliance à la famille Kermerc'hou du Cosquer, puis à la famille de Kermerc'hou de Kerautem

Langle, uni à la seigneurie de Kerjégu, en Poullaouen, relevait directement de Carhaix avec haute justice à 4 piliers en Carnoët et juridiction en Landeleau, Carhaix-Plouguer, Plounévézel, Plouyé et Poullaouen. Cette seigneurie fut possédée par les familles Guillaume, Lebigot et Fleuriot suivant l'Histoire de Carnoët extraite de Le Poher, Finistère et Côtes-du-Nord, dont l'auteur est Henri Frotier de La Messelière, publié en 1949 par Les Presses bretonnes de Saint-Brieuc.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Pendant les Guerres de la Ligue, le brigand ligueur Guy Éder de La Fontenelle établit un temps son quartier général au château de Rospellem[9].

La chapelle Saint-Gildas fut édifiée au XVIe siècle non loin du Tossen Sant Weltas, ancienne forteresse de la chastellerie de Carnoët[10]. Le clocher, plus moderne, est daté de 1757. On remarque sur les contreforts, les armes des Tournemine, de Kerautem, etc., Plusieurs sculptures extérieures sont particulièrement curieuses, à l'intérieur belles statues et sculptures du XVIe siècle. La chapelle Notre-Dame du Pénity, est une construction du XVIe siècle ; celle de Saint-Cado, date seulement du XVIIIe siècle.

Des gisements de plomb argentifère et cuivre furent exploités par une compagnie anglaise à partir de 1711, mais l'exploitation minière cessa au bout de 4 ou 5 ans. L'exploitation fut reprise épisodiquement à partir de 1740, principalement entre 1776 et 1780 (un puits atteignant la profondeur de 123 mètres), par la Compagnie de Poullaouen et du Huelgoat, mais l'envahissement par l'eau obligea de cesser l'exploitation minière[11].

Jean-Baptiste Ogée décrit ainsi Carnoët en 1778 :

« Carnoët ; ancienne châtellenie, sur une hauteur ; à 12 lieues et demie au nord-est de Quimper, son évêché ; à 29 lieues et demie de Rennes et à 2 lieues de Callac, sa subdélégation. Cette paroisse, dont la cure est à l'Ordinaire, relève du Roi et ressortit au siège royal de Carhaix. On y compte, y compris ceux de Saint-Corentin, sa trève, 2 000 communiants[12]. Son territoire, montagneux et peu cultivé, ne renferme presque que des landes, des bois et la forêt de Fréau, qui appartient au Roi et peut contenir 992 arpents de terrain. La rivière d'Aulne prend sa source dans les environs de cette forêt, qu'elle arrose à l'ouest. À un tiers de lieue au sud se trouve l'ancienne chapelle de Saint-Corentin, maintenant trève ou succursale de cette paroisse. On y voit aussi la chapelle de Saint-Gildas (...). Les maisons nobles du territoire de Carnoët sont Kerjegu, l'Angle et Carnot, hautes, moyennes et basses justices[13], à M. Fleuriot de l'Angle[14] ; Kerandraon, moyenne et basse justice, à M. de Locmaria ; le château de Gourlan, situé sur le bord de la forêt, et Kerautem[15]. »

La Révolution française[modifier | modifier le code]

C'est en vain que « en 1790, les paroisses de Plévin, Paule, Trébrivan, Carnoët, Maël-Carhaix et Duault demandèrent à être rattachées au district de Carhaix et à être disjointes du département des Côtes-du-Nord »[16] parce que « les habitans de ces paroisses qui ne parlent que l'idiome breton répugnent à se rendre à Saint-Brieuc où ils ne sont point entendus »[17].

Le calvaire du cimetière fut mutilé par les patriotes de Carhaix en 1794.

Le XIXe siècle[modifier | modifier le code]

A. Marteville et P. Varin, continuateurs d'Ogée, décrivent ainsi Carnoët en 1843 :

« Carnoët (sous l'invocation de saint Corentin) : commune formée par l'ancienne paroisse de ce nom, y compris Saint-Corentin, sa trève, qu'elle a gardée, aujourd'hui succursale. (...) Principaux villages : Quinquis, Kerhervé-Largoat, Trévenec, Langle-Lezer, le Lein, Quénéquillec, Lestern, la Ville-Neuve, Kerlastre, Ar Goazquer, Coat-Cleven, Keristin, le Buénou, Locmaria, Saint-Anger-Huellan, Trélin, Kernonn, Kernanvel, Quinquisimon, Kernivinen, Goasuigolen, Gollot-la-Rivière, Quennecan, Quilliguern, Kerriou, Guermeur, Guersozic, Hibridou. Superficie totale : 4 113 hectares dont (...) terres labourables 2 246 ha, prés et pâturages 466 ha, bois 74 ha, vergers et jardins 30 ha, landes et incultes 1 152 ha (...). Moulins : 5 (de Kerandraou, de Pinity, d'Hière, de Poulmic). (...) L'église de Carnoët semble être du XVIe siècle. La chapelle Saint-Gildas (...) est remarquable ; sa tour est de construction moderne. Les autres chapelles qui existent encore sont :Saint-Efflam, Croaspérou, Saint-Conogan, Loc-Michel, N. D. de Pénityet Saint-Cadou, qui a dû être la chapelle du château de Rospellem : ces deux dernières sont les seules desservies. Les deux châteaux de Langleet de Keven-Craon sont totalement en ruines. (...). Il y avait un assez beau dolmen au Guerfmeur ; mais il a été détruit en 1840. (...)Cette commune exporte des blés, mais surtout de l'avoine pour Bordeaux, et des miels pour la Suède. Géologie : schiste argileux, roches amphiboliques ; anciennes mines de plomb argentifère ; à Kerayet et à Kerlest, on exploite du minerai pour Poullaouen. (...) On parle le breton[5] »

L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul a été entièrement reconstruite en 1888 et 1889, selon les plans de l'architecte Ernest Le Guerranic[18].

Le XXe siècle[modifier | modifier le code]

La Belle Époque[modifier | modifier le code]

En 1911, le maire de l'époque, Couillec, dut prendre un arrêté municipal pour interdire « toute découpe de porcs vivants aux pardons de Saint-Gildas ». Le journal Le Figaro qui s'en fait l'écho ajoute : « C'est la fin d'une vieille coutume barbare qui s'était maintenue à travers les âges au fond de ces campagnes cornouaillaises »[19].

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Carnoët porte les noms de 145 soldats morts pour la France pendant la Première Guerre mondiale ; parmi eux, 10 au moins sont morts sur le front belge dont 9 dès 1914 (Auguste Clech, Jean Guéguen, Pierre Guyader, Joseph Motreff et Yves Mouzer à Langemark (tous soldats du 71e régiment d'infanterie territoriale) ; François Thépault à Maissin ; Jean Le Clec'h à Rossignol ; Yves Boulanger et Joseph Le Bonhomme à Ypres) ainsi que Jean Moysan à Nieuport en 1916 ; deux (Pierre Le Borgne et François Le Gac) sont morts alors qu'ils étaient prisonniers en Allemagne ; la plupart des autres sont décédés sur le sol français dont Yves Le Bonhomme, Yves Le Roux et Jean Tincuff décorés de la Croix de Guerre. Ce monument aux morts porte aussi les noms de 7 personnes mortes pour la France à des dates non précisées[20],[21].

L'Entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

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La Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts de Carnoët porte les noms de 13 personnes mortes pour la France pendant la Deuxième Guerre mondiale[20] ; parmi elles Auguste Dugay[22], résistant, fusillé le à Ploufragan[23].

L'après Deuxième Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Lucien Huitorel est mort pour la France pendant la Guerre de Corée, Raymond Capitaine pendant la Guerre d'Algérie[20].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or à la montagne de trois coupeaux de gueules, sommée d'une tour de sable ; chapé de gueules.

Économie[modifier | modifier le code]

Le commerce à Carnoët est peu important, on y compte 3 bars et environ 6 commerces pour les habitants (café-brasserie, épicerie, entreprise des bâtiments, brasserie des bières artisanales...). Il y a 5 entreprises pour les agriculteurs dont une coopérative agricole, des transporteurs d'aliments et une usine d'aliments. De plus il y a 2 administrations : la mairie, l'école. L'agriculture est l'activité principale à Carnoët où sont produits du lait (vaches Prim'Holstein), de la viande (vaches charolaises), des volailles et des céréales.

Tourisme, culture et identité[modifier | modifier le code]

Lancé par Philippe Abjean, le projet de la Vallée des Saints a démarré sur Carnoët avec des statues monumentales d'ores et déjà en place sponsorisées par différentes entreprises. À terme, le projet utilisant les savoir-faire de l'industrie granitière bretonne souhaite créer un parc monumental de 1000 statues évoquant les saints bretons sur un parc d'environ 40 hectares.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1989 mars 2011 Rémi Lorinquer PS Agriculteur
mars 2011 mars 2014 Marie Guéguen[24] _ Retraitée agriculture
mars 2014 en cours Isabelle Nicolas DVG Fonctionnaire

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 4331 3651 4611 4711 8411 9312 0132 0602 169
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 0482 0342 1252 2022 1012 1072 2022 2912 367
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 2392 3822 5382 4542 3282 0791 9391 9121 729
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 4891 3501 061840727729751754756
2013 2016 - - - - - - -
701672-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[25] puis Insee à partir de 2006[26].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul (1888).
  • La chapelle Saint-Gildas, dédiée à saint Gildas, datant pour partie du XVIe siècle et de style Beaumanoir et pour partie du XVIIe siècle (une inscription sur la porte principale indique le nom de Noël Marchou, qui fut recteur de la paroisse de Carnoët entre 1737 et 1761), conserve un sarcophage de l'époque mérovingienne, la tradition locale l'associant au saint éponyme[27] ; « en cette auge sépulcrale actuellement vide, on couche les petits enfants malades pour qu'ils reprennent des forces » écrit René Jouan en 1901[28]. La chapelle a malheureusement été pillée vers 1965. La fontaine monolithique située à proximité était jadis fréquentée par les chevaux[29]. Le grand pardon se déroule toujours chaque premier dimanche de septembre[30]. La chapelle est inscrite sur la liste des monuments historiques le [31].

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  • La chapelle Saint-Corentin, dédiée à saint Corentin : c'est une ancienne église tréviale du XVe siècle, restaurée en 1930. On y voit de belles statues anciennes et des panneaux sculptés du XVIe siècle. Sur la balustrade du chœur est gravé un écusson à 3 faces avec bordure chargée d'annelets ou besants qui pourrait être celui de Kerautem ou celui de la famille de Coethual.
  • La chapelle Notre-Dame-de-Pénity (XVIe siècle) et le moulin du Pénity (inscrits sur la liste des monuments historiques le )[32].
  • La chapelle Saint-Cado (XVIIIe siècle) ; c'est probablement l'ancienne chapelle privée du château de Rospellem.

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  • Les trois Tumuli de Trélan, qui datent de l'âge du bronze (inscrits sur la liste des monuments historiques le )[33].
  • La motte castrale de Rospellem (inscrite sur la liste des monuments historiques le )[34]. Le site fortifié médiéval se trouve sur un petit éperon dominant la confluence de l’Aulne et du ruisseau de Landeren. La motte tronconique, haute d’une quinzaine de mètres, barre l’éperon. Elle est entourée d’un fossé sec large de 4 à 6 mètres et profond de 4 mètres. Des creusement sur sa plateforme sommitale ont mis au jour des vestiges de construction en pierre. La basse-cour est aménagée à la pointe de l’éperon. Elle est protégée par une levée de terre et un fossé sec[35].
  • La Vallée des Saints.
Article détaillé : Vallée des Saints.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

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Références[modifier | modifier le code]

  1. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  2. Carnoët, geobreizh.bzh.
  3. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  4. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  5. a et b A. Marteville et P. Varin, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne, tome 1, 1843, consultable sur Google Livres.
  6. « La Vallée des Saints : un site historique ».
  7. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  8. Arthur de La Borderie, "Histoire de la Bretagne", volume 1, page 440.
  9. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  10. La motte castrale de Saint-Gildas (en breton Tossen Sant Gweltas) était une grande enceinte circulaire formée de rejets de terre considérables et de fossés de 7 m de profondeur.
  11. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  12. Personnes en âge de communier.
  13. Le seigneur de Carnoët étant en même temps, depuis 1703, seigneur de Kerjégu et de Langle, avait obtenu l'union de ses trois seigneuries et justices.
  14. « LA MAISON FLEURIOT DE LANGLE », sur www.infobretagne.com.
  15. Jean-Baptiste Ogée, "Dictionnaire historique et géographique de la province de Bretagne", tome 1, 1778, consultable sur archive.org.
  16. Daniel Bernard, Revue "Annales de Bretagne" no 1, année 1921, disponible sur Gallica.
  17. P.Hémon, "Carhaix et le district de Carhaix pendant la Révolution", tome 2.
  18. « CARNOET », sur www.infobretagne.com.
  19. Journal "Le Figaro", no 360 du 26-12-1911, disponible sur Gallica.
  20. a b et c « Carnoët – Monument aux Morts », sur www.memorialgenweb.org.
  21. « Carnoët – Morts pour la France 1914-1918 », sur www.memorialgenweb.org.
  22. Auguste Dugay, né le à Carnoët, tailleur d'habits, résistant FTP, membre du Parti communiste alors clandestin.
  23. « Auguste DUGAY », sur www.memoresist.org.
  24. Carnoët : Marie Guéguen est le nouveau maire sur le site de Ouest France.
  25. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  26. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  27. Philippe Guigon, André Chédeville, Les fortifications du haut Moyen-Age en Bretagne, Université de Rennes I, , p. 27
  28. René Jouan, "Essai sur l'histoire de la commune de Carnoët", 1901, disponible sur Gallica.
  29. Panneau d'information touristique apposé sur l'un des murs de la chapelle.
  30. « chapelle Saint Gildas - Eglise paroissiale du bourg de Carnoët ».
  31. « Chapelle Saint-Gildas », notice no PA00089054, base Mérimée, ministère français de la Culture
  32. « Chapelle et moulin du Pénity », notice no PA00089055, base Mérimée, ministère français de la Culture
  33. « Trois tumulus de Trélan », notice no PA00089056, base Mérimée, ministère français de la Culture
  34. « Motte castrale de Rospellem », notice no PA00135353, base Mérimée, ministère français de la Culture
  35. « COREPHAE THEMATIQUE - Ouvrages de terre médiévaux - Dossier préparé par Fanny Tournier (A. FAN.) - 1993 - DIRECTION REGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES - Service Régional de l'Archéologie - p 8 à 15 », sur bibliotheque.numerique.sra-bretagne.fr

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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